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Des dealers font partir des instits de leur logement de fonction à Sevran

Deux enseignants ont quitté leur appartement de fonction, situé dans un immeuble gangrené par le trafic, à Sevran.

Lassés par le trafic de drogue, les instits ont fini par déménager. A Sevran, en bordure de l’école élémentaire Marie-Curie, au 8 rue Pierre-Brossolette dans le quartier Rougemont, un bâtiment d’appartements de fonction dédiés en partie aux enseignants… n’en abrite plus aucun. Virés par les dealers.

« Les deux derniers qui y habitaient sont partis dans le courant de l’année scolaire 2018-2019. Ils ont été relogés ailleurs dans la ville », confirme-t-on dans l’entourage du maire Stéphane Blanchet (SE).

« Le shit est plus fort que l’éducation »

Ce mardi matin, dans l’une des écoles de ce groupe scolaire, on nous confirme que « le trafic de drogue, le bruit à toute heure, le squat de certains appartements, l’insalubrité, ont eu raison de la patience de ces enseignants ».

Source et article complet : Le Parisien

A Bobigny, suspicion de fuite lors d’un procès pour trafic de drogue à Aulnay-sous-Bois et peur des jurés re représailles ?

Les avocats d’un dossier particulièrement sensible de trafic de drogue et de séquestration s’interrogent sur une possible fuite au moment du verdict le 7 février dernier. Un fait très rare.

Ce soir-là, le verdict est d’abord venu de la salle. Il faisait nuit depuis longtemps ce jeudi 7 février Bobigny (Seine-Saint-Denis) lorsque la greffière du tribunal a annoncé le retour de la cour. C’était l’histoire d’un quart d’heure. Mais une rumeur a surgi du public, et est parvenue aux oreilles des avocats et de l’avocate générale.

« On a su que c’était tombé : 14 ans pour Boubakari B. et 7 ans pour Mohamed C., le reste c’était des acquittements », se souvient encore abasourdi un des onze avocats du procès. Huit accusés, dont une femme, étaient jugés pour une séquestration ultra-violente à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en marge de la disparition d’une cargaison d’herbe de cannabis en 2014.

Si c’était un pronostic, il était plus que surprenant au vu des débats. Une vingtaine de minutes plus tard, la cour est revenue après onze heures de délibéré. Et le verdict était bien celui qui circulait, laissant planer un malaise, toujours tenace aujourd’hui, autour de la violation du secret du délibéré.

Y a-t-il eu une menace, directe ou indirecte, sur les jurés ?

Sans préjuger de l’issue du délibéré, autant d’acquittements n’étaient guère prévisibles. Trois étaient plus que discutables, d’autant que même les délits de non-assistance et d’abstention volontaire d’empêcher un crime ont été écartés. Sur les bancs de la défense, certains ont vu dans ces acquittements une « faiblesse de l’accusation ». Des peines de 8 à 18 ans étaient requises. Que ce verdict ait fuité avant, accrédite l’hypothèse d’une communication entre les jurés et la salle. Comment ? Et surtout y a-t-il eu une menace, directe ou indirecte, sur les jurés ? Ces derniers prêtent serment de conserver le secret de leurs délibérations, même après le procès, l’indépendance de la Cour en dépend. Joseph Breham, avocat d’un des acquittés tempère : « Ces rumeurs ne sont que la représentation du ressenti des proches sur le déroulé de l’audience » analyse-t-il.

Quoi qu’il en soit, l’ambiance a été pesante tout au long du procès. René, partie civile, était en permanence sous escorte policière, méfiant des photos qui pourraient être volées de lui depuis la salle des pas perdus. La drogue n’a jamais été officiellement retrouvée et des soupçons ont pesé sur des membres du trafic. Au premier jour du procès, un juré tout juste tiré au sort avait annoncé qu’il ne pouvait pas siéger. « J’habite à Aulnay-sous-Bois et il y a des personnes dans la salle qui sont de mon voisinage » avait-il été poussé à expliquer. Vu l’inconfort manifesté, la cour avait « jugé préférable qu’il ne siège pas ». Une ambiance lourde qui pourrait encore jouer un rôle, puisque six des accusés seront rejugés en appel, à Paris cette fois-ci, dans moins d’un an. Sollicité, le parquet de Bobigny n’a fait aucun commentaire.

