Archives de Catégorie: Urbanisme

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois perd en justice face à une SCI qui voulait construire logements et bureaux

La SCI Protec s’était vue refuser par le Maire d’Aulnay-sous-Bois une opération immobilière au niveau du 2 rue de Pimodan. Le Maire peut faire appel.

La justice a donné raison à la SCI. Vous pouvez lire la décision du tribunal en cliquant ici.

Pétition concernant le projet de construction d’un immeuble rue de la Concorde à Aulnay-sous-Bois, La vérité rétablie sur Aulnay cap

Chers lecteurs.

NOUS NOUS DEVONS DE RETABLIR LA VERITE!!!

Une pétition concernant le projet de construction d’un immeuble rue de la Concorde à Aulnay-sous-Bois, circule.

Madame Maroun, sur sa page facebook, nous informe que notre maire, Monsieur Beschizza, à refusé catégoriquement ce permis, et que donc, cette pétition n’a pas lieu d’être.

Pour preuve, voila son écrit sur sa page officielle facebook :

Voilà une vérité rétablie sur Aulnay cap!!!

Comme quoi, nous ne servons pas qu’a propager des fake news, sans ensuite rétablir la vérité.

Merci Séverine !!!

« Encore une fake news !
Cette pétition n’a pas lieu d’être puisque le maire a catégoriquement refusé ce permis.
Mais bien évidemment les services de la ville ne servent à rien et ne sont pas consultables !
J’ai personnellement rencontré les riverains pour affirmer la position négative du maire face à ce projet. »

Pétition contre le projet de construction d’un immeuble rue de la Concorde à Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire,

Tout récemment, en consultant le panneau d’affichage des permis de construire au Centre Administratif, nous avons découvert que M. Kaplan (parcelle AL88) a déposé un projet de construction d’un petit collectif de 13 appartements au 10,rue de la Concorde.

Alors nous nous opposons à un tel projet, car jusque-là nous étions dans un secteur calme.

De plus, il se trouve que lorsque nous avons acheté, dans l’acte notarié il était bien stipulé que nous nous trouvions dans un secteur historique protégé. Jusqu’à présent aucun projet de construction d’habitat collectif n’a vu le jour

Si vous acceptiez, cela créerait un précédent. De plus, M le Maire, en début d’année, dans vos déclarations en direction de vos administrés vous avez annoncé la suppression de plus d’une centaine de permis de construire. D’autant que dans la période actuelle ce ne sont pas les projets et les réalisations d’immeubles qui manquent.

Alors, pour le bien-être de notre secteur, pour l’image de ce quartier de la ville, nous vous demandons de ne pas accorder ce permis de construire de façon à garder un caractère pavillonnaire au Vieux Pays.

Car si ce projet se réalise, c’est une brèche ouverte à tous les abus, toutes les possibilités.

Car, même si nos pavillons ne sont pas inscrits sur la liste de bâtiments remarquables, c’est tout un ensemble que vous protégeriez en annulant ce projet.

N’y a-t- il pas encore des secteurs protégés dans certains arrondissements de Paris comme le square des Peupliers dans le 13°  ou la Cité florale et tant d’autres !

Alors, si vous souhaitez préserver cette zone historique et agréable du Vieux Pays nous vous saurions gré de ne pas accepter ce projet.

Nous vous prions Monsieur le Maire d’accepter l’expression de nos sentiments respectueux.

