Archives d’Auteur: Catherine Medioni

Départementales 2021, le POID fait ses propositions

Afin de se mettre au service de la population le département de Seine Saint Denis  doit rompre avec la politique de Macron. Les besoins de la population du canton et de la Seine Saints Denis  nécessitent des moyens. Ces moyens existent en réquisitionnant les 560 milliards d’aides aux entreprises qui  servent en fait à licencier et à verser des dividendes aux actionnaires. Notre candidature est donc en rupture nette avec la politique de Macron, relayée au niveau départemental par des élus pourtant de gauche.

 Ainsi le POID sera résolument aux côtés de tous les salariés du département menacés de licenciement….

Au côté des agents territoriaux : maintien des horaires et des congés contre la loi de transformation de la fonction publique qui impose de travailler 1607 heures par an à compter du 1er janvier 2022 pour les agents communaux et au 1er janvier 2023 pour les agents départementaux 

Logement : pour la construction massive de logements sociaux par Seine Saint Denis Habitat et stopper la spéculation immobilière  autour des gares du « Grand Paris ». 

Seine Saint Denis Habitat gère plus de 30 000 logements sociaux, nombre très insuffisant pour loger les salariés aux faibles revenus de notre département, les précaires, les familles sans papiers – souvent monoparentales qui se retrouvent au mieux en logements précaires ou à l’hôtel (plus de 900 nuitées chaque jour), souvent loin de l’école pour les enfants.

Des événements dramatiques à Saint Denis et Aubervilliers montrent les conséquences d’un habitat ancien et dégradé. Et les marchands de sommeil prolifèrent.

Défendre les services publics : Au côté de la population combattre pour l’arrêt de la fermeture des services publics, la réouverture des services  fermés : centres de PMI, bureaux de poste, centres sociaux, Sécu, CNAV… Restaurer les subventions aux crèches départementales.

Santé : contre la fermeture programmée de l’hôpital Jean VERDIER et  soutien aux agents de l’hôpital Ballanger (voir l’interview de 2 syndicalistes réalisée par le comité d’Aulnay du POID)  

Défendre l’école publique : Contre les fermetures de classes, les réductions d’heures de cours dans les collèges.  Rénover les collèges, remplacer et renforcer le personnel technique  chargé de l’entretien et de  la maintenance des locaux en particulier au collège Debussy. (voir l’article de la Tribune des Travailleurs du 28 avril) .  

 Défense de l’emploi en particulier sur la plateforme aéroportuaire de Roissy dont beaucoup de travailleurs sont aulnaysiens.

ADP utilise le chantage : nouveaux contrats obligatoires pour les travailleurs qui devront diminuer leurs revenus annuels d’un mois de salaire, sinon licenciement. Air France a touché 7 milliards d’€ et supprime 6000 emplois  pour garantir le cours des actions. Quant aux travailleurs des centaines d’entreprises sous-traitantes de ces deux grands groupes, ils vivent dans la peur que leur boite soit en faillite.

Les   élus départementaux et aulnaysiens ne devraient-ils pas exiger dans l’unité   l’interdiction des licenciements,  sachant que d’ici 2 ans selon les « experts » patronaux, 30 000 emplois seraient menacés  sur la plateforme de Roissy.   Les patrons profitent de la pandémie pour dégraisser leurs effectifs comme chez Guerbet à Aulnay où l’emploi est menacé.

Propositions du POID recueillies et mises en forme le  15  juin  2021 par  Catherine  Medioni

Michel Lefèbvre, militant du POID, fait le point sur la situation de l’hôpital Ballanger en interrogeant deux soignants CGT

Patrice Veteran, secrétaire de la section CGT de l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay et  Sylvie Falleyras, infirmière en consultation de chirurgie et militante CGT expose leur expérience de la situation  de l’hôpital Robert Ballanger auprès de Michel Lefèbvre, membre du Parti ouvrier indépendant et démocratique qui les a interrogé début mai dernier.

Sylvie Falleyras: Depuis le début de la pandémie, les conditions ont changé. Au début de la pandémie, on a eu davantage de moyens humains. Il n’y avait pas de gants, pas de masques en suffisance. Aujourd’hui le personnel est très fatigué, il y a beaucoup de malades, des démissions, il n’y a plus de remplaçants, plus de renforts. L’état d’esprit, c’est vraiment l’épuisement. On se demande quand ça va se terminer. Nous sommes inquiets sur la fin du confinement. Personnellement je pense que ça va faire comme l’année dernière. Cela va repartir cet hiver.  Certes il y a les vaccins, mais beaucoup ne sont pas vaccinés, et il y a les variants.

