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François Lamy lance le plan « entrepreneurs des quartiers »
Formulé sur les conclusions du rapport commandé par le Premier ministre à Thierry Bert et Bruno Laforestrie, ce plan vise un double objectif : l’accompagnement des projets de création d’entreprises et l’investissement pour le développement économique des quartiers prioritaires.
A ce titre, plusieurs dispositifs ont été annoncés en partenariat notamment avec la Caisse des dépôts et la Banque publique d’investissement (BPI). Cette dernière prévoit un doublement du prêt à la création d’entreprise (passant de 7 000 euros à 14 000 euros) ainsi qu’une meilleure garantie aux prêts bancaires aux entreprises des quartiers populaires.
Dans le cadre de l’action « Ville durable et solidaire » du nouveau programme d’investissements d’avenir (PIA), l’Anru sera dotée d’une enveloppe de 250 millions d’euros destinée à financer les investissements économiques dans les quartiers prioritaires.
Dans le même registre, Epareca engagera 75 millions d’euros pour la restructuration des espaces commerciaux dans les quartiers. Parallèlement à ces investissements, le plan met également l’accent sur l’information et l’accompagnement des entrepreneurs des quartiers populaires avec, entre autres, le lancement d’un site internet dédié www.entreprisesdesquartiers.fr et un renforcement des partenariats avec les principaux réseaux d’accompagnements (réseau national des Boutiques de gestion d’entreprise, Association pour le droit à l’initiative économique, Initiative France…).
Enfin, l’expérimentation « entrepreneurs d’avenir » sera lancée dès 2014 pour permettre à des jeunes sans ressources de mener leur projet de création d’entreprise.
La lettre d’information du Club de Tennis de la Rose des Vents d’Aulnay-sous-Bois n°2
La rédaction vous propose de prendre connaissance de la deuxième lettre d’information du Club de Tennis de la Rose des Vents, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
De nombreuses informations, la lettre du Président et des remerciements sont présents dans cette deuxième édition. Celles et ceux qui veulent s’inscrire pour apprendre le Tennis y trouveront leur compte !
Aulnay-sous-Bois : Ne sont-elles pas belles les poulettes du Quartier Mairie-Paul Bert ?
Une lectrice nous a offert un joli cliché au hasard de sa ballade dans les rues du centre d’Aulnay. De quoi nous rappeler qu’il y a pas longtemps, Aulnay était une ville à la campagne, avec des fermes et de nombreux champs. Aujourd’hui, difficile de cultiver ou d’élever du bétail entre deux barres de béton…
Coffres-forts électroniques : que dit la Cnil ?
Payants ou gratuits, les coffres-forts électroniques permettent de stocker en ligne des documents numérisés (factures, contrats, avis d’imposition…) tout en offrant la possibilité d’accéder à ces documents depuis n’importe quel ordinateur connecté à internet.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui a adopté récemment une recommandation sur le sujet présente un certain nombre de bonnes pratiques à suivre en matière de sécurité à l’attention des fournisseurs de ces solutions de coffres-forts numériques :
- appellation réservée à de véritables coffres-forts (accès limité à son seul utilisateur et aux personnes physiques mandatées par ce dernier),
- haut niveau d’exigence en matière de sécurité (chiffrement des données notamment),
- accès aux données strictement encadré,
- stockage des données de santé réglementé,
- utilisation du numéro de sécurité sociale à proscrire,
- déclaration auprès de la Cnil.
Pour en savoir plus, la Cnil propose également une fiche pratique avec de nombreuses questions-réponses : lien entre ces services et les bulletins de paye électroniques, vocation à permettre le stockage de tout type d’information, y compris des informations relatives à la santé, agrément de la Cnil…
Vidéo de la prestation du conservatoire d’Aulnay-sous-Bois à l’église Saint-Paul partie 1
Dans le cadre des activités aniMitry du 14 décembre, le conservatoire d’Aulnay-sous-Bois offrait aux habitants un aperçu des talents des jeunes artistes dans l’église Saint-Paul (rue du 8 mai 1945).
Composé d’Aulnaysiens mais aussi d’artistes en provenance de Corée du Sud, le groupe a joué plusieurs morceaux où saxophones étaient rois.
Pour écouter ces chef-d’œuvres de composition, cliquer sur les images.
Frais d’obsèques : possibilité de prélever jusqu’à 5 000 euros sur les comptes du défunt
La personne qui s’occupe des funérailles peut obtenir le prélèvement, sur les comptes bancaires du défunt, des sommes nécessaires au paiement de tout ou partie des frais d’obsèques dans la limite de 5 000 euros.
