Une nouvelle boutique rue Jean Charcot à Aulnay-sous-Bois non accessible aux handicapés !

electro ménagerCet été, un nouveau local commercial s’est ouvert dans notre quartier au 10 rue Jean Charcot. Il est proposé différents appareils électro-ménagers qui offre un service qui n’était plus rendu en centre ville. Ce nouveau commerce est donc le bienvenu en espérant que les clients s’y rendent et y trouvent leur bonheur.

Néanmoins, il est à déplorer que ce magasin n’est pas accessible aux Personnes à Mobilité Réduite, ce qui n’est plus un cas isolé sur notre ville. Certes, je m’attend par avance à entendre certains arguments expliquant qu’il s’agit d’un local existant et que les services municipaux ne peuvent intervenir, et patati, et patata, …..

Or il s’avère que ce local a fait l’objet d’un aménagement intérieur et qu’à ce titre, il nécessitait une autorisation d’aménager un établissement du public. De plus, la topographie actuelle permettait la création d’une rampe d’accès, ou au moins l’amélioration de son accès  Cette apathie de la part des services municipaux devant le réaménagement des commerces existants devient insultant pour de nombreux aulnaysiens qui aimeraient que l’accessibilité de leurs villes ne soient pas réservés qu’aux personnes valides.
Se cacher derrière la loi devient révoltant, quand il s’agit de refuser de  demander aux futurs exploitants de tenir compte des PMR ,qui, la plupart du temps l’accepteraient  comme c’est le cas dans des villes voisines. La mise en accessibilité des commerces et autres structures ouvertes au public ne doit pas être considérée comme une simple formalité administrative mais comme une leçon de bon sens et un engagement citoyen.

L’autre argument souvent évoqué est l’aspect financier qu’engendrerait la modification demandée dans l’aménagement d’un local afin que celui-ci devienne accessible : cet argument est souvent superflu car le surcoût est souvent très mineur, et vite amorti par la plus-value  que représente une boutique accessible à tous : un label pourrait même être délivré.

Mais pour cela, il faudrait une réelle volonté politique affirmée par des actions concrètes quitte à contrarier certains commerçant bien installés sur notre ville et se considérant comme des citoyens de première zone. Les « sans-dents » à mobilité réduite sont révoltés pas cette fatalité et exigent un changement dans la politique de la Ville en matière d’accessibilité des commerces : cela fait quarante années que nous l’attendons, car les premières loi sur l’accessibilité datent de ……1975.

Auteur : Didier Bessaguet, Un citoyen révolté

Publié le 5 octobre 2014, dans Commerces, Handicap, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. L’égalité des citoyens devant les droits n’est absolument pas mise en oeuvre par les politiques publiques. Les citoyens sont tous assujettis aux mêmes devoirs, mais il est à déplorer que beaucoup parmi eux se retrouvent de fait dans des zones de non droits, et en France, ces zones de non-droits sont excessivement nombreuses hélas ! On le constate avec l’enfer que nous imposons aux handicapés, avec les fonctionnaires placés unilatéralement en disponibilité d’office sans salaire, mais aussi plus récemment avec le refus d’accorder aux homosexuels le droit d’accéder à la parentalité…

    Je ne vois pas en quoi cela menacerait la famille, et surtout je constate que la liberté d’agir conformément à nos aspirations, de choisir son mode de vie et d’exercer son libre arbitre sont continuellement attaqués et remis en cause par des pseudo bien-pensants qui ont prétention à régenter la vie de leurs congénères !

    Nous voyons ici que la France est loin d’être le pays des libertés !

  2. Voici quelques réflexions sur le sujet (source Internet)

    Permettre aux personnes à mobilité réduite d’entrer et de circuler dans votre magasin, c’est non seulement un devoir moral, mais également une obligation, inscrite dans la loi. Voici quelques exemples de ce qu’il est possible de faire.

    Une marche à franchir, une porte à ouvrir, un couloir trop étroit… Autant d’obstacles qui rendent votre commerce difficile d’accès pour les personnes à mobilité réduite Pourtant, la loi du 1 1 février 2005 prévoit que les lieux accueillant du public doivent être en mesure de recevoir n’importe quelle personne, fût-elle handicapée. L’accessibihté est généralement définie comme la possibilité, pour une personne en fauteuil roulant, d’accéder, de circuler et d’utiliser les équipements et services en toute autonomie C’est en tout cas la définition qu’en donne l’Association des paralysés de France (APF) Toutefois, cette définition peut paraître quelque peu réductrice si l’on considère toutes les personnes dont on pourrait dire qu’elles se déplacent difficilement Personnes âgées, mamans accompagnées de poussettes ou d’enfants en bas âge, personnes malvoyantes Si l’on en croit une étude, correspondant au recensement de 1999 et menée conjointement par l’Insee et le groupe de projet Handicaps Incapacités Dépendances, plus de 45% de la population française souffrirait d’une forme de handicap, même légère… Ce qui représente plus de 25 millions de Français! En outre, l’âge de la population augmentant régulièrement, un nombre croissant de nos compatriotes, dits «seniors», font face à des faiblesses physiques, voire à des handicaps. C’est pourquoi les architectes spécialisés dans l’aménagement de lieux publics planchent, depuis quelques années, sur la notion de «design universel».

