Commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition : que chacun.e assume son histoire et construise pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité (5/5)

Conclusion

Les soi-disant militants ‘antiracistes’ – habités par la haine des Blancs et leur désir insatiable de vengeance – condamnent uniquement la traite négrière mise en place par les Occidentaux entre les XVIe et XIXe siècles, avec la complicité d’Occidentaux adeptes de la repentance et de la ‘cancel culture’. Ces adeptes se situent souvent à gauche, dans cette gauche autrefois universaliste qui a sombré dans l’implosion, la fragmentation, le morcellement identitaire, la haine des uns contre les autres, si dangereuse pour la cohésion nationale. C’est notamment le cas d’une partie de la gauche à Aulnay-sous-Bois. Je ne m’y attendais pas.

Dans « Le Sanglot de l’homme blanc » (Paris, Grasset, 1983), Pascal Bruckner constatait déjà la ‘haine de soi’, le ‘masochisme occidental’, le devoir de repentance imposé uniquement à civilisation occidentale. Dans « La Tyrannie de la pénitence » (Paris, Grasset, 2006, Le Livre de Poche, 2017, p. 174), il s’étonna : ‘que les premières nations qui ont aboli l’esclavage, après en avoir grassement profité, soient aussi les seules qui fassent l’objet d’accusations et de demandes de réparations’

Pire, ces ‘antiracistes’ taxent de racisme les spécialistes de l’esclavagisme et font obstacle à la manifestation d’une vérité historique contraire à leur sectarisme. Historien de l’esclavage, Olivier Pétré-Grenouilleau le constate : ‘Au poncif raciste blanc – l’Occident civilisé face aux sauvages noirs – a succédé l’image tout aussi déformée de bourreaux uniquement Blancs face à des Noirs uniquement victimes’.

Il considère important de comprendre que « les Occidentaux, Orientaux ou Africains d’aujourd’hui ne sont nullement responsables des crimes commis par quelques-uns de leurs ancêtres, et qu’il ne sert à rien de monter certaines communautés les unes contre les autres ». Pour lui, « le travail de mémoire ne doit pas conduire au ressassement du passé ». Et pour l’écrivain béninois Marcus Boni Teiga, « cela n’excuse en rien la traite négrière du passé, mais la priorité c’est bien de combattre les trafics qui se déroulent aujourd’hui ».

C’est au dépassement de ce passé qu’il faut désormais œuvrer, afin de construire pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité ! Au chemin du ressassement et de la haine, je préfère – pour nous tou.te.s – celui de la Paix, de l’Amour et de la Dignité.

Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Publié le 14 mai 2021, dans Actualité, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. On ne peut pas lutter contre le racisme en créant un autre racisme ! On ne peut pas créer une France Une et Indivisible en s’attardant sur les particularismes. On ne peut pas promouvoir l’unité d’une nation en encourageant les communautarismes et les étiquettes identitaires. Ce qui fonde une république laïque, c’est de considérer chaque citoyen comme un être humain et strictement rien d’autre qu’un être humain.

  2. Sylvie Billard

    Bonjour Catherine, Tu as tout compris. Je te remercie de ton commentaire. Amicalement, Sylvie Billard

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