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André Cuzon s’adresse aux amis d’Aulnay Bien Commun (ABC), du CADA ainsi qu’à Benjamin Giami pour battre Bruno Beschizza

Voici quelques éléments de réflexions concernant les municipales..

Votre démarche est très sympathique, cela me rappelle la liste citoyenne que nous avions fait en 1971 avec le PSU et Lutte Ouvrière après des luttes communes avec des comités d’usagers des transports en commun. Les sigles politiques étaient présents : le PSU avait des conseillers sortants…

Nous avions décidé de présenter la liste dans l’ordre alphabétique. !

Nous avions fait environ 10% des voix : après 68 c’était bien.

Aujourd’hui ce n’est pas facile de faire abstraction des partis politiques qui doivent avoir un rôle démocratique, surtout dans les villes importantes.

A Aulnay la municipalité sortante a « beaucoup péché » : racisme implicite par l’absence du FN et le maintien de l’opposition Nord-Sud, homophobie, piscine, parc Ballanger, pas de salles aux associations, pas de débat culturel, utilisation de l’argent public pour punir les opposants… j’en oublie.

La question de battre les sortants et de proposer une alternative est donc importante.

Personnellement l’union de toute l’opposition au centre et à gauche du parti du maire serait idéale sans exclusive à priori.

Et pourquoi pas ?

Mais au premier tour même, cela est mal parti.

Au second tour c’est indispensable, sauf à risquer de reconduire les sortants.
Les rencontres pour en discuter devraient se faire sans attendre le soir des élections.

Un accord pour accepter la tête de liste de la liste en  tête au premier tour et la proportionnelle des candidats sur la liste commune du deuxième tour serait importante y compris pour mobiliser les électeurs

Sur les programmes je ne vois pas de difficultés majeures…

Pour ma part je fais la proposition de deux  projets (deux ZAC ?) :

 un autour de la future gare de la ligne 16 pour reporter les zones industrielles existantes si possible sur la zone PSA et laisser la place à un quartier proche de la nouvelle gare (et de la piscine ! et du vieux pays).

 et un autre autour de la gare RER B pour densifier au nord, au sud et au-dessus de la gare : terrains SNCF, parking Dumont, quartier entre mairie et gare…

Le franchissement  des voies ferrées comme à Pleyel pourrait aussi mieux réunir enfin les quartiers de la ville.

Evidemment ces projets doivent être co-construits.

Ils doivent aussi être proposé au territoire « Paris Terres d’envol » : la centralité de la gare RER B doit être affirmée.

Ces propositions peuvent être faite sans délais d’ailleurs pour éviter l’électoralisme et peut même être proposée à l’ensemble des candidats.

Elle vise aussi à rapprocher les différents quartiers tant au nord qu’au sud.

Elle vise enfin à permettre un débat public de qualité respectueux de tous au lieu des rapports trop agressifs depuis trop longtemps : même la campagne électorale doit être respectueuse.

La démarche d’Aulnay Bien Commun (ABC) est intéressante mais dans une grande ville ce n’est pas simple de recueillir largement l’avis du maximum de personnes et il me parait indispensable que la première année de mandat permette un débat approfondi.

D’autres listes « risquent » d’être présentes. L’inconnue du deuxième tour est à analyser sans délai.

Refus d’être présent, volonté de se maintenir coûte que coûte, recherche de se réunir pour battre une droite qui a le privilège à Aulnay d’avoir tout l’électorat de l’extrême droite au premier tour il faut ouvrir les yeux et en parler…

Cordialement à tous.

Source : André Cuzon

André Cuzon : Europa city et après ? la chute d’ICARE ?

En 2011 nous (Environnement 93) avons été avec Val d’Oise Environnement à l’origine de cette lutte gagnante.
Après celle de l’aéroport de « Notre Dame des Landes », ce gouvernement va donc dans le bon sens !…il faut l’encourager à aller plus loin !

Europa City projet  Auchan-Chinois ambitionnait de faire venir des millions de chinois à Paris-Roissy  pour quelques jours.

Cela posait entre autres le problème de la perte des meilleures terres agricoles et aussi celui du problème climatique. Ces problèmes sont aussi ceux du développement sans limites du transport aérien et de l’aéroport de Roissy avec la création hier d’Aéroville à Tremblay, demain du terminal T4 ou du CDG-Express[1] etc.

L’arrêt d’Europa City projet Gonessien et val-d’oisien oblige à revoir le schéma directeur de la Plaine de France et de poser enfin la question de l’avenir du transport aérien et de nos 2 aéroports.

Yves Cochet ancien ministre de l’environnement de Lionel Jospin et ancien député du Val-d’Oise écrit dans son dernier livre :

« Nous nous attarderons pas sur le transport aérien, qui sera éteint pour toujours. Aucun carburant ne pourra faire perdurer la civilisation thermo-industrielle, la mondialisation  excessive des échanges, la mobilité à longue distance et à bon marché pour la moitié de la population actuelle. »

La question est gravissime pour notre territoire « Paris terre d’envol »[2]. Pour nous elle dépasse la question climatique, celle des taxes sur le kérosène ou de la privatisation d’ADP car l’activité du transport aérien est notre activité principale et donc la fin du pétrole-kérozène c’est dramatique sur le plan économique et social : les habitants et les emplois concernés sont des centaines de milliers (sinon des millions) et ce sera demain, ici !

