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Seconde vague de Covid-19 dans le département de la Seine-Saint-Denis

Après plus de 50 personnes en réanimation et près de 500 personnes hospitalisées, le département de la Seine-Saint-Denis est durement touché. 

Près de 1050 personnes sont mortes du Coronavirus en Seine-Saint-Denis, et de nouveaux décès sont à déplorer ces derniers jours à cause de la seconde vague qui était prévisible.

La Seine-Saint-Denis quelque peu perdante pour les Jeux Olympiques de 2024 ?

Deux piliers doivent rester: les « sites iconiques » comme Versailles, où se dérouleront les épreuves d’équitation, et « un ancrage très fort en Seine-Saint-Denis », explique le comité.

– « L’ADN des Jeux » –

« Je ne toucherai pas à l’ADN des Jeux », avait promis Tony Estanguet, le président de Paris 2024, pendant le confinement.

Mais les premières pistes ont déjà fait pousser un coup de gueule aux élus du département qui craignent in fine d’être lésés.

« La Seine-Saint-Denis ne peut pas être la variable d’ajustement, et cela ne peut pas être un alibi au moment de la candidature », a protesté jeudi Stéphane Troussel, président PS du département, devant le Stade de France, aux côtés des maires de Saint-Denis, du Bourget et de Dugny.

Il en appelé à l’intervention de l’Etat, en particulier celle du Premier ministre, Jean Castex, fin connaisseur du dossier, puisqu’il était délégué interministériel aux JO avant de rejoindre Matignon.

Le maire de Saint-Denis, l’ex-député PS Mathieu Hanotin, est particulièrement préoccupé à l’idée que les épreuves de natation ne se déroulent plus dans le département.

Source et article complet : Les Echos

Covid, plus de 3900 écoliers ne sont pas rentrés en classe en Seine-Saint-Denis

La peur du Covid a eu raison de la rentrée des classes de près de 4000 écoliers dans le département de la Seine-Saint-Denis. La ville d’Aulnay-sous-Bois est également particulièrement touchée.

Plus de 3900 élèves manquent à l’appel, ceux-ci n’ayant pas retrouvé le chemin de l’école. L’éducation nationale est inquiète de ces chiffres, le décrochage scolaire étant souvent une des causes de la délinquance.

351 246 élèves en Seine-Saint-Denis en pleine épidémie de Covid-19

Nombre d’entre eux ne sont pas revenus en classe depuis le 13 mars dernier. Ce mardi matin, quelque 351 246 élèves scolarisés de la maternelle au lycée doivent faire leur rentrée en Seine-Saint-Denis. Le 28 mai, seuls 8 % des écoliers du département étaient retournés en cours malgré la réouverture partielle de leurs établissements, selon un des rares chiffres communiqués par l’Education nationale sur ce dossier.

« Avec le confinement, on craint que certaines familles n’aient désappris l’école, admet en cette rentrée Daniel Auverlot, le recteur de l’académie de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne). Nous allons donc être très vigilants sur la présence des élèves en classe dès la première semaine de cours. Tous les absents seront contactés pour savoir pourquoi ils ne sont pas là. Les enseignants vont également reprendre les numéros et les mails des présents pour être sûr d’arriver à les joindre en cas de fermeture éventuelle de leur établissement. »

Pas assez de moyens pour lutter contre le Covid selon parents et enseignants

Dans le département, qui fut particulièrement frappé par l’épidémie de Covid-19, de nombreux parents et enseignants restent dubitatifs sur les moyens mis en place par l’Education nationale pour lutter contre la propagation du virus, à l’aube d’une potentielle deuxième vague.

Source et article complet : Le Parisien

Covid-19, port du masque obligatoire à Paris et en petite couronne, y compris en Seine-Saint-Denis !

À compter du vendredi 28 août, à 08h00, le port du masque sera obligatoire dès l’âge de 11 ans, à Paris et en petite couronne, pour tous les piétons circulant dans les espaces publics, les utilisateurs de vélos, deux-roues, trottinettes et autres engins de mobilité personnels, motorisés ou non. Les usagers circulant à l’intérieur des véhicules à moteur (voitures des particuliers, camionnettes ou poids lourds des professionnels) seront dispensés de cette obligation.

Suite au Conseil de Défense qui s’est tenu ce mardi, le Premier Ministre a demandé au préfet de Police d’étendre, en concertation avec les élus concernés, l’obligation de porter le masque dans la totalité de l’espace public à Paris et sur l’ensemble des trois départements de la petite couronne : la Seine-Saint-Denis, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

La dégradation de la situation sanitaire, avec une circulation active du virus dans l’agglomération parisienne, qui tend à s’accélérer, conduit le préfet de Police et les préfets de la Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne, à prendre cette mesure forte, dans l’intérêt général.

