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Usine PSA à Aulnay-sous-Bois : la démolition du site est lancée

PSA_LibeLa vue apparaît au tournant de la bretelle d’autoroute, saisissante. Des monceaux de débris là où se dressaient il y a encore quelques semaines les larges murs de l’atelier de montage. Au premier plan, un parking vide, là où s’alignaient autrefois les Citroën C3 rutilantes, tout juste sorties des lignes de production. Ici et là, les bras articulés des pelles mécaniques se déploient lentement. La démolition de l’usine PSA d’Aulnay est désormais lancée.

Les ouvriers du groupe EPC, en charge du chantier, ont attaqué l’immense site industriel par sa partie nord, le long de la voie de liaison entre l’autoroute A 1 et la Francilienne. Le terrain doit en effet être libéré pour accueillir ensuite la construction des entrepôts du groupe ID Logistics en 2015. Ce projet de plate-forme logistique fait d’ailleurs l’objet d’une enquête publique à Aulnay et Gonesse (Val-d’Oise), qui s’achèvera le 16 mai.

L’usine n’est toutefois pas totalement déserte. Près de 200 personnes (syndicalistes, salariés handicapés regroupés au sein d’un service multi-activités…), franchissent encore les portes à tourniquets, côté boulevard André-Citroën. Mais les uns après les autres, les ateliers vont progressivement disparaître du paysage au cours de l’année.

Au total, EPC devra déconstruire 180 000 m 2 de bâtiments, dont des toitures métalliques et des verrières contenant de l’amiante. L’entreprise a signé pour cela un contrat de plus de 6 MEUR avec le groupe PSA, et doit achever ses travaux au premier trimestre 2015. Quant à l’aménagement du site lui-même (d’une surface totale de 160 ha), il est encore en discussion, sous la houlette de Jean-Paul Bailly. Un schéma directeur, élaboré par les services immobiliers de PSA, pourrait être rendu public au début de l’été.

L’usine PSA d’Aulnay comptait plus de 3 000 salariés à l’été 2012, au moment où était annoncée sa fermeture. A l’issue du plan social, des lettres de licenciements ont été adressées à 188 personnes qui n’avaient pas trouvé de solution. Depuis, une quarantaine d’entre elles ont opté, à la mi-avril, pour un congé de reclassement d’une durée maximale d’un an.

Source : Le Parisien du 07/05/2014

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Publié le 7 mai 2014, dans Actualité, Sociétés, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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