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Corruption de jurés à Bobigny, un appartement utilisé comme salle de torture aux 3000 à Aulnay-sous-Bois

Un juré a été mis en examen pour violation du délibéré. Le président de la cour d’assises s’inquiète de la «difficulté de juger les criminels en Seine-Saint-Denis».

Quelqu’un a-t-il forcé le vote des jurés pour qu’ils acquittent autant d’accusés lors d’un récent procès à Bobigny? Sept hommes et une femme ont comparu en janvier devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis pour une séquestration ultra-violente en lien avec un trafic de drogue international.

«Des acquittements totalement infondés»

Dans une note interne intitulée « la difficulté de juger les criminels en Seine-Saint-Denis », dont nous révélons le contenu, le président de la cour d’assises, Philippe Jean-Draeher, près de trente ans de magistrature, alerte sur « une situation particulièrement inquiétante mettant en cause le fonctionnement de la justice ».

Une livraison de drogue qui tourne mal…

Comment en est-on arrivé là ? Retour à l’été 2014, tout commence par un « classique » trafic de drogue. Dans le rôle du convoyeur, Petit-Père. Large carrure, ce père de famille alors âgé de 45 ans, toxicomane, en est à son troisième voyage. Cette fois, il ramène d’Espagne au moins 73 kg d’herbe (300 000 € investis, le double en bénéfice), au volant d’un camping-car de location. A 100 € par kilo convoyé, il devait toucher 7 300 €.

Mais la drogue n’arrivera jamais à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Petit-Père raconte qu’un commando de six hommes armés l’attaque et s’empare de la marchandise. Mais son récit ne convaincra personne. Les commanditaires sont persuadés que c’est lui qui a fauché la drogue. Alors, ils tentent de lui faire cracher le morceau par tous les moyens quitte à faire « du sale », « une dinguerie ».

Torturés pendant trente-six heures

Direction la Rose des Vents, ex-quartier des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Petit-Père et l’ami qui a servi d’intermédiaire, sont embarqués en camion frigorifique jusqu’à un appartement au 4e étage, qui va se transformer en geôle de torture. On leur promet de les « passer au fer à repasser » s’ils ne disent pas « où est passée la marchandise ». Brûlures sur tout le corps, nez cassé, supplice de la baignoire avec simulacre de noyade, pluie de coups… Les sévices durent trente-six heures selon l’enquête, trois jours selon Petit-Père, qui promet d’hypothéquer sa maison pour rembourser.

Source et article complet : Le Parisien

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Un passeur s’est fait torturer pendant 36 heures dans un appartement à Aulnay-sous-Bois

Deux hommes ont été incarcérés. Ils sont soupçonnés d’avoir corrompu un juré dans une affaire de séquestration avec tortures. Le juré trop bavard a été placé sous contrôle judiciaire.

Le verdict a-t-il fuité le 7 février lors d’un procès pour séquestration avec actes de tortures à Bobigny ? Un juré a-t-il communiqué avec l’extérieur ? C’est en effet la conviction du juge d’instruction. Trois suspects viennent d’être mis en examen, dont un juré de la cour d’assises. « Un pour violation du secret professionnel a été placé sous contrôle judiciaire et deux autres pour recel de violation du secret de professionnel et actes d’intimidation sur juré, placés en détention provisoire », indique le parquet de Bobigny. Ces faits sont passibles de dix ans de prison.

Trois personnes mises en examen

Les suspicions étaient très fortes dans la cour d’assises ce soir-là. Vingt minutes avant le retour des magistrats et des jurés, le résultat du délibéré aurait circulé dans la salle d’audience. L’information était parvenue aux oreilles des conseils des parties et de l’avocat général. L’un d’eux s’en était ému à l’époque : « On a su que c’était tombé : quatorze ans pour Boubakari B. et sept ans pour Mohamed C. Le reste c’était des acquittements ». Après onze heures de délibéré, la cour annonçait effectivement ce verdict.

Une enquête ouverte pour violation du secret du délibéré

Immédiatement, une enquête avait été ouverte pour violation du secret du délibéré et corruption de jurés accompagnée dans les jours qui suivirent d’une information judiciaire. Le dossier était particulièrement sensible. Le procès s’était déroulé dans une ambiance pesante. L’un des jurés, originaire d’Aulnay-sous-Bois, avait demandé à ne pas siéger. Il habitait Aulnay-sous-Bois, ville où s’était déroulée la séquestration.

Huit accusés, dont une femme, avaient été jugés pendant près de deux semaines pour une séquestration ultra-violente, en marge d’un trafic de drogue international.