Le prochain mandat municipal c’est 2020-2026 : en 2026 nous sommes dans le deuxième quart de ce siècle. La déplétion du pétrole a déjà commencée : penser que les dernières gouttes iront dans les avions de tourisme[3] alors que cela est source des conflits mondiaux …ce n’est pas sérieux.

Notre territoire est addict à l’aérien fossile : la porte d’entrée de beaucoup d’entre nous a été l’aéroport.

Notre assemblée territoriale, nos départements, notre région  et le gouvernement ne peuvent plus attendre.
Il y a longtemps (20 ans ?) que je réclamais publiquement la fin de l’aéroport d’affaires du Bourget[4] au préfet DUPORT : la question a été à l’ordre du jour au moment de la création de Roissy. Il y a longtemps aussi que nous avions créé un collectif contre le CDG-Express. Nous avions en son temps eu raison de dénoncer le gigantisme de l’Airbus 380 qui a obligé à élargir les pistes de tous les gros aéroports du monde pour rien.

La création du terminal T4 prouve que le lobby de l’aérien c’est l’imaginaire des  «  icariens » que nous sommes…étions ( ?)  depuis que la jeunesse nous « fait honte »…

Yves Cochet prévoit des milliards de morts…dans les  décennies à venir : alors au boulot.

Il faut commencer par un bout : la fermeture de l’aéroport d’affaires du Bourget (emport moyen inférieur à 2) et 550 hectares qui constituent une fracture territoriale entre le 93 et le 95 et empêchent de se parler et d’aller d’Aulnay à Gonesse qui était le chef du lieu du canton il y a 50 ans.

Cette fracture territoriale redoublée avec la création de Roissy est aussi une fracture sociale comme l’a rappelé les émeutes de 2005. Les projets de barreau de Gonesse ou de gare dans les champs ne peuvent répondre au problème des vald’oisiens qu’il faut comprendre: seule la fermeture de l’aéroport du Bourget peut donner des solutions.

Cela doit se faire de manière exemplaire dans la concertation comme pour la centrale de « Fessenheim » et pour la reconversion il faudra s’inspirer de la fermeture de l’aéroport de « Berlin Tempelhof » en préservant les terres agricoles, en créant des créant des lieux de culture, de jardins, d’agriculture, de parc, de fêtes, de festival (fête de l’huma) des camps, des campus, de « campeurs » jeunes, touristes ou réfugiés selon les besoins…en permettant aussi des liaisons entre Sarcelles-Gonesse et le 93. Le musée et une activité aérienne régalienne pour la sécurité peuvent être préservées.

La question de la ligne 17 est aussi posée : nous pensons que les liaisons entre 95 et 93 doivent suivre l’ex-RN2 et l’ex-RN370 : la future gare  Pleyel sera à 300 mètres du  RER D, qui doit être structurant pour ce territoire. Il faut relier aussi en site propre l’est du Val d’Oise vers Paris-gares du Bourget (ex RN 2) ou Aulnay (gare Europe sur la RN370) et trouver un développement limité sur ces axes. Nous avions proposer que la ligne 17 aille de la gare « aéroport du Bourget» vers Aulnay Europe pour rejoindre la gare « parc des Expos » ? (mais cela est-il utile, écologique  et rentable ?).

La vocation culturelle et agriculturelle sous toutes les formes sera à privilégier, car demain il faudra surtout une alimentation locale.

Gonesse capitale du blé et du pain ce n’est pas forcément le passé : Bridor, la filiale de boulangeries industrielles du Groupe breton Le Duff, prévoit d’ouvrir une nouvelle usine de fabrication de pains et de viennoiseries à Liffré, au nord de Rennes. L’investissement est conséquent : 250 millions d’euros. Avec à la clé près de 500 emplois.

 Bien entendu les 200 hectares de PSA doivent aussi être reconsidéré dans cette révision du schéma directeur de cette partie est de la plaine de France. Toutes les friches industrielles, commerciales ou agricoles doivent être recensées…

Monsieur Blazy maire de Gonesse avait réuni les opposants à Europa City au tout début (2011 ?) dans la salle du conseil municipal de Gonesse: il faut l’inviter à une prochaine assemblée élargie de notre territoire « Paris Terre d’envol » exceptionnelle et ouverte au public pour créer les liens indispensables entre voisins, entre humains. Les égoïsmes locaux ça suffit !

Un débat public sur le transport aérien doit être organisé rapidement dans ce territoire de la « plaine de France ».[5]

[1] http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-cdg-express/docs/pdf/cahier_acteur/cahier_environnement_93.pdf

[2] Pour les territoires qui fabriquent les AIRBUS idem

[3] Ou alors dans les avions de guerre !

[4] Le Bourget 550 hectares, 100.000 usagers/an qui peuvent prendre les avions de ligne mieux le train !

Le Bourget 100 ans ça suffit !

[5] Monsieur Frank Cannarozzo qui a été délégué par l’EPT « Paris terres d’envol » à ATLANTA en octobre pourra nous faire son compte-rendu sur l’avenir du « transport aérien durable » ?.

Monsieur Blazy Président de l’association Ville et Aéroport, tous les élus  et les associations de riverains doivent débattre sans tabou.

Source : communiqué André Cuzon

Aulnaysiens Citoyens du monde ?

Pour les municipales les listes citoyennes refleurissent (on ne va pas jusqu’à reparler d’autogestion).

