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L’appui du Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza n’a pas suffi à faire gagner Yannick Hoppe au Bourget

Outre le soutien de l’ancien Maire – aujourd’hui sénateur – Vincent Capo-Canellas, Yannick Hoppe, Maire sortant du Bourget, pouvait s’appuyer sur Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, Conseiller Régional et président de Pairs Terre d’Envol.

Malgré cela, M. Hoppe n’a pas réussi à l’emporter, laissant place à Jean-Baptiste Borsali, pourtant inconnu il y a moins d’un an. 

Dans la vidéo accessible ci-dessous, on peut voir que le Maire d’Aulnay-sous-Bois n’a pas l’air très convaincu, pas très à l’aise. Peut-être s’agissait-il d’un soutien de façade ?

Plan d’été proposé au Maire par les Elus d’Aulnay en Commun

Préambule de la rédaction :

L’article ci-dessous rédigé par Catherine Medioni fait suite à un communiqué du groupe politique Aulnay En Commun. Ce groupe a jugé bon de ne pas transmettre ce communiqué à Aulnaycap, privilégiant leur blog de campagne et vitrine de leurs idées, à savoir MonAulnay.

Par défaut, nous nous refusons de relayer des communiqués qui ne nous ont pas été envoyés, ou envoyés postérieurement par rapport à d’autres blogs militants ou généraliste. Malgré cet acte flagrant qui indique la volonté de ce groupe de ne pas nous transmettre les informations, Catherine Medioni a insisté pour que cet article soit publié. Ce n’est uniquement que par respect pour elle que nous le faisons.

Les blogs généralistes et pluralistes ( MonAulnay et Aulnaycap ) permettent à toutes les sensibilités politiques, et à tous ceux qui veulent exposer d’autres points de vus que ceux qui sont couramment développés, d’aider les Aulnaysiens à se forger leur propre opinion sans que l’on pense à leur place ni qu’on leur impose ce qu’ils doivent penser, sans que les informations ne soient biaisées ou censurées en amont, ou ne fassent l’objet d’intimidations, de menaces ou de pressions indignes d’une démocratie,  sans qu’elles ne soient orientées dans un seul sens et sans que des contradicteurs n’aient la faculté offerte de pouvoir les réfuter ! Voilà le service rendu par les blogs pour que la démocratie soit effective !

La liste Aulnay en commun qui dispose de 5 sièges au conseil municipal se veut force de propositions positives et constructives pour aider le maire Bruno Beschizza et son équipe à mettre en place, avec l’argent des contribuables, des services apportant un réel mieux être et mieux vivre pour tous à Aulnay sous Bois.

Ces deux femmes et ces 3 hommes élus au terme d’un processus démocratique porteront la parole et les aspirations de tous leurs concitoyens et seront soutenus dans leurs missions par l’ensemble des citoyens de la société civile jamais élus qui ont travaillé à construire cette liste et à élaborer un projet de société qui tienne compte des nouveaux enjeux imposés par les tous les bouleversements qui nous ont frappé ces dernières années : canicules, inondations, tempêtes et vents violents, lesquels nous obligent à repenser la gestion climatique et environnementale et plus récemment encore, la pandémie qui a renforcé et même creusé les inégalités entre les administrés et qui est venu pointer sans complaisance le problème posé par la densification et les concentrations de population dans des immeubles-clapiers à lapins !

Dans le court et petit pavé consacré aux expressions des différents groupes politiques qui siègent au conseil municipal et publié dans oxygène de juin 2020, Oussouf Siby président de sa formation, ( Anne-Sophie carton, Sylvie Billard, Alain Amédro et Fleury Drieu ) réaffirme la volonté de servir les Aulnaysiens, en garantissant la transparence des décisions municipales et l’usage judicieux et modéré des deniers publics, en construisant une ville respectueuse de ses habitants et de leurs droits, en travaillant au respect de la biodiversité et d’un environnement sain  et durable sans lesquels aucune société ne peut prospérer, pour édifier une ville qui prenne soin de tous sans laisser personne au bord du chemin….

