Archives de Catégorie: Urbanisme

La circulation rue Jules Princet à Aulnay-sous-Bois va-t-elle devenir un enfer ?

Le projet du promoteur ELIASUN, qui est à l’origine de cette procédure lancée par la municipalité, affecte une zone d’une importance majeure pour les échanges NO-SE et NE-SO dans notre commune et même pour tout le Territoire Terre d’Envol, car il se situe au croisement des voies conduisant à la gare RER B et à la future gare du Grand Paris, dont l’une, la rue Jules Princet, est à statut départemental (CD115).

Le carrefour à l’angle duquel est projeté le nouvel ensemble immobilier est déjà l’objet d’une intense circulation d’autobus et d’automobiles, mais aussi d’importants déplacements de piétons, avec la présence d’une école et d’une crèche, sans oublier la « trame verte » touchant à l’ouest l’espace concerné.

La priorité d’une municipalité devrait être d’assurer la fluidité de la circulation et la sécurité de tous.

Nous pensons qu’un plan de circulation devrait être un préalable à tout projet immobilier dans ce secteur. Or en l’état, en l’absence manifeste de toute réflexion sur la circulation,  le projet ne peut que dégrader les conditions de circulation et de sécurité pour les piétons.

  • La suppression du « tourne à droite » qu’assure la rue de la Croix Verte pour les véhicules venant de la rue de Sevran va accentuer aux heures de pointe l’engorgement de cette voie.
  • Une partie des conducteurs sera tentée d’emprunter la voie nouvelle et l’ex-impasse des Tilleuls, ou bien de continuer jusqu’à la rue Joseph Berger, en passant devant une crèche pour déboucher face à l’accès au Cours Napoléon, l’un des tronçons de la « Trame verte ».
  • Or ces rues sont manifestement prévues pour la seule desserte des nouveaux immeubles. On imagine les conflits à venir. On ne voit pas comment un sens unique de circulation pourrait décourager la circulation de transit sans rendre impossible l’accès aux habitants des immeubles.
  • Aux heures de pointe, sortir de la voie nouvelle sur la rue de Sevran sera également très difficile. Et comment assurera-t-on la sortie de la rue des Tilleuls vers l’est ?
  • Le projet est affecté par une zone de bruit déjà supérieur à 70 décibels. Est-ce compatible avec le bien être des nouveaux habitants ? Et les conséquences négatives sur la zone pavillonnaire que l’on prétend défendre ?


NOUS PENSONS QUE LE PROJET DOIT ÊTRE MODIFIÉ POUR PERMETTRE UN AMÉNAGEMENT PAR ÉLARGISSEMENT DU CARREFOUR, AVEC PEUT ÊTRE UN ROND POINT, EN TOUS CAS UNE FACILITATION DU « TOURNE À DROITE ». Nous pensons qu’il est honteux, comme le fait le document municipal, d’invoquer la passivité des services départementaux pour justifier le projet. La sécurité et le bien-être des Aulnaysiens doivent être le premier souci aussi bien de la municipalité que de la direction du Territoire Terre d’Envol.

Source : Aulnay Environnement

La municipalité fait-elle n’importe quoi rue Jules Princet à Aulnay-sous-Bois ?

Lorsque la municipalité fraîchement élue en 2014 a fait semblant de solliciter l’avis des Aulnaysiens sur le nouveau PLU, à l’aide de documents comme ceux-ci, la rue Jules Princet nous a été présentée comme « axe structurant ». Elle fait en effet partie, avec ses prolongements, rue Jean Charcot et rue de Mitry, du grand axe NE-SO, à statut départemental de RD 115, qui relie à l’est, Villepinte et l’hôpital Robert Ballanger, à Blanc Mesnil et l’autoroute A3 à l’Ouest.

Avec l’arrivée du Métro du Grand Paris, on voyait déjà la nécessité d’établir une relation entre les deux gares qui va accentuer encore le rôle de cette rue, articulée avec la rue Jacques Duclos vers le nord et l’avenue Anatole France vers le sud. La circulation, déjà importante, ne peut manquer d’augmenter, avec entre autres le renforcement nécessaire d’un service de bus spécifique entre les deux gares.

Il semblait logique d’orienter les aménagements pour essayer de fluidifier les échanges et de diminuer les nuisances liées à cette évolution.

C’était bien le but affiché par le PLU à travers la « requalification de la RD 115 » en « Boulevard urbain » évidemment à travers un élargissement.
Dans ce cadre, le département avait élaboré un projet de ligne de bus dite « à haut niveau de service », le TZ en voie propre.