Patrice Vétéran : Lors de la conférence tenue il y a une quinzaine de jours, nous avons donné un certain nombre de chiffres : 40 postes d’infirmières ne sont pas pourvus à Ballanger. Et autant à Montreuil et Montfermeil. Aucune politique de recrutement et de fidélisation n’a été mise en place. Le gouvernement Macron parle beaucoup d’un « Etat fort » en Seine Saint Denis, mais dans un tract CGT nous parlons davantage  » d’un Etat fort en communication « . Aucune mesure prise. Sous le précédent premier ministre E. Philippe, avait été décidée une prime d’activité territoriale. Mais pas pour tous les départements. Et il ne fallait pas dépasser le salaire médian d’Ile de France qui est de 1800€. Certains personnels de santé n’ont pas été éligibles à cette prime, dont les A.S.H. Ce sont les personnels les moins bien payés, ce sont les femmes de ménage pour parler clair. Elles sont près des malades pourtant ! Les autres catégories l’ont perçue de façon inégale, en totalité ou à moitié. C’est une prime de 800€ versée une fois par an au début de l’année. Il y a eu le fameux Ségur de la santé où a été acceptée une augmentation des salaires de 183 euros alors qu’on demandait un minimum de 300 euros. Cela va entraîner le fait qu’avec cette augmentation de 183 €, certains agents vont dépasser le salaire médian et n’auront plus cette prime d’activité territoriale !

D’ici un an ou deux beaucoup d’agents ne seront plus éligibles à la prime de 183€. On a une difficulté dans nos métiers pour fidéliser et rendre l’hôpital attractif. En dehors du métier d’infirmière, le métier d’ASH est le plus important. Elles font la toilette, assurent le déplacement des patients. L’ASH peut rester contractuelle pendant 10 ans pour devenir fonctionnaire. Et ce qui fait l’évolution du salaire, c’est l’avancement d’échelon et il n’y a aucune évolution salariale pour les contractuelles !

Pour rendre attractif l’hôpital public, de surcroît dans le 93, il faut une revalorisation salariale et la mise en stage des contractuels.

Michel  Lefevbre  :   Y-a-t-il eu des fermetures de lits aux urgences pendant la pandémie, comme dans d’autres hôpitaux ?

Patrice Vétéran  : Avant la pandémie, le gouvernement avait prévu de fermer des lits, mais avec la crise sanitaire, il est apparu qu’il manquait des lits dans tous les hôpitaux d’Ile de France et en particulier dans le 93. Avec la crise sanitaire, on est passé de ce qu’ils appelaient les COPERMO (« coopération interministérielle ») à un plan de transformation et de modernisation de l’hôpital. On nous parle de lits virtuels, où les lits seraient ouverts en fonction des pandémies puis fermés. Avec quel personnel ? Quel personnel acceptera d’être recruté et licencié le lendemain ? Ils ne veulent pas revenir sur cette politique de fermetures des lits.

100% des lits sont occupés dans le service d’urgence, le personnel épuisé craque. Lors de la première vague, on avait vu arriver pour prêter main forte des personnels venus par exemple d’Occitanie, là où la pression était moindre. Aujourd’hui tous les personnels des hôpitaux vivent la même situation

Et nous avons eu beaucoup de démissions, beaucoup de jeunes, d’élèves qui n’ont pas supporté, en particulier autant de décès en si peu de temps.

Des opérations prévues ont été reportées, mais on ne pourra les reporter indéfiniment. Les opérations prévues pour les cas graves comme le cancer ont été maintenues. Et beaucoup d’agents sont touchés par le COVID.

Michel   Lefevbre    :  Avez-vous  estimé à combien il faudrait de créations de postes pour assurer les meilleurs soins à Ballanger ?

Patrice Vétéran   On avait envoyé un courrier à l’ARS : au plan national, il faut 100 000 embauches, ce qui équivaut à la création de 50 postes d’ASH et d’infirmières à Ballanger.

Michel  Lefevbre     : Le POID avance le mot d’ordre de confiscation des 560 milliards d’aides aux entreprises versées aux entreprises, alors que celles-ci continuent à licencier, comme ADPà côté d’ici qui supprime 30 000 postes.  Qu’en pensez-vous ?

Patrice Vétéran   :   Ajoutons Carrefour qui a reçu cet argent ! D’ailleurs, les personnels de Carrefour BeauSevran en face de l’hôpital étaient en grève durant deux  samedis d’avril….

Sous Sarkozy et Hollande, et maintenant avec Macron, toutes les lois adoptées organisent le financement des patrons comme Bettencourt (l’Oréal). On est tout à fait d’accord pour confisquer tous ces milliards, réaffecter ces moyens financiers pour les besoins de la population.

On avait proposé à l’ARS, comme nous avons suffisamment de terrains, d’y ouvrir des structures médicales et sociales, accueil des handicapés, jeunes autistes, y implanter pourquoi pas une industrie pharmaceutique. Aucune réponse.