Source et article complet : Le Parisien

De la drogue cachée derrière une fausse cloison dans un immeuble à Aulnay-sous-Bois

Quatre hommes, soupçonnés de trafic de drogue, ont été déférés. Ils avaient aménagé une cache avec commande électrique.

La jambisation aurait atteint Aulnay-sous-Bois avec un blessé par balle dans les mille-mille

jambisationMardi dernier vers 20h30, au niveau de la rue des Aulnes dans le quartier de Mitry à Aulnay-sous-Bois, un jeune homme a été blessé par balle à la cheville. Deux hommes à scooter lui ont en effet tiré dessus. Ce qui ressemble à une expédition punitive ou « jambisation », viendrait donc frapper la ville d’Aulnay.

Très populaire dans les cités de Seine-Saint-Denis et à Marseille, ce concept consiste à mutiler un dealer ou un collaborateur dans le trafic de drogue au niveau des jambes, sous forme d’avertissement. L’homme d’une vingtaine d’année était en train de décharger le coffre d’une voiture quand les deux individus à scooter, casqués, sont apparus dans son dos et lui ont tiré dessus, au niveau de la cheville.

Alors que les jeunes de la cité commençaient à affluer, attirés par les coups de feu, les lascars ont tiré en l’air et se sont frayés un chemin, avant de disparaître dans la nature.

Personne n’a rien vu de concret, la police reste dans l’expectative…car le jeune blessé n’est pas connu des services de police.

Vidéo : un policier blessé dans le quartier des 3000 suite à une opération anti-stups

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Vidéo

Un policier a été renversé hier à proximité du Galion à Aulnay-sous-Bois. Il est sorti de l’hôpital mais a été très choqué.  Le fonctionnaire participait à un contrôle, lié à un trafic de stupéfiants, qui a donné lieu à une arrestation.

D’autres suspects ont pris la fuite, en voiture, fonçant sur les fonctionnaires qui se mettaient sur leur chemin. Il s’agissait ici de mettre fin à un supposé trafic de cannabis. En ligne de mire un appartement, où un habitant a été arrêté. Ce jeune homme de 22 ans a été placé en garde à vue, pour détention de drogue. Quelques centaines de grammes, en résine et en herbe, ont été saisies chez lui. Mais c’est le seul qui a été arrêté.

Source : Le Parisien

Le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza espère que Jean-Jacques Urvoas mettra fin à l’impunité des dealers

Bruno-Beschizza_scalewidth_630Aulnay-sous-Bois, comme tant d’autres villes, est confrontée au phénomène du trafic de drogue et des points de deals. Si la police parvient parfois à démanteler des réseaux et à saisir de grosses quantités  de stupéfiants, la justice derrière ne suit pas : les auteurs sont relâchés, bénéficiant de ce sentiment d’impunité. L’ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira était souvent dans le collimateur des Maires pour être trop complaisante avec les délinquants et les trafiquants de drogue.

Quelques exemples :

  • Le 6 janvier dernier, un gardien est pris en flagrant délit de détention de 20 kg de cannabis, et a 20 antécédents judiciaires. Malgré la reconnaissance des faits et les preuves qui l’accablent, il est relâché le lendemain.
  • Le 16 janvier, 3 dealers sont interpellés avec 400 grammes de Cannabis. Deux des trois individus sont connus des services de police pour des faits similaires. Verdict : affaire classée, auteur inconnu
  • Le 20 janvier, scénario identique pour six personnes. Les policiers ont même dû restituer les 210 euros saisis avec la drogue. Fort heureusement, ils n’ont pas dû restituer la drogue… Le juge refuse même à autoriser le test de stupéfiant sur les billets !

