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La consultation sur le plan Climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol bientôt close

Depuis le 15 juin, le plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) du Territoire dont Aulnay est la ville la plus importante est entré dans sa phase finale, sa mise à disposition au public. Le public est invité à le consulter à cette adresse : https://www.paristerresdenvol.fr/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet et à déposer ses observations à : contact.pcaet@paristde.fr.

Certes, ces documents ne sont pas d’un abord facile. Mais en un moment où la prise de conscience des problèmes environnementaux progresse de manière spectaculaire, il serait regrettable que les citoyens, publiquement sollicités, ne s’emparent pas de l’occasion qui leur est donnée d’exprimer un avis.

Cette consultation mérite d’être soutenue par un effort d’information tout particulier. Or on en cherche vainement la trace dans le bulletin municipal d’une ville qui couvre environ 1/5e du territoire et rassemble près du quart de la population, et dont par surcroit le Maire est le président du Territoire.

Pourquoi n’existe-t-il aucune rubrique «Paris-Terres d’Envol » dans Oxygène, alors que le territoire, l’un des 12 qui composent la Région Île-de-France, a bénéficié du transfert de nombreuses compétences :

  • ·assainissement et eau
  • gestion des déchets ménagers et assimilés
  • équipements culturels et sportifs d’intérêt territorial
  • politique de la ville
  • action sociale d’intérêt territorial
  • plan local d’urbanisme intercommunal
  • plan climat air énergie
  • aménagement
  • développement économique
  • habitat

(Les trois dernières compétences partagées avec la Métropole du Grand Paris)

Un exemple des plus simples de l’impact du transfert de ces compétences : le ramassage des déchets verts. Ce qui était jusqu’alors impossible, aux dires des responsables de notre commune, est devenu possible avec la mise en place de cette nouvelle structure.

Il est donc important que les citoyens s’intéressent à ce qui se passe à ce niveau de décision, et donnent leur avis lorsqu’on les sollicite. Encore faut-il qu’ils soient informés, avec un effort de pédagogie. Une pédagogie active, qui, comme dans toute formation initiale, s’appuie sur les acquis et cherche à développer l’autonomie. N’est-ce pas là l’idéal de tout bon père de famille ? Il est temps qu’à Aulnay, la propagande cède le pas à la pédagogie.

Source : Aulnay Environnement

Une usine de retraitement de déchets dangereux à 70 mètres des futurs logements de Val Francilia à Aulnay-sous-Bois ?

L’avenir du site PSA se précise. Les permis de construire ont été déposés, en ce qui concerne la zone dévolue aux activités industrielles par le projet « Val Francilia ». Conformément à la réglementation, la Mission régionale d’autorité environnementale vient de rendre son avis sur l’étude d’impact d’un projet particulièrement sensible : l’implantation d’une usine CHIMIREC.

« D’après l’étude d’impact, l’installation est destinée à traiter des « déchets conditionnés (acides, bases, emballages souillés, batteries, déchets inflammables, etc.) et des déchets en vrac (huiles usagées, solvants pétroliers, eaux souillées, filtres à huile usagés, déchets pâteux, etc.) », en provenance d’entreprises, d’artisans et de déchetteries. La capacité de stockage de  déchets dangereux envisagée est de 2 217,5 t et la capacité de traitement de 150 t/j. »

Bien que l’Autorité Environnementale précise que ces installations futures ne sont pas visées par la « directive SEVESO » (p11), (alors que c’est le cas pour l’usine actuelle de Dugny) ce projet ne peut qu’éveiller des inquiétudes et soulever un certain nombre d’objections, dans le contexte du récent incendie de l’usine LUBRIZOL.

L’usine est actuellement implantée à Dugny. La proximité des futurs équipements olympiques, et plus précisément, la création d’un « Cluster des médias » sur ce site, impose le déplacement de l’usine, justifiée par l’autorité environnementale le 19 janvier 2019 qui relève « La non compatibilité des activités de CHIMIREC  avec la proximité de logements. » (p.8). La municipalité d’Aulnay a présenté un projet qui prévoit la construction de 2000 à 3000 logements à proximité de l’usine, on est en droit de se demander pourquoi ce qui est impossible à Dugny le serait à Aulnay, « à 70 mètres de futurs logements et à 270m d’un futur groupe scolaire.» (p.7) 

L’autorité environnementale reconnait qu’en cas d’incendie les installations prévues « permettent l’absence d’effets à l’extérieur du site », mais indique que l’étude d’impact ne permet pas de conclure « quant aux conséquences de ces phénomènes et aux contraintes qui en découlent en matière d’urbanisation autour de l’installation ». (p.12) La prudence n’inviterait-elle pas à éviter toute urbanisation à proximité ?