Article mis en forme le 10  juin  2021  par  Catherine  Medioni

Départementales 2021, les propositions du parti ouvrier indépendant démocratique (POID )

Départementales 2021, Boubeka Mehdaoui, candidat sur la liste de gauche solidaire et écologique s’exprime

Bonjour Boubeka Mehdaoui. Comment et quand s’est manifesté votre engagement dans la vie citoyenne qui fonde également votre engagement politique ?

J’ai toujours habité la Seine saint Denis et j’y ai fait une bonne partie de mes études. Venant d’un milieu modeste, ayant habité « la cité », j’ai tout naturellement acquis les codes de l’entraide, du partage, et de la bienveillance…Et donc naturellement, j’ai choisi de devenir enseignant pour transmettre non seulement des savoirs mais aussi les valeurs républicaines. J’ai été président d’un conseil local d’une fédération de parents d’élèves, délégué syndical dans mes établissements. Ces engagements m’ont permis de conforter l’idée qu’il est important de défendre des valeurs et un projet de société. J’ai de profondes valeurs d’équité, de justice et d’humanisme. Je refuse de croire à un monde égoïste, fondé sur les amalgames, sur le non-respect de l’intégrité des personnes. Personnellement je suis convaincu que nos différences ne nous nuisent pas, elles nous enrichissent. Un vécu, des valeurs qui expliquent mon engagement.


Quels sont les dossiers auxquels vous avez envie de vous atteler pour le département ?

Bien sûr qu’il y a des dossiers qui me « parlent » plus comme l’éducation et l’insertion des jeunes. Cette crise sanitaire que nous avons tous subi, aura été un catalyseur qui aura mis en évidence que nombre d’élèves ou étudiants ne sont pas tous, sur le même pied d’égalité. Nos quartiers, déjà, plus que fragiles ont subi de plein fouet cette crise sanitaire mais aussi économique. Une crise sociale arrivera inéluctablement. Il nous faut donc, en urgence, poser les digues éducatives et sociales contre ce Tsunami. L’éducation n’est plus un enjeu, mais un objectif. Aulnay sous-bois, la Seine Saint Denis possèdent déjà le vivier et le potentiel, qui participera à faire émerger une ambition collective pour des biens vivre partagés.

Les compétences du département, en charge des collèges, et que M.Troussel a élargi au soutien, à l’insertion et à la formation des jeunes, en développant des liens forts avec des partenaires du tissu économique Séquano-Dyonisiens et organisant le  forum des métiers départemental à destination des collégiens ou encore le forum des formations, à destination des Jeunes sans formation, demandeurs d’emploi, allocataires du RSA. Des actions qui méritent d’être développées et amplifiées dans notre ville et que je veux porter. 


Quels constats et quels diagnostics fondent votre recherche de solutions et vos propositions ?

Je suis enseignant au lycée Voillaume depuis 21 ans et cette position me permet d’avoir le recul sur l’évolution des problématiques éducatives et sociales, mais aussi de toucher au plus près, au quotidien, les difficultés des jeunes et de leur famille. J’ai vu croître la paupérisation des familles en ayant échangé avec des assistantes sociales, en ayant participé à des maraudes. J’ai pu entendre ces cris d’alarme et voir cette nouvelle détresse sociale.

Je souhaiterai que les 2 parcs (Sausset et Ballanger) deviennent des lieux d’accueil éducatif, scientifique, technologique et humaniste. Les ressources humaines seraient nos étudiants. Je souhaiterai encore que ces 2 lieux proposent des jardins scolaires partagés…


Que défendrez-vous pour les Aulnaysiens auprès du département ?

Alors, bien sûr, vous l’aurez compris, pour moi la mère des batailles c’est l’éducation avec ses déclinaisons que sont l’insertion et la solidarité. La jeunesse est notre présent mais surtout notre avenir. Ces mois de confinement auront fait plonger nombre de jeunes, nombre de familles, dans une nouvelle « précarité éducative ». Tout le monde comprendra que ces mois de cours en distanciel ou en demi-jauge, sont d’abord du temps scolaire et des apprentissages en moins. Alors oui, je veux préparer un avenir éducatif à tous ces jeunes. Oui, je veux que les jeunes d’Aulnay et de la Seine saint Denis aient les mêmes chances que les autres jeunes. Oui encore, je veux qu’ils puissent avoir un futur, un avenir choisi. Oui, enfin je veux qu’il soit mis en place des moyens pour aider tous les jeunes sur des parcours de remobilisation mais aussi sur des parcours d’excellence. Aussi, je souhaite que le Département puisse jouer pleinement un rôle dans le cadre du Parcours Avenir dès la 6ème dans les collèges de notre ville afin de favoriser la persévérance scolaire et l’épanouissement des jeunes dans leur scolarité, dans un parcours gagnant. 

