Demandeurs d’emploi : le plus d’une expérience à l’étranger
À l’instar du célèbre Erasmus pour les étudiants, le programme Leonardo a pour objectif de favoriser et développer la mobilité au sein de l’Union européenne, pour les demandeurs d’emploi et les apprentis de la formation professionnelle. La Région soutient financièrement les stagiaires Leonardo via des subventions aux structures franciliennes pour l’emploi telles que les missions locales et associations qui proposent des aides mobilité des demandeurs d’emploi. (lire encadré ci-dessous)
La mission locale des Bords de Marne, au Perreux-sur-Marne (94) est l’une d’entre elles. Fanny Soares y est coordinatrice du Pôle européen de mobilité pour les 11 missions locales du département. Elle est donc amenée à rencontrer tous les jeunes candidats à un stage en Europe via le programme Leonardo. « Il s’agit de 18-25 ans, la tranche d’âge suivie par les missions locales », précise-t-elle. « Nous avons fait le choix de favoriser un public au niveau de qualification inférieur à bac +2. Beaucoup d’entre eux n’ont d’ailleurs que le bac. Les critères essentiels pour prendre part à ce programme : être suivi en mission locale, avoir un projet professionnel bien défini et être en recherche d’emploi. »
« Le stage fait la différence »
Si la motivation première des jeunes concernés est d’améliorer leur niveau de langue, les bénéfices d’un stage professionnel de 14 semaines à l’étranger vont bien au-delà. Et à la mission locale des Bords de Marne, on a cœur de leur en faire prendre conscience. « Il m’arrive souvent de demander à un jeune d’imaginer qu’il est en concurrence, pour un poste, avec quelqu’un qui a le même niveau d’anglais, raconte Fanny Soares. Et bien, c’est le stage à l’étranger qui va faire la différence. »
Un pari tenu pour Brigitte Boulogne, qui a, elle, sollicité Pôle Emploi International pour effectuer un stage à Malte après une longue période de chômage de deux ans. « J’ai retrouvé un emploi en Île-de-France deux mois après. A mon retour, j’ai été à plusieurs reprises contactée par des sociétés d’interim ou des cabinets de recrutement pour des remplacements temporaires, des offres auxquelles je n’ai pas donné suite parce que j’étais en période de pré-embauche en CDI ! Rien à voir avec l’été précédent où malgré mes recherches soutenues, je n’avais jamais été contactée. »
Elle attribue notamment ce rebond à la motivation et la confiance en soi que lui ont donné ces quelques mois en entreprise. « C’est fort appréciable quand on a subi deux ans de chômage. Cela aide à reprendre confiance en soi. Je suis certaine également que cette expérience à l’étranger a crédibilisé mon CV et suscité l’intérêt des employeurs ».
Comme elle, 52 % des stagiaires Leonardo en Île-de-France retrouvent un emploi, et 25% sont inscrits dans un cursus de formation. 17% redéfinissent leur projet professionnel suite à cette expérience.
Tourisme et commerce
Les secteurs économiques les plus représentés chez les stagiaires franciliens sont le tourisme (hôtellerie et restauration) et le commerce- vente. Logique pour des secteurs dans lesquels, même pour travailler en France, la maîtrise d’une langue étrangère et la connaissance des us et coutumes des clients internationaux est un atout, voire un factuer essentiel. Sans surprise, les pays européens anglophones (Royaume-Uni, Irlande) sont les destinations majoritairement choisies à une époque où la maîtrise de l’anglais est un impératif.
Pour les jeunes de la mission locale, le stage en lui-même n’est qu’un « moment » de ce programme, précédé par une formation linguistique et culturelle. Les 14 semaines à l’étranger sont suivies, au retour, d’une autre formation, avec un bilan des compétences acquises sur place. « Leur retour, c’est la partie que je préfère, souligne Fanny Soares. Les jeunes ont visiblement grandi. Leur curiosité s’est ouverte, certains ont visité leur pays d’accueil, ils ont rencontré des jeunes de toute l’Europe… Et Leonardo, c’est aussi comprendre et vivre la citoyenneté européenne. »
Publié le 28 janvier 2014, dans Emploi, et tagué Aulnay, Aulnay-sous-Bois, Formation. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.
Effectivement, avoir une expérience à l’étranger est un vrai plus dans un CV, cela attire l’oeil du recruteur qui sera curieux d’échanger avec vous sur cette expérience, on a encore tellement de choses à apprendre de l’étranger dans le monde du travail !