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Colloque sur la contamination par l’amiante du CMMP d’Aulnay-sous-Bois à Aubervilliers

En 1990, une petite usine de broyage de minerais située au coeur d’un quartier pavillonnaire, à Aulnay-sous-Bois Seine-Saint-Denis, cesse ses activités. Quelques années plus tard, un riverain, Pierre Léonard, âgé de 49 ans, décède d’un mésothéliome, un cancer de la plèvre dû à  l’amiante. Sa soeur et son beau-frère, Nicole et Gérard Voide, parviennent à identifier la responsabilité du du Comptoir des Minéraux et matières premières (CMMP) et d’autres victimes. Ils alertent alors dès 1998 les pouvoirs publics et les autorités sanitaires, revendiquant notamment la sécurisation du site, sa déconstruction et dépollution des sols, la recherche de toutes les personnes exposées et la mise en place d’un dispositif de suivi médical et social.
Ils initient ainsi, en lien avec un collectif d’associations, une mobilisation toujours en cours aujourd’hui, dont ce colloque veut rendre compte, interrogeant les logiques d’acteurs dans la mise en visibilité de ce désastre sanitaire – à l’origine des maladies et décès de plus de 240 personnes – et sa gestion.
Ce colloque conclut un programme de recherche « Pollution industrielle, contamination environnementale Amiante par le Comptoir des Minéraux et Matières Premières d’Aulnay-sous-Bois 93 : enjeux citoyens et scientifiques », mené dans le cadre d’une convention entre le GISCOP 93 Université Paris 13 et le Conseil Régional d’Ile-de-France, en réponse à l’Appel à projet « partenariats institutions – Citoyens pour la Recherche et l’Innovation ». Ce colloque a reçu le soutien de l’IRIS/Université Paris 13, de l’IDHES/Université d’Évry, du Campus Condorcet et de la Région Île-de-France.
Ce colloque clôture l’ action menée depuis 24 ans qui a vu le désamiantage et la démolition du site sous confinement total, la recherche par les associations des victimes de cette catastrophe sanitaire qui, elle,  malheureusement n’est pas close.
Reste à régler la question de la stèle en hommage aux victimes qui doit être érigée sur le parking actuel de l’entrée de l’école maternelle.
Centre de colloques Campus Condorcet
Place du Front Populaire 93300 Aubervilliers
Mardi 12 Novembre 2019 de 9h à 18h.
Source : Ban Asbestos

3 hommes interpellés dans la cité de Mitry à Aulnay-sous-Bois et Aubervilliers pour vol avec violence

Dix vols avec violence, c’est l’incroyable décompte d’un trio en provenance d’Aubervilliers et d’Aulnay-sous-Bois, qui se faisaient passer pour des policiers. La technique était simple : munis de faux brassards de police, ces hommes arrêtaient les victimes sur la route et les dépossédaient. Malheureusement pour eux, une victime a réussi à se défendre et à arracher une partie d’un maillot. Une analyse ADN a permis aux enquêteurs d’aller jusqu’à eux. Ils étaient déjà connus des services de police.

 

Venue de Bernard Cazeneuve en Seine-Saint-Denis : un déplacement pour rien selon Bruno Beschizza

Beschizza_Europa_CityAprès les crimes perpétrés à Aubervilliers envers la communauté d’origine asiatique, après les plaintes des maires mais aussi des représentants de policiers sur les manques d’effectifs, il était normal que le Ministre de l’Intérieur se déplace afin d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes légitimes de nos compatriotes.

Las, la grande messe à la Préfecture de Bobigny a tourné au vaudeville. Au lieu de propositions fortes et d’annonces concrètes, les élus de Seine-Saint-Denis n’ont eu droit qu’à un discours politique partisan mêlant auto-satisfaction et attaques envers l’opposition républicaine. 

A écouter le Ministre, en Seine-Saint-Denis, ce serait le meilleur des mondes tant les plans et dispositifs sont nombreux (plan Tourisme, ZSP, plan stup’, BAC 2016, etc). Malheureusement, la réalité rattrape bien souvent les propos d’un ministre en campagne. 

Pour les effectifs, le Ministre admet le déficit en nombre de policiers a contrario des annonces faites précédemment. Il promet un rattrapage mais dans les deux cas ne donne pas de nombre. Alors que près de 300 policiers aguerris sont partis au 1er septembre, par qui vont-ils être remplacés en octobre ? Là encore, le Ministre ne dit rien et c’est l’opacité complète sur les critères du nouveau dispositif d’attribution des effectifs dit « EFA ». 

Au final, à Aulnay, le résultat en tout cas c’est 35 gardiens de la paix en moins et une police municipale qui trop souvent doit se substituer à la police nationale avec 13.236 appels téléphoniques (+ 20% en 1 an), 17.859 mains courantes (+13% en 1 an). 1500 mises à disposition (+39% en an) et le chiffre de 25.110 interventions en 1 an, soit 1 toutes les 21 minutes.