Toutes ces ambitions me semblent suffisamment fortes pour que nous votions pour le rassemblement de la gauche et des écologistes, pour Oussouf Siby, Adélaïde Gandji, Christelle Chat, et moi-même, pour conserver un Département éduqué, solidaire, écologique et démocratique.

Propos  recueillis  le  25  mai  2021  par  Catherine  Medioni

Départementales 2021, Adélaïde Gandji, candidate titulaire sur la liste de gauche solidaire et écologique

Bonjour Adélaïde Gangji. Co-listière d’Oussouf Siby, le lectorat d’Aulnaycap serait heureux d’en apprendre davantage sur vous et sur vos racines Aulnaysiennes. Pourriez-vous vous présenter ?

Aulnaysienne depuis ma plus tendre enfance, j’y ai  suivi toute ma scolarité, de l’école Petits Ormes au lycée Voillaume, en passant par le collège Victor Hugo.

Comme la plupart des étudiants de ma génération ont pu le faire, par nécessité ou par choix, j’ai commencé ma vie active par du bénévolat dans le milieu de l’éducation populaire avant de travailler comme animatrice puis directrice dans les centres de loisirs de la ville. Cette rencontre avec les enfants et leurs familles, mais aussi les échanges avec mes pairs, plus expérimentés, ont été à l’origine de mon engagement auprès des enfants mais aussi de leurs parents, avec déjà là, une forte prise de conscience de la notion d’intérêt public.

Au fil des années, cet engagement ne s’est pas démenti, m’amenant à proposer avec l’aide de mes équipes, des projets de plus en plus ambitieux pour les enfants du quartier afin de favoriser leur ouverture sur l’extérieur mais aussi leur permettre de s’autoriser à rêver d’autre chose que du Galion ou des tours des 3000.

Les élections municipales 2020 ont battu un record dans l’abstention. Ne craignez-vous pas le même scénario pour les départementales 2021 

Lors des dernières élections municipales, j’ai eu l’occasion de m’impliquer davantage, via une démarche participative visant à rendre les habitants acteurs de la vie de leur ville, en faisant un état des lieux et en proposant des solutions concrètes et pragmatiques. Mon engagement pour les élections départementales est une manière de poursuivre cette démarche, de montrer que nous avons tous notre rôle à jouer dans les décisions qui nous concernent en premier lieu et qu’il ne tient qu’à nous de nous saisir des opportunités offertes par la République pour faire entendre nos voix et influer sur notre futur.

En toute honnêteté, ce sera ma première expérience en politique qui m’apparait bien souvent, comme un panier de crabes où il ne fait pas bon vivre. Par contre, je sais que je n’ai pas envie de continuer à subir une situation qui ne me satisfait pas et qui me fait craindre pour l’avenir de nos enfants, c’est pourquoi je m’appuie sur le rassemblement de la Gauche, qui comme moi, pense que le mieux vivre passera, dans un département tel que le nôtre, par une priorité donnée à la jeunesse et la mise en œuvre d’une démocratie populaire de proximité pour relever les grands défis sociaux, écologiques et économiques actuels. Qui dit rassemblement, dit diversité. Dans cette diversité, la démarche communiste m’apparait indispensable pour lier luttes et perspectives, lier justice sociale et respect du vivant et de l’environnement. En un mot dépasser l’ordre économique, inéquitable en l’état, pour accéder à une nouvelle civilisation assurant l’épanouissement de chacun. C’est pour cela que j’entends incarner, par ma candidature, cette dimension indispensable pour que les plus exclus aient des raisons d’espérer un avenir meilleur… à construire avec eux !

L’éducation semble être pour vous le cœur de votre démarche citoyenne et politique… 

En effet éduquer représente un même enjeu à la fois professionnel…et citoyen.

De par mon parcours et mon expérience professionnelle, je suis éducatrice spécialisée, je suis naturellement portée vers les questions de l’éducation et de l’action sociale et donc sensible à des propositions telles que le RSA à partir de 18 ans, la réduction des inégalités face au numérique pour les élèves entrant au collège etc.…

Depuis plus d’un an, en sillonnant les marchés de la ville, j’ai pu constater qu’une bonne partie de la population semble désabusée par la politique, affichant une forme de fatalisme face à la constante dégradation de leurs conditions de vie et des promesses de campagne qui n’ont pas été tenues. La même question est souvent revenue lors de mes échanges avec les Aulnaysiens : « qu’est-ce que vous allez faire pour moi ? » A toutes ces personnes, la réponse a toujours été la même. Il ne s’agit pas de savoir ce que moi je peux faire pour vous, mais de ce que vous pouvez faire pour vous-même, ce que vous êtes prêt ou prête à faire pour vous-même en prenant le risque, car cela en est effectivement un, d’amorcer un changement qui sera à la hauteur de vos espérances ou pas, mais qui, dans tous les cas, montrera aux politiques tant décriés qu’ils sont là parce que vous le voulez bien. Mon engagement vise aussi à susciter la participation active du plus grand nombre.