Pour lire le communiqué, cliquer sur les différentes images ci-dessous :

Article rédigé le 22 juin 2020 par Catherine Medioni

FO Communaux d’Aulnay-sous-Bois souhaite que les employés municipaux puissent monétiser des jours placés en CET

Monsieur le Maire,

Conformément au Décret n° 2020-723 du 12 juin 2020 portant dispositions temporaires en matière de compte épargne-temps dans la fonction publique territoriale pour faire face aux conséquences de l’état d’urgence sanitaire qui dit ceci dans son article premier :

Par dérogation aux dispositions de l’article 7-1 du décret du 26 août 2004 susvisé, le nombre de jours inscrits, au titre de l’année 2020, sur un compte épargne-temps peut conduire à un dépassement, dans la limite de dix jours, du plafond fixé par cet article. Les jours ainsi épargnés en excédent du plafond global de jours peuvent être maintenus sur le compte épargne-temps ou être utilisés les années suivantes selon les modalités définies aux articles 3-1 et 5 du même décret.

Nous demandons que les agents de la ville d’Aulnay-sous-Bois puissent bénéficier de cette mesure et pouvoir épargner dix jours supplémentaires sur leurs C.E.T.

Nous vous rappelons que dans notre lettre ouverte du 6 avril 2020 nous écrivions déjà :

«Nous pensons aussi que des mesures de planification, d’étalement des congés 2020 sur l’année 2021 pourraient aussi empêcher une désorganisation des services sans pénaliser les employés. »

«D’ailleurs que vont devenir les jours de congés 2019 qui auraient été reportés exceptionnellement en 2020 ? Nous demandons que ces jours de congés soient automatiquement mis sur un Compte Épargne Temps. »

Par ailleurs, plusieurs agents nous ont interpellés car ils souhaiteraient pouvoir monétiser des jours placés sur leurs C.E.T. comme cela a pu se faire en 2007 après délibération numéro 19 du conseil municipal qui s’est tenu le 13 décembre 2007.

Force Ouvrière demande que ces deux points soient mis en délibération au prochain conseil municipal.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.

Source : lettre ouverte de Force Ouvrière Communaux d’Aulnay-sous-Bois à Bruno Beschizza

Mohamed Ayyadi interpelle le département et le Maire d’Aulnay-sous-Bois sur les assistantes sociales

Monsieur Le President, Monsieur Le Maire,

Comme vous le savez, notre pays traverse une crise sanitaire, économique et sociale sans precedent.

Notre département, qui est le plus jeune de France mais aussi le plus pauvre, paie un lourd tribut face a la pandémie.

Cette situation dramatique a intensifie les inégalités sociales mais aussi les inégalités entre les territoires dans la lutte contre le covid-19.

Je souhaite saluer ici l’action des acteurs du département, des communes ainsi que du tissu associatif qui ont su faire face avec courage et determination pour répondre a la détresse des Séquano-Dionisiens.

C’est dans cet esprit qu’il est aujourd’hui plus que nécessaire de renforcer l’offre de service public comme rem part efficace pour lutter contre les inégalités poussées par le coronavirus.

Apres deux mois de confinement, la situation s’est aggravée, avec des consequences sociales dramatiques pour des centaines de families – vous avez d’ailleurs évoqué, Monsieur le President, une augmentation des bénéficiaires du RSA depuis le mois de mars.

II est done extrêmement urgent de rétablir le fonctionnement du service social de notre ville.

En 2014, la municipalité aulnaysienne a pris la decision de mettre fin au service social de notre ville. J’avais d’ailleurs pris part a ce vote par discipline de groupe et c’est est l’une des nombreuses raisons qui m’avaient amène finalement a quitter la majorité de Bruno Beschizza.

Aujourd’hui, je sollicite votre bienveillance afin que nous puissions engager une discussion en vue de rétablir une convention sociale entre la ville d’Aulnay-sous-Bois et le Département de la Seine-Saint-Denis: c’est vital pour l’avenir des Aulnaysiens.

Les assistantes sociales sont essentielles dans le suivi et l’accompagnement d’un public fragilise qui va malheureusement s’accroître en raison de cette pandémie.

II est urgent que la ville et le département puissent travailler de concert dans le but de réduire les
souffrances qu’endurent chaque jour nos concitoyens les plus fragiles.