Source : Riverains de la Rue de la Concorde Et des Frères Aspis

La bétonnisation de la RN2 à Aulnay-sous-Bois se poursuit à un rythme effréné

Les Promoteurs ou l’insécurité à Aulnay ? Le futur programme immobilier de Bouygues de plusieurs centaines de Logements sur la RN2 arrive dans quelques années, alors qu’un programme appelé « Residences Expression » d’une centaine de logements du Promoteur Constructa, vient tout juste d’être achevé.
Une Municipalité qui ne perd pas de temps et souhaite atteindre ses 100 000 Habitants sans compter les 3000 Logements sur le site PSA  ! 
La Municipalité de Bruno Beschizza continue et enchaîne à une cadence folle la construction d’immeubles hauts dans les Cités alors que l’insécurité à Aulnay ne cesse d’augmenter.
Cet énième Programme immobilier ira pour le coup des Résidences Expression, le long du BVD Marc Chagall au 3000, jusqu’au rond-point Jean Monnet, c’est complètement ahurissant  !!!
Article proposé par Samy

Un projet de nouvel immeuble d’habitation Avenue Boileau à Aulnay-sous-Bois inquiète les riverains

Décidément, le quartier du centre-gare Nord d’Aulnay-sous-Bois est en complète mutation. Après deux programmes immobiliers immenses au niveau de la rue Anatole France et de l’avenue Marcel Sembat, c’est au tour de l’avenue Boileau, à l’angle de la rue Jean Charcot, qui serait sujette à un nouveau programme immobilier de 40 logements.

Au moins deux pavillons seront rasés pour laisser place à un immeuble. Situé sur une voie très passante, non loin du pont Pierre Brossolette, on ne peut pas sire qu’il s’agira ici d’un emplacement idéal pour siroter un soda sur son balcon l’été. Située à 150 mètres des voies ferrées du RER B et à 300 mètres de la gare, cette résidence pourrait intéresser les jeunes actifs qui souhaitent se rendre sur Paris ou à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.

Un lecteur nous informe avoir voulu demander des explications concernant ce projet mais le service de l’urbanisme lui rétorque qu’il n’est pas possible à ce jour d’accueillir des visiteurs. Les défenseurs du cadre de vie du quartier du Centre-Gare Nord d’Aulnay risquent une fois de plus d’être déçus.

La densification est-elle la seule réponse à l’étalement urbain ?

La gazette des communes dans un article Publié le 12/06/2020 Par Delphine Gerbeau Sophie Le Renard affirme que le monde après le confinement pourrait entrainer la revanche des villes moyennes. Les données recueillies par l’Insee et fournies par les différents opérateurs téléphoniques pour retracer les mouvements des habitants, révèlent qu’environ 20 % de la population parisienne a choisi de quitter la capitale pour se mettre au vert et fuir la densité de population, l’exigüité des logements, le bitume omniprésent et le manque d’espaces verts.

De nombreux spécialistes de la ville tels que Architectes, urbanistes, paysagistes, sociologues, économistes mais également élus des métropoles quittées et des villes de province réinvesties, sont autant de témoins et d’observateurs de cette mutation dans les modalités de vie et de travail avec lesquels ils devront désormais composer, et sur lesquels ils devront travailler pour inventer et proposer un nouveau mieux vivre plus en adéquation avec les aspirations des citoyens et de la France qui travaille.

La densification urbaine induisant une concentration maximale de population a clairement montré ses limites et ses effets délétères durant la pandémie du covid 19. En effet, La densité des villes est fortement soupçonnée d’avoir participé à la propagation du virus. La crise questionne donc de façon aigüe nos modèles d’urbanisme, trop centrés sur la densification des métropoles quand bien évidemment la faible densité des campagnes y ralentit la propagation des virus et des maladies !

L’urbain, le péri-urbain, le rural, les villes moyennes, les régions et les campagnes vont devoir repenser le maillage territorial en fonction de ce que permettent désormais les nouvelles technologies ( télétravail ) et les modes de transports ( TGV ) pour que la nécessité de trouver un emploi ne soit plus concentré et uniquement possible sur paris et dans les grandes métropoles, ce qui laisse entrevoir l’opportunité pour nos régions jusqu’alors désertées d’être revitalisées par la réouverture des écoles, des services publiques et des commerces de proximité redonnant du travail à tous par une meilleure répartition des habitants sur la totalité du territoire !