Le grand Paris désormais s’invite dans le futur des Séquano-Dyonisiens et votre liste aura aussi la mission de porter leur voix …

Depuis plusieurs années maintenant, la ville d’Aulnay-sous-Bois, comme le département de la Seine Saint Denis, connaissent un grand changement avec le Grand Paris. C’est l’occasion pour les habitants de montrer qu’ils ne veulent pas se contenter de regarder passer le train mais qu’ils veulent aussi monter à bords grâce à une politique sociale équitable qui va faciliter leur vie et favoriser le vivre ensemble à tous âges, plutôt que de favoriser les investissements visant une rentabilité exclusivement financière au détriment de l’écologie. Je m’engage pour une civilisation du vivant et en faveur de la participation citoyenne et de l’engagement du plus grand nombre.

Avec Oussouf SIBY, Christelle CHAT, Boubéka MEDHAOUI et moi-même, les Aulnaysiens voteront pour  la solidarité, la démocratie et l’écologie en Seine Saint Denis.

Propos  recueillis  le 23  Mai  2021  par  Catherine  Medioni

Christelle Chat, Artiste et Ingénieure en informatique, candidate suppléante de la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes

Bonjour Christelle Chat. Vous êtes candidate suppléante sur la liste de la gauche solidaire et écologiste pour les départementales. Pourriez vous vous présenter au lectorat d’Aulnaycap ?

Habitante de Seine-Saint-Denis depuis toujours, je trouve qu’il est important pour tous les citoyens de s’engager, chacun à son niveau dans la vie politique, au sens de la vie de la cité. Je me suis engagée en tant qu’élue des parents d’élèves au collège et au lycée, j’ai pu soutenir les élèves, les parents et les professeurs à conserver un cadre éducatif juste et adapté à notre territoire. Ensuite, J’ai souhaité m’engager dans un cadre démocratique innovant pour les élections municipales et je veux participer maintenant, au niveau départemental, à remettre l’humain et la nature au centre des décisions.

Pourquoi vous être engagée sur la liste de gauche écologiste ?

Le projet porté par la liste de rassemblement de la Gauche et des écologistes me semble juste et adapté, et je souhaite que cette union, déjà à l’œuvre depuis plusieurs années au Département, puisse continuer ses actions. A mon sens, les écologistes sont les plus à même de répondre aux alertes des scientifiques sur le dérèglement du climat, la mise en danger de la biodiversité, et donc du vivant. Il est de notre devoir de nous engager pour nos enfants, leur santé et la nôtre.

Il semble que vous soyez très sensible aux problématiques écologiques. Quelles sont vos propositions en ce domaine ?

La transition écologique doit être vue comme un pilier de la justice sociale. Nous souhaitons porter le développement des mobilités douces par un réseau cohérent sur tout le Département, soutenir également la protection des terres agricoles, ainsi qu’une alimentation saine et de proximité dans nos collèges et nos crèches.

La pandémie a mis en évidence des fractures au sein de notre société et placé sur le devant de la scène des populations davantage fragilisées.  Quel bilan tirez vous de ce constat ?

La crise sanitaire nous a effectivement démontré l’importance de la solidarité envers les jeunes et les séniors. Le Département est déjà acteur de cette solidarité, et souhaite aller encore plus loin pour soutenir financièrement les jeunes par un RSA qui leur serait dédié. Les séniors seront aidés dans leurs démarches par une « Maison de l’autonomie et des aidants ».

A Aulnay sous Bois en particulier, les citoyens de la société civile engagés dans leur citoyenneté se plaignent de n’être jamais associés aux grandes décisions de leur ville ni consultés sur des projets qui vont pourtant impacter leur quotidien. Proposez vous une autre méthodologie pour que les habitants ne se sentent plus écartés des décisions qui les concernent ?

L’écologie est un système complet, qui inclut naturellement la démocratie et la citoyenneté. Les citoyens et les citoyennes doivent être inclus et incluses dans les prises de décisions, avec davantage de démocratie participative et d’intelligence collective et donc moins de cumul de mandats.

L’écologie ne concerne pas que l’environnement, le vivant et la nature, mais également la manière d’envisager les relations humaines, et dans ce cas en effet, on parle d’écologie relationnelle, une notion souvent absente des discours de droite….

Toutes les raisons que je viens d’évoquer me semblent effectivement suffisamment fortes pour que nous votions pour le rassemblement de la gauche et des écologistes, pour Oussouf Siby, Adélaïde Gandji, Boubeka Mehdaoui et moi-même, pour conserver un Département écologique, solidaire et démocratique.

