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BAFA et BAFD citoyen financés par la ville d’Aulnay-sous-Bois en échange de bénévolat

La ville finance le BAFA et le BAFD des jeunes Aulnaysiens âgés de 17 à 25 ans en échange de 70 h de bénévolat

La ville reconduit le dispositif du BAFA citoyen (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) et du BAFD citoyen (brevet d’aptitude aux fonctions de directeur).

Le principe : en contrepartie du financement de leur formation, les jeunes candidats sélectionnés s’engagent à réaliser 70 heures de bénévolat dans des structures associatives ou municipales.

Un jury de professionnels sélectionnera les candidats après un entretien évaluant leur motivation. Les jeunes retenus disposeront d’un référent tout au long de leur parcours.

(Prolongation jusqu’au 19 mars) , Les dossiers de candidature sont à retirer et à retourner du 15 février au 5 mars 2021 à la Direction jeunesse.

Lieu :
Direction jeunesse
10 rue Roger Contensin

Tél : 01.48.79.44.68

Source : site de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Non, on ne peut pas obliger un allocataire du RSA à faire du bénévolat

JusticeLe tribunal administratif de Strasbourg a jugé illégale la décision du conseil départemental du Haut-Rhin d’imposer, à partir du 1er janvier 2017, sept heures de « bénévolat obligatoire » aux bénéficiaires du minima social.

 Le vote du conseil départemental du Haut-Rhin, imposant sept heures de « bénévolat obligatoire » aux allocataire du Revenu de solidarité active (RSA), avait fait grand bruit en début d’année. Certains, surtout à droite, avaient applaudi la prise de risque du président du département, Eric Straumann (LR), quand le gouvernement et les associations s’insurgeaient.

Immédiatement, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine avait affirmé que cette disposition était illégale et le préfet du Haut-Rhin l’avait attaquée en justice. Le tribunal administratif de Strasbourg a tranché le 5 octobre :

La délibération du conseil départemental du Haut-Rhin du 5 février 2016 est annulée.

Le TA a notamment rejeté l’argument du département qui se fondait sur le principe suivant : ce dernier finance l’allocation et compte tenu du reste à charge pour la collectivité  de plus en plus important (« il a atteint 48,9 % en 2015″ précisait l’argumentaire du CD), le territoire pouvait ajouter un critère d’attribution.

Le tribunal a rappelé que :

  • « toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies » par la loi (article L. 262-2 du code de l’action sociale et des familles) ;
  • les bénéficiaires doivent rechercher un emploi (article L. 262-28 du même code) ou s’il ne peuvent travailler, doivent être dirigés par le département vers des « organismes compétents en matière d’insertion sociale » (article L. 262-29 du CASF) ;
  • les bénéficiaires signent, avec le président du département, un « contrat librement débattu énumérant leurs engagements réciproques en matière d’insertion sociale ou professionnelle » (article  L. 262-36 du CASF).

La décision du CD 68 de généraliser le bénévolat à tous les bénéficiaires, sans revoir au cas par cas les contrats d’insertion, « exclut la possibilité de suspendre ledit versement en raison du non-accomplissement d’heures de bénévolat, sauf à constater qu’il figure parmi les engagements souscrits dans le cadre du contrat », écrit le TA.

Source : extraits de l’article d’Isabelle Raynaud proposés par Catherinen Medioni

L’idée de Séverine Maroun sur les heures de bénévolat pour les allocataires du RSA de Seine-Saint-Denis séduit

Maroun

L’adjointe à Aulnay-sous-Bois Séverine Maroun planche sur la mise en place d’un dispositif  proposant aux allocataires du RSA en Seine-Saint-Denis d’effectuer des heures de bénévolat.

Contrairement au Haut-Rhin qui souhaite conditionner le versement du Revenu de Solidarité Active à des heures de bénévolat obligatoire, Madame Maroun souhaite mettre un système moins coercitif, sur la base d’un volontariat. Celles et ceux qui ne veulent pas effectuer de bénévolat auront toujours le RSA.

L’idée serait ainsi de proposer aux bénéficiaires du RSA d’effectuer sept heures de bénévolat par semaine, dans une association de leur choix. A Aulnay, 3 750 habitants bénéficient du RSA, dont le versement est géré directement par la ville.

Pour madame Maroun, cela permettra de renforcer le tissu associatif de la ville et de rassurer les employeurs, qui pourront ainsi compter sur de potentielles recrues qui ne seront pas restées inactives trop longtemps.

Certains habitants de la ville interrogés par le Parisien semblent séduits par cette proposition. L’isolement, la dépression et le sentiment d’abandon poussent de nombreux allocataires à être en marge de la société. Ce bénévolat pourrait leur permettre de rompre cette solitude.

L’adjointe d’Aulnay-sous-Bois Séverine Maroun veut conditionner le RSA en Seine-Saint-Denis à l’obligation de bénévolat

Maroun

Maroun

Alors que le conseil départemental du Haut-Rhin a voté le conditionnement du versement du RSA à 7h00 de bénévolat obligatoire par semaine (ce qui est critiqué par l’Etat), la conseillère départementale Séverine Maroun souhaite mettre en place le même dispositif en Seine-Saint-Denis.

L’adjointe à Aulnay-sous-Bois a ainsi adressé un courrier à Stéphane Troussel, président du Conseil Départemental.  Elle lui demande de « réfléchir à mettre en place l’obligation pour le bénéficiaire (du RSA) d’effectuer au moins 7 heures de bénévolat au service de l’association de son choix ». Une offre similaire par rapport au Conseil Départemental du Haut-Rhin.

Pour Madame Maroun, une absence « quelconque activité est un frein à l’insertion professionnelle ». Cela« pourrait rassurer un employeur quant aux qualités professionnelles attendues». 100 000 habitants touchent le RSA en Seine-Saint-Denis

Stéphane Troussel estime quant à lui que « le RSA est une prestation de solidarité nationale » et que « toute mesure visant à départementaliser le RSA, qu’il s’agisse du montant de l’allocation ou du bénévolat obligatoire, crée une inégalité de fait entre les bénéficiaires du RSA, selon leur département d’origine ».

Est-ce que Madame Maroun arrivera à convaincre quelques élus de Gauche pour faire passer le projet (la Droite n’a pas la majorité dans le département) ?

Source : Le Parisien

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