Pour ma part, je suis disponible et dispose a participer a !’elaboration et a la réussite de ce partenariat dont j’ai l’intime conviction qu’il sera bénéfique pour notre ville.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le President. Monsieur le Maire, !’expression de mes salutations distinguées.

Source : communiqué de Mohamed Ayyadi, Conseiller Départemental de Seine-Saint-Denis

L’ancien commissaire d’Aulnay-sous-Bois Vincent Lafon de nouveau attaqué dans la presse

Vincent Lafon, ancien commissaire à Aulnay-sous-Bois et aujourd’hui en charge du district d’Asnières-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, est de nouveau la cible d’un article du Parisien où le personnage est décrit comme un « chef de meute » aux multiples bavures.

Pour rappel, M. Lafon était en poste à Aulnay-sous-Bois lors de l’affaire Théo. Maintenant en charge du secteur d’Asnières, une de ses équipes est impliquée dans une intervention musclée où un policier tient des propos racistes.

Dans cet article du Parisien, nous apprenons que les relations entre le maire Bruno Beschizza et M. Lafon n’était pas au beau fixe. Nous citons :

« À l’époque, Bruno Beschizza, l’ex-officier de police devenu maire d’Aulnay (LR), prend fait et cause pour Théo. Résultat : les relations avec Lafon se tendent, jusqu’à devenir inexistantes.

Toujours en 2017, Séverine Maroun, adjointe à la sécurité, et Loïc Le Roux, directeur de la police municipale, avouaient ne « jamais être tenus au courant » des interventions des policiers de Vincent Lafon. Dont les actions parfois violentes perturbent le travail de la police municipale, qui mettra de longs mois avant de pouvoir remettre les pieds dans le quartier de la Rose-des-Vents.

Une semaine avant l’affaire Théo, un autre jeune, Mohammed K., se verra prescrire 5 jours d’ITT après avoir été contrôlé par les policiers d’Aulnay. Il dénonçait aussi des insultes racistes. Ainsi, au journal « Libération », un médecin chargé d’intervenir lors des gardes à vue avait déclaré : «Il y a deux commissariats défavorablement connus dans le 93 : celui de Saint-Denis, et celui d’Aulnay.»« 

Des propos étonnant qui montrent que quelques secteurs de la ville semblaient échapper au contrôle de la municipalité de manière périodique.

Vincent Lafon est un homme de terrain qui préfère prendre des risques plutôt que de jouer politique et gravir des échelons. Ses hommes sont bien souvent assignés sur des missions délicates comme l’Euro 2016 ou la Cop21. Certaines personnalités politiques veulent sa tête, mais Vincent Lafon semble toujours apprécié de ses hommes et par une partie de sa hiérarchie.

Vous trouverez ci-dessous les vidéos de notre reportage dans le Commissariat d’Aulnay en compagnie de Vincent Lafon ainsi qu’une interview exclusive accordée à Aulnaycap :

Aulnay Environnement interpelle Bruno Beschizza pour obtenir une ville propre

Vous avez renouvelé aux Aulnaysiens votre promesse de leur donner « Une ville où il fait bon vivre ». Nous ne doutons pas que cette promesse est faite pour s’adresser à tous, habitants du nord comme du sud.

C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur le problème auquel sont confrontés les habitants du 25-27 rue Edgar Degas : les conteneurs enterrés pour éviter les odeurs des poubelles sont inaccessibles, les vider est devenu impossible ; à cela s’ajoute tout autour l’accumulation des sacs de déchets qui ne sont pas ramassés.

Il semble que les diverses entités concernées par le problème se renvoient le soin de le régler. Nous pensons que la salubrité publique est mise en cause, un soin  qui relève du pouvoir du Maire. Nous vous serions reconnaissants d’user de votre pouvoir pour mettre rapidement un terme à cette situation, comme à celle d’autres points de notre ville affectés par des problèmes analogues.

  • Photo d’illustration

Source : Aulnay Environnement

Scandale Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois : Il se fait voter une augmentation de près de 11 000 € par an !

Alain Amédro répond aux contrevérités financières de Bruno Beschizza qui essaye de détourner l’attention de sa forte augmentation d’indemnités en cette période de crise sanitaire et sociale.