Comme une marque de mépris supplémentaire, le Ministre de l’Intérieur est reparti en catimini, sans prendre le temps de discuter avec les élus locaux qui avaient le déplacement. Au lieu de pouvoir avoir un échange constructif – par exemple sur la demande exprimé par des élus locaux de travailler plus efficacement avec le Ministère de l’Intérieur pour éviter de mettre dans des écoles, des collèges et lycées des individus fichés S connus comme dangereux par les services de renseignement mais jamais condamnés – avec le gouvernement, les élus ont été priés d’être une boite d’enregistrement des promesses floues du ministre… Qui n’engageront comme d’habitude sûrement pas son successeur. 

Source : communiqué de Bruno Beschizza envoyé à la rédaction

L’EMJF organise une conférence à Aulnay-sous-Bois le 31 décembre sur le thème un bon bilan pour un bon départ

emjf_soiree_aulnayL’Espérance Musulmane de la Jeunesse Française (EMJF) organise une conférence le 31 décembre à partir de 20h00 au Gymnase de la Rose des Vents (69 rue Auguste Renoir), sur le thème : « Un bon bilan pour un bon départ ».

Au programme :

  • Interventions de Nader Abou Anas, Eric Younous et l’Imam Mehdi d’Aubervilliers

Stand de restauration disponible sur place. Une salle sera également disponible pour accueillir les femmes (« soeurs » selon le terme employé par les organisateurs).

Pour plus d’information, contacter le : 06.51.41.48.47

Ouvert à tous sans réservation

L’instituteur prétendument agressé à Aubervilliers par un militant de l’Etat Islamique avoue avoir tout inventé

aubervilliers_daeshTous les médias, nationaux comme locaux, s’étaient rués sur un fait divers sordide qui semblait parfaitement coller à l’actualité : un pauvre instituteur agressé par un djihadiste dans l’enceinte d’une école de la république, de quoi remobiliser la France contre les extrémismes et l’obscurantisme. Le djihadiste ayant revendiqué avoir tenté de tuer le professeur sous les ordres de l’état islamique.

Cependant plusieurs faits ne collaient pas. Aulnaycap, devant plusieurs incohérences sur le déroulement des faits, n’avait pas relayé l’information :

  • Ce n’est pas le procédé habituel de l’Etat Islamique, qui bien souvent effectue des actions groupées et tente de faire le maximum de victimes
  • Un djihadiste de Daesh ne revendique pas ses actes au nom de l’Etat Islamique. Généralement, un communiqué officiel vient après
  • Il est peu probable qu’un individu puisse de faufiler dans l’enceinte de l’école, commettre un attentat puis sortir, sans se faire inquiéter

Pourtant toute la classe politique s’était mobilisée : la ministre de l’éducation Najat Vallaud Belkacem s’était rendue le matin même pour exprimer son soutien. La tentative d’assassinat passait en boucle dans les médias nationaux. Finalement, l’instituteur avait tout inventé. Peut-être était-il dépressif et voulait ne plus enseigner dans cette école ?

Cela rappelle l’agression d’une femme du 16ème dans le RER D dont les agresseurs l’avaient prétendument attaquée parce qu’elle pouvait être juive.

Ne jamais sauter sur un fait divers, aussi impressionnant soit-il, sans se poser quelques questions. Telle est la nouvelle leçon de cette histoire.

Le domicile du président de l’association des musulmans d’Aubervilliers situé à Aulnay-sous-Bois a été perquisitionné

Chiheb_Harar3 semaines après sa garde-à-vue, Chiheb Harar, président de l’Association des Musulmans d’Aubervilliers (AMA) raconte à la presse comment s’est effectuée sa garde-à-vue et surtout comment son domicile, situé à Aulnay-sous-Bois, a été perquisitionné par environ 60 agents de la Brigade de Répression et d’Intervention (BRI).

Il s’est exprimé jeudi soir lors d’un débat organisé par le collectif « Le 93 au cœur de la République ».

Bafoué, il a vécu cette perquisition, qui s’est déroulée le 16 novembre à 22 heures, comme une profanation. Porte enfoncée, sa femme et ses quatre enfants ont été réveillés.

Peu après vers A 0 h 30, perquisitionne la mosquée de la Fraternité située à Aubervilliers. Ces interventions ont été rendues possibles grâce à l’état d’urgence. Au final, saisie de vêtements sans facture, et Chiheb Harar est placé en garde-à-vue pour recel de vol. 

