Le totalitarisme  a émergé  avec la mise au pas du 12 juillet 2021 d’Emmanuel Macron

Ariane Bilheran est normalienne. Elle a suivi un cursus universitaire en lettres classiques, philosophie morale et politique, ainsi qu’en psychologie clinique. Elle est docteur en psychopathologie et compte un important travail consacré à l’étude des pathologies du pouvoir telles que la perversion, la paranoïa et les souffrances d’aliénation qu’elles entraînent.

Elle publie sur son site des Chroniques du totalitarisme dans lesquelles elle dénonce une logique brandie au nom de la santé qui s’autorise à persécuter les soignants, les médecins, les infirmiers et les malades.

https://www.arianebilheran.com/post/chroniques-du-totalitarisme-1-la-mise-au-pas-du-12-juillet-2021

Ariane Bilheran   :   »  Nous avons poussé si loin la logique dans notre politique sanitaire au nom de la santé pour tous, que nous persécutons les soignants, médecins et infirmiers, et les malades. Notre nouvelle définition de la santé est l’indifférence au consentement, le refus des soins adaptés et de la prescription par les médecins. Nous soignons les bien-portants (nous nommons malades des gens qui ne le sont pas) et délaissons les vrais malades. Le corps de chaque citoyen appartient désormais à l’État qui peut en jouir comme bon lui semble pour ses expérimentations médicales, et celui qui ne s’y soumettra pas, nous le négligerons, le maltraiterons puis le tuerons, qu’il s’agisse d’un malade qui désirait être soigné, ou d’un soignant qui désirait travailler », pourra tout aussi bien dire un haut cadre repentant du nouveau parti du totalitarisme sanitaire actuel. »

Ariane Bilheran   :   »  Le discours d’Emmanuel Macron du 12 juillet 2021 a opéré comme un coup de semonce dans la société française. Le pouvoir s’y est exprimé de façon tyrannique, clivant la société en deux catégories : les bons citoyens obéissants, et les autres. Sur les autres, la coercition sera exercée ; le pouvoir entend « soumettre ou démettre ». Nous nageons en plein harcèlement de masse »  (…) qui   » vise la destruction progressive d’un individu ou d’un groupe par un autre individu ou un groupe, au moyen de pressions réitérées destinées à obtenir de force de l’individu quelque chose contre son gré et, ce faisant, à susciter et entretenir chez l’individu un état de terreur.  « 

Ariane Bilheran   :   »  Mode d’expression de l’abus de pouvoir, de l’autoritarisme, de la tyrannie, il s’oppose à l’autorité comme le pouvoir injuste s’oppose au pouvoir juste. Il est la méthode parfaite d’asservissement utilisée par les paranoïaques dont je dis souvent qu’il est le  » chef-d’œuvre  » ! Bien entendu, un tel discours est traumatique et sidérant. Revendiquer le « choix de la liberté » en imposant de telles contraintes, avec une telle violence (chantage, menace etc.), sur les vies, serait un paradoxe risible, si cela n’entraînait pas des conséquences tragiques. Que cherche le harcèlement ?   à l’autodestruction. Cette autodestruction débute par l’inflammation émotionnelle suscitée par les harceleurs : peur, colère, rage, impuissance, tristesse etc. Maîtrisons nos émotions. Car elles nourrissent le sadisme des harceleurs. Elles font leur jouissance.  » 

 Ariane Bilheran   :    »  L’heure de la persécution paranoïaque a sonné. Les ennemis semblent désignés, mais ne nous y trompons pas. Il ne faut jamais croire le langage de la perversion. Elle vous assure que, si vous consentez à faire ce que vous ne souhaitez pas faire, alors vous serez tranquille et tout ira bien pour vous. Elle exige que vous renonciez à un petit bout de territoire de vous-même. Puis, la boîte de Pandore étant ouverte, il vous sera toujours demandé plus, et encore plus. C’est le fonctionnement même de l’emprise perverse, de la mise en esclavage psychique et physique.

Ariane Bilheran   :   »  Alors, peut-être qu’aujourd’hui certains se rassurent, en se disant que, s’ils sont des citoyens obéissants, ils seront épargnés, puisque la vindicte désigne une catégorie d’individus en particulier dans un corps social désormais considéré malade, et qu’il conviendrait d’amputer. C’est une erreur.  »

 »   Dans les systèmes harceleurs, tous ceux qui se soumettent docilement et font du zèle, espérant passer entre les gouttes, finissent par être persécutés puis exécutés.   » 

Ariane Bilheran   :   »  Le peuple français est harcelé, et certains, pensant atténuer la violence du harcèlement sur leur personne, font du zèle pour devenir les instruments de persécution des autres. (…)  Combien de maltraitances, combien de détresse, combien de souffrances, combien de persécutions, combien de morts, ce nouveau régime laissera-t-il dans l’Histoire ? Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’arrêtera pas en si mauvais chemin. « 

 »  La psychose paranoïaque s’engage toujours au bout du déferlement totalitaire, avant d’agoniser en un râle exsangue, dans les mares de sang qu’elle a elle-même provoquées. « 

Ariane Bilheran   :   »   Puisque, depuis plus d’un an, nous ne parlons plus que de maladies et de morts, l’heure est venue pour ce type de questionnements métaphysiques : au moment de ma mort, aurai-je été en accord avec ma conscience concernant mon passé, mes actes, mes paroles ?  « 

Extraits  choisis  d’Ariane Bilhéran  le  30  Septembre  2021  par  Catherine  Medioni 

Publié le 30 octobre 2021, dans A vous la parole, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. C’est bizarre, vous n’avez pas mis ce passage:

    Où placer le sacré dans notre existence ?