Gabriel Dupuy Professeur émérite d’Aménagement à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne affirme que la concentration de très nombreuses personnes dans un espace restreint a d’ailleurs favorisé certains épicentres d’infection.
 » L’idée de dédensifier les villes a ainsi réémergé. ( … ) et la crise nous invite effectivement à questionner le mouvement de densification qui régit l’urbanisme depuis des décennies, et nous appelle à revenir à des densités plus raisonnables. « 

Même si le Grenelle de l’environnement a débouché sur une loi qui proscrit l’étalement urbain, et donc encourage la densification en hauteur, Les crises sanitaires comme celles que nous traversons incitent pourtant à la dédensification, et nous rappellent qu’un retour aux densités « à l’ancienne » n’est pas souhaitable !

Cette réflexion de bon sens invitera-elle les urbanistes et les élus en charge de la gestion des PLU locaux à revoir sérieusement leur copie ?

Article rédigé le 15 juin 2020 par Catherine Medioni

Place Abrioux née de la destruction de la place Camélinat à Aulnay-sous-Bois partie 2

Les adolescents et quelques enfants semblent avoir investi cette place avec leurs vélos, leurs trottinettes leurs skates et leurs ballons…. Le barnum dédié au restaurant Italien  « la Bottega  »  est implanté  à l’autre bout de la place.

Ci dessous une bande végétalisée et arborée à été aménagée devant l’autre partie du collège  :

Quatre Oliviers en enfilade trônent au milieu d’immenses Bacs carrés. Résisteront-ils à la rigueur de nos hivers et leurs racines trouveront-elles la profondeur de terre suffisante pour nourrir leur ramure ? Une chose est certaine toutefois : Ils ne vous procureront pas d’ombre bienfaisante les jours de canicule et de grand soleil…. Mais comme des œuvres d’art, ils raviront vos yeux….

Des colonnes en fer aménagées avec des trous accueillent des plantes dont la palette de couleur marie des jaunes,  des orangers, des rouges et des verts jaunes contrastant avec les verts bleutés des oliviers . Ces colonnes assurent une continuité esthétique avec celles qui décorent les abords et la place de la gare et l’entrée du marché couvert. Un petit bassin surmonté d’un mur d’eau transparent donnera une sensation de fraîcheur les jours d’été. 

L’immeuble Verrechia trône à l’un des angles de la place. Si l’on peut regretter sa hauteur de 5 étage et les balcons qui surplombent l’espace public, on peut lui reconnaitre une indéniable qualité esthétique.  L’orientation sur la place confère une vue dégagée à ses occupants. On peut supposer que le rez-de chaussée sera dans le futur occupé par des commerces qui répondront aux besoins du quartier et le redynamisera.

Ci-dessous le barnum de  » La Bottega  » obstrue un peu la perspective sur la construction Verrechia… Néanmoins nous pouvons constater que l’immeuble dispose de deux étages de plus que l’immeuble voisin…

A l’angle diamétralement opposé de l’immeuble Verrechia, et lui faisant face, se trouve un terrain dont les pavillons ont été rasés et les jardins détruits. ( photo ci dessous prise le 11 juin ) . Il est contigu au collège du parc rénové, donne sur la place Abrioux et devrait accueillir sur une surface de 1291 M2 la construction de plusieurs immeubles de hauteur élevée…. La grandeur de cette surface livrée par Bruno Beschizza aux promoteurs immobiliers privés, résulte de plusieurs opérations plus ou moins controversées, dont le leg Pécoroni, instituteur de son métier, sans héritier…. Monsieur Pécoroni a donc légué à la ville d’Aulnay sous Bois qui l’a accepté, un ensemble immobilier sous des conditions précisées dans les dispositions testamentaires.