La citoyenneté en 2020 (pour le 150 ème anniversaire de la Commune de Paris) c’est quoi ?

Les citoyens du monde se sont organisés en 1948 par exemple à Cahors autour de Gary Davis.

C’est en 1992 que l’assemblée de RIO a ouvert la voie aux conférences Climat (KYOTO 1997).

Nous sommes en 2020.

Nous savons que l’enjeu climatique est un nouveau paradigme commun, que la terre, les eaux  et le ciel sont un bien commun. Nous savons que le climat est d’abord menacé par les plus riches du monde qui ont des voitures, prennent l’avion et surconsomment et gaspillent…

Nous savons que la planète est un bien commun, (la Z.A.D. à défendre) que l’air que nous respirons et l’atmosphère, la terre qui nourrit, qui se rétrécit en surface vivante et se détruit tant par son imperméabilisation que par les intrants et  les labours intensifs, que la chaleur intérieure de la terre est peu utilisée[1], que la chaleur du soleil , son rayonnement, les vents, les vagues, la houle sont renouvelables…

Nous savons que les hommes ne peuvent se multiplier à l’infini sur une surface terrestre finie, que les « sauve qui peut » de l’immigration ne peuvent qu’aggraver les déséquilibres avec des villes et des campagnes fantômes désertées et des villes monstrueuses ingérables…

Nous avons un SDRIF régional qui n’avait pas encore pris en compte tous ces éléments : reconstruire la ville sur la ville, densifier près des gares et des nœuds de transport, éviter l’étalement urbain c’est bien mais ce n’est plus suffisant : sans parler du « tout Roissy » de  ce SDRIF avec Europa City et le CDG-Express…

La ville pavillonnaire est obsolète.

Les habitants des immeubles dans les quartiers rêvent d’un lopin de terre (à eux si possible…)…

La ville pavillonnaire  de petits propriétaires qui peuvent difficilement isoler ou utiliser les énergies du soleil ou de la terre c’est fini.

Il faut que la zone dense autour des gares s’agrandisse sérieusement, que des immeubles suffisamment haut évite l’artificialisation des sols (en préservant les espaces verts et la possibilité pour les eaux de pluie de s’infiltrer dans le sol en évitant les inondations…) : les jeunes, les étudiants, les personnes âgées en ont besoin.

Des transitions sont souhaitables : les maisons avec jardin peuvent subsister pour les familles avec enfants…Des pavillons patrimoniaux doivent être préservés bien sûr. De plus c’est le temps qui fera son œuvre.

Il faut aussi bien sûr des espaces verts arborés autour de l’habitat collectif et des jardins partagés si possible.

A AULNAY RER (vrai centre du territoire « Paris terres d’envol ») une vraie ville entre mairie, avenue anatole France, place de la gare, route de Bondy, parking Dumont et au-dessus des voies ferrées entre le pont Maillard et le pont de la Croix Blanche doit être étudiée et mise à un concours d’architectes avec le franchissement des voies ferrées après un débat sur un cahier des charges citoyen.

 Les terrains de PSA eux doivent rester essentiellement dédiés aux activités industrielles et à l’emploi.

La propriété des sols doit être bannie à tous niveaux : cela génère les inégalités des prix et loyers des logements : on en parle depuis les GAM (groupes d’action municipale) de Grenoble  il a y 50 ans à l’époque de Dudebout et de Mendes France)

La tendance doit être un nouvel habitat collectif (neutralité carbone minimum), des déplacements limités, des locaux de travail connectés avec l’habitat mais avec une vie de quartier autour des écoles et des commerces et de ville autour des salles de spectacle et de sport et de  l’université que mérite notre territoire « paris terres d’envol »

Les associations d’environnement (dont je fus responsable) ont fait peur aux élus  en dénonçant le « béton » et l’électoralisme a joué. Le futur PLU intercommunal ne sera pas acté avant 2022 ; 30 ans après RIO oublié : il est urgent.

Les Nimbys (Not In My Back Yard) et les lobbys (y compris partis (dont le parti « vert ») et syndicats… comme ceux des transports aériens qui sont incapables de mettre leurs réalités sur la table afin d’en arrêter la « honte ») et le risque de l’effondrement de l’activité et de l’emploi.

Revenons à nos listes citoyennes pour les municipales de 2020. L’étiquette « citoyenne » est partagée par tous : partis, syndicats, associations, électeurs et abstentionnistes.

               Le vrai sujet est de recréer du commun, du débat, de la formation avec un principe de base la « subsidiarité » chère aux « encycliques ». Le local et le global doivent se conjuguer au passé au présent et au futur.

La démocratie locale a besoin à la fois des blogs, sites institutionnels (avec transparence des dossiers…) mais aussi des lieux de rencontres commodes par quartier et sur la ville : la mairie doit être la maison du peuple.

Cette modeste déclaration est révolutionnaire car elle nécessite un vivre ensemble oublié où les partis politiques ou les forces intégristes arrêtent de refuser ou d’empêcher de parler à son voisin pour des raisons de race, de choix sexuel, religieux ou politique, de différences sociales ou professionnelles etc… Pire la violence prend le dessus souvent.

Nos institutions municipales, territoriales, régionales doivent être évaluées après des expériences prolongées de mieux vivre ensemble : commissions diverses et comités d’usagers ouverts à tous publiés, transparents régulièrement.