Qui contestera ces analyses et ces propositions ? (On remarquera cependant que l’hypothèse des « circulations douces » (vélo et piétons) n’était pas à l’ordre du jour).
N’est-ce pas ce genre de démarche qu’on attend de responsables politiques dignes de ce nom ?
Mais ne rêvez pas, braves gens, tout cela, « c’était du pipeau ! ». Ce qu’on vous préparait, c’était « le grand n’importe quoi ! »

 

La nouvelle construction de la rue Jules Princet révèle en effet  chez nos élus  l’absence de toute réflexion urbaine et de toute velléité d’aménager la RD 115 pour faciliter la vie des Aulnaysiens : une construction qui refuse l’alignement sur les immeubles préexistants, pourtant en retrait.

Pas de véritable politique d’aménagement urbain, mais le total laisser-aller, avec une sorte de loi de la jungle : la licence laissée aux promoteurs d’une valorisation à l’extrême de la surface disponible.

 

Tout au long de la rue, les promoteurs ont déjà acquis les terrains qui transformeront bientôt la rue Jules Princet, non plus en boulevard, mais d’ici quelques années, en véritable canyon urbain.

Et cela probablement jusqu’au carrefour du Soleil Levant.

Les bases sont déjà posées à l’intersection suivante avec la rue du colonel Moll : toutes les maisons de la pointe sont fermées, le percement d’une (ou  deux ?) rue(s) transversale(s) est prévu pour faciliter un accès latéral aux nouveaux grands immeubles, qui créeront une continuité avec celui dont la construction s’achève.

Ainsi deviennent impossibles tous les aménagements pour une ville durable : autobus en site propre, piste cyclable, trottoirs aux normes, végétalisation. Au contraire, les acquéreurs de ces logements auront droit aux heures de pointe (le photographe les a bien sûr évités), à des fenêtres donnant sur un puits de chaleur hyperminéralisé, sur le bruit et la pollution des embouteillages qui sont déjà aujourd’hui un problème : autant de choses auxquelles nos élus se montrent  parfaitement indifférents.

ON EST EN DROIT DE SE POSER LA QUESTION : INDIFFÉRENCE OU INCOMPÉTENCE ?

Source : Aulnay Environnement

Les piétons et les cyclistes attendront encore rue Jules Princet à Aulnay-sous-Bois

La nouvelle construction de la rue Jules Princet a de quoi surprendre : une construction en limite de propriété sans recul qui ne laisse de peu de place pour les piétons

Mais que deviennent les cyclistes :

Suite à la rénovation lourde de la chaussée, la loi LOM entrée en vigueur en 2020, la loi d’orientation des mobilités (LOM) a pour but de faire de la transition écologique du transport une affaire des collectivités

Bien connue des associations et plus précise, la loi  LAURE a posé les fondements des politiques de déplacement en faveur du vélo (et des modes doux en général). Son objectif : « respirer un air qui ne nuise pas à la santé ».

Son article le plus connu a été codifié dans le Code de l’environnement :

Version en vigueur du 21 septembre 2000 au 27 décembre 2019 de l’article L228-2  : « A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »

Respectant donc la loi, le département (Remarque : la rue Jules Princet est une départementale (RD115)) a établi un projet de pistes cyclables de part et d’autre de la chaussée en amont de la réalisation du projet en aout 2020.

Extrait projet département

Les travaux sont terminés depuis un an et depuis chaque accès à la rue Jules Princet montre un panneau « absence de signalisation » et la voiture a repris ses droits ! (À quel titre ?)  cote impair du stationnement

Il semble d’usage que le département consulte la ville quant à des évolutions de voirie. Cote département cela semble avoir été fait.

Cote ville, c’est plus flou : interpellés à ce sujet lors du conseil de quartier Mairie Vieux pays de novembre 2022, 2 élus présents (MM. Cannarozzo et Cahenzli) ont indiqués avoir répondu au département. Ils se sont bien gardé d’indiquer au public la réponse donnée !

Depuis, le dossier n’avance pas. Il est fort probable que l’avis de la mairie ait été négatif, sinon le marquage au sol aurait été fait

En effet, supprimer du stationnement au profit du vélo n’et pas dans l’optique de la municipalité bien que, dans le dernier OXYGENE d’avril 2023, page 18 on peut lire : la ville encourage la pratique de la bicyclette,

Ouf !!

Source : Un citoyen cycliste / Aulnay Environnement

Un chantier sans permis rue Auguste Blanqui à Aulnay-sous-Bois ?