L’autorité environnementale suggère en effet que le projet d’aménagement urbain soit profondément repensé. « La démonstration de la compatibilité du projet urbain avec les installations industrielles projetées nécessitera d’être réalisée dans le cadre de la conception du projet urbain porté par la Ville d’Aulnay-sous-Bois. » (p17)

Nous pensons quant à nous, que toute construction de logements, et à fortiori sur le parc Ballanger, doit être abandonnée.

Sans parler des risques d’accident industriel, le rapport met l’accent sur les problèmes de circulation,  dont nous avons indiqué lors de l’enquête publique qu’ils étaient traités avec une grande désinvolture dans le projet « Val Francilia ». Celui-ci prévoyait de piétonniser le Boulevard André Citroën, et de reporter la desserte de la zone industrielle  sur un axe traversant le site PSA et desservant à la fois les habitations et les industries. Certes, une voie d’accès par le nord est prévue, mais « ses conditions de réalisation ne sont pas précisées. » (p13) « En tenant compte de l’ensemble des projets considérés (donc sans le projet urbain global), le trafic routier journalier du secteur culminera à 2 144 mouvements de voitures et 1 082 mouvements de poids lourds à horizon 2023.  […]Les conditions de circulation du secteur sont dégradées en situation future.» (p14), alors que le périmètre pris en compte est limité et qu’il ne tient pas compte du trafic crée par la future zone d’habitation. Pour couronner le tout, dans l’étude de PROCIREP, « les impacts du trafic routier ne sont pas quantifiés. » (p15)

Bref, l’étude de CHIMIREC fait comme si le projet urbain Val Francilia n’existait pas, ou plus. En sait-elle davantage que l’Autorité Environnementale, qui  le prend en compte pour ce qu’elle peut en savoir, c’est-à-dire dans son état présenté l’automne dernier par la municipalité ? Le Maire a promis que le bureau d’étude reverrait sa copie. Si c’est pour abandonner la construction de logements sur PSA (et accessoirement sur le Parc Ballanger), nous ne pouvons que nous en féliciter, eu égard aux nuisances importantes imposées aux potentiels habitants, en termes de bruit et de pollution, sans parler du risque industriel.

Nous pensons donc que le site PSA doit rester une zone industrielle. Faut-il en exclure les usines du type de CHIMIREC, si elles sont suffisamment loin des habitations ? « Actuellement, le site d’implantation du projet en est assez éloigné (à 500 m d’un équipement sportif et 900 m des logements les plus proches). » (p15). La décision finale devrait tenir compte de l’avis des habitants, invités à s’exprimer par une enquête publique. À noter que l’argument de la création d’emplois n’est pas pertinent, l’usine projetée ne devant employer que 180 personnes, qui vraisemblablement seront celles qui travaillent déjà sur le site de Dugny.

Nous souhaitons que l’information des habitants soit faite en toute transparence, et non comme cela a été fait pour Val Francilia, qui maquillait l’urbanisation du Parc Ballanger en faisant passer une amputation pour un agrandissement.

La transparence n’est déjà pas évidente aux yeux de l’autorité environnementale, qui pose avec insistance deux questions :

  • Pourquoi le projet CHIMIREC est-il associé dans un seul permis de construire, à un projet voisin de dépôt logistique, alors que les études d’impact sont distinctes ?
  • Surtout, pourquoi l’étude ne mentionne pas si d’autres sites ont été envisagés, et le cas échéant, les raisons qui ont conduit à écarter ces sites ?

Source : communiqué Aulnay Environnement

Aulnay Environnement interpelle Bruno Beschizza pour obtenir une ville propre

Vous avez renouvelé aux Aulnaysiens votre promesse de leur donner « Une ville où il fait bon vivre ». Nous ne doutons pas que cette promesse est faite pour s’adresser à tous, habitants du nord comme du sud.