Pas de structures sans Assemblée Générale annuelle qui fait le point et fixe le cap et les moyens

Le débat municipal est urgent et doit permettre de progresser avec la mise à disposition de moyens en particulier de salles pour des réunions publiques : à défaut il faut ouvrir les écoles…

[1] Nous constatons que beaucoup de responsables ignorent la géothermie et les réseaux de chaleur associés…

Source : André Cuzon

André Cuzon annonce que l’association Aulnay Environnement a fait plier la municipalité et que le parc Ballanger est sauvé

Après la réunion municipale de bilan de la concertation du 23 mai, après la réunion d’Aulnay environnement du 28 mai 2019, le 29 mai les blogs publiaient l’alternative présentée par Aulnay environnement pour sauvegarder le parc Robert Ballanger (les 5 hectares du parc destinés à l’urbanisation dans le projet présenté par la municipalité et soumis à la concertation : mr Cannarozzo ayant indiqué que ce point était non-négociable).

La concertation avait unanimement rejeté cette atteinte au parc Ballanger et ses conséquences sur les quartiers proches (Blanc Village, Ormes,  I.M.E. Toulouse Lautrec).

Le jeudi de l’ascension 30 mai sur le marché du boulevard de Strasbourg, je rencontre  un élu de la majorité qui me dit que la veille, la municipalité avait décidé de tenir compte de la concertation et de prendre en compte la contre-proposition d’aulnay environnement qui sauvegardait les 5 hectares du parc.

L’élu me demande de réserver l’information en privé au minimum de personnes, ce que j’ai fait. Le maire désirant et c’est normal faire l’information lui-même.

J’attendais une information sur le site de la mairie suite aux réunions de concertation dont les compte-rendus devaient être publiés ou à une information dans le journal OXYGENE qui devait paraître début juin en vain.

Aulnay Environnement a publié un communiqué le 13 juin pour s’étonner que la réunion bilan de la concertation du 23 mai ne soit pas évoquée entre autres et demandais au maire une nouvelle réunion de bilan …

Au total ces 5 hectares de parc qui émeuvent la population et l’émouverons encore plus quand elle sera informée correctement, ne doivent pas être un enjeu de communication cynique pour la municipalité.

Cela doit être évoqué (au moins) lors de la réunion du territoire « Paris terres d’envol » du 24 juin et lors du conseil municipal du 10 juillet cette « bonne nouvelle » (l’abandon du projet immobilier de 5 hectares dans le parc)  ne doit pas cacher une décision sur un périmètre de projet limité (ZAC)  qui ignorerais les zones industrielles des Mardelles et de la fosse à la Barbière qui doivent muter aussi et pour permettre une urbanisation plus proche de la future gare  que les terrains de PSA.

Pour ma part je refuse de garder plus longtemps cette information de bonne source et je la rends publique ce soir.

J’espère que ma source d’information ne m’en voudras pas et ne soit pas sanctionnée…

Source : André Cuzon

Mai 1968 : souvenirs d’un aulnaysien

Pour moi les prémisses de mai 68 sont dans les années de guerre d’Algérie. En 1961-1962 j’ai été étudiant au lycée Voltaire dans la classe préparatoire au concours de l’IDHEC[i] (avec Henri AGEL) et les attentats de l’OAS provoquaient les manifestations de protestation des syndicats et des étudiants. L’UNEF était représentée dans la classe  (je me souviens d’un étudiant mexicain très engagé mais aussi de Bernard Stora, Alain Riou ou Renan Polles) et nous avons participé à des manifestations dont l’une au métro Charonne est bien connue.

Plus tard en 1973 à Aulnay le PSU projettera dans la salle du 11 novembre « 20 ans dans les Aurès » de René Vautier.[ii]

Les années de décolonisation française et de libération des peuples du tiers-monde ont été marquées par les luttes d’Amérique Latine et par la guerre américaine du Vietnam.

La libération culturelle a aussi débuté au début des années 60, pour moi avec la nouvelle vague au cinéma (la fréquentation quotidienne de la cinémathèque de la rue d’Ulm en particulier pendant un an), pour d’autres ou les mêmes la déconfessionnalisation de la CFDT, l’« Aggiornamento » du Concile Vatican 2 ou la musique rock and blues y contribuèrent.

Jeune marié travaillant à SIMCA Poissy début 1967, je lisais le journal COMBAT dans le train . A Poissy le souvenir de la force de la CGT à l’époque de FORD était évoqué mais le syndicat CFT avait pris le pouvoir grâce aux forces d’extrême droite (anciens collabos, fachos mussoliniens ou OAS ).

Les articles d’André Laude dans « Combat » préparaient le désir  « d’un socialisme gai, poétique, solaire… »…

L’abonnement à « Témoignage Chrétien » (tradition fraternelle de l’époque) complétait le rejet du gaullisme même ses accents intéressants comme la visite du « Québec Libre » en 1967.

Un prêtre ouvrier (Yves Thibaud) faisait partie de la paroisse catholique de Saint Joseph d’Aulnay : en confession après m’être confessé avec lui de ne pas être « engagé », je décidais de le faire !!