    Ce que dit la loi

    © FOTOLIA
    Mettez-vous aux normes avant 2015

    La loi du 11 février avant 2015 prévoit que «tous les établissements recevant du public doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public».
    C’est une obligation pour tous les locaux neufs. Pour les autres, le délai de mise en accessibilité est de dix ans maximum, c’est-à-dire que le commerçant doit opérer ces travaux avant le 1 er janvier 2015.

    Pensez accessibilité dès l’entrée du magasin
    Leur credo? Promouvoir un design ouvert à tous, dont toutes les catégories de population pourront profiter, y compris les personnes à mobilité réduite. Jean-Yves Prodel est le spécialiste français de cette tendance. «En France, nous avons énormément de retard sur cette question», regrette-t-il. Pourtant, l’adaptation des locaux commerciaux ne nécessite pas forcément de gros moyens: «Les travaux incluant les normes d’accessibilité représentent un surcoût de 5% par rapport à des travaux ordinaires, selon Jean- Yves Prodel II suffit d’un peu de bon sens pour aménager des locaux et les rendre accessibles à tous.»

    Concrètement, qu’est-il possible de faire? Sachez, tout d’abord, que la réglementation impose des couloirs de 80 centimètres de largeur minimale afin de permettre la circulation. Ensuite, il s’agit de mettre en oeuvre de menus aménagements. Pensez accessibilité dès l’entrée du magasin, en prévoyant des portes coulissantes. Disposez des «repose-fesses» au niveau des caisses et à divers endroits de la boutique; vos clients pourront ainsi se reposer en attendant leur tour. Pensez également à équiper votre magasin d’un éclairage suffisamment efficace pour que les personnes malvoyantes puissent aisément se diriger et choisir leurs produits. Dans le même esprit, prévoyez des affichages en gros caractères, dans une police de taille minimale 70. Dans les rayons, disposez vos produits à une hauteur d’au moins 1,20 mètre, et sans dépasser 1,60 mètre, pour que les personnes en fauteuil puissent les attraper. En outre, il est conseillé de disposer un guichet accessible, avec une aire d’évolution d’au moins 1,50 mètre, permettant aux personnes en fauteuil de se retourner facilement. Si vous vendez des vêtements, n’oubliez pas les cabines d’essayage. L’une d’entre elles doit pouvoir s’adapter aux personnes à mobilité réduite. Vous pouvez, par exemple, prévoir, entre deux cabines «normales», une cloison amovible qui permettra de réunir les deux espaces pour en former un grand, capable d’accueillir les fauteuils roulants.

    Témoignage

    François Devaux, gérant d’un bar-tabac dans l’Oise
    «Toutes les réactions de mes clients ont été positives»

    «Une petite marche devant mon magasin en rendait l’accès impossible aux fauteuils roulants, aux poussettes et aux chariots.» Face à ce constat, François Devaux, gérant d’un bar-tabac dans l’Oise, a décidé de^H réagir. Depuis septembre 2006, une petite rampe d’accès en aluminium amovible, aux parois antidérapantes, îacmte i accès a son magasin, une sonnette a également été installée. «Dès que j’entends quelqu’un l’actionner, je sors pour déplier la rampe d’accès. C’est l’histoire de quelques secondes et cela simplifie grandement la vie de ces personnes.» L’installation a été totalement prise en charge par Insert, spécialiste de l’affichage publicitaire et signataire d’une charte Entreprise-Handicap avec le ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales. Depuis, François Devaux peut accueillier de fidèles clients en fauteuil roulant. 1#171.Cette rampe d’accès est un service que je me devais deleur rebdre», conclut le buraliste. En outre – détail non négligeable – cette opération a permis de faire parler de l’établissement, par le biais d’article dans la presse locale.

  3. Une règle simple à appliquer :  » ne faisons pas à autrui ce que nous n’aimerions pas qu’il nous soit fait  » et inversement,  » faisons pour autrui ce que nous aimerions qu’il nous soit fait « . Si chaque être humain sur la planète le mettait en pratique, auszsi bien les citoyens que les politiques au pouvoir, la vie sur terre deviendrait nettement plus agréable à vivre !

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