Lors du conseil municipal du 27 mai 2020, notre groupe a dénoncé cette mesure inexplicable. Alors que la municipalité a été défaillante dans l’aide aux familles aulnaysiennes dont certaines n’arrivent plus à nourrir leurs enfants, le maire s’attribue près de 11 000 € d’augmentation annuelle pour atteindre 6 223 € brut mensuel (hors cumul de mandats).

Pour tout type de réponse M. Beschizza tente trois contre-attaques :

  • En conseil municipal il tente de détourner l’attention en arguant que M. Amédro aurait été indemnisé au maximum de l’enveloppe possible lorsqu’il était conseiller régional. C’est une fausse information car les élu-e-s régionaux de l’époque avaient fait le choix de maintenir les indemnités 40% en dessous du maximum théorique.
  • Deux jours après, par un courrier de réponse publié sur un blog d’information « 100% libre et indépendante ! » qui est en réalité le blog du maire adjoint aux finances, M. Beschizza sous-entend que son augmentation ne serait que de 14 % (ce qui est déjà beaucoup). Pour faire dire cela, il mélange l’enveloppe globale, et son enveloppe personnelle. Rappelons qu’en 2014 M. Beschizza s’accordait 5 309 € brut par mois alors qu’en mai 2020, il fait voter 6 223 € soit près de 11 000 € de plus par an ! (17,22%), près de 66 000 sur 6 ans !
  • Dans ce même courrier, toujours pour détourner l’attention, il annonce un autre chiffre faux : l’indemnité d’adjoint au maire d’Alain Amédro aurait été « revalorisée de 30 % » en 2009. En 2008, l’élection se fait fin mars, les indemnités ont donc commencé en avril, et sont au nombre de 9, une par mois. Or M. Beschizza compare cette enveloppe annuelle avec la suivante comportant trois mois de plus ! Trop de précipitation a nuit à la clairvoyance du maire. C’est fort dommage !

Mais, même si le maire avait eu raison, il est choquant de justifier son comportement par les errements des autres.

Ces grossières tentatives n’ont pour but que de cacher cette augmentation indécente de près de 11000 par an. Ne doutons pas que Monsieur Beschizza, Maire, Conseiller Régional, Président de l’Établissement Territorial Paris Terres d’Envol présentera des excuses aux aulnaysien-ne-s pour avoir propagé de fausses informations et à Alain Amédro pour avoir voulu attenter à sa réputation.

Source: communiqué Aulnay en commun

  • Photo d’illustration

Bruno Defait, ancien conseiller municipal de Gauche à Aulnay-sous-Bois, ne comprend pas l’augmentation des indemnités

Nouvel épisode concernant la polémique sur l’augmentation des indemnités des élus LR à Aulnay-sous-Bois : Bruno Defait, ancien conseiller municipal en charge des transports à Aulnay-sous-Bois de 2008 à 2014, est sorti de son silence. Dans un tweet laconique et sibyllin, il fustige l’augmentation auto-accordée des indemnités de Bruno Beschizza, mais aussi des adjoints. On peut lire ainsi :

« Dommage d’argumenter sur le contexte actuel, même dans le contexte d’avant le contexte actuel, les salariés français dont les salariés de la mairie seraient heureux d’avoir 23% d’augmentation! Surtout qu’une indemnité est censée uniquement compenser une perte de revenus.« 

Rappelons que plusieurs adjoints à Aulnay-sous-Bois sont employés à Paris Terre d’Envol ou cumulent avec d’autres mandats. Tous ne sont pas employés du privé et en effet, ne subissent pas de pertes de revenus.

M. Defait était connu pour ses prises de parole acerbes et son franc-parler lorsqu’il siégeait au conseil municipal. Un trait de caractère qui ne plaisait pas à tout le monde, y compris au sein de la majorité PS-EELV-Communiste de 2008.

Le discours d’investiture de Bruno Beschizza laisse une profonde impression de malaise

D’abord, on ne peut qu’adhérer à sa profession de foi, lorsqu’il réitère son engagement  du 5 avril 2014, celui du « rassemblement » : «nous ne serons pas les élus d’un clan, ni d’un quartier, je serai le maire de toutes les Aulnaysiennes  et de tous les Aulnaysiens.»  