C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur le problème auquel sont confrontés les habitants du 25-27 rue Edgar Degas : les conteneurs enterrés pour éviter les odeurs des poubelles sont inaccessibles, les vider est devenu impossible ; à cela s’ajoute tout autour l’accumulation des sacs de déchets qui ne sont pas ramassés.

Il semble que les diverses entités concernées par le problème se renvoient le soin de le régler. Nous pensons que la salubrité publique est mise en cause, un soin  qui relève du pouvoir du Maire. Nous vous serions reconnaissants d’user de votre pouvoir pour mettre rapidement un terme à cette situation, comme à celle d’autres points de notre ville affectés par des problèmes analogues.

  • Photo d’illustration

Source : Aulnay Environnement

Requiem pour les arbres à Aulnay-sous-Bois ?

Aulnay Environnement, reçoit aujourd’hui le message suivant, relayant un premier message sur notre site : 

«  Je me demandais comment on peut intervenir pour faire stopper l’abattage des chênes inscrits (3 aujourd’hui en plein confinement au 39 av des Pavillons-sous-Bois. (…) Et à défaut de stopper, s’il est déjà trop tard, poursuivre pour faire condamner, pour dissuader les suivants… »

Toute action en ce sens ne pouvant se faire autrement qu’avec le concours de la Municipalité, Aulnay Environnement, le 3 avril 2018, a écrit au Maire pour lui demander

« la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, Maison de l’Environnement, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces végétaux souvent derniers rescapés de l’historique forêt de Bondy. 

Cette commission devrait avoir pour première mission d’élaborer une Charte de l’arbre comme il en existe dans d’autres communes proches, intégrée au PLU. »

Cette lettre est restée sans réponse, de même que la relance du 26 juillet 2018.

Au printemps 2019, la municipalité lance un appel à candidature pour la rédaction d’un « Charte de l’Arbre ». À la première réunion, si l’on exclut les représentants de la municipalité, il n’y a qu’une demi-douzaine de simples citoyens, preuve de l’intérêt que portent les Aulnaysiens au problème. Il faut dire que cette réunion a été convoquée en pleine période de grève, à une heure où tous ceux qui n’étaient pas retraités étaient coincés dans les embouteillages et les transports en commun.

Dès l’introduction, il est clair que le but premier de la réunion est  de sensibiliser les Aulnaysiens à la nécessité d’abattre les arbres malades.

Nous posons au représentant de la municipalité, M. Cannarozzo, nos conditions pour une participation :

  • Un engagement que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux
  • La précisionsur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé.
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire.

Sur tout cela, M. Cannarozzo refuse de s’engager, et nous laisse toute liberté de rédiger ce qui nous plait. Nous avons déjà vu ce procédé à l’œuvre dans le Conseil économique social et Environnemental, qui n’était qu’un simulacre, les participants étant invités à travailler sans lien concret avec l’action municipale. Compte tenu de ce refus de tout engagement, et de l’axe prioritaire proposé à la réflexion, nous avons quitté la réunion.

Deux éléments confirment le peu de sincérité de la municipalité dans cette entreprise : l’absence de la « Charte de l’Arbre » dans les documents électoraux présentant les grands projets de l’équipe Beschizza, l’absence de réponse à notre lettre du 5 février dernier demandant une protection pour les chênes du terrain de l’ex-centre Le Camus. 

La (trop) petite équipe d’Aulnay Environnement a fait tout son possible pour sensibiliser les Aulnaysiens à l’intensification du bétonnage prévisible durant cette nouvelle mandature. En vain.

Comment espérer qu’une équipe amie des promoteurs puisse à présent mettre en place des procédures qui les gêneraient pour éradiquer toute végétation, même centenaire, d’un terrain constructible ?

Source : communiqué Aulnay Environnement

Les réponses des candidats aux municipales 2020 à Aulnay Environnement

Nous n’avons reçu en temps utile que deux réponses explicites, celles d’Aulnay plus fière, plus forte, et celle d’Aulnay en commun. A notre questionnaire remis en Mairie, il n’a été donné aucune suite.  Nous avons donc dû, pour l’équipe sortante, piocher dans le programme Vivre Aulnay ce qui pouvait correspondre à notre questionnement.

