Archives de Catégorie: Sociétés

Vers un rebond de l’immobilier d’entreprise dans le Sud-Est de la Seine-Saint-Denis, notamment à Noisy-le-Grand

Avec la pandémie de la Covid-19 et l’explosion du télétravail résultant, il était à craindre que l’immobilier d’entreprise allait souffrir pour de longues années, le télétravail ayant montré que de nombreuses entreprises pouvaient compter sur leurs employés chez eux. Mais alors que la France est quasiment entièrement déconfinée, on remarque que de nombreuses sociétés incitent leurs salariés à revenir progressivement dans les locaux, en mixant présence sur site et télétravail.

En Seine-Saint-Denis, de nombreux pôles tertiaires notamment sur le secteur de Saint-Denis, Montreuil et Noisy-le-Grand. Outre la zone industrielle des Richardets, la ville dispose également d’un centre-ville dynamique, loin des tumultes de la capitale et à deux pas des verts pâturages que l’on peut trouver dans le département de la Seine-et-Marne. Sans oublier que la Marne est ses bords aménagés vous permettront de profiter du footing pendant votre pause, ou tout simplement vous reposer l’esprit en admirant un espace sauvage en plein milieu d’un tissu urbain.

Il existe de nombreuses agences mais aussi des professionnels indépendants pour trouver votre futur bureau en location à Noisy Le Grand. Desservie par le RER A et le RER E, traversée par l’autoroute A4 et la RN 370 (qui permet de rejoindre la zone de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle), cette ville est idéale pour les entreprises qui souhaitent proposer à leurs salariés des locaux dont les prix restent relativement accessibles comparés à ce que l’on peut trouver sur le secteur de La Défense, Paris Montparnasse ou même Montreuil. Idéalement située en direction d’un autre poumon économique, Marne-la-Vallée, Noisy-le-Grand dispose de nombreux avantages indéniables dans un département où de nombreuses aides permettre aux jeunes entrepreneurs de s’implanter.

Est-ce un retour du boom de la location de bureaux d’entreprise ? S’il est un peu trop tôt pour se prononcer, il est notable que de nombreux salariés souhaitent tourner la page définitivement des restrictions sanitaires et retrouver une situation plus convenable pour travailler. Pouvoir parler à des collègues, sortir de ses 4 murs, pouvoir profiter d’un emplacement situé à deux pas du centre-ville pour changer d’air… Les employeurs autant que les salariés aspirent à retrouver une situation normale, c’est à dire avant la terrible déclaration du président Emmanuel Macron annonçant un confinement en mars 2020.

Outre la possibilité de se sociabiliser et de rompre avec la monotonie, la location de bureau permet également aux actifs de bénéficier d’une logistique de qualité professionnelle, d’un service d’impression haut niveau et parfois d’un service de secrétariat pour tout ce qui est envoi de courrier, voire de prise de rendez-vous.

Et vous concernant, êtes vous prêt à abandonner le télétravail, à rependre les transports et à retrouver votre vie d’avant ? Que vous travailliez à Aulnay-sous-Bois, Bondy, Drancy, Saint-Denis ou à Noisy-le-Grand, la reprise des habitudes peut vous permettre de vous motiver davantage dans un monde où tout est informatisé, automatisé et où les réseaux sociaux prennent le dessus, notamment chez les plus jeunes. Et si vous êtes entrepreneur et que vous souhaitez étendre vos activités en recrutant du personnel, la location de bureau à Noisy-le-Grand ou ailleurs dans le département de la Seine-Saint-Denis vous permettra de mieux maîtriser vos dépenses et vérifier la productivité de votre personnel.

Source : contribution externe

Plus de 60 PME dans la Seine-Saint-Denis suspectées de fraude au chômage partiel !

Alors que le gouvernement a mis en place des mesures pour aider les sociétés à faire face aux restrictions sanitaires et à la fermeture de certaines activités, des dirigeants peu scrupuleux en profitent pour s’en mettre plein les poches. En Seine-Saint-Denis, plus de 60 sociétés sont suspectées de fraude au chômage partiel. Parmi les principaux cas relevés :

  • Entreprises radiées du registre du commerce
  • Entreprises qui ne payent plus leurs cotisations sociales
  • Entreprises sans employés

Une société de location de voitures qui prétendait avoir dix salariés a obtenu plus de 44 000 euros de chômage partiel tout en étant radiée du greffe, le chef d’entreprise a disparu sans laisser d’adresse. Dans un autre cas, une entreprise de menuiserie qui ne paye plus de cotisations sociales depuis fin 2019 a déclaré dix salariés et touché 22 000 euros de chômage partiel. L’argent perçu par ces employeurs peu scrupuleux risque de ne jamais être remboursé !