Un riverain du chantier rue Auguste Blanqui nous informe de la reprise de l’évacuation des eaux d’exhaure, pourtant signalée jadis (et interdite par le PLU entre autres) de ce chantier.

Cette évacuation se fait désormais depuis quelques jours via la maison du 27 rue Jules Vallès par un tuyau d’une section conséquente, soit de l’autre côté de la parcelle. Le riverain craint une baisse du niveau déjà insuffisant de la nappe (son puits en témoigne, 2 rues plus loin !) et les désordres possibles pour la structure des maisons environnantes.

Avec Aulnay Environnement contre Val Fancilia, la victoire du bon sens et de l’intérêt général

1/ Val Francilia

Le Val Francilia de 2019 est donc mort, celui contre lequel, avec l’association VME, nous avons lutté. Finis les logements sous la zone de bruit, finie l’amputation et la privatisation du Parc Ballanger ! Cela, sans la campagne d’information lancée par les deux associations, les Aulnaysiens devaient l’ignorer, puisqu’aucun plan ne leur avait été communiqué. Or voilà qu’un plan (bien petit et imprécis) du nouveau Val Francilia figure enfin dans Oxygène. Et qu’y voit-on ? Que nos préconisations ont été adoptées par la municipalité. La friche PSA semble bien réservée aux activités économiques (au passage, que fait-on de la chaleur générée par le datacenter ?), et le périmètre a changé, intégrant explicitement la fosse à la Barbière, la zone des Mardelles et la « zone des hôtels », les espaces sur lesquels les deux associations proposaient de reporter le projet d’aménagement (voir, entre autres sur le site d’Aulnay Environnement, le « cahier d’acteur » publié le 15 avril 2019, et la publication sur les blogs du 29 mai 2019). Mais les habitants  des Ormes peuvent s’inquiéter : leur quartier est toujours dans le périmètre de Val Francilia, de même que l’Institut médico-éducatif Toulouse-Lautrec. Pour quoi faire ? Les Aulnaysiens n’ont pas à le savoir, les informations sur Val Francilia ont été réservées aux « acteurs institutionnels et représentants d’entreprises», les seuls invités à la réunion du 24 janvier à Scohy.

Ce changement, conforme au simple bon sens, est bien à mettre l’actif des associations : sans la pression qu’elles ont exercée, les habitants n’auraient rien su de la véritable teneur du projet, et le Maire n’aurait pas renoncé à ce projet très mal pensé (mais il faut préciser qu’on était à la veille des élections). Un regret : tout l’argent dévolu à un cabinet d’études incapable de définir un projet raisonnable, en particulier en matière de circulation.

2/ La résidence senior Croix Blanche

Autre combat contre un projet aussi mal conçu, celui de la résidence senior de la Croix Blanche. Oxygène fait comme si de rien n’était, mais actuellement un recours d’Aulnay Environnement associé à QCBE entraîne un report des travaux et certainement une modification du permis de construire. Un permis accordé de façon « tacite » et qui présente encore de nombreuses aberrations, en contradiction avec le règlement du PLU (voir le dossier dans la rubrique « actions » du site d’Aulnay Environnement, mais qui n’a pas pu inclure les erreurs de conception interne, puisque nous n’avons eu accès, avec de grandes difficultés, qu’à une partie des documents, le reste n’étant accessible qu’après demande de notre avocate, dans le cadre du recours).  L’amélioration du projet sera là aussi imputable à l’action associative.

3/ Les conseils de quartier

Chacun peut le constater : les conseils de Quartier ne fonctionnent pas comme ils devraient. Le règlement (à consulter sur le site d’Aulnay Environnement) prévoit une assemblée de conseillers qui élaborent des projets pour le quartier et pour la ville, alors qu’il ne s’agit actuellement que d’un hybride de tribune pour la municipalité et de bureau des doléances avec tout un florilège de réponses dilatoires. Nous vous invitons à agir pour que les Conseils de Quartier soient conformes à leur vocation et au règlement voté par la municipalité (à consulter sur aulnayenvironnement.fr), en contactant notre site pour signer une lettre au Maire, prélude à un recours en plus haut lieu.

POUR LA DÉFENSE DE L’INTÉRÊT GÉNÉRAL, GENS DE BONS SENS, REJOIGNEZ AULNAY ENVIRONNEMENT !

La construction rue Marcel Sembat à Aulnay-sous-Bois fait remonter la nappe phréatique

Une lectrice nous informe que la nouvelle construction à l’entrée de la rue Marcel Sembat commence à inonder la chaussée. 