URBANISME :

Une bonne nouvelle (pour les non-voyants) : la fin du bétonnage, promise par l’équipe élue en 2014, semble effective, puisqu’il n’en est absolument plus question !  Pour les deux autres listes, la révision du PLU est une priorité, comme nous le demandions.

CIRCULATION :

La municipalité sortante promet bien tardivement d’  engager la démarche « à vélo dans la ville », mais pas de réviser un plan de circulation qui est loin de faire l’unanimité, ni de lutter sérieusement contre le stationnement sauvage, ce qui est le cas des deux autres listes. Aulnay en commun promet de développer « un réseau cyclable cohérent », Aulnay plus fière, plus forte, de « créer des itinéraires structurants et sécurisés ».

ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS :

Vivre Aulnay promet médiathèque centrale et Salle des Fêtes. Que ne l’a t-elle pas envisagé plus tôt ? 

Aulnay plus fière, plus forte est prudente, sous réserve de faisabilité. Aulnay en commun lancera une concertation.

PATRIMOINE ARBORÉ :

 Vivre Aulnay passe sous silence ses projets pour Ballanger, alors que les deux autres listes promettent de la sanctuariser. Aucune trace de la Charte de l’arbre dans ce programme, de même que dans celui d’Aulnay en commun. Aulnay plus fière, plus forte approuve ce projet sans donner de précision.

DÉCHETS & ÉNERGIE :

Vivre Aulnay promet des mesures ponctuelles, tandis qu’Aulnay en commun s’engage sur un politique globale et qu’Aulnay plus fière, plus forte répond positivement à toutes nos demandes.

DÉMOCRATIE :

Le fossé ici est énorme : pour Vivre Aulnay le sujet n’existe pas. Aulnay plus fière, plus forte promet la concertation sur tous les projets et la mise en ligne de tous les documents non confidentiels, comme le renforcement des Conseils de Quartier. Aulnay en commun fait de la participation des habitants aux décisions la base de son programme.

Nous ne trouvons pour Vivre Aulnay que 8 réponses positives à nos attentes (sur 29 items) , contre 16 pour Aulnay en commun, qui souvent ne répond pas précisément au questionnaire, et 27 pour Aulnay plus fière, plus forte.

La réponse de la liste Lutte Ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs nous est arrivée après la rédaction de cette brève synthèse. Cette liste est globalement d’accord avec l’ensemble de nos demandes, mais les replace dans une logique globale de remise en cause de l’ordre capitaliste. On trouvera sur notre site la réponse détaillée au questionnaire, de même que celle d’Aulnay plus fière, plus forte. Malheureusement, nous n’avons pas eu de document analogue de la part d’Aulnay en commun, qui nous a adressé un texte reprenant son programme général.

Réponses aux questions : cliquer ici

Source : Aulnay Environnement

Aulnay Environnement pose des questions aux candidats aux municipales 2020 à Aulnay-sous-Bois

Aulnay Environnement, dont l’objectif est la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens, aspire à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales.

L’association  invite les candidats à se prononcer sur les points suivants :

URBANISME : 

  • la révision du règlement du PLU pour faire en sorte que les nouvelles constructions soient conformes aux vœux exprimés par les Aulnaysiens : construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir. Le respect de l’article 1 du règlement de chaque zone exigeant que les nouvelles constructions visent à une certaine harmonie avec les bâtiments existants.
  • L’encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
  • La prise en compte du paysage urbain : veiller à ce que le profil d’une rue soit pris en compte pour ménager sur la rue des îlots verts et des créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
  • Dans l’étude des permis de construire, privilégier toute occasion d’élargir les trottoirs, conformément à la loi.

En résumé, maintenir une ville qui respire vraiment, qui donne de la perspective et de l’espace !