Plusieurs centaines de personnes ont été testées positives au Covid-19 en Seine-Saint-Denis

Près de 200 personnes ont été testées positives dans le département de la Seine-Saint-Denis au Coronavirus. Le département est repassé au-dessus du seuil de vigilance. La ville de Saint-Ouen est particulièrement touchée, avec l’ecole Anatole France comme épicentre.

Un véritable baby-boom post-Covid attendu en Seine-Saint-Denis qui est déjà le département le plus jeune

Avec un taux de natalité de 17/1000, bien supérieur à la moyenne nationale, le département de la Seine-Saint-Denis est celui où l’on fat le plus d’enfants en France Métropolitaine.

Avec la crise du Covid-19 et le confinement, de nombreux spécialistes estiment qu’il y aura un véritable baby boom dans ce département, avec une augmentation des ventes de tests de grossesse de plus de 30%. Ce département est le seul, en France métropolitaine, où le renouvellement des générations est assuré (au moins 2,1 enfants par femme).

Des policiers d’Aulnay-sous-Bois mis en garde-à-vue pour violences, falsification de PV et détention de stupéfiants

Dans la cité Emile-Cordon de Saint-Ouen, haut lieu du trafic de drogue en Seine-Saint-Denis, tous les dealers ont déjà eu affaire à la compagnie de sécurité et d’intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93). Et à l’un de ses policiers en particulier, surnommé le « cancéreux ». « On connaît tous le cancéreux, explique un jeune rencontré au pied d’un immeuble. Il frappe, il prend tout ce qu’il y a dans nos poches, 500, 1000, 2000 euros et il pense pas aux familles qu’il y a derrière. Tous ses collègues sont dans la sauce (NDLR : complices). Mais c’est lui le chef du camion. » Un témoignage corroboré par un autre dealer du quartier. « Quand ils viennent, ils frappent tout le monde et prennent tout ce que tu as sur toi. Aulnay, Saint-Ouen, Saint-Denis, dans toutes les vraies villes du 93, ils sont connus. Un jour, le cancéreux est venu et il a attrapé plusieurs guetteurs de la cité. Il les a ramenés dans un bâtiment, il les a contrôlés et il a trouvé des pochettes de beuh. Il a dit à un guetteur, « tiens manges la pochette de beuh ». L’autre a dit « non ». Il a été roué de coups. Le guetteur, il a fini par manger sa pochette et après, il l’a recraché. Tout ça c’est réel mais si on va porter plainte, on va pas en tenir compte parce que c’est la police. Combien de fois les gens du quartier sont allés au commissariat et sont revenus gonflés (NDLR : avec des ecchymoses). C’est la police. On peut faire quoi ? Rien. »

Une quinzaine d’enquêtes préliminaires ouvertes

Le 9 août dernier, un dealer a pourtant porté plainte pour acte de torture et de barbarie après son interpellation. Une intervention filmée par un riverain. Sur la vidéo, on y voit un policier lui donner des coups de poing au visage puis lui décocher un coup de pied dans la tête alors qu’il est à terre et maîtrisé. Une fois embarqué, l’homme d’une vingtaine d’années a ensuite affirmé avoir subi des décharges de pistolet à impulsion électrique sur ses parties génitales.

« Mon client a également porté plainte pour vol car l’argent qu’il avait sur lui a été dérobé », explique Maître Yassine Bouzrou qui regrette que l’enquête n’ait pas été confiée à un juge d’instruction mais à l’IGPN. « Les policiers étaient à plusieurs or un seul d’entre eux a été placé en garde à vue et est renvoyé le 5 novembre devant la justice. Il va être jugé en correctionnelle alors que cela relève de la cour d’assises. Car on parle de torture, de faux en écriture et d’extorsion… Le parquet de Bobigny protège ces policiers. Moi ce que je demande, c’est le dépaysement de cette affaire et l’ouverture d’une information judiciaire obligatoire en matière de crime. » D’après cet avocat, aucun des policiers sur place ce jour-là n’a été suspendu. Pourtant, cette affaire n’est pas isolée.

Depuis un an, une quinzaine d’enquêtes préliminaires ont été ouvertes par l’IGPN concernant les agissements de certains fonctionnaires de cette compagnie, comme nous le confirme le parquet de Bobigny. « Il s’agit d’enquêtes pour violences, vols, falsification de PV et détention et transport de stupéfiants. » Lundi, six policiers de la compagnie de sécurité et d’intervention de Seine-Saint-Denis (CSI 93) ont été placés en garde à vue dans les locaux de l’IGPN. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir racketté des trafiquants de drogue contre lesquels ils auraient monté de fausses procédures. Leurs appartements ont été perquisitionnés lundi, tout comme les locaux de la CSI 93 à Aulnay-sous-Bois. D’après nos sources, leurs comptes bancaires auraient fait apparaître des rentrées d’argent suspectes.  