Encore un dernier mot, Christelle Chat.  Avant de nous quitter,  pourriez-vous évoquer votre pratique artistique ?

Élève pendant 15 ans de l’Ecole d’Arts Claude Monet, je pratique maintenant dans mon propre atelier, et je présente mon travail, essentiellement des portraits, lors d’expositions collectives.

Merci Christelle Chat pour cette Interview accordée à Aulnaycap.

Propos recueillis le  16  mai  2021  par  Catherine  Medioni

Pourquoi la CNIL a autorisé une société privée a utiliser nos données personnelles fournies par la carte vitale ?

IQVIA, une société privée considérée comme le leader mondial des data de santé dans le monde a en effet  obtenu l’autorisation de la CNIL de passer un partenariat avec les pharmacies. Ainsi donc à votre insu et sans que votre consentement n’ait jamais été éclairé ni obtenu, vos données personnelles sont collectées par cette société chaque fois que vous vous rendez à votre pharmacie pour y faire exécuter vos ordonnances, mais également chaque fois que vous achetez des produits de parapharmacie !

C’est Elise Lucet, connue pour ses enquêtes approfondies sur des sujets sensibles qui concernent tous les citoyens et les consommateurs qui révèle le pot aux roses ! Elle affirme que nos données personnelles enregistrées sur la carte vitale sont récupérées par des entreprises commerciales pour dresser votre profil d’acheteur-consommateur, et ensuite vous proposer des publicités ciblées et soi-disant adaptées à vos besoins ! Cette découverte a  » été une énorme surprise pour nous  » affirme Elise Lucet !

C’est Linda Bendali, membre de l’équipe de Cash investigation, qui aurait fait cette incroyable découverte, en fouillant et scrutant méticuleusement les dossiers de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) et en tombant sur cette autorisation accordée à une société privée !

 »  à chaque fois que vous présentez votre carte vitale dans une pharmacie, toutes les données de ce que vous achetez, médicaments ou parapharmacie, absolument tout, va dans un logiciel  »     Ajoute la Journaliste ! Selon Elise Lucet, il s’agit d’un véritable scandale puisque la loi stipule que le consentement explicite d’un patient doit être demandé….

Le sujet de la récupération de nos données personnelles obtenues à partir de nos cartes vitales fera donc l’objet d’un numéro de cash investigation le 20 mai prochain sur France 2

Article  rédigé  le  15  mai  2021  par  Catherine  Medioni

Départementales 2021, Mohamed BOUNOUA candidat de la liste Union Citoyenne Aulnaysienne s’exprime :

L’enjeu est de rassembler les aulnaysien.nes de notre canton autour de projets en lien direct avec l’amélioration de leur cadre de vie tout en mettant un point d’honneur au respect de l’environnement. J’en appelle à toutes celles et ceux qui souhaitent voir notre ville devenir une référence du vivre ensemble, un modèle en terme de protection de l’environnement, un exemple en terme d’accès à l’éducation et à la culture.  Nous pouvons tous agir et changer notre destin grâce à des projets concrets, réalistes et utiles.

En tant que citoyen Aulnaysien, j’ai grandi à Aulnay Nord dans le quartier de la Rose des Vents et je suis entrepreneur sur notre ville dans le secteur de l’immobilier.  Je suis également très investi auprès des jeunes, engagé auprès du personnel hospitalier et de plusieurs associations locales.  Je me porte donc candidat dans le canton d’Aulnay sous Bois avec mon binôme Marine Zaccardelli, dirigeante du club de Tennis de la Rose des Vents qui se distingue par son engagement contre les inégalités homme/femme, mais également contre l’isolement des publics fragiles et qui encourage la réussite scolaire des jeunes de tous nos quartiers.

Nos suppléants sont Martial Meyongo, Président  de l’association Entre-Aide Internationale et Nathalie Detoeuf, salariée gestionnaire d’une résidence sociale sis à Aulnay sous Bois  et membre de l’association laïque AFDAEIM, créée en 1962 à Stains (93) par un groupe de parents d’enfants et de jeunes adultes en situation de handicap.

Nous sommes tous des citoyens engagés pour notre ville, en prise directe avec la vie de nos concitoyens, qui avons à cœur de représenter l’union de notre canton. Nos candidatures ne sont pas celles d’un parti, mais celles de l’intérêt général et du bien commun.  Et c’est avec la même détermination et la même énergie que je souhaite m’engager pour le bien collectif, pour notre si belle commune Aulnay-Sous-Bois et pour notre département de la Seine Saint-Denis.

PARTAGEZ ET FAITES PARTAGER  NOTRE CANDIDATURE.