On y voit un tuyau versant de l’eau dans le caniveau, plutôt discret mais dont on entend le bruit incessant de jour comme de bruit. Comme beaucoup d’immeubles récents sur Aulnay, cela doit être la pompe rejetant le trop plein d’eau des sous-sol venant de la nappe fréatique.

Notre lectrice craint pour les futurs locataires que leurs parkings soient innondés et qu’avec ce froid hivernal la rue devienne une patinoire.

Merci à Géraldine pour les photos !

86 485 habitants à Aulnay-sous-Bois, en hausse de 0,8% annuelle sur 6 ans

Les nouvelles constructions et nouveaux immeubles permettent à Aulnay-sous-Bois de gagner en moyenne 650 habitants par an, couplés avec une démographie toujours dynamique. Dans 15 ans environ, la ville devrait atteindre la barre des 100 000 habitants, permettant à la commune d’avoir plus de dotations.

Ferme Garcelon à Aulnay-sous-Bois : l’incorrigible équipe championne du catimini

Voilà que sont apparus ces derniers jours sur les clôtures de la ferme Garcelon des avis tout à fait inattendus, et fort discrets : on va démolir ! Un bâtiment patrimonial que la municipalité se vantait d’avoir préservé ! Certes, on n’annonce qu’une « démolition partielle » ! Mais l’avis porte sur 3 parcelles !

Entendons-nous bien : le scandale, ce n’est pas que l’on abatte, c’est que l’on ne nous dise pas quoi ! Alors que vient de se réunir le Conseil de Quartier des Prévoyants, quartier sur lequel se trouve la ferme Garcelon, et qu’il a été expressément demandé par le rapporteur démissionnaire en ouverture de cette réunion que l’on éclaire les riverains sur le destin de la ferme, étroitement lié à la suppression prévue de la mairie annexe de la Croix Blanche, éclaircissements qu’on ne cesse de réclamer depuis des mois.

Tout dans ce quartier en particulier se fait en catimini, juste après le Conseil de Quartier, par un affichage le plus discret possible, et pendant des vacances : tout est fait pour mettre les habitants devant le fait accompli, lorsqu’il sera trop tard : destruction de l’espace AVERINO, construction d’un monstre architectural sur le terrain de la Croix Blanche, et maintenant démolition sur le terrain Garcelon.

Il faut aller au Centre administratif, dans le couloir étroit où sont affichés les permis, pour apprendre ce qui est concerné : « boxes, appentis, locaux réserves ». Projet : « accueil d’une mairie annexe, d’une salle de danse, une salle de cours, des locaux administratifs ». Fort bien ! Une mise au point devant le Conseil de Quartier aurait été si simple !

Mais cette équipe de champions de la communication estime n’avoir de compte à rendre à personne ! Elle  considère qu’on n’a pas à mettre le nez dans ses affaires, car elle seule sait ce qui doit être fait !

Sauf qu’elle n’arrête pas de changer d’avis ! On nous a longtemps parlé d’un restaurant gastronomique, jusqu’à ce que sur le site de la ville, on puisse lire, et c’est toujours le cas : « L’ancienne laiterie Garcelon représente une opportunité pour concevoir un projet répondant aux attentes des habitants du quartier, tout en garantissant une vision environnementale et pédagogique. Des activités autour de l’agriculture urbaine, la pédagogie environnementale et le développement durable seront proposées. Un verger, un potager, un hôtel à insectes ou encore une basse-cour seront aménagés, ainsi qu’une serre pédagogique. »

Donc c’en est fini de la vision environnementale et pédagogique, dans laquelle, c’est bien connu, l’équipe au pouvoir ne cesse de faire la démonstration de son exceptionnelle compétence ! En fait il semble bien que c’est le jeu des chaises musicales qui continue, face à l’impératif absolu des grands programmes immobiliers. Tout laisse à croire qu’il s’agit de reloger des activités installées dans l’espace Averino promis à la destruction au profit d’un projet immobilier de 200 logements. Mais ça, il ne faut surtout pas en parler l

Notons au passage qu’on se vante de répondre « aux attentes des habitants du quartier » ! Mais où diable les dits habitants ont-ils bien pu exprimer leurs attentes ?

L’entêtement de cette municipalité à refuser tout dialogue dépasse l’entendement.

Source : Aulnay Environnement

Les conseils de quartier à Aulnay-sous-Bois doivent débattre de l’urbanisme

Il s’agit là d’une question de santé publique.