Il y a 150 policiers et malheureusement quelques brebis galeuses

Face à ces révélations qui écornent un peu plus l’image de l’institution policière déjà visée depuis des mois par des accusations de violences, le préfet de Paris Didier Lallement a fait savoir mardi qu’il engageait « une réflexion sur la réorganisation des unités de police de la CSI 93 à laquelle appartiennent ces 6 fonctionnaires mis en cause »
Deux des trois groupes de la compagnie ainsi que le Groupe de soutien opérationnel (GSO) et les officiers de l’unité devraient être mutés dans d’autres commissariats de la région. La partie des effectifs non concernée par cette dissolution devrait par ailleurs être rattachée à la CSI 75, elle aussi sous l’autorité de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP). Une décision que regrettent les policiers de la CSI 93 à Aulnay-sous-Bois, qui se disent « abattus »« Il y a 150 policiers et malheureusement quelques brebis galeuses. Mais c’est un service où ça bosse bien, » nous a confié un responsable sous couvert d’anonymat. Ni Unité SGP ni Alliance, les syndicats majoritaires chez les policiers, n’ont souhaité répondre à nos questions. Ils doivent être reçus par le Préfet cet après-midi. 

Source : France 3

Municipales 2020 en Seine-Saint-Denis, les quelques surprises

Hier eut lieu le second tour des municipales 2020 dans un contexte sanitaire particulier, où l’abstention a été globalement très forte. C’est peut-être ce contexte qui a permis la victoire de quelques challengers, à la surprise générale.

LR, principal parti gagnant

Les Républicains ont renforcé leur emprise dans le département. Si le parti de l’ancien président Nicolas Sarkozy a perdu de grandes villes comme Bordeaux, Perpignan ou Marseille (même si le candidat LR ici ne s’avoue pas vaincu), la Seine-Saint-Denis bascule de plus en plus vers LR.

LR a conservé tous ses fiefs. Claude Capillon a certes perdu Rosny-sous-Bois mais le dissident de droite Jean-Paul Fauconnet retournera certainement au bercail LR. Idem pour Villemomble, Patrice Calméjane a perdu face à son ancien protégé Jean-Michel Bluteau, mais ce dernier retrouvera à coup sûr sa carte du parti Les Républicains.

C’est surtout la victoire inattendue à Bondy qui fait que désormais, LR est en position de force.

UDI perd de nombreux fiefs

Nous l’évoquions dans un article précédent : Le Bourget bascule à droite après une défaite historique de Yannick Hoppe, pourtant soutenu par l’ancien Maire Vincent Capo-Canellas. Mais l’UDI a également perdu plusieurs villes récemment acquises : Noisy-le-Sec (qui bascule PCF), Bobigny ou encore Saint-Ouen.

Son chef Jean-Christophe Lagarde, dont la femme est maire de Drancy, peut se consoler avec la victoire UDI à Aubervilliers.

La Gauche perd du terrain mais sauve les meubles

Le Parti Socialiste reprend Saint-Ouen, alors que les communistes reprennent Bobigny et Noisy-le-Sec. Mais partout ailleurs, elle ne parvient pas à reprendre du terrain sur la droite. A Villepinte, la maire sortante LR profite de la désunion à Gauche pour gagner. Noisy-le-Grand semble s’ancrer à droite pour de bon.

Au fur et à mesure des élections, la Seine-Saint-Denis semble devenir le fief LR. Il y a plusieurs raisons qui peuvent l’expliquer. Cela compense les pertes subies ailleurs en France, même si un peu plus de 50% des nouveaux Maires de France se disent LR et apparenté.

Surmortalité en Seine-Saint-Denis à cause du Covid-19, l’Ined avance des « discriminations ethno-raciales »

Avec plus de 120% de surmortalité due au Covid-19, la Seine-Saint-Denis fait partie des départements les plus touchés par la pandémie. Pour expliquer cette surmortalité, l’INED estime que les discriminations ethno-raciales sont un facteur clé.

En Seine-Saint-Denis, plus de 30% de la population est d’origine immigrée. Dans de nombreuses villes du département, des cités à forte concentration de population, avec des logements qui peuvent abriter plus de 10 personnes, ont facilité la propagation du virus. A cela s’ajoute une plus forte population, une plus grande promiscuité dans les lieux publics, mais aussi un accès plus difficile aux soins.

La pauvreté et parfois l’ignorance ont également été des facteurs facilitant la transmission et l’augmentation des décès.

 

 

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