Pour cela, il suffit de présenter la facture des obsèques, le débit sur les comptes du défunt étant effectif dans la limite du solde créditeur.
C’est un arrêté publié au Journal officiel du mardi 10 décembre 2013 qui a fixé cette limite de 5 000 euros, cet arrêté faisant suite à l’article 72 de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires publiée au Journal officiel du 27 juillet 2013.
Lutte contre la prostitution : mesures à venir
La proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 4 décembre 2013.
De quoi s’agit-il ?
La proposition de loi prévoit notamment d’améliorer la prise en charge et la protection des personnes prostituées victimes de la traite des êtres humains et du proxénétisme (dispositions en matière de logement, de revenu de substitution, de titre de séjour…). La proposition de loi vise aussi à responsabiliser les clients en instaurant une interdiction d’achat d’acte sexuel et en créant une contravention sanctionnant le recours à la prostitution (amende de 1 500 euros, 3 750 euros en cas de récidive).
Policiers et gendarmes : un code de déontologie commun à partir du 1er janvier 2014
À compter du 1er janvier 2014, le nouveau code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale entre en vigueur. C’est ce que précise notamment un décret publié au Journal officiel du vendredi 6 décembre 2013.
Devoirs du policier et du gendarme
Ce code définit d’abord les devoirs du policier et du gendarme : secret professionnel, devoir de discrétion, probité, discernement, impartialité, dignité et non cumul d’activité.
Relation avec la population et respect des libertés
- Le policier ou le gendarme est au service de la population. C’est pourquoi, il est respectueux de la dignité des personnes et préfère l’usage du vouvoiement.
- Lorsque la loi l’autorise à procéder à un contrôle d’identité, il ne se fonde sur aucune caractéristique physique ou aucun signe distinctif pour déterminer les personnes à contrôler, sauf s’il dispose d’un signalement précis motivant le contrôle. La palpation de sécurité qui ne revêt pas un caractère systématique a pour finalité de vérifier que la personne contrôlée n’est pas porteuse d’un objet dangereux pour elle-même ou pour autrui, cette palpation étant pratiquée à l’abri du regard du public chaque fois que les circonstances le permettent.
- Toute personne appréhendée est préservée de toute forme de violence et de tout traitement inhumain ou dégradant. Nul ne peut être intégralement dévêtu sauf lorsque cela s’avère indispensable pour les nécessités de l’enquête. Par ailleurs, l’utilisation du port des menottes ou des entraves n’est justifiée que lorsque la personne appréhendée est considérée soit comme dangereuse pour autrui ou pour elle-même, soit comme susceptible de tenter de s’enfuir.
- Le policier ou le gendarme emploie la force dans le cadre fixé par la loi, seulement lorsque c’est nécessaire, et de façon proportionnée au but à atteindre ou à la gravité de la menace, selon le cas.
Les règles déontologiques énoncées dans ce code procèdent de la Constitution, des traités internationaux, notamment de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, des principes généraux du droit et des lois et règlements de la République.
Aulnay-sous-Bois : Les cours d’arabe font le plein à la Rose-des-Vents dans l’ex-école Bougainville
Dans la cour de récréation, les gamins ont pris d’assaut un château gonflable. Un peu plus tôt, les petits reprenaient en chœur une chanson sur « les papas et les mamans », les plus grands corrigeaient un exercice d’orthographe. Aux murs des classes, dessins et peintures, liste des jours de la semaine.
A première vue, l’école El-Amel (l’espoir, en arabe) a tout d’une « vraie » école… à commencer par les locaux! Voilà plus de trois ans que l’association EMJF s’est installée dans l’ancien groupe scolaire Bougainville, à Aulnay, désaffecté depuis que le quartier de la Rose-des-Vents s’est vidé d’une partie de ses habitants au gré des démolitions de la rénovation urbaine.
1150 élèves ont cours le mercredi et le week-end
Ici, on fait classe le mercredi et le week-end. El-Amel revendique 1150 élèves, dont 800 enfants âgés de 3 à 12 ans. Les cours d’arabe sont dispensés par une vingtaine d’enseignants bénévoles, des femmes pour la plupart. Certaines ont déjà enseigné dans des pays du Maghreb, comme cette épouse de chirurgien, heureuse de pouvoir « s’occuper des enfants ».