Nous savons qu’il suffit de quelques jours de canicule pour qu’augmente la mortalité, principalement celle des personnes fragiles. Il faut donc que nos villes fassent tout le possible pour atténuer l’augmentation des températures, en priorité par le maintien et le développement de la végétation. Dans tout le centre et le sud d’Aulnay, les jardins privés avec leurs grands arbres jouent ainsi un rôle fondamental. À l’ombre des grands arbres, la température est inférieure de plusieurs degrés à ce qu’elle est dans une rue totalement minéralisée par les grands immeubles. Au nord, nous le savons, les problèmes ne sont pas moins cruciaux, les espaces verts collectifs ne sont pas moins menacés, des programmes immobiliers, là aussi les font disparaître. Nous avons lutté pour faire reculer la municipalité dans son projet d’urbaniser une partie du parc Ballanger. Il faut aussi que les habitants du centre et du sud puissent faire entendre leur voix pour préserver les jardins privés et leurs grands arbres.

Or dans notre ville l’absence d’une réflexion globale pour lutter contre le réchauffement est criante. La municipalité s’appuie sur son label « quatre fleurs » et l’importance exceptionnelle de la superficie des parcs publics sur notre territoire, la plus grande partie se trouvant dans le nord. Or dans le centre et le sud, les grands programmes immobiliers ont déjà fait disparaître l’équivalent en jardins de plusieurs Parc Dumont, (un autre énorme projet est sur les rails autour du Soleil Levant), les constructions au ras du  trottoir (devenus ou maintenus souvent trop étroits au mépris de la règlementation) rendant par ailleurs impossible une végétalisation de la rue, quand on n’abat pas les arbres d’alignement pour permettre l’accès des engins de chantier. Privilège d’Aulnay (les villes voisines sont plus raisonnables), les hideuses colonnes végétalisées dressées ici et là, avec leurs malheureuses plantes posées à l’horizontale, coûtent une fortune en entretien et ne présentent aucun intérêt environnemental.

Nous pensons qu’il faut bien construire, la population globale augmentant, et l’Ile de France restant le principal bassin d’emploi. Qui ne souhaite pas que nos enfants puissent trouver à Aulnay un logement, si l’évolution désespérante de la ville ne les fait pas fuir ? Mais il ne faut pas laisser construire comme c’est le cas à Aulnay, sur le seul principe de la rentabilisation à outrance des parcelles.

Puisque la municipalité n’est pas capable de défendre notre cadre de vie, c’est aux habitants de le faire, et le Conseil de Quartier est dans son principe le cadre privilégié pour qu’ils expriment leurs vœux et fassent des propositions pour un développement durable et vivable de notre ville.

Quelques axes sur lesquels pourraient se développer leur réflexion :

  • Une charte de la construction prévoyant la sauvegarde des grands arbres et la présence de vrais jardins grâce à une véritable proportion de pleine terre permettant l’infiltration des pluies en profondeur, alors que les coffrages systématiques des grandes parcelles rejettent les eaux pluviales dans le réseau d’évacuation inévitablement saturé en cas de très fortes pluies, ce qui donne lieu à des inondations, mais aussi au rabattement de la nappe vers les bâtiments limitrophes.
  • Une charte de l’arbre tournée vers le patrimoine privé afin de sensibiliser les propriétaires et les aider à soigner et préserver leurs arbres.
  • Une révision du PLU dans l’axe de la lutte contre le réchauffement, en véritable concertation avec les habitants révision du zonage et du règlement, intégration de davantage de grands arbres remarquables à la liste des arbres à protéger.

Source : association Aulnay Environnement

Le Galion, un des joyaux de l’architecture moderne d’Aulnay-sous-Bois

Le Galion n’a pas tout à fait disparu. La barre d’immeuble d’Aulnay-sous-Bois, qui a célébré l’enfant de la commune le footballeur Moussa Sissoko en 2016 avec un portrait XXL, a bien été démolie en 2021 mais les souvenirs sont toujours là. C’est ce que les coréalisateurs Fawzi Arslane et Wail Al Malki souhaitent montrer dans leur documentaire Le Galion. Ils donnent la parole aux habitants du quartier, pour laisser des traces de cet endroit à la postérité.

Une projection gratuite aura lieu le 19 novembre prochain, et se déroulera au cœur de la cité des 3.000 dans la salle de spectacle Le Nouveau Cap (gratuit sur réservation). Pour 20 Minutes, Fawzi Arslane revient sur l’histoire du Galion.

Source et article complet : 20Minutes

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