La triste fin de l’atelier Allibert à Aulnay-sous-Bois, fabricant de carcasses d’abat-jour et d’objets en fil de fer

L »atelier Allibert était l’un des derniers ateliers de ce type, situé rue du Havre à Aulnay-sous-Bois. Cet atelier fabriquait des carcasses d’abat-jour et des objets en fil de fer, à la main comme autrefois. Cela nous permettait de nous doter d’une décoration de type industrielle, très en vogue aujourd’hui.

Le blog Aulnaycap avait été le seul à couvrir une démonstration de l’activité de cet atelier, vidéo que vous pouvez découvrir ci-dessous :

Le gérant nous avait accueillis lors de portes ouvertes pour faire découvrir sa passion. Hélas, ce fleuron d’Aulnay-sous-Bois a aujourd’hui disparu, l’atelier étant en cessation d’activité depuis 2020. Crise du Covid ? Nous avons essayé de joindre le gérant, en vain.

Aulnaycap a toutefois immortalisé à jamais cet atelier qui fut la fierté de tout un quartier !

L’entreprise « Les Menus Services » s’implante à Aulnay-sous-Bois

Spécialisée dans les services dédiés aux personnes âgées, l’entreprise « Les Menus Services » nous informe qu’elle s’implantera prochainement à Aulnay-sous-Bois.

L’offre des Menus Services est particulièrement adaptée aux personnes âgées, en convalescence, handicapées et à toute personne qui ne peut pas ou ne veut pas cuisiner. L’enseigne propose également une offre globale de services, comprenant le ménage à domicile, la télé-assistance, le petit-bricolage, l’assistance, administrative et bien d’autres.

Pour plus d’information, cliquer ici.

La start-up Masteos à Aulnay-sous-Bois spécialisée dans l’investissement immobilier décolle et recrute !

18 mois après sa création, Masteos boucle son premier tour de table de 1,1 million d’euros. Spécialisée dans les services de l’investissement locatif, la start-up fait appel à plusieurs business angels de renom parmi lesquels Guillaume Lestrade, cofondateur de Meero et des entrepreneurs de l’univers immobilier. Olivier Daligault et Bilal El-Alamy (Equisafe), notamment, viennent prêter mains fortes. Mieux encore, une dizaine de salariés sur les 60 que compte la jeune pousse participent à hauteur de 200.000 euros.

Si ces derniers misent sur leur propre boîte, c’est que les indicateurs sont plutôt rassurants. Axée sur l’accompagnement de particuliers dans l’achat, la rénovation et la gestion locative de biens, Masteos revendique plus de 80 opérations d’investissement immobilier d’une valeur globale de 30 millions d’euros dans 35 villes. Toujours en croissance malgré la crise sanitaire, la proptech de Thierry Vignal et Maxime Hanquier avance à un bon rythme « proche d’une nouvelle transaction par jour ».

Source et article complet : Les Echos

Le Aulnay Handball obtient de nouveaux partenariats avec O’Parinor et Chimirec

Alors que nombreux articles de presses, d’interviews, cherchent à sensibiliser les pouvoirs publics sur la nécessité de soutenir le sport, le AHB conscient des difficultés à venir redouble d’efforts pour garantir son existence. Les ressources s’amenuisent de saison en saison. Néanmoins, nous sommes réconfortés par des acteurs économiques Aulnaysiens qui ont bien consciences que l’horizon du sport amateur connaitra des jours prochains étriqués.

Séniors Masculins :
Un groupe qui vit bien, impatient de se retrouver prochainement. Ils ont contribué à remplir une cagnotte afin de pouvoir s’identifier tous avec le même survêtement. A cette fin, la Société NETCONSOR contribue par son don à la prochaine livraison de 43 vestes.

Partenariats :
Certaines entreprises et entrepreneurs refusent d’abandonner les jeunes sportifs locaux. Le rayonnement du AHB au niveau régionale et nationale incitent l’enseigne O’PARINOR et ses dirigeants à soutenir l’association et rejoignent ainsi, malgré les épreuves sur le plan économique et financier depuis le premier trimestre, ces illustres prédécesseurs (Ibis, Orpi, Arthur Promotion).