Les élèves, eux, ne chôment pas. Trois heures de classe par semaine, avec devoirs, leçons et exercices. Inès, petite Tremblaysienne de 8 ans, est contente : « On apprend de nouvelles choses, de nouvelles lettres. » « Il existe des cours d’arabe dans beaucoup de villes, mais la plupart ont lieu dans les mosquées, indique Hassen Farsadou, président de l’EMJF. Les parents cherchent quelque chose de professionnel. »
Abdelmalek, de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), juge « primordial » que sa fille apprenne l’arabe « pour dialoguer avec ses grands-parents qui ne parlent pas français ». « On a aussi besoin qu’on enseigne nos valeurs, nos racines », estime un autre père, tout en précisant immédiatement : « Mais il s’agit d’un complément. L’école de la République reste la plus importante à nos yeux. »
On aperçoit, ici et là, quelques fillettes voilées, tandis que la plupart des enseignantes portent le foulard. Hassen Farsadou assure que l’école ne dispense pas d’enseignement religieux au sens strict. C’est l’engagement pris auprès de la municipalité, qui lui prête les locaux. Un papa évoque pourtant des « cours de religion ». « Il s’agit de cours de morale, de bon comportement, corrige le directeur de l’école, Abdelkader Bentabet. Nous y consacrons un quart d’heure, de façon régulière, au même titre que nous enseignons le respect de l’environnement, la propreté… »
Source et image : Le Parisien du 17/12/2013
L’école musulmane d’Aulnay -sous-Bois en bonne voie
Une association doit acquérir aujourd’hui un terrain afin d’y bâtir une école confessionnelle. Un projet qu’elle souhaite financer grâce à des dons.
Une école privée musulmane bientôt construite à Aulnay-sous-Bois? Le projet, vieux de plusieurs années, se précise. Aujourd’hui mardi, l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF), doit acquérir un terrain de 3500 m2, dans le nord de la ville, afin d’y bâtir une école confessionnelle.
« Le projet avance très bien », affirme Hassen Farsadou, président de l’EMJF, qui travaille désormais sur les plans du futur bâtiment avec un architecte. Le sujet était au cœur des débats du conseil municipal d’octobre dernier, puisque la parcelle, voisine du magasin Bricoman, non loin de la nationale 2, était jusqu’alors propriété de la ville. Les élus (PS, PRG, UMP, UDI) ont voté deux délibérations. La première permet de déclassifier la zone afin qu’elle puisse accueillir un bâtiment privé. La seconde transfère le terrain à la société Deltaville, en charge de l’aménagement du quartier Mitry-Princet.
L’opération a fait tiquer les élus communistes (qui se sont abstenus, ainsi que le groupe Europe Ecologie). « Ce qui nous pose problème, c’est qu’il s’agit d’un terrain public, transformé en site privé pour y construire cette école », indique Miguel Hernandez, maire adjoint PC. Mais le maire socialiste Gérard Ségura invoque un « principe d’égalité », la commune comptant déjà deux établissements catholiques (l’Espérance et le Protectorat Saint-Joseph). « De toute façon, le projet devra obtenir l’agrément de l’Education nationale », souligne-t-il, assurant que la décision n’a rien à voir avec la proximité des prochaines municipales : « Un autre endroit était à l’étude, à côté de l’école des Petits Ormes, mais la gare du Grand Paris a changé la donne. Cela a pris du temps. » Solidement implantée à Aulnay, l’EMJF avait un temps espéré s’installer dans une ancienne école publique, qu’elle occupe déjà « à titre associatif ».
L’association affirme qu’elle pourra collecter, par une campagne de dons, la somme nécessaire à l’achat de la parcelle. « On l’achètera au prix des Domaines », glisse Hassen Farsadou. Ce sera plus difficile pour la construction. Le chantier devrait coûter 1 M€. Dans un premier temps, l’association pourrait donc installer ses élèves dans des préfabriqués. Car, affirme-t-elle, de nombreuses familles attendent la création d’un tel établissement.
« Ce serait génial si ça pouvait se faire, estime ainsi Malika, maman d’un petit garçon qui fréquente déjà les cours d’arabe de l’EMJF. Il n’y a pas assez d’écoles privées musulmanes. » Cette mère au foyer est prête à sacrifier certaines dépenses pour payer l’inscription de son fils : « Ce sera peut-être des vacances en moins, mais c’est une question de choix. »
Source : Le Parisien du 17/12/2013