Une impunité qui permet au commerce parallèle de prospérer. Alors que des petits excès de vitesse sont parfois passibles de 135 € d’amende, les gros délits tel que le trafic de stupéfiant semble normal, selon la justice. Une situation qui met à rude épreuve les nerfs des Maires de ville sensible, qui entretien voire développe le trafic et bien souvent l’insécurité, et permet à des partis comme le Front National d’engranger de nombreuses voix.

Bruno Beschizza a écrit plusieurs fois au nouveau Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas pour se plaindre de la situation, mais sera t-il entendu ?

 

L’Omerta est toujours en vigueur dans les cités d’Aulnay-sous-Bois face au trafic de drogue

silenceLe trafic de drogue ne s’est jamais arrêté dans les cités d’Aulnay-sous-Bois. Tout au plus, il s’est déplacé en fonction des allées et venues des CRS qui, à certaines occasions et souvent sous une impulsion politique ou un fait divers alarmant, se sont positionnés à des endroits stratégiques.

La rédaction d’Aulnaycap a interrogé quelques résidents de ces cités qui n’ont pas souhaiter révéler leur identité. Si les dealers, les guetteurs et les hébergeurs de produits illicites ne sont pas forcément violents et casseurs comme certains l’imaginent (au contraire, le trafic illicite requiert une certaine discrétion), ils font la pluie et le beau temps dans leur quartier.

Ainsi, seuls les résidents « identifiés comme tels » peuvent partir et venir sans être réellement inquiétés. Les visiteurs doivent quant à eux montrer patte blanche. Le simple fait de prendre des photos peut paraître suspect et, à moins d’être fortement accompagnés, il n’est pas rare que des individus accostent et posent des questions avec insistance sur le pourquoi de ces clichés. Généralement sans violence, le photographe ou toute personne suspectée d’être de connivence avec la police est raccompagnée à l’extérieur du « point de deal », terme employé par la municipalité. Ces « points de deal » sont connus des services municipaux, des élus et de la police. Il y a même des consignes pour les éviter. Autant dire qu’il est pratiquement impossible de faire un reportage vidéo…

Certains halls d’immeuble restent occupées, à partir de 12h00 jusque tard dans la soirée. Selon les aveux même d’un résident de ces quartiers dits sensibles par les pouvoirs politiques, il y a une sorte d’accord tacite entre les habitants et les dealers : « On les laisse faire leur trafic, en échange ils ne nous agressent pas, ils n’importunent pas nos enfants, ne font pas de vague et ne nous cambriolent pas« . Pour d’autres, la peur empêche certaines personnes de les dénoncer, sous peine de représailles parfois physiques. Certains prétendent que la police est au courant de ces agissements mais n’intervient pas pour éviter une émeute. Pourtant, quelques descentes et perquisitions ont lieu, les filatures existent. Le manque de moyen de la police semble être un frein pour enrayer ce commerce parallèle qui fait vivre plusieurs dizaines d’individus.

Contrairement aux idées reçues, ces quartiers ne sont pas pour autant des zones d’ultra-violence, de peur et de non-droit. Au profit d’une Omerta, des actifs peuvent se rendre au travail sans avoir peur de trouver un jour, sur le parking, son véhicule brûlé. Les mamans peuvent ramener leurs enfants à l’école sans être inquiétées. Tout le monde semble s’être habitué à ce commerce parallèle, implanté pour durer. Toute personne souhaitant dénoncer ou contester cela est vite ravisée par ses voisins, toute dénonciation peut conduire à des actions parfois brutales.

Plusieurs riverains de ces quartiers ont toutefois remarqué que les patrouilles de police sont plus nombreuses depuis l’arrivée de Bruno Beschizza en 2014. Patrouilles qui rassurent mais qui ne permet pas encore de mettre à mal tout ce business. Certains affirment que les bobos et les enfants fortunés font le jeu des dealers en achetant de l’herbe et du cannabis « pour faire tendance ». Tant qu’il y aura des consommateurs, il y aura des dealers…

 

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