Grand Paris Express : un nouveau pilote, mais un même cap

grand_paris_expressLe changement de pilote à la tête de la Société du Grand Paris (SGP) aura-t-elle une incidence sur la construction du supermétro ? Son futur président, Philippe Yvin, s’est voulu rassurant, mardi, lors de son audition à l’Assemblée nationale, passage obligé avant l’officialisation de sa nomination.

Il a promis une « concertation très approfondie avec les élus et la participation du public » sur les 205 km de futures lignes et les 72 gares qui devront être construites d’ici 2030 : « J’entends poursuivre la méthode de M. Guyot (NDLR : son prédécesseur) », a-t-il déclaré pour éteindre toute polémique et rassurer les acteurs économiques. Ces derniers n’avaient pas caché leur inquiétude, craignant que ce nouveau casting soit synonyme de retard à l’allumage pour la mise en orbite du Grand Paris Express.

Interpellé par des élus sur des sujets sensibles

Etienne Guyot avait été nommé à la tête de la SGP par l’ex Premier ministre François Fillon (UMP). Il a donc « tenu » de nombreux mois depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir. Beaucoup d’élus lui ont rendu hommage et salué son « travail remarquable, son expertise et son dévouement pour ce projet qui vise à améliorer la vie de 12 millions de Franciliens ». Philippe Yvin, conseiller à Matignon et proche du socialiste Claude Bartolone — le président de l’Assemblée national (PS) lorgnerait sur la présidence de la future métropole du Grand Paris en 2016 –, a donc tout intérêt à montrer patte blanche pour ce dossier majeur d’intérêt général.

« Un tel projet ne peut souffrir de trop de changements dans sa gouvernance », a insisté Jacques-Alain Bénisti (UMP, Val-de-Marne). D’autres élus ont aussi voulu appuyer là où ça risque de faire mal. Yves Albarello (UMP, Seine-et-Marne) a ainsi évoqué la délicate question de « la traversée par les tunneliers de zones gypsifères. Pour éviter les effondrements, il faudra consolider, donc il y aura des surcoûts, et tout cela n’a pas été chiffré ! » Et quid des « 60 millions de tonnes de déblais qu’il faudra stocker […], la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne étant frileux à l’idée d’accueillir tous les déblais d’Ile-de-France », a encore interrogé le député.

En attendant des réponses concrètes, ces promesses de consultation se sont déjà matérialisées par une première enquête publique sur la ligne 15 Pont-de-Sèvres – Noisy-Champs et un avis favorable rendu le 3 février.

Source et image : Le Parisien du 13/02/2014

Publié le 17 février 2014, dans Grand Paris, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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