En mai 1968, je travaillais à Renault Billancourt (en sous-traitance pour l’entreprise d’informatique CAP Centre d’Analyse et de Programmation[iii]). Notre équipe de collègues était politisée et nous avions rencontré les responsables de la CFDT et du Parti Socialiste qui nous avaient fait visité les ateliers (en particulier ceux de l’île SEGUIN).
Nous avons assisté au premier débrayage de jeunes ouvriers qui s’étaient installés assis ou allongés sur une pelouse au soleil de l’après-midi le  16 mai. Le 13 mai nous n’avions pas pu participé la grande manifestation.

L’agitation place Nationale à Billancourt était folklo mais bien réelle bien avant la  venue des intellectuels plus tard en 70.

J’avais envoyé une demande d’adhésion au PSU juste avant la grève générale et celle des postiers en particulier. De fait je ne serais contacté qu’après la grève par Gilberte Desnoyers militante féministe avant l’heure, conseillère municipale et candidate PSU aux législatives en juin 1968. Ma femme m’a toujours dit que sa visite à l’appartement l’avait frappé car elle n’avait pas dissimulé ses craintes dues à la nouvelle grossesse ( notre  troisième fille) et donc des risques de l’engagement militant masculin au détriment de la femme.

Mai 1968 fut une belle époque où je pouvais promener mes jumelles au parc Dumont tous les jours du fait de la grève : l’accès à Renault Billancourt n’était pas possible pour nous.

La lecture des journaux (Combat et Le Monde) et des hebdos était essentielle : nous n’avions pas la télé à l’époque.

Localement pendant la grève je me souviens d’une réunion chez Jacques Pérochain (d’Objectif 72) avec plus de 20 participants divers (son frère Bernard élu PSU à Aubervilliers était présent).

Après la grève j’ai participé pleinement à la campagne électorale, nous avons pu passer la barre des 5%. L’affiche de la campagne du PSU que nous collions avec plaisir (avec le bandeau de notre candidate féminine) est en tête de ce texte.

Au travail nous avons décidé de créer une section syndicale au C.A.P. : nous étions trois camarades un PSU, un CERES et un PCF, aussi notre choix fut de créer une section syndicale CGT et de demander l’organisation d’élections de délégués du personnel. Je fus candidat CGT mais non élu. La CFDT était en tête.

Dans les années 1970-71 je travaillais à la SEV Marchal, j’étais syndiqué à la CGT.

L’entreprise d’Issy-les-Moulinaux était d’un autre siècle : les femmes enchaînées aux presses, des flics-maisons  armés pour la surveillance…

La « Cause du peuple » était lue parmi nous. Je fus licencié pour avoir traité de « con » mon chef (ancien collègue du CAP qui m’avait embauché). Ce chef avait empêché l’opération d’un œil d’un collègue qui était vraiment handicapé par son œil. Je fus licencié sur le champ. Ma femme était enceinte de notre quatrième fille, mais ce fut une chance, je pus me faire embaucher à Aulnay chez L’Oréal  et cela dura jusqu’à la retraite. Mes collègues m’offrirent les œuvres de Walter Benjamin et un livre sur mon idole « Angela Davis » pour mon départ de SEV Marchal !

A L’Oréal en juin 1971, je retrouve Alain Ramos militant PSU de Blanc-Mesnil et secrétaire de la section CFDT qui avait osé en mai 68 mettre en cause le syndicat CGT patronal de la boîte…fondée par Eugène Schueller « cagoulard » notoire.

L’adhésion à la CFDT coulait de source.  L’élection comme délégué du personnel dans le collège « cadres » ne tarda pas.

A Aulnay dès 70-71 la création du comité des usagers des transports en commun fut essentielle[iv].  Il  rassemblait le curé de Saint Paul ( René Plaideau), Yvonne Louis militante de gauche ou madame Ducarroir et son fils Jean, futur pionnier des radios libres et les militants PSU Michel Ronfard, les Bonicel et les Bouichou…

Elle permit la présentation d’une liste PSU-LO aux municipales 1971 sans tête de liste (par ordre alphabétique) avec un score de près de 10% des voix au premier tour.

Plus tard la venue de Citroën à Aulnay en 1974 me rappela cette CFT implantée à Simca Bondy avec le sieur Calméjane patron de choc de la droite du 93 pendant longtemps.

Mais ceci est une autre histoire…

On ne peut réduire mai 1968 à mai 1968 : l’histoire c’est comme la vie : elle n’a ni début, ni fin. !!

Par contre les acteurs et les institutions sont mortelles : le PSU né avec la guerre d’Algérie et mort 25 ans plus tard est un bon référent pour la période autour de 1968.

Et André LAUDE poète aulnaysien en est un des meilleurs chroniqueurs :

http://www.institut-tribune-socialiste.fr/wp-content/uploads/2016/02/67-69-TS-Laude.pdf

Ces articles m’ont été photocopiés à l’I.T.S.[v] par Jacques Sauvageot (25 ans en 68 comme moi) il y a plus d’un an.
Merci à lui.

               André Cuzon

[i] Institut des hautes études cinématographiques

[ii] Plus tard en 1978 la municipalité dont je faisais partie présentera dans la salle du conseil municipal le film « Marée noire, colère rouge » de Vautier après le naufrage de l’Amoco Cadiz

[iii] Aujourd’hui CAP GEMINI

[iv] Je publierai un petit dossier là-dessus.

[v] Institut Tribune Socialiste

Concertation centre gare Aulnay-sous-Bois par André Cuzon

Le premier élément pour analyser ce problème c’est de situer la centralité de ce centre gare. Le document parle de l’une des « principales  centralités de la ville » : c’est notoirement insuffisant de le dire.