Voici un extrait du parisien du 11 octobre 2016  écrit par Thomas Poupeau  :

 »  Dans les années 1960, Serge Pécoroni, un enseignant habitant Aulnay, indique dans son testament qu’il lègue à la ville un « ensemble immobilier » constitué de pavillons, d’un garage et d’un local commercial, situés rue Paul-Langevin. A plusieurs conditions. Notamment que ces terrains soient dédiés à un usage scolaire : « Logements pour instituteurs, terrains de jeux ou de sport, construction de classes, piscine, gymnase… » écrit ainsi Pécoroni dans son testament, avant de décéder en 1999. C’est logique : le site est voisin du collège du Parc.  »

Le parti socialiste local, par la voix de Guy challier, a fait remarquer qu’accepter le leg d’une personne décédée avait une valeur d’obligation juridique !  Mais Bruno Beschizza s’obstinant à imposer un projet contraire aux dispositions testamentaires de Monsieur Pécoroni, le tribunal administratif a donc été saisi par le PS local  !

Ci dessous le permis de démolir  accordé à Bouygues pour tous les bâtiments et arbres du terrain photographié ci dessus.

Deuxième et dernière partie de l’article rédigé par Catherine Medioni

Place Abrioux née de la destruction de la place Camélinat à Aulnay-sous-Bois partie 1

Débaptiser la place Camélinat pour honorer l’un de nos anciens maires fût un acte de rupture délibéré avec les personnalités du passé qui ont pourtant porté les valeurs humanistes et fraternelles si chères à de nombreux Aulnaysiens …

Faire sans états d’âme ni scrupules table rase du passé et de ses figures marquantes pour les évolutions et le bien être qu’ils ont apporté à leurs contemporains, signe bien là la volonté d’installer l’oubli des personnes qui sont à l’opposé de la nouvelle idéologie portée par un maire  qui n’avait jamais habité Aulnay, mais qui y fut parachuté par l’un des mentors de son parti….

Et pour bien acter la rupture avec ce passé si dérangeant pour une droite dure qui ne cherche qu’à honorer les siens  en reléguant aux oubliettes les contributeurs d’autres sensibilités politiques, Les tilleuls centenaires qui avaient prospéré tranquillement sur cette place ont été violemment arrachés à leur terre et déracinés sans ménagement, en dépit de tous leurs amoureux et défenseurs….. qui se sont battus en vain pour les protéger !

Voici une vue du chantier remplaçant feu la place Camélinat et ses regrettés tilleuls centenaires. Vous pouvez apercevoir au fond à droite l’immeuble de 6 étages en construction.

Ci dessous le même chantier à une autre étape de sa construction. La terre pleine a été excavée et remplacée par du béton. Voilà pourquoi on ne pourra plus jamais y planter des arbres ! Espérons néanmoins que les eaux de pluie les jours de gros orages n’iront pas inonder les constructions et pavillons environnants….

Ci-dessous quelques images prises le 11  juin 2020 sous différents angles de la place achevée  :

Vue sur le collège restauré et rénové :

Source : article rédigé par Catherine Medioni. Suite de l’article à paraître prochainement

Est-ce que l’hyper densification du centre-gare d’Aulnay-sous-Bois est inévitable ?

Dans de nombreux articles, des riverains du centre-gare d’Aulnay-sous-Bois ont désapprouvé les constructions récentes qui ont défiguré leur quartier. Que ce soit a rue Fernand Herbaut ou la rue Anatole France, plusieurs programmes immobiliers ont détruit des maisons parfois de caractère pour y mettre à la place des immeubles énormes, à mille-lieues de l’urbanisme d’antan. Ce secteur situé à deux pas de la gare RER B est-elle vouée à une hyper densification pour loger des personnes qui travaillent sur Paris ? Les pavillons de ce secteur vivent-ils leurs dernières années avant d’être irrémédiablement rasées pour laisser place à des immeubles fades et modernes ?