Dans son idéal de gestion de « bon père de famille », il revendique une attitude merveilleusement attentive : « la faute serait de ne pas écouter. Et nous écoutons, nous concertons, même imparfaitement. Il faut écouter, encore écouter, toujours écouter, être attentif à tous et agir pour chacun. La proximité, c’est le contact avec le réel, avec les vrais gens, des gens qui ont un visage, des gens qui ont une voix, des gens qui ont des sentiments, même quand ils sont finalement presque en colère, qui ont des expressions, des émotions. »

Mais brusquement le « bon père de famille » devient père fouettard lorsqu’il parle du « pire : des réseaux sociaux, ou de certains blogs. Ce petit monde de l’entre-soi qui ne parle qu’à lui-même et dans lesquels parfois malheureusement certains se prennent tout à la fois pour des spécialistes, des journalistes, des enquêteurs, des juges, des inquisiteurs, voire certains des bourreaux. Ce sont les nouveaux Marat. »

Cela veut-il dire que les membres de la municipalité mais aussi certains agents municipaux sont invités à déserter les réseaux sociaux et un certain blog où ils vantent à l’envie l’action municipale et utilisent tous les arguments propres à décrédibiliser le moindre désaccord avec les choix de la municipalité ? 

Cela veut-il dire qu’ils doivent tous montrer leur vrai visage en renonçant à l’usage peu courageux des pseudos ? Cela veut-il dire que ce blog fondé par un adjoint du maire est invité à sortir de l’ « entre-soi » en s’ouvrant aux commentaires critiques ?

Cela veut-il dire que si l’on n’est ni spécialiste, ni enquêteur, ni juge, on n’a pas le droit de s’exprimer ? Cela veut-il dire que toutes les personnes qui disent sur la toile leur désaccord avec un projet municipal sont des inquisiteurs et deviennent (peut-on en croire ses oreilles ?) des bourreaux ?! Et que faut-il comprendre dans cette référence historique qui arrive comme la cerise sur la gâteau, ou plutôt comme la tête sur le billot : ces gens-là seraient « de nouveaux Marat » !

Reprenons nos esprits : Jean-Paul Marat,  médecin et journaliste, s’est distingué sous la Révolution par un discours populiste d’une extrême brutalité, réclamant sans cesse que l’on coupe des têtes. Il encourageait une violence populaire qui s’est malheureusement de nombreuses fois déchaînée, en particulier lors des  tristement célèbres massacres de septembre 1792. Dans les blogs clairement visés par le Maire, en clair Aulnaycap et surtout MonAulnay, (qui eux laissent s’exprimer toutes les opinions), si l’on veut trouver un discours de violence, il est bien dans celui de certains commentaires particulièrement hostiles que l’on peut résumer ainsi : « vous avez été battus, maintenant taisez-vous !» Certes, il y a un progrès depuis Marat : il n’est plus question de couper des têtes, mais des langues. Notons au passage que les multiples procédures judiciaires engagées par le Maire visent précisément à la même chose, et que l’une d’entre elles a bien atteint son but : la disparition d’un blog. Peu importe d’être presque toujours finalement débouté : la pression psychologique générée par les procédures et le poids des frais de justice restent des moyens d’intimidation non négligeables.

Prêter à l’adversaire ce que l’on fait soi-même, chercher à discréditer et bâillonner toute opposition, c’est une pratique familière dans certains régimes politiques, ce n’est assurément pas un discours de ce rassemblement dont se réclame le Maire.

Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il n’est pas nécessaire d’applaudir à toutes les initiatives de la municipalité pour mériter un statut de « vrais gens ».

Nombreux sont ceux qui se considèrent comme « des gens qui ont un visage, des gens qui ont une voix, des gens qui ont des sentiments »,  et qui revendiquent ce droit « d’être en colère, qui ont des expressions, des émotions » même si cela ne s’exprime pas exclusivement sur le terrain choisi par le Maire, oralement et au hasard d’une rencontre au marché, mais sur la toile, à visage découvert, sans le masque d’un pseudo, de façon argumentée et réfléchie. Et sans haine.

Le Maire s’honorerait de mettre en œuvre une conception de la démocratie qui tolère et respecte la contestation sous toutes ses formes, qui veillerait à recevoir les associations qui ont leur propre vision de l’avenir de la ville,  et répondrait à leurs courriers, comme il s’y était engagé en 2014. Une conception de la démocratie qui reposerait sur une écoute et une concertation réelle, une vraie prise en compte de tous les Aulnaysiennes et Aulnaysiens, passant par la recherche du compromis sinon du consensus, et qui se dispenserait de toute mise au pilori.

Source : René-Augustin Bougourd

L’inutilité des blogs et des réseaux sociaux dans le débat politique, et si Bruno Beschizza avait raison ?

Lors du conseil municipal d’installation, Bruno Beschizza, réélu dès le premier tour avec près de 60% des voix, en tête dans tous les bureaux de vote, en a profité pour tacler les blogs et les réseaux sociaux. Ragaillardi par sa victoire sans appel, M. Beschizza a évoqué, sans les nommer, les blogueurs et férus de commentaires sur les différents réseaux sociaux, avec des qualificatifs peu flatteurs :

  • Personnes déconnectées du terrain, qui vivent dans le virtuel et n’impact quasiment pas les débats
  • Personnes qui restent dans « l’entre-soi », qui refusent le débat sur le terrain et évitent les contacts
  • Personnes qui se targuent d’être spécialistes, expertes et qui n’acceptent pas forcément les idées contradictoires

S’il est vrai que M. Beschizza grossit volontairement le trait, n’y-a-t-il pas un peu de vérité dans ses propos ?

Des blogs qui n’apportent que peu d’information originale

Aulnay-sous-Bois est une ville connue pour sa blogosphère riche et variée et ses réseaux sociaux actifs. Jérôme Charré, qui a aujourd’hui disparu de la circulation, en avait été le précurseur en 2005 avec Monaulnay. Très critique vis-à-vis de Gérard Gaudron à l’époque (ils s’étaient opposés sur la démolition du Galion), M. Charré avait tenté d’ouvrir la voie en apportant une information décalée par rapport à Oxygène. Vint Aulnay Radical de Billel Ouadah, qui visait à distiller une vision « centriste » mais qui diffusait principalement des informations nationales.

Mais c’est surtout l’électrochoc de l’élection de M. Ségura (PS) en 2008 qui a provoqué l’apparition de blogs favorables ou non à la majorité socialiste :

  • Aulnay Autrement avec Laurent Comparot, fidèle lieutenant de M. Segura et qui défendait à bras le corps le programme de la majorité d’alors
  • Aulnay Libre qui au départ regroupait des personnes qui ne voulaient pas que des logements sociaux soient construits dans le secteur de la rue des Saules
  • L’éphémère Aulnay En Marche qui, de manière anonyme, attaquait aussi bien la majorité municipale PS que les personnes de droite non favorables à Gérard Gaudron

Il y en eu d’autres, qui ont connu des destins variés, la plupart n’étant plus actifs aujourd’hui.

Aujourd’hui, fort est de constater que les blogs Aulnaysiens ont plutôt mal vieilli et manquent souvent d’originalité. Mise à part les articles élaborés et biens construits – mais presque systématiquement contre M. Beschizza – d »Hervé Suaudeau sur MonAulnay, les articles acides et souvent drôles de Stéphane Fleury sur Aulnay Libre (même si le ton quasi propagandiste leur font perdre un peu d’intérêt) et les reportages vidéos et originaux d’Aurore Buselin sur ce présent blog, le contenu des blog est bien souvent pauvre.

Ainsi, 90% des informations sur les blogs sont :

  • Des articles du Parisien
  • Des recopies d’article via des Google Alertes
  • Des recopies d’article via les différents groupes de Facebook (notamment #SLAPC)
  • Des communiqués de syndicat ou de groupes politiques

Bien entendu, ce constat s’applique également à Aulnaycap, même si de nombreux contributeurs, anonymes ou non, apportent des informations originales et souvent très intéressantes que nous sommes fiers de publier.

Une audience en trompe l’œil

S’il est vrai que les bogs les plus populaires peuvent se targuer d’avoir une audience confortable (sur Aulnaycap, on dépasse souvent les 3000 lecteurs uniques par jour), s’agit-il vraiment d’une audience capable d’influer la politique à Aulnay-sous-Bois ? Certainement pas. Quelques règles techniques permettent de gonfler artificiellement l’audience avec des personnes venant de toute la France, et même au-delà. La technique est bien comprises de certains :

  • Un titre avec des mots clé pour obtenir de l’audience via les résultats de recherche Google (Covid-19, Réouverture des écoles, Les 3000…)
  • Une image qui choque pour inciter au clic
  • Des copier/coller de l’article sur les différents groupes Facebook pour obtenir artificiellement une audience supplémentaire
  • Parfois des appuis de groupes politiques pour gonfler l’audience via un partage de l’information

Mais au final, les blogs n’ont que peu d’influence sur le débat local. La preuve, malgré les attaques systématiques de certains blogs contre Bruno Beschizza et sa gestion, celui a été réélu dans un fauteuil. Bien entendu, la visibilité de ces blogs agace et c’est pour cela que Bruno Beschizza les critique – voire les attaque. Mais ce n’est certainement pas en glissant un article critique dans un flot de copier/coller du Parisien d’informations généralistes qu’un blog pourra faire trembler l’homme fort d’Aulnay.

Des réseaux sociaux souvent brouillons parfois ridicules

Outre les blogs, on trouve de nombreux groupes et personnalités locales qui parlent d’Aulnay-sous-Bois. On peut évoquer le « fameux » groupe communautaire #SLAPC où certains sujets sont tabous au risque de se faire vilipender (en totale contradiction avec l’esprit de liberté d’expression) ou encore le groupe un peu plus ouvert Aulnay En Commun. On ne peut pas ne pas mentionner le groupe sans nul doute le plus intéressant,  « Tu es d’Aulnay Sous Bois , quand …. » qui parle de l’histoire de la ville avec les photos d’archive.

Hormis ce dernier groupe, on peut voir, outre les partages systématiques et parfois agaçants des blogs par leurs rédacteurs, des contributions d’experts auto-proclamés et de procureur de la pensée. On y trouve parfois des propos simplistes, comme si d’un coup de baguette magique, les maux de la planète pourraient disparaître. A se demander pourquoi ces personnes, parfois anonymes ou utilisant un pseudo, ne font pas une liste pour mettre au grand jour leurs idées.

Là aussi, Bruno Beschizza peut dormir tranquille. Il n’y a pas de structure, pas de fil directeur. C’est flou et bien souvent, les propos qui y sont tenus sont plutôt des repoussoirs. Si ces réseaux avaient vraiment une quelconque importance, Bruno Beshizza n’aurait presque pas besoin de faire campagne.

Des blogs et les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment peser ?

Au-delà de ce triste constat, il serait imprudent de dire que les blogs et les réseaux sociaux n’aient aucune influence sur la vie politique. Certains blogueurs ou personnalités influentes sont des lanceurs d’alerte, avec des informations qui peuvent être reprises par les médias de premier plan. Si un blog est inutile lorsqu’il fait un simple copier-coller d’un média, il a toute son utilité lorsque la rédaction effectue un travail d’investigation, de manière indépendante et impartiale.

Si le blogueur est influencé par un parti politique, s’il a des attaches avec un Maire ou si au contraire il est son opposant, l’information distillée ne peut pas être impartiale et le blog perd de son intérêt et de son miel. Il reste cependant des blogueurs totalement neutres et, à défaut d’être journalistes, peuvent apporter une information nouvelle et rafraîchissante.

Dans certaines villes, des blogs ont émergé avec des personnalités certes politisées mais sans ambition politique. Des informations structurées, recherchées, vérifiées au sein d’une ligne éditoriale claire et non fourre-tout mettent souvent à mal les équipes municipales en place. A défaut de les faire tomber, ces informations peuvent influer sur les décisions municipales et faire un véritable contre-poids contre tous les excès. Hélas, nous en sommes loin à Aulnay-sous-Bois…

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