    « Il n’y a que deux conceptions de la morale humaine, et elles sont à des pôles opposés. L’une d’elles est chrétienne et humanitaire, elle déclare l’individu sacré, et affirme que les règles de l’arithmétique ne doivent pas s’appliquer aux unités humaines – qui, dans notre équation, représentent soit zéro, soit l’infini. L’autre conception part du principe fondamental qu’une fin collective justifie tous les moyens, et non seulement permet mais exige que l’individu soit en toute façon subordonné et sacrifié à la communauté – laquelle peut disposer de lui soit comme d’un cobaye qui sert à une expérience, soit comme de l’agneau que l’on offre en sacrifice.  »

    Peut être que d’un seul coup, l’argumentaire de votre normalienne ne vaut plus rien!

    Que vient faire le sacré dans une république laïque?

    • Catherine Medioni

      @ Lola | 30 octobre 2021 à 18 h 49 min

      Pauvre de vous ! Que vous avez l’esprit bien mal tourné et surtout qu’il est étriqué ! Si j’ai donné le lien de l’analyse d’Ariane Bilhéran que je trouve très éclairante mais surtout pertinente et on ne peut plus approprié à la situation, c’est bien pour que chacun puisse en prendre connaissance s’il le souhaite ! N’allez donc pas supposer qu’il y ait de ma part une quelconque volonté d’occulter quoi que ce soit !

      Et arrêtez de me prêter des intentions que je n’ai jamais eues ! Vous n’êtes pas dans ma pensée et vos interprétations sont paranoïaques comme tous les pervers narcissiques qui accusent autrui de tout ce qu’ils craignent le plus en eux-mêmes. Vous êtes en train de démontrer votre acharnement à me dénigrer à propos de tout et de rien, et votre harcèlement systématique à tout ce que j’écris ou propose sous formes d’articles.

      Lorsque je ne suis pas d’accord avec la ligne éditoriale ou les articles d’un blog, je ne m’y rends plus, mais je ne perds pas mon temps ni mon énergie à contredire ce qu’ils pensent parce qu’ils ont droit de le penser. Vous vous échinez donc pour rien car vous n’êtes pas convaincante.

    • Catherine Medioni

      @ Lola | 30 octobre 2021 à 18 h 49 min

      Encore une précision Lola : le sacré n’est pas une spécificité religieuse. Le sacré concerne toute vie et se trouve donc par essence également laïque.

  2. L’Intervention de Mme Bilheran, est sur certains points intéressante. Par contre sur certains autres points sont raisonnement me parait plus obscure.

    – Dans le premier extrait que vous proposez, il doit me manquer des éléments sur lesquels Mme Bilheran appuie sont raisonnement.
    Je ne comprends pas la phrase suivante « Nous soignons les bien-portants (nous nommons malades des gens qui ne le sont pas) et délaissons les vrais malades. »
    Les phrases qui suivent sont encore plus obscures pour moi.
    Je n’aurait pas la réponse car Mme Bilheran, précise sur son site qu’elle ne répond à aucune question. Dommage.

    – Tous les autres extraits me semblent être basés sur le thème du « harcèlement ». On est donc, me semble t’il, dans le registre de la psychologie.
    L’argumentation me parait solide (attention, sur ce sujet non plus je ne suis pas un spécialiste).Par contre je me demande ce que j’en fait en situation de crise ?

    Mais peut être que pour Mme Bilhersan la situation de crise n’existe pas ?
    Je voudrais alors savoir comment elle explique l’augmentation de la mortalité que l’INSEE a constaté entre 2019 et 2020 (55 000 personnes contre 3 000 à 5000 les années précédentes)? Je n’aurais pas la réponse. Dommage.

    Dans un autre entretien sur son site, j’ai cru comprendre que Mme Bilheran serait favorable à une stratégie sanitaire qui serait de « vivre avec le virus ».
    C’est effectivement une stratégie possible. Il me semble que c’est celle que suit l’Angleterre actuellement (après 2 périodes de confinements).
    J’ai le sentiment que cette stratégie n’était pas possible en 2020. Il aurait fallu, alors expliquer aux personnels soignants comment faire le « tri » entre les différents malades.
    C’était d’ailleurs, me semble t’il, la stratégie qu’ont suivi un temps l’Angleterre et la Suède en début 2020 avant d’en changer.

  3. Dans un contexte tel que celui que nous vivons aujourd’hui, et qui divise déjà la population.
    Le principe d’impartialité du blogeur me semble primordial.
    En l’occurrence, une chose est sûre : l’observateur se méfie de faits ou d’informations relayés à sens uniques.
    La compréhension de ce que nous vivons est opaque et nous savons déjà que
    les vérités ne sont que partielles, imparfaites, approximatives et provisoires. Mais le doute ou les inquiétudes n’apportent rien et ne font pas avancer les choses.
    Quoi faire d’autres? Quelles solutions?

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