Une bétonisation continue depuis 2008

La destruction des pavillons de caractère de date pas d’hier. Dès 2008, sous l’impulsion du maire Gérard Ségura et de l’adjoint à l’urbanisme Alain Amédro, des programmes immobiliers comme celui de la rue Fernand Herbaut ont vu le jour. Un pavillon de caractère avait été détruit, et un immeuble de 5 étages rapidement construit. M. Amédro affirmait à l’époque que s’il y avait un endroit à densifier, c’était bien le secteur du Centre-Gare Nord, situé en zone UA du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

A l’époque, l’idée était de faire venir des populations actives qui pouvaient à la fois utiliser le RER B pour leurs déplacements professionnels, mais aussi pour revitaliser le tissu commerçant situé sur l’avenue Anatole France. Malgré de nombreuses protestations et un recours, le programme immobilier est arrivé à son terme.

Si l’arrivée de Bruno Beschizza en 2014 apporta un instant une lueur d’espoir pour les riverains, la déception fut rapide : cette zone continue à être densifiée. Les règles de circulation ont même empiré pour certaines rues, avec de nombreux bus à destination et en provenance de la gare routière située dans ce secteur. 

Une gare comme véritable catalyseur de cette densification

Plusieurs milliers de personnes recherchent un logement à Aulnay-sous-Bois, principalement dans le social. La gare RER B fait bien entendu partie des attraits de la ville, qui permet de rejoindre facilement l’aéroport et ses activités ou Paris. De nombreuses personnes venant de la petite couronne recherchent des logements moins cher pour devenir propriétaire, et Aulnay-sous-Bois fait partie de ces villes dîtes de substitution, assez proches de Paris pour être intéressantes et assez loin pour ne pas être (trop) inaccessibles.

Cette densification, qui rappelle étrangement le cas de Levallois-Perret ou encore Issy-les-Moulineaux, semble être dans l’air du temps pour permettre aux jeunes – et aux moins jeunes – d’investir dans la pierre et rester proche de leur bassin d’emploi. Les habitants de ce quartier semblent sacrifiés sur l’autel de la modernité et du désir des jeunes actifs à se trouver à deux pas d’un hub tel que la gare RER B.

Ces programmes immobiliers sont aussi pour les investisseurs et les spéculateurs un moyen de rentabiliser un projet en achetant un nombre d’appartements neufs pour un investissement locatif. Si le quartier manque d’air, de végétation et de soleil, le fait d’être à quelques mètres d’une gare qui nous transporte à Paris en 20 minutes reste un avantage important.

Un souci de répartition de la richesse en France ?

La France est un pays jacobin, centralisateur, où quasiment tout passe par Paris. Même la décentralisation ne permet pas vraiment une réelle autonomie des différentes régions. Paris concentre encore la plupart des bureaux des grandes sociétés et le quartier d’affaires de La Défense continue de s’agrandir.

De ce fait, de plus en plus de logements sont construits dans la Grande Couronne pour répondre aux besoins des futurs actifs. A l’opposé, des départements entiers meurent en France avec un exode rural qui laisse des villages à l’abandon. Le manque d’emploi, des salaires moins importants et des infrastructures embryonnaires empêchent les jeunes actifs de s’installer dans des endroits plus aérés, plus verts, plus bucoliques.

Le secteur du Centre-Gare Nord d’Aulnay est à l’image de la transformation de tout un pan de territoire francilien : un urbanisme effréné pour répondre à une demande de plus en plus tendue, avec par la même occasion la disparition de l’âme d’un quartier et ses maisons de caractère. Alain Amédro disait en 2008 qu’une ville comme Aulnay ne pouvait rester figée dans le temps et devait évoluer avec la tendance. N’était-il pas possible cependant de préserver quelques maisons de caractère et permettre aux résidents qui ont une attache familiale et émotionnelle de rester dans un quartier qu’ils ont chéri ?