François Asensi aulnaysien maire de Tremblay avait dit dans la concertation sur le SDRIF à l’époque que Aulnay était la « capitale » de l’intercommunalité. En effet la gare d’Aulnay du fait du nœud ferroviaire est un centre pour les communes desservies du Drancy, Le Bourget, Blanc-Mesnil à Villepinte Tremblay et Sevran Livry. Le T4 de plus le relie tant aux Pavillons qu’à Bondy.

Le grand paris va conforter ce rôle central. La ligne 16 est une  rocade ferrée autour d’Aulnay reliant le RER B au Bourget, à Villepinte-Beaudottes, Sevran-Livry vers le RER A vers Noisy-le-Grand en passant par Clichy-Monfermeil.

On peut espérer demain un T4 allant vers Noisy-le-Sec autre nœud ferré.

Aulnay attire aussi les habitants du 77 de Mitry et Villeparisis.

Rappelons que le RER B est la ligne Nord-Sud du réseau RER. Le nombre d’usagers du RER prouve cette centralité.

Il faut mettre en regard la faible densité relative de cet hyper centre. Le développement de la ville s’est effectué du sud au nord et la ville s’est décentrée vers le nord sans pouvoir créer une centralité réelle au niveau de la ville. Les équipements sont dispersés dans les quartiers.
Pour valoriser le centre (gare) d’Aulnay il faut le considérer comme un centre intercommunal (de près de 400.000 habitants): une médiathèque, des salles de réunions variées (connectées image et son)  publiques et privées de tous types, de toutes tailles en tout cas modulaires y seraient à leur place dans le cadre du grand paris et d’une société qui favorise les transports et les connexions du futur.

Ce point de vue je le défends depuis … 20 ou 30 ans lors des débats des différents PLU.

A l’évidence le long des voies ferrées, éventuellement au-dessus, mais aussi très facilement sur le parking Dumont (le contraire d’un centre ville), il faut densifier. Sur le parking Dumont j’ai souvent évoqué R +  10 ou 12 avec des services publics (médiathèque et autres (police, crèches, écoles, université, impôt, sécu, emploi etc), des bureaux et des emplois,  des logements de tous types pour étudiants, retraités ou autres. notre centre gare a été oublié depuis Louis SOLBES ! en 1983.

Le nord de la gare c’est encore pire. La fronde contre SEGURA a gelé les constructions nécessaires à deux pas de la gare entre gare et mairie : le nouveau PLU a été démagogique sur ce point.

Les commerçants dans les années 70 avaient demandé l’abattage des platanes pour garer les voitures : on voit le résultat.

Un PIR (parking d’intérêt régional) indispensable aurait pu y sauver le commerce. La municipalité l’envisage place ex-Camélinat au détriment des tilleuls !

La rénovation de la gare aurait du prévoir un souterrain SNCF gratuit pour tenter de remédier aux nombreuses barrières/frontières qui empêchent de vivre ensemble dans cette ville

La densification du centre seule permettra la préservation de la zone pavillonnaire et limitera le risque des inondations d’orage  qui est du à la platitude de tout le secteur de Roissy à Saint-Denis !

La forêt  de Bondy (et ce qui en reste) nous a légué des rues étroites (anciennes routes forestières) et des embouteillages qui ne vont pas s’arranger. Lors du POS de 1977 il était question d’élargir les rues ce qui avait provoqué une colère importante et le recul de la municipalité.

De même de nombreux trottoirs y compris en centre ville ne sont pas aux normes pour les piétons et en particuliers pour les PMR.

Mais ce n’est pas une raison pour l’inaction.

Nous attendons la bretelle de Bondy Nord, le doublement des ponts de la Croix blanche et de Chanteloup ou d’autres liaisons sur ou sous la gare (jonction de parkings  et de commerces piétonniers…) !

Un mot sur les grands projets.

Le CDG-Express doit s’arrêter à Aulnay, les directs Roissy doivent être supprimés. La rénovation des infrastructures doit être accélérée.

La ligne 17 en plein champ pour Europa City doit être remise en cause et il faut étudier l’implantation de grandes surfaces (Darty, FNAC, Décathlon et autres) au-dessus ou au-dessous ou le long de la gare.

Notre centre gare est envié par toutes les villes autour et leurs habitants : marché et commerces et terrasses…

Nous ne devons pas être des « fainéants », il faut avoir le courage de dessiner le futur centre gare et le futur d’Aulnay et le futur de l’intercommunalité.

Source : communiqué André Cuzon

Débat et combat : folie ou philo ?

Le premier tour de la campagne présidentielle n’a pas suscité de débat public à Aulnay. A part la réunion d’ » En Marche », il y a eu seulement à notre connaissance que celle des insoumis sur les rapports police-population : une campagne un peu hors-sol donc.

Les résultats restent hors-sol.

Hier dans une famille d’origine malienne (mère veuve après 28 ans de présence à Aulnay dans son appartement des 3000, recevant l’annonce de son refus de naturalisation alors que ses enfants sont français) l’essentiel était la qualification de madame LE PEN et la crainte du pire donc…

Pour beaucoup cela est banalisé à tort. Le vote est devenu une préférence individuelle de couleur ou de parfum ! Cela n’est plus une « arme miraculeuse » exprimant un enjeu d’intérêt général, qui dépasse nos personnes et nos clans.