Source et article complet : Le Parisien

Passeur torturé à Aulnay-sous-Bois, l’ex petite amie d’un trafiquant avait donné des noms

Huit accusés, dont une femme, sont jugés pour séquestration, actes de torture et de barbarie, commis en 2014, sur deux trafiquants suite à la disparition d’un chargement de drogue.

Elle n’a rien vu des tortures, à Aulnay, de deux trafiquants après la disparition de 80 kg de cannabis. Mais ses déclarations ont pesé dans la balance. « Vous êtes une personne qui a fait des déclarations capitales », rappelle l’avocate générale Marie-Claire Noiriel à Pénélope, surnom de l’ex-petite amie du commanditaire du trafic, Mohamed C.

Ce dernier est jugé par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis depuis jeudi et jusqu’au 7 février, avec sept autres personnes, dont une femme, pour enlèvement, séquestration, actes de torture et de barbarie.

La jeune femme fluette, emmitouflée dans une grande doudoune noire, est à peine audible. A chaque fois, l’huissier avance le micro vers elle. « Tenez-vous à la barre, c’est plus simple pour ne pas reculer », lui conseille Me Florian François-Jacquemain, avocat d’une partie civile.

Marteau, chalumeau et arrachage de dents

Pénélope parle du bout des lèvres et répète poliment qu’elle confirme ce qu’elle avait dit au juge au sujet « de trucs horribles, avec un marteau, un viol anal avec un bâton chaud, un chalumeau, l’arrachage de dents… » Elle avait aussi rapporté les noms de ceux qui auraient participé aux tortures et dont un grand nombre sont réunis ici aux assises.

Les avocats de la défense la questionnent sur des contradictions, et des déclarations qui ne collent pas aux faits. « J’ai rapporté ce qui m’avait été dit par Mohamed C. », susurre Pénélope.

Source et article complet : Le Parisien

Aux assises, le récit de deux hommes torturés après une disparition de cannabis à Aulnay-sous-Bois

L’un a dénoncé les faits à la police, l’autre n’en a parlé qu’à contrecœur. La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a entendu lundi les récits de deux hommes, longuement torturés après le vol d’une cargaison de cannabis, dont les commanditaires du trafic les accusaient.

Les yeux bandés, bâillonné, sévices, coups, noyades, brûlures jusqu’aux parties génitales dans un appartement d’Aulnay-sous-Bois

Séquestré pendant trois jours après le vol de sa marchandise, l’ancien chauffeur d’un trafic de cannabis va faire face à partir de jeudi aux assises, à Bobigny, à ceux qu’il accuse de l’avoir torturé.

« Quand j’entends un rouleau de scotch, ça me glace le sang » : séquestré pendant trois jours après le vol de sa marchandise, l’ancien chauffeur d’un trafic de cannabis va faire face à partir de jeudi aux assises, à Bobigny, à ceux qu’il accuse de l’avoir torturé. « Je suis devenu très méfiant envers l’être humain. » A la veille du procès prévu pour durer jusqu’au 8 février, cet homme de 49 ans aux yeux clairs propose de se faire appeler René. Un prénom d’emprunt par crainte des représailles alors qu’il « se reconstruit petit à petit ». Dans le cabinet de son avocate, Anne-Charlotte Mallet, il montre ses cicatrices: « S’il le faut, je me foutrai à poil pour montrer toutes les traces ».

A l’automne 2014, les yeux bandés, bâillonné, René avait subi trois jours de sévices dans un appartement d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis): coups, noyades, brûlures jusqu’aux parties génitales. « Quand je me regarde dans la glace ou quand je vais pisser, je sais ce qu’ils m’ont fait. » Ses ravisseurs diffusent des bruits de tortures, passent le canon d’une arme sur son visage, menacent de lui couper un doigt. Ses plaies sont lavées à l’eau de javel, il a le nez et deux dents cassés – qu’il avalera à cause de son bâillon. Raison de cet acharnement ? La disparition de plus de 70 kg d’herbe de cannabis, d’une valeur de 600.000 euros à la revente, qu’il venait de ramener d’Espagne.

Source : Paris Match

Un chauffeur pour les trafiquants de drogue faisait des navettes entre l’Espagne et des cités d’Aulnay-sous-Bois

drogueDrôle de mission pour un chauffeur-livreur de stupéfiants entre l’Espagne et la ville d’Aulnay-sous-Bois, notamment les cités de l’Europe et des 3000 : un individu a été séquestré par ses employeurs pour avoir « perdu » plusieurs dizaines de kilos de cannabis avant de les dénoncer au commissariat.

6 personnes ont été déférés devant un juge d’instruction. Le chauffeur quant à lui aurait été torturé avant d’avouer ce qu’était devenue la marchandise. Chaque voyage permettait de ramener dans les cités d’Aulnay une centaine de kilos de stupéfiants…

Source : Le Parisien

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