Aulnay, un modèle en Seine-Saint-Denis

unioncitoyenneaulnaysienne@hotmail.com                                                                                                                                                                                              

Propos  recueillis  le  15  mai  2021  par  Catherine  Medioni

L’intimidation judiciaire pour clore toute contradiction doit cesser

Avec l’arrivée de Bruno Beschizza aux manettes de notre ville en 2014, nous avons tous été les témoins sidérés d’une propension maladive et suspecte à attaquer systématiquement en justice et sous les chefs d’accusations calomnieux et infondés de  » diffamation et d’injures »  quantité d’associatifs, de citoyens impliqués dans la vie de leur cité et même d’opposants politiques.

Ces méthodes visant à instrumentaliser la justice pour intimider et faire faire tous les contradicteurs et tous ceux qui révèlent des transgressions au droit pénalisant l’intérêt général, ont pris de telles démesures que de nombreuses ONG s’associent pour exiger de la commission européenne qu’elle crée et adapte les lois afin de faire échec aux  » puissants  » qui, par excès de pouvoir et de fortune, abusent du droit de saisir la justice en attaquant des personnes qui ne disposent pas des moyens financiers et logistiques suffisants pour se défendre.

Une recrudescence des poursuites-bâillons à l’égard des journalistes, des lanceurs d’alerte ou de simples citoyens critiquant les politiques mises en place étant observée partout au sein de l’union européenne, environ 118 organisations non gouvernementales ont adressé une demande à la Commission Européenne pour faire avancer le droit qui protège les lanceurs d’alerte contre les poursuites-bâillons afin de protéger la démocratie et les droits fondamentaux partout en Europe.

Que sont les poursuites-bâillons ?

Une poursuite-bâillon est une action en justice intentée en vue de faire taire un lanceur d’alerte, un détracteur ou un opposant. La procédure judiciaire a généralement peu de chance d’aboutir et de faire condamner l’accusé : elle vise davantage à l’épuiser financièrement et moralement ou à l’effrayer pour qu’il ou elle autocensure. Le concept inclut également les menaces de poursuites ayant le même effet.

Les poursuites-bâillons constituent donc une menace pour l’ordre juridique de l’UE, et en particulier :

Une menace pour la démocratie et les droits fondamentaux.

L’UE est fondée sur l’État de droit et le respect des droits de l’homme parmi lesquels se trouve la liberté d’expression, la participation et la liberté d’association de ceux et celles qui s’expriment dans l’intérêt public, ce qui affecte in fine la capacité de tous et toutes à exercer leurs droits fondamentaux.

Une menace pour l’accès à la justice et la coopération judiciaire.

La coopération judiciaire transfrontalière repose sur les principes d’accès effectif à la justice dans toute l’Union et de confiance mutuelle entre les systèmes. Cette confiance doit être fondée sur le respect d’un socle normatif commun. Dans la mesure où elles faussent les procédures civiles et constituent un abus de celles-ci, les poursuites-bâillons sapent la confiance mutuelle entre les systèmes juridiques au sein de l’UE. Or, les États-membres doivent avoir la garantie que les décisions rendues par les tribunaux d’autres États-membres ne sont pas le résultat de stratégies abusives visant à faire taire des militants et journalistes, mais sont adoptées à l’issue d’une procédure équitable.

Une menace pour l’application du droit de l’UE, en particulier les règles budgétaires et fiscales et le droit du marché intérieur.

L’application effective du droit de l’UE, en particulier les règles budgétaires et fiscales et le droit du marché intérieur, repose sur la détection des comportements frauduleux, notamment ceux mis en lumière par les « chiens de garde » de la démocratie, tels que les médias et acteurs de la société civile. Par conséquent, l’absence de protection de ces personnes qui jouent un rôle crucial dans la détection des comportements frauduleux constitue une menace pour l’application du droit de l’UE. Le même raisonnement s’applique à la gestion des programmes et du budget de l’UE, dont la bonne gestion ne peut être placée sous le contrôle de la seule Commission Européenne.

Une menace pour la liberté de circulation.

L’absence de règles pour protéger ces « chiens de garde » de la démocratie des poursuites-bâillons a un impact sur l’exercice des libertés fondamentales prévues par les traités car elle affecte la capacité des médias, des organisations de la société civile et des prestataires de services d’information à exercer leur mission dans des États où le risque de poursuites-bâillons est élevé. Elle décourage les personnes de travailler pour des organisations qui peuvent être la cible de telles poursuites.

le 11 mai 2021, le parlement Européen accueillait La commission des affaires juridiques (JURI),  la commission des libertés civiles, et celle de la justice et des affaires intérieures (LIBE) pour préparer le rapport sur la lutte contre l’intimidation judiciaire que subissent des journalistes et des organisations de la société civile au sein de l’Union Européenne.