Prochainement installé sur les terres Aulnaysiennes et partageant des valeurs comme le respect des règles, l’esprit d’équipe et le gout de l’effort, le Groupe CHIMIREC marque son arrivée en apportant son soutien au projet du AHB. Seule association sportive (avec deux collectifs) à représenter la ville d’Aulnay sur le plan national, le AHB espère avec ce nouveau partenaire de dimension internationale, retrouver à terme et avec son aide et l’ensemble de nos soutiens, la nationale 1 pour son équipe fanion féminine et poursuivre sa raison d’être : la formation.

La reprise des entrainements le 15 Décembre (pour les mineurs) :
Les coachs tournent en rond. Nos jeunes s’impatientent et ont faim de pouvoir s’exprimer, de bouger et de retrouver les copains et copines. Le sport est très important pour l’équilibre des jeunes. Dans cette situation anxiogène pour tout le monde, le sport leur vide la tête.

Alors les éducateurs du AHB, ceux qui n’auront pas d’obligation sur la période, accueilleront volontiers les collectifs aux horaires habituels pendant les vacances de Noel, si les autorités le permettent.

A suivre, …

Source : Aulnay Handball

CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui d’un chef d’entreprise 2/2

Suite du compte-rendu de Sylvie Billard sur l’enquête publique Chimirec – Fifty.

Entretien entre Sylvie Billard et Pierre Charlemagne, DG de l’entreprise Eco DDS (validé par ce dernier qui en a autorisé la publication)

Sylvie Billard :

Bonjour Monsieur Charlemagne,

Vous êtes client de l’entreprise CHIMIREC et vous êtes venu à la permanence de l’enquête publique d’Aulnay-sous-Bois pour signifier que vous êtes favorable à l’implantation de cette entreprise à Aulnay-sous-Bois. En tant qu’élue, il est important que j’écoute tous les points de vue, car faire de la politique consiste souvent à trouver un compromis acceptable entre des besoins légitimes souvent contradictoires :

  • Les particuliers peuvent légitimement s’inquiéter des risques inhérents à l’implantation d’un centre de tri et regroupement de déchets à proximité de leur habitation.
  • Les salariés veulent un emploi par trop éloigné de leur domicile.
  • Les activités humaines génèrent des déchets qu’il faut collecter et traiter.

Pourriez-vous présenter votre entreprise et m’expliquer votre point de vue ?

Pierre Charlemagne :

Bonjour,

Les particuliers déposent leurs déchets en déchèterie municipale ou dans des points de ventes par exemple pour apporter des pots de peinture, des ampoules ou des piles usagés.

L’entreprise Eco DDS collecte ces déchets auprès des déchèteries municipales : peinture, engrais. Elle emploie 15 personnes et génère un chiffre d’affaires de 50 millions d’€. Nous faisons beaucoup appel à la sous-traitance.

Quand vous achetez un produit polluant, vous payez une éco contribution. Avec ce financement, nous organisons la collecte et le traitement de déchets.

Les sociétés comme la nôtre sont agréées par l’État et ont pour mission d’augmenter les réseaux de collecte par type de déchets : les piles, l’électro-ménager…

Nous sous-traitons le traitement de nos déchets à CHIMIREC dont nous sommes clients.

Nos concitoyens ont un rapport contradictoire avec leurs déchets, leur collecte et leur traitement. Si les déchèteries sont trop loin ou trop près de leur domicile les gens se plaignent. L’idée est de faire moins de déchets. Mais en attendant cet idéal, il faut bien les traiter. En Ile-de-France, nous arrivons à saturation. Il existe peu de capacités de regroupement. Étampes est loin. Pour optimiser les déplacements de nos camions, c’est bien de disposer d’un site de proximité. C’est pourquoi nous sommes favorables à l’augmentation des capacités de CHIMIREC.

J’ai consulté le dossier d’implantation à Aulnay. CHIMIREC a revu ses flux dans les nouveaux locaux, les quais. Aulnay est moins enclavé que Dugny.

C’est l’une des sociétés les plus sérieuses de la place. Leurs camions sont impeccables. Ils respectent la réglementation, parfois même dans l’anticipation.

Sylvie Billard :

Comprenez-vous les inquiétudes des habitants à l’idée de voir une entreprise chimique s’implanter près de chez eux ? Chacun a à l’esprit les explosions d’AZF et plus récemment de Lubrizol.

Pierre Charlemagne :

Il faut tenir compte de la nature des déchets. Il s’agit principalement de déchets liquides comme l’huile de moteur prévue pour supporter de très fortes températures. Ces huiles s’enflamment donc difficilement. Par ailleurs, pour limiter les risques, il faut de la place pour que les déchets soient bien séparés. C’est pourquoi il est important que CHIMIREC s’implante dans un lieu plus grand. Enfin, les sites de collecte comme CHIMIREC ne peuvent pas être à la campagne, sinon cela génère trop de trajets. Il faut optimiser le trajet entre les déchetteries municipales et les sites de collectes.

Sylvie Billard : Qui dit implantation d’une entreprise dit espoir de création d’emplois.

Pierre Charlemagne : CHIMIREC est une entreprise de main d’œuvre contrairement à un incinérateur. C’est une société de services avec des chauffeurs, des caristes, des chimistes, des experts en sécurité. Elle embauche donc du personnel avec différents niveaux de qualifications. Concernant les personnes peu qualifiées, elle les qualifie par des formations à des métiers techniques et pointus. il faut en effet réaliser la traçabilité de la collecte jusqu’au traitement, car vous ne pouvez pas mélanger les déchets entre eux. Il faut des transport ADR de matière dangereuse.

CHIMIREC dispose de plusieurs sites en France, très propres. C’est une belle boite française, familiale, pas cotée en Bourse. Elle embauche environ 1 000 personnes et génère près de 150 millions de chiffre d’affaires. Elle se développe à l’étranger. C’est une belle réussite.

Sylvie Billard : Faut-il choisir entre CHIMIREC et les logements VAL FRANCILIA ?

Pierre Charlemagne : Plus que la question de la compatibilité de cette entreprise avec des habitations, il faut se poser la question de sa compatibilité avec les autres entreprises de la zone PSA. La cohabitation d’autres entreprises logistiques est problématique, car elles génèrent beaucoup de trafic routier. Ce trafic des entreprises est peu compatible avec celui des particuliers. S’il y a trop d’entreprises de logistique, attention.

Sylvie Billard : Donc il faut s’interroger sur la typologie des entreprises qui vont s’installer sur la friche PSA, sur les typologies d’emplois créées et les rémunérations correspondantes

Pierre Charlemagne : cela me semble être la bonne approche.

J’espère que vous aurez l’occasion de visiter les sites de l’entreprise CHIMIREC et vous souhaite sincèrement d’accueillir sur l’ex site PSA des entreprises génératrices d’emplois à valeur ajoutée pour nos concitoyens et qui servent l’intérêt général.

Sylvie Billard : Je vous remercie vivement de cet échange très intéressant que je partagerai avec les aulnaysien.ne.s.

CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui du président de la commission d’enquête 1/2

Chères aulnaysiennes, chers aulnaysiens,

Comme annoncé dans les blogs, j’ai participé à la permanence de la commission d’enquête du 30/09 à Aulnay-sous-Bois pour échanger avec vous sur cet important projet d’implantation des entreprises CHIMIREC et FIFTY. J’aurais aimé en partager avec vous le compte-rendu bien plus tôt, mais il avait été frappé lui aussi de censure des autres élu.e.s d’AEC. Ce compte-rendu n’a cependant pas perdu de son actualité, car ce projet est très impactant pour la ville et il est important pour se forger une conviction et prendre des décisions de tenir compte de la diversité des points de vue en l’occurrence ci-dessous celui du président de la commission d’enquête et d’un chef d’entreprise.

Les idées fortes qui ressortent de ces échanges sont :

  • L’incompatibilité de l’implantation de nombreuses entreprises à dominante logistique sur la friche PSA compte tenu du trafic routier induit sur la zone et dans le bassin d’emploi,
  • La faible création d’emplois de la plupart des entreprises logistiques de type entrepôt de la friche à l’exception de CHIMIREC qui est une entreprise de main d’œuvre,
  • L’absence de prise en compte du projet habitation Val Francilia dans l’enquête publique. A noter : interrogée sur ce point lors du conseil municipal du 14 octobre dernier, la majorité a pris ses distances par rapport au projet Val Francilia qu’elle avait présenté à la population comme ficelé et qu’elle présente désormais comme la simple proposition d’un cabinet d’études, comme si un prestataire n’agissait pas dans le cadre défini par le cahier des charges de son donneur d’ordre, en l’occurrence la mairie.

Entretien entre Sylvie Billard et le président de la commission d’enquête

Introduction du président :

Il a été décidé de déplacer de Dugny à Aulnay-sous-Bois l’entreprise CHIMIREC qui est un centre de tri et regroupement de déchets afin d’orienter les déchets accueillis vers les filières de traitement adéquates.

L’enquête publique porte sur les 2 dossiers FIFTY et CHIMIREC et sur 3 zones :

  • Les locaux industriels de CHIMIREC,
  • Les locaux administratifs de CHIMIREC,
  • La partie FIFTY qui n’est pas une installation classée.

FIFTY est un investisseur qui construit des locaux à usage logistique et les loue par exemple à Carrefour. Il profite de l’opportunité du projet d’implantation de CHIMIREC.

Le projet d’implantation de CHIMIREC est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

En fonction des produits traités et de leurs activités, l’implantation des entreprises est soumise -selon les articles L 181 1 et suivants et R 181 1 et suivants du code de l’environnement- à :

  • Déclaration
  • Enregistrement
  • Autorisation

Les demandes d’autorisation sont soumises à enquête publique.

Pour CHIMIREC et FIFTY, il y a 5 demandes d’autorisation, d’enregistrement, de déclaration.

Les enquêtes ont pour objectif de recueillir les arguments et questionnements des habitants, des associations, des entreprises.

Les arguments et questionnements sont généralement organisés par thème : Insertion paysagère, Eau et sous-sol, Air, Odeur, Bruit, Vibration, Trafic, Dangerosité 

Lors d’une enquête publique, le commissaire ne répond pas sur le fond aux questions qui lui sont posées afin de ne pas influencer les avis du public.

Question de Sylvie Billard : Comment CHIMIREC a-t-elle perdu son classement SEVESO ?

Réponse du commissaire enquêteur : La nomenclature est révisée tous les 6 mois.

Question : Quelle est la compatibilité entre l’implantation de CHIMIREC et la construction de logements du projet de ZAC VAL FRANCILIA.

Réponse : Ce projet VAL FRANCILIA n’existe pas formellement et n’a pas été précisément pris en compte dans le dossier. Plus que la question de la compatibilité avec des habitations, il faut s’interroger sur la distance entre l’entreprise et les habitations, sur les quantités de déchets traitées et les risques inhérents et sur l’intégration paysagère. Il faut regarder les avis de la MRAE d’Ile-de-France (Mission régionale d’évaluation environnementale) sur FIFTY et CHIMIREC (http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/200618_mrae_avis_delibere_projet_fifty_a_aulny-sous-bois_93_.pdf). Le Conseil d’État a donné une grande autonomie aux MRAE.

Source : Sylvie Billard, conseillère municipale à Aulnay-sous-Bois

L’avis d’Aulnay Environnement sur l’enquête public Fifty – Chimirec

Aulnay Environnement remarque que  le nord du site PSA devient un vaste dépôt logistique, avec l’arrivée de ces deux sociétés s’ajoutant aux sociétés déjà présentes, SEGRO et Carrefour, cette dernière classée SEVESO seuil bas. Certes, CHIMIREC échappe au classement SEVESO, et annonce ne prévoir aucune installation de traitement, mais il reste que son activité est la collecte de déchets dangereux.

Cette évolution valorise les atouts du site, autour du nœud autoroutier A1-A3-A104, et correspond aux vœux de l’association, qui souhaite que le site PSA reste consacré aux activités économiques. Mais ce type d’activité apporte peu d’emplois, et générera des risques et des nuisances en contradiction avec le projet de VAL FRANCILIA, la vaste zone de logements (2000 à 3000) à forte densité prévue à proximité et annoncée par la municipalité d’Aulnay fin 2019. C’est un point déjà amplement souligné par l’avis de l’Autorité Environnementale.

Aulnay Environnement est particulièrement sensible à la remarque des sapeurs-pompiers indiquant qu’en cas de défaillance des systèmes d’extinction des entrepôts FIFTY, d’une taille inusitée, leur matériel restera sous-dimensionné.

L’étude de trafic ne prend absolument pas en compte les transformations du réseau routier prévu par VAL FRANCILIA. Elle porte uniquement sur le Boulevard André Citroën, que le projet actuel prévoit de rendre piétonnier, et qu’il remplace par une voie passant au milieu du site PSA. Cette voie serait amenée à supporter à la fois le trafic des entreprises logistiques et des véhicules des habitants, sans parler du réseau de bus. Elle ne prend pas non plus en compte le trafic lié à la création de la gare RER du Grand Paris. Comme c’est le cas pour la gare du RER B, on peut s’attendre à ce que de nombreux habitants des communes voisines éloignées de la ligne empruntent leur véhicule personnel pour se rendre à cette nouvelle gare.

L’étude de trafic semble supposer que tout le trafic de la zone logistique se fera vers l’est, vers l’accès à l’A104. Or l’accès le plus proche à l’A3-A1 se trouve à l’ouest, par le rond-point Louis Armand. Ce carrefour, principale voie d’accès des habitants de l’ensemble de la Rose des Vents  (3000 logements) est régulièrement saturé aux heures de pointe. On a du mal à croire qu’une partie du trafic logistique venant de Paris ne cherche pas à passer par ce carrefour, d’autant que la liaison nord A3-A1 vers l’A104 est déjà régulièrement embouteillée par les poids lourds.

Même sans l’apport de VAL FRANCILIA, le réseau routier doit être entièrement repensé en fonction du développement des plates-formes logistiques. Comparable en superficie à Garonor, cet ensemble doit bénéficier d’un accès autoroutier spécifique.

Nous pensons que l’aménagement de la friche PSA est un tout. Juxtaposer des études partielles et des projets qui ne tiennent pas compte les uns des autres est une erreur, et ne permet pas de se déterminer en toute connaissance de cause.

Nous demandons donc que la décision sur le projet FIFTY-CHIMIREC soit reportée jusqu’à ce que la municipalité ait redéfini, comme elle s’y est engagée, son projet d’aménagement de la partie sud-ouest de la friche PSA.

Source : Aulnay Environnement

Contribution des communistes d’Aulnay-sous-Bois concernant l’enquête publique Chimirec

Préambule

Depuis le départ de la société PSA d’Aulnay-sous-Bois, nous avons toujours considéré qu’il était nécessaire de réindustrialiser ce site. En effet, la nécessité de promouvoir des activités utiles socialement, générant de l’emploi le plus qualifié possible à proximité des habitats de notre ville est essentielle pour assurer le développement de celle-ci.

Cette nécessité ne peut trouver des débouchés favorables et durables que sous le contrôle éclairé de la population habitant la ville et des salariés oeuvrant à ces activités.

Le développement de l’activité à caractère industriel et le contrôle de celle-ci par les populations environnante et les salariés sont les deux axes retenus pour cette contribution.

Les conditions de sécurisation des populations environnantes de ce projet d’activité, les nécessaires précautions visant à protéger l’environnement, les communs (eau, biodiversité…) ne sont pas traitées dans cette contribution. Il va de soi que ce sont des questions fondamentales traitées avec pertinence par d’autres contributions (notamment celle des élus d’opposition de la municipalité d’Aulnay-sous-bois.

Une gestion démocratique valorisant le mode participatif

Les grands défis tant environnementaux que sociaux auxquels notre société est confrontée imposent d’imaginer de nouveaux modèles de gestion de l’activité humaine en général, dont l’activité industrielle en particulier.

Nous considérons que la consultation des populations réduite à une enquête publique difficile d’accès à l’occasion d’un projet d’implantation industriel sur le territoire de la commune est en deçà des exigences que nous devons porter en matière démocratique. La faible participation des habitants aux enquêtes publiques ne permet pas de promouvoir les nécessaires innovations et les non moins nécessaires ambitions que notre société doit porter en termes de transformations pour répondre aux défis de notre époque.

C’est pourquoi nous sollicitons un rallongement de la durée de l’enquête publique comme l’ont demandé à juste titre les élus de l’opposition municipale d’Aulnay.

Nous demandons également, que soit mise en place une instance de suivi de cette implantation industrielle (si elle devait avoir lieu). Cette instance de suivi devra pouvoir avoir accès aux informations de gestion de l’activité selon une régularité à définir ainsi qu’aux projets d’évolution de l’activité de l’entreprise. Cette instance devrait faire place en plus des élus municipaux et territoriaux aux associations dont l’objet est la qualité de vie des populations, les organisations syndicales locales, les partis politiques dans leurs expressions locales.

Nous avons bien conscience que cette contribution dépasse les canons habituels d’une contribution à enquête publique. Pour autant, l’enjeu est bel et bien de dépasser les habituels « prés carrés » afin de mettre en adéquation les choix que nous faisons aujourd’hui avec ce à quoi nous aspirons pour le futur.

Source : contribution PCF Aulnay-sous-Bois

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