Est-ce pour cela que le chef des insoumis n’appelle pas à faire barrage à madame LE PEN ?

On entend des appels à s’opposer à madame LE PEN par la mosquée de Paris comme par le MEDEF. Les évêques semblent eux craindre de contredire une partie de leurs ouailles…

Pour le militant « macroniste » que je suis et qui espère que l’ouverture des portes permettent de débattre d’enjeux insuffisamment traités (le climat par exemple), je pense que le combat contre la peur de l’autre peut être durablement gagnant et ouvre la possibilité des vrais débats.

André Cuzon

Pour Emmanuel Macron : réforme ou révolution ?

Andre_Cuzon_PLUA moins que la réforme permanente soit révolutionnaire.

Cela correspond à une philosophie (et une théologie mais par souci de laïcité je ne m’étendrais pas)

du « process ». Je me réfère au philosophe breton méconnu Jules Lequier (philosophe de la liberté) qui a inspiré l’école américaine de Whitehead de la « philosophie du process ».

La philosophie (donc la politique et la culture) doit tenir compte des expériences collectives (de l’histoire), des expériences individuelles et en tenir compte pour un dépassement créatif, un progrès comme on disait avant.

La notion de progrès a été polluée par les P.I.B. et consorts chiffrés. Le « bien vivre » « buen vivir » individuellement et collectivement devient l’objectif, le « mieux vivre » serait plus juste.

Le « progrès » doit devenir progrès pour tous, pour tous les peuples de la terre. Un progrès humain qui intègre, l’économie,  le social,  l’écologie. C’est ce que nous avons appelé « le développement durable » qui doit être un développement culturel un « processus » qui libère les hommes, les émancipe individuellement et collectivement.

La gauche sociale fut historiquement solidaire des opprimés dans la lutte de classe avant le XXI siècle.

La gauche et les « progressistes » doivent être à même de changer les conditions de l’économie mondiale dans le respect des hommes et de l’environnement.

Les multinationales doivent réellement rendre des comptes sur leur « responsabilité sociale » pas seulement en France…par définition.

En payant des impôts, en justifiant réellement des aides ou subventions, mais aussi en assurant des développements industriels équilibrés dans les différents pays et régions (politique industrielle), des politiques sociales solidaires et une démocratie sociale à travers un dialogue social qui ne se limite pas au dialogue dans l’entreprise mais doit être ancré dans les territoires.

Enfin la justification de l’entreprise doit être aussi en débat, que ce soit pour les productions d’armes, le développement des activités aéronautiques (production d’avions, développement aéroportuaire, tourisme mondial)  qui mettent en cause le climat et sont basés sur des mythes (Icare …) et des publicités éhontées en regard des misères humaines.

Ce programme n’est pas celui de Macron à ce jour, mais il est le seul à ouvrir le chemin, la voie à une Europe refondée sur des valeurs et (nous l’espérons) sur une mondialisation qui arrête les « brexit » , les populismes avec « rideaux de fer ».

En 2017, c’est le départ d’une nouvelle mondialisation régulée.
Pour moi cela passe par exemple par la taxation du kérosène (fondamental) et aussi donc sur l’impôt mondial.

Et aussi sur une gouvernance mondiale[1] dans le but d’avoir un vrai pilotage de la planète qui doit se libérer des utilisations des énergies fossiles pour faire tourner les moteurs ou pire pour faire de la chaleur.

Le discours de madame Merkel de ce jour avant les élections à venir en France et en Allemagne annonce ce nouveau monde à venir, à construire.

« no border » commence par l’Europe, une Europe qui sait accueillir les réfugiés.

Emmanuel MACRON en France nous a mis « en marche ».

« Marchons, marchons… »

Communiqué d’André Cuzon

[1] La COP 21 ignorait le transport aérien !!!

Réflexion sur le dossier « piscine » à Aulnay-sous-Bois par André Cuzon

Andre-CuzonAprès la demande et l’obtention de documents sur la piscine par Aulnay Environnement,  leur publication par mes soins dans les blogs, l’article du parisien du 29 juin et celui d’Oxygène de début juillet… et avant la réunion publique organisée par Aulnay Environnement le 29 septembre et l’annonce par la municipalité (page 12 d’Oxygène) que le conseil municipal devra se prononcer sur le projet et son mode de gestion à la rentrée, il est utile d’alimenter le débat.

D’abord le débat public n’a pas eu lieu, les documents n’ont pas été tous publiés (par exemple le rapport SOCOTEC de 1989 et de nombreux rapports évoqués dans ceux obtenus) et  vu l’annonce de décision à la rentrée, on peut dire qu’il n’aura pas lieu.

La piscine c’est près de 3 hectares municipaux qui sont passé en zone « immobilière » par le vote du PLU en décembre 2015, sans débat, sans plan B.

Le bâtiment de 2300 m² a une valeur patrimoniale reconnue.
Les problèmes techniques  avait été révélé en 1989 : autant dire que les attaques politiciennes sur ce sujet devraient être modestes…

La note Lourdin  du 10 mars 2015 conclut :

lourdin

Les rénovations dues à l’âge et les mise aux normes sont évidemment nécessaires (accessibilité…).