L’exode urbain et la nécessité de stopper la densification

L’exode urbain et la nécessité de stopper la densification

Photos prises et Article rédigé le 8 juin 2020 par Catherine Medioni

Dans sa lettre de décryptage économique du 8 juin 2020, Charles Sannat met en avant l’exode urbain auquel le confinement a donné un véritable coup de pouce. Bien des familles qui ont été contraintes de télétravailleur ont découvert les multiples avantages de travailler depuis leur domicile et ainsi de ne plus perdre un temps considérable dans les transports en commun ou dans leur voiture pour se rendre chaque jour dans leur entreprise.

https://insolentiae.com/lexode-urbain-vient-de-commencer-et-cela-va-tout-change

Parallèlement à ce constat, ils ont également découvert que si le télétravail était possible depuis leur lieu d’habitation, ils n’avaient plus aucune raison d’accepter de payer des loyers parisiens faramineux pour des surfaces exsangues ! C’est ainsi que tous les professionnels de l’immobilier ont noté un afflux de demandes pour des pavillons avec jardin dans la grande couronne, mais également pour des maisons au milieu de grands espaces en province !

Cela annonce donc très clairement une mutation dans nos modes de vie et de travail qui ne sera pas qu’un phénomène de mode passager !

Les citoyens et les travailleurs ne veulent plus sacrifier leur qualité de vie au travail, ni s’entasser dans des clapiers à lapins pour des loyers exorbitants et une qualité de vie médiocre. Ils ont tous unanimement ressenti et redécouvert le besoin de garder un lien étroit avec la nature et les espaces verts, et ils ne veulent plus jamais se satisfaire de la promiscuité et de la densification des villes.

Cette prise de conscience doit provoquer en urgence un moratoire concernant toutes les politiques urbanistiques impulsées et une redéfinition des priorités à développer désormais au sein des plans locaux d’urbanisme. Le gouvernement et les élus locaux vont devoir revoir leur copie et cesser d’imposer aux citoyens et à marche forcée une densification qui ne répond plus ni à leurs aspirations ni à leurs besoins, d’autant plus que le réchauffement climatique, les tempêtes de vents, les inondations et les canicules régulières se sont invitées dans nos quotidiens et nous obligent à repenser totalement les politiques du logement et de l’environnement.

Face à ces calamités récurrentes, la minéralisation de nos sols devient donc une aberration insensée et absolue !

Depuis plusieurs mandats, Aulnay sous bois est l’exemple type d’une densification et d’une minéralisation des sols à marche forcée, à la fois dans le centre-ville et dans le nord par des immeubles tutoyant le ciel avec 6 étages, mais également dans les quartiers pavillonnaires du sud où désormais, en dépit des protestations régulièrement exprimées des Aulnaysiens depuis de longues années, des permis de construire sont traîtreusement accordés a des SCI immobilières pour implanter carrément un deuxième pavillon sur une seule parcelle, détruisant sans scrupules ni états d’âme les arbres et remplaçant les espaces végétalisés qui étaient le poumon de la ville !

Comment des élus grassement payés et honteusement augmentés pour desservir les intérêts des administrés peuvent-ils se prétendre  » nos représentants  » et continuer à bétonner sans l’approbation des Aulnaysiens ?

Photos prises et Article rédigé le 8 juin 2020 par Catherine Medioni

Zone UG ( pavillonnaire ) 18 avril 2020 : pavillon rénové et surélevé d’un étage au fond et devant dalle du second pavillon sur une seule parcelle. Plus de terre pleine, plus d’arbres, que du béton ! Merci Qui ? Beschizza et Cahenzly, les fossoyeurs de notre qualité de vie !

10 mai 2020 : 1er niveau du second pavillon sur la même parcelle, devant le pavillon du fond rénové et surélevé. Minimum 4 familles sans places de stationnements dans une rue à stationnement unilatéral alternatif ! Merci QUI ? Beschizza et Cahenzli, les traîtres aux Aulnaysiens. Promiscuité garantie. Jardin disparu ! Ce sont les méfaits de la densification !

 

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