CIRCULATION : 

  • Une nouvelle réflexion d’ensemble sur la circulation, en prenant comme point de départ la circulation douce, avec la mise en place d’un réseau continu de pistes cyclables
  • Révision du plan de circulation actuel qui a échoué à faire diminuer la circulation de transit, reportée sur d’autres itinéraires grâce à des applications de type Waze, et a eu pour principale conséquence d’allonger les itinéraires et d’aggraver la pollution et les nuisances  
  • Une reconquête de la chaussée et des trottoirs : chasse impitoyable au stationnement illicite, stationnement résidentiel payant ou en zone bleue
  • Création de zones piétonnes
  • Amélioration de l’éclairage des trottoirs et des passages piétons dangereux (Gare, Pont de la Croix Blanche)

En résumé, partir du principe que les Aulnaysiens sont d’abord des piétons !

ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS : 

  • Un plan à long terme pour doter la ville des équipements qui lui manquent : une médiathèque centrale, une maison des associations, une salle des fêtes, des salles de réunion de quartier modernes, un équipement culturel et de rencontre dans les quartiers sud
  • Rendre publique l’anticipation de tous les équipements scolaires et de santé nécessités par les nouveaux programmes immobiliers
  • L’élargissement de l’offre d’hébergement de type EHPAD

En résumé, tirer les conséquences de la croissance d’une ville de bientôt 100 000 habitants !

PATRIMOINE ARBORÉ : 

  • La sanctuarisation de tous les parcs publics, en premier le parc Ballanger
  • L’association des habitants à la préservation de ce patrimoine autant public que privé, par la création d’une commission pérenne, dont la mission dépassera la rédaction d’une « Charte de l’Arbre », qui doit être soumise au vote des habitants
  • Dans les plantations, privilégier le choix d’essences garantissant suffisamment d’ombre pour atténuer l’impact des périodes de canicule

En résumé, tout faire pour que la ville puisse encore un peu mériter son nom !

DÉCHETS & ÉNERGIE :

 Un plan de valorisation des déchets ménagers et des déchets verts

  • Une prise en compte dans toutes les demandes de permis de construire de la recherche d’économies d’énergie, en particulier la fin de la dépense d’énergie causée par les pompages dans les parkings souterrains
  • La relance de l’exploitation de la géothermie pour le chauffage collectif
  • La mise en place d’un plan à long terme pour le renouvellement des équipements municipaux vers des véhicules et des installations économes en énergie. 

En résumé, mettre en œuvre une politique environnementale cohérente !

DÉMOCRATIE :

  • Que tous les nouveaux projets soient non seulement clairement présentés dans tous leurs aspects à la population, mais co-construits avec elle, au contraire de la façon dont il a été procédé, tant pour le Centre nautique ou la place Abrioux que pour le Parc Ballanger
  • Que les documents permettant à la population d’avoir une idée claire de ces projets soient mis à la disposition des citoyens et des associations qui le demandent, sans qu’ils aient besoin de faire un recours à la CADA
  • Que la consultation des permis de construire soit rendue plus facile et leur publicité réelle 
  • Qu’une action de coopération avec les écoles soit lancée pour sensibiliser les enfants et leurs parents aux défis environnementaux et sociétaux, comme la montée des incivilités
  • Que le Conseil Économique, Social et Environnemental soit restauré dans son vrai rôle, qui est d’être saisi de tous les projets pour donner un avis, et non pas d’être relégué à un simple rôle de relais de la propagande municipale
  • Que l’esprit et le fonctionnement des conseils de quartier soit restauré, avec un président et un bureau constitué de simples citoyens, qu’ils soient maîtres de leur ordre du jour, et qu’ils disposent d’un budget participatif pour améliorer le cadre de vie du quartier    

En résumé, restaurer une véritable vie démocratique à Aulnay-sous-bois !

Aulnay Environnement s’adresse au maire d’Aulnay-sous-Bois pour protéger des arbres remarquables

Monsieur le Maire,

Vous avez, dans la lettre adressée aux Aulnaysiens ayant porté leur candidature à la co-rédaction d’une « Charte de l’arbre », exprimé votre sensibilité à l’importance du rôle des arbres en milieu urbain. Nous attirons donc à nouveau votre attention sur un cas particulièrement remarquable.

Il s’agit du groupe d’arbres situé Rue Louis Barrault, sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, (parcelle cadastrale 207). On y trouve un magnifique cèdre et plusieurs grands chênes. L’un d’eux, en raison du diamètre de son tronc, est sans doute actuellement le plus ancien de tous les survivants de la forêt du Bondy, et à ce titre particulièrement remarquable et à préserver. Il entre, comme les autres,  dans l’ensemble classé à Aulnay comme remarquable par la Région Ile-de France,  « les chênes de l’ancienne forêt de Bondy ». Et pourtant il s’avère que cet arbre ni aucun autre de la parcelle ne  figure dans la liste des arbres à protéger de l’annexe C du PLU 2015.

Or ce terrain a été acquis par un promoteur, et nous nous inquiétons pour le sort de ces arbres qui sont un ornement de tout le quartier. Quelle est la position de la municipalité en ce qui concerne la préservation d’un maximum d’entre eux, en particulier le plus vénérable ?

Nous demandons donc que ces arbres soient dans l’urgence inscrits dans l’inventaire du PLU, et que tout soit fait pour la préservation de  ce patrimoine.

Nous serions particulièrement heureux de recevoir une réponse précise à une question qui entre évidemment dans la réflexion que vous avez lancée sur la  Charte de l’arbre, initiative que nous réclamons depuis près de deux ans.

Dans l’attente de votre réponse, Monsieur le Maire, veuillez recevoir nos meilleures salutations.

Source : Aulnay Environnement

Mode d’emploi estival de la place Abrioux à Aulnay-sous-Bois

Notre maire avait promis de « faire à nouveau un lieu de vie convivial » de la place des Écoles, restée 70 ans place Camélinat, puis place Abrioux par sa volonté souveraine. Écoutons l’un de ses plus brillants propagandistes :

« Ce sera […] au tour des adultes qui pourront profiter en famille et entre amis d’un espace piétonnier, arboré où il fera bon manger, boire, festoyer, se reposer ou simplement observer le temps qui passe… En attendant, la nouvelle place Jean-Claude Abrioux avait déjà fière allure sous le soleil d’hiver. On a hâte de la découvrir en période estivale. » (Robert Ferrand, Aulnay libre, 1er février 2020)

Alors, pour cet été nous nous permettons de donner les quelques conseils suivants :

Panoplie de l’Aulnaysien avisé qui voudra profiter de ce

« véritable pôle de vie, convivial et sécurisé »

     (idem,27 janvier 2020) 

À noter que l’association Aulnay environnement avait écrit au Maire pour s’inquiéter d’une transformation qui allait transformer la place en « point chaud » en période de grande chaleur, et qu’aucune réponse précise n’a été donnée.

Source  sympathisante de l’association Aulnay Environnement

La coupe est pleine avec les projets au profit des promoteurs à Aulnay-sous-Bois !

Certains se sont étonnés qu’Aulnay Environnement n’ait pas publié immédiatement de communiqué après la publication par panneau d’un projet de parking rue du docteur Roux.

C’est que nous sommes las d’être à chaque fois confrontés à un double discours et à une politique d’enfumage systématique. Après l’annonce  tonitruante dans le bulletin municipal d’un projet de Charte de l’arbre,  il a fallu attendre 6 mois pour que soit convoquée la première réunion. Si l’on ne compte pas l’élu et les responsables administratifs, elle ne rassemblait qu’une demi-douzaine d’Aulnaysiens. Le powerpoint qu’on nous a présenté indiquait dès l’introduction que l’esprit du projet était prioritairement d’associer les Aulnaysiens à la politique d’abattage des arbres du patrimoine communal. Nous avons claqué la porte, trop conscients d’être en présence d’une manœuvre électorale, à 3 mois des élections. Il paraît que d’autres sujets ont été abordés. Mais comme la pratique est de ne jamais communiquer par avance de documents écrits détaillant l’ordre du jour pour permettre aux participants à une réunion de préparer les travaux, nous n’en savons rien. Il est évident que le projet de parking, qui suppose l’abattage d’un certain nombre d’arbres, même sans valeur patrimoniale, et qui va aboutir à une imperméabilisation partielle de cette parcelle, aurait dû être soumis prioritairement à la réflexion de ce groupe de travail.

Nous sommes las de constater que tant de choses à Aulnay se font non dans l’intérêt des habitants actuels, mais au profit des promoteurs. Ainsi ce parking est de l’aveu même de la première adjointe conçu pour les riverains. Or il s’agit là d’un quartier encore majoritairement pavillonnaire, où la plupart des maisons sont dotées d’un garage. Et dans la rue, une partie des places de stationnement reste vacante une bonne partie du temps. Il n’est que trop évident que ce parking sera d’abord un argument de vente pour séduire les futurs habitants du projet immobilier prévu juste en face, un projet énorme qui va entraîner la disparition d’un beau et grand pavillon et de quelques arbres magnifiques : sans doute 2 gros immeubles de 5 étages, représentant 3000 m2 de logements.

Nous sommes las qu’on nous chante sur tous les tons l’« Esprit village » alors qu’on laisse partout disparaître les jardins au profit du béton. Nous sommes las d’entendre la propagande municipale nous seriner   qu’ « Aulnay est une ville où il fait bon vivre » alors que les déplacements des piétons sont de plus en plus difficiles et la circulation automobile de plus en plus intense, parce que l’ordre des priorités dans l’aménagement de la ville a été : faire d’abord un PLU donnant toute liberté aux promoteurs, avant de lancer une réflexion sur la circulation automobile avec l’idée aberrante de décourager la circulation de transit, ce qui a abouti à complexifier et à rallonger les parcours sans faire diminuer le nombre de véhicules, pour entamer finalement 3 mois avant les élections une réflexion sur la « circulation douce », alors que les aménagements comme celui du pont de la Croix Blanche ont conduit à en rendre la traversée encore plus dangereuse pour les cyclistes. Qui peut croire que le sort des piétons sera un jour sérieusement pris en compte par cette équipe ?

Nous sommes las de ne recevoir sur des projets essentiels de transformation du paysage urbain que des messages de propagande, sans que jamais les habitants soient associés en amont à leur conception et qu’ils puissent faire part de leur « expertise d’usage ». Nous sommes las de constater que les dirigeants de cette ville soient prioritairement soucieux d’honorer, non un citoyen qui soit l’honneur de la ville mais, trahissant ainsi leur idéal de gouvernance, un personnage de l’histoire de France exemple achevé du pouvoir personnel qui a étouffé la démocratie et la liberté d’expression. Et qui a rétabli l’esclavage !

 Nous sommes las du mépris, de la propagande et du mensonge par omission.

Source : communiqué Aulnay Environnement

Que se passe-t-il sous la place Abrioux à Aulnay-sous-Bois ?

Ce qui se passe sur la place Abrioux, nous le savons : une « végétalisation » hors sol qui n’a rien à voir avec les espèces locales, ni avec les façades du début du siècle dernier qui ornent le côté nord de la place ; ce qu’on pourra un jour nommer le « style Beschizza ». Tout étant affaire de goût (nous sommes tentés de dire : de bon goût) et comme les avis sont partagés, inutile de nous étendre sur ce qui nous apparaît comme une belle illustration de l’urbanisme brutal qui à grande vitesse défigure notre ville.

Certains diront que c’est toujours mieux que le parking aérien précédent. Nous leur répéterons qu’une autre solution était possible, celle d’un parking en silo avec façade végétalisée rue des Écoles, à la place de l’ancienne perception. Sa contenance aurait été moins grande, mais il n’est pas du tout sûr que ce parking souterrain soit utilisable au-delà de la moitié de sa capacité, soit l’équivalent du parking d’autrefois. Pourquoi ?

Des bruits courent : le deuxième niveau du parking serait inondé, de même que celui du nouvel immeuble Trevi .

On est très tenté de prêter foi à ces rumeurs : elles sont nourries par les riverains, qui entendent jour et nuit le bruit du pompage.

Venez place Abrioux écouter le doux chant des pompes !

Nul n’ignore que d’autres parkings souterrains sont régulièrement inondés. Ce n’est pas faute d’avoir averti la municipalité que l’affleurement de la nappe phréatique justifiait que l’on y réfléchisse à deux fois.

Mais nous avons affaire à une équipe municipale qui ne peut concevoir qu’on soit d’un avis différent du sien, et que les habitants, qui sont sur place depuis bien plus longtemps que notre maire actuel, puissent avoir une expertise. Il n’a donc jamais été question de leur demander leur avis, puisque la loi permet d’aller contre le bon sens. Nous pouvons faire confiance à l’imagination de la première adjointe