L’objectif de cette intervention était de trouver des preuves que la mosquée était infiltrée par des salafistes. Sur les 3 500 fidèles, Chiheb  Harar indique en effet que des Salafistes peuvent s’y trouver, précisant que la mosquée est ouverte à tout le monde. Cette mosquée serait aussi en lien avec l’imam Mehdi Bouzid, connu pour ses positions radicales.

Source : Le Parisien

Vidéo : Voyage dans le centre-ville d’Aubervilliers

Aubervilliers

Vidéo

La rédaction vous invite dans un voyager en vidéo dans le centre-ville d’Aubervilliers en cliquant sur l’image ci-contre.

Un homme poignardé à mort à Aubervilliers

couteauUn homme a mortellement poignardé un homme dans le centre ville d’Aubervilliers. Selon cet homme, la victime l’aurait suivi et l’avait agressé. Nous ne connaissons pas l’identité de la victime.

Source : Le Figaro

Ouvertures de bouches d’incendie pour lutter contre la canicule également à Aulnay-sous-Bois

ouverture_bouche_incendieLes fortes chaleurs ont incité les jeunes à ouvrir illégalement les bouches d’incendie pour se rafraîchir. Ce phénomène a tout Aubervilliers, Pantin et Bondy. Des piscines se sont même installées sur l’espace public, remplies par cette eau normalement destinée à lutter contre les incendies.

A Aulnay-sous-Bois, quelques cas ont été signalés dans les quartiers Nord. Une vidéo a même été tournée pour relater de cet exploit qui est pourtant passible d’une amende.

Fort heureusement, les chaleurs subies ces deniers jours ne devraient plus être qu’un lointain souvenir. Quelques chaleurs sont encore à prévoir cet après-midi mais à partir de la semaine prochaine, la météo sera beaucoup plus supportable pour les organismes…

Quand l’art fait le mur au fort d’Aubervilliers

Art_Mur_AubervilliersJusqu’au 14 juillet à quelques pas du métro, au cœur du Fort d’Aubervilliers, c’est un terrain immense d’où l’on n’entend presque plus la ville. Des parkings vides à ciel ouvert, des hangars entourés d’une végétation indomptée. Ce calme ne va pas durer.

De partout en France, d’Espagne, de Norvège, une quarantaine d’artistes ont commencé à investir le terrain pour le transfigurer. Issus du mouvement de l’art urbain, dotés d’une imagination débordante et du goût de la provoc’, ils préparent l’In Situ Art festival du Fort d’Aubervilliers

« Un lieu mystérieux »

Cet événement marque un tournant radical pour le site. Destiné à devenir, à terme, un écoquartier comprenant logements, commerces et équipements, il fait partie de la ZAC (Zone d’aménagement concerté) créée en février. La casse et la fourrière qu’il hébergeait viennent de quitter définitivement les lieux. « Pour beaucoup d’habitants, c’est un lieu mystérieux, encore associé aux activités automobiles et à leurs nuisances. Par ce festival, nous voulons ouvrir le site et accompagner son changement d’image en l’inscrivant dans le “territoire de la culture et la création” », explique Chloé Duval-Zack, à l’AFTRP (Agence foncière et technique de la région parisienne) qui en est propriétaire.

Pour l’organisation, l’agence a fait appel à un « chasseur de murs », comme se définit elle-même l’association Art en ville. Traquer les espaces vierges, les bouts d’immeubles, pour qu’ils soient transformés, détournés, par des artistes, telle est sa mission. 
« Ici, avec 2 hectares, nous disposons d’un espace énorme à l’échelle urbaine. Ce festival sera un rendez-vous unique d’art urbain, d’une ampleur rare en Europe », s’enthousiasme Olivier Landes, fondateur de l’association.

Des fresques jusqu’à 8 m de haut et 50 m de long

Côté création, l’art sera partout, jusque dans les moindres alcôves, avec des fresques et photos monumentales – jusqu’à 50 mètres de long et 8 de haut –, des installations, des performances.

« Les associations de la Ville, l’Omja, le centre d’arts plastiques, les centres de loisirs sont consultés et trouveront leur place dans le festival », ajoute Olivier Landes. 
Pour favoriser un nouveau lien entre ce site et les habitants des quartiers voisins. Volonté illustrée par cette immense fresque au sol qui représente le visage d’une responsable associative reconnue du quartier Emile Dubois-Maladrerie. « Ceci, dans un esprit de dialogue. L’envie de dire, merci pour ce que vous faites », explique l’artiste contemporain Jorge Rodriguez, qui compte à son actif un portrait géant de 5 hectares – visible par satellite ! – à Belfast en Irlande.

A découvrir d’urgence, la plupart des créations, monumentales mais éphémères, seront détruites à l’issue du festival. Car, à l’automne, démarre la démolition préalable au grand chantier d’aménagement auquel ce site du Fort est promis.

Source : communiqué Naï Asmar, proposé par Annie Neveu

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