Mais cette approche de rénovation (et éventuellement de reconstruction du bâtiment) n’a pas été choisie par le maire qui avait un projet « politique » différent non-dit et non-discuté comme le prouve la note conclusive du 22 avril 2015 de Mr Soumy au maire :

soumy

Ce projet signifie « opération immoblilère » sur les 3 hectares de la piscine actuelle et étude d’une piscine « chic » « chimérique » à 22 millions d’euros pour une « génération future » !

Pour les citoyens aulnaysiens le patrimoine du centre nautique actuel (architectural, environnemental, social, mémorial…) n’a pas à être mis en cause : il doit être conservé.

Les citoyens l’ont payé depuis des décennies : écrire dans la lettre du Maire en juin 2015 que l’équipement a fait son temps et que une page de l’histoire de notre ville se tourne sans discussion est scandaleux.

L’emplacement est suffisamment central pour tous les aulnaysiens et permet aux personnes d’un quartier démuni (Balagny) d’avoir un équipement de qualité.

En terme d’environnement : recycler, rénover est souvent une solution économe en consommation de terrains, de ressources issues des sables des rivières ou de la mer, d’énergie.

En terme financier  c‘est souvent pareil.

Le temps de non-disponibilité sera surtout fonction des acquisitions des terrains nécessaires : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué : il y a déjà près de deux ans de perdu en terme de délais.

La réflexion sur le besoin social aurait dû être central dans le PLU.

A Aulnay la question se pose d’un autre petit bassin au sud des voies ferrées pour les scolaires en particulier. Au nord qui doit se développer avec la gare du «  grand paris », Coursaille sera vite saturé.

Au sud démuni de terrains sportifs, la rénovation du collège du Parc pose cette question : pas loin il y a 4000 m² au centre des impôts. Nous revendiquions un bassin de rétention : il faut sérieusement étudier une double vocation : rétention et piscine.

Toute réflexion sur les équipements scolaires (du type collège ou lycée) doit intégré le sport et donc la natation : c’est ça le XXI siècle !

L’article du Parisien du 29 juin se termine ainsi :

« On a donc missionné un bureau d’études pour nous proposer différentes hypothèses, qui devraient être détaillées cet automne », répond Philippe Palomo. Selon nos informations, l’hypothèse d’installer la nouvelle piscine à la place de l’ancienne n’est pas exclue ».

Le bon sens peut toujours l’emporter…

Source : communiqué André Cuzon

Pour André Cuzon, Beschizza joue à « QUITTE ou DOUBLE » sur la piscine d’Aulnay-sous-Bois

Andre_Cuzon_PLUDans ma note du 7 juillet, je demandais une rénovation-reconstruction de la piscine existante, qui était plébiscitée par les aulnaysiens. Je demandais en plus un bassin modeste dans le sud d’Aulnay…

Ce bassin aurait pu être accessible aux handicapés, qui de toutes façons ne peuvent pas forcément bénéficier selon les cas de tous les bassins classiques.

Après le coup de force de la fermeture définitive sans argumentaire et sans plan B, la municipalité a choisi la fuite en avant avec un projet « olympique » qui doublerait (ou plus) le nombre d’usagers (vers 200.000 an).

Ceci grâce l’espoir de l’obtention des J.O. à Paris en 2024, ce qui faciliterait les financements de tous : état, région, département et territoire inter-communal « terres d’envol ».

Cela conduit à un gros équipement à vocation régionale dont la gestion serait soumise à une délégation de service public (DSP).

Cela comporte le risque financier d’un équipement surdimensionné avec en conséquence possible des tarifs prohibitifs et discriminatoires.
Cela limite le choix des emplacements possibles.
Les terrains proches du vélodrome sont grevés (entre autre) d’un risque de fouilles archéologiques (ferme et cimetière de Savigny) avec donc une difficulté pour être disponible en avant 2024.

Le terrain actuel devient trop petit. On peut sans doute trouver des solutions au moins pour le stationnement : si on veut on peut.

La tendance risque d’être sur les terrains de Citroen qui pourrait ainsi s’en défaire, mais cela signifie un équipement très éloigné des habitations et des transports publics.

La gare du grand paris est assez éloignée : celle préconisée par les opposants à « europa city » sur Citroen aurait été adaptée (à ce projet comme à une reconversion du site Citroen qui peut devenir une friche industrielle quasi-cinquantennale comme celles de KODAK ou de la WESTING.

 Le plus grave c’est que le projet de piscine indispensable aux aulnaysiens dans les meilleurs délais est soumis à la décision du C.I.O.  (PARIS ou LOS ANGELES) qui aura lieu en septembre 2017, date retenue pour la délivrance du permis de construire avec l’espoir d’une livraison en 2020.

Et le cas échéant il n’y a pas de plan B encore une fois.

La « gross » piscine ne pourrait pas être financée ou ne pas correspondre aux besoins…

L’investissement est de l’ordre de 20 millions d’euros : c’est donc soit un cadeau pour la ville soit une cata.

Nous sommes dans l’obligation de devenir « supporter » des J.O. et de prier tous les saints et tous les dieux pour battre les anges (los angeles).

La municipalité rêve d’avoir un grand club de natation (type club de Marseille CNM) : pour l’instant le club aulnaysien a mis les clefs sous la porte.

Il est urgent de tout mettre sur la table pour avoir un vrai débat démocratique, pas seulement au niveau des quartiers mais à celui de la ville et de l’intercommunalité !

Source : communiqué d’André Cuzon de l’association Aulnay Environnement

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