L’eurodéputée et co-rapporteure du rapport à venir nommé « anti-SLAPP », Roberta Metsola s’est engagée à soutenir les journalistes, les lanceurs d’alerte et les activistes de la société civile en faisant référence aux poursuites judiciaires destinées à les intimider et à les faire taire.

 » L’objectif de ces procédures n’est pas de gagner, mais de réduire au silence « , a souligné l’eurodéputé Roberta Metsola, expliquant qu’elles permettent à « ceux qui en ont les moyens » de mettre les journalistes face à un « choix » : « arrêter de rapporter les faits ou faire face à un procès long et coûteux ». Une menace qui peut également mener à de l’autocensure.

l’eurodéputé Tiemo Wölken, deuxième co-rapporteur du rapport, a quant à lui ajouté que :  » Les victimes de ‘SLAPPS’ sont poursuivies en justice pour avoir exercé leurs droits fondamentaux « . il défend une approche « holistique » ayant comme objectif de préserver la liberté d’expression et d’information, qui sont les « éléments clés de l’état de droit » selon lui.

La Commission doit donc présenter une proposition d’acte législatif global visant à établir des normes minimales contre la pratique des poursuites-bâillons dans l’ensemble de l’Union. Dans son plan d’action pour la démocratie européenne, l’exécutif a annoncé en décembre dernier qu’il introduirait une « initiative visant à limiter le recours abusif aux poursuites stratégiques altérant le débat public » avec l’objectif de renforcer la liberté et le pluralisme des médias.

Le recours abusif aux procédures judiciaires n’est pas réservé à certains pays européens, mais est bel et bien « de plus en plus utilisé par les États membres » sans distinction, note Tiemo  Wölken. La France n’est ainsi pas épargnée par la tendance.

Mme Costela quant à elle, plaide pour que les juges puissent prendre des « décisions a priori » ,c’est à dire  couper court aux procédures judiciaires manifestement malveillantes, et à établir un guichet unique qui viendrait accompagner les mis en cause. Et d’ajouter : « Il devrait y avoir des sanctions pour ceux qui abusent des lois sur la diffamation ».

Voilà qui pourrait peut-être calmer les ardeurs guerrières antidémocratiques de notre maire qui a désormais à son palmarès et grâce à l’argent public qu’il a illégalement détourné, 12 procès-baillons perdus !

Article  rédigé  le  14 et  15  mai  2021  par  Catherine  Medioni

Une Coalition et une plateforme pour contrer les procédures-baillons est crée

Bonne nouvelle pour les lanceurs d’alertes, les journalistes ou les citoyens de la société civile qui se retrouvent poursuivis en justice par des personnes en position de pouvoir en raison de leur statut ou de leur fortune, voire en raison des deux !

Une plateforme contre les procédures baillons est crée pour protéger la démocratie et les lanceurs d’alerte. Elle est le fruit d’une coalition d’organisations non gouvernementales (ONG )  pour contrer la multiplication des procédures judiciaires dites « bâillons » en permettant notamment aux lanceurs d’alertes et journalistes visés par ces poursuites, de leur fournir des moyens de défense et d’information.

Une trentaine d’associations parmi lesquelles RSF, Greenpeace, Transparency international, la Fédération européenne des journalistes, sont à l’origine de cette plateforme qui se fixe pour mission de « dénoncer et combattre l’utilisation des poursuites judiciaires pour intimider et réduire au silence » les voix critiques.

Dénommée par son acronyme CASE, pour  »  » Coalition Against Slapps in Europe  » en anglais et pour     » Coalition contre les procédures-bâillons en Europe  » en français, la plateforme, afin de contrer ces pratiques utilisées par les  » puissants  »  envisage de développer une stratégie en trois volets :

  • médiatisation des procédures abusives et de leurs initiateurs
  • aide juridique aux personnes visées
  • lobbying auprès des décideurs politiques

Parallèlement à la mise en place de cette stratégie,  CASE rappelle qu’elle porte un projet de directive européenne visant à protéger juridiquement les lanceurs d’alerte. Côté boîte à outils, le site fournit une cartographie européenne des services juridiques et des avocats  » pro bono « , donc acceptant de travailler à titre gracieux au bénéfice des personnes défavorisées ou modestes, afin de servir le bien public en défendant les  cibles et les victimes de procédures-bâillons.

Sur le plan médiatique, la coalition prévoit l’organisation le 18 mai prochain de la version européenne des prix « Slapp awards », pour désigner les entreprises et les personnalités politiques les plus procédurières…..

Avec ses 12 procès-baillons déjà perdus, et les prochains en attente de jugement et de verdict, pensez-vous que Bruno Beschizza pourrait dans un futur plus ou moins proche être éligible à ce prix et obtenir un  » slapp award  » ?

L’avenir nous le dira….

Article  rédigé  le  14  mai  2021  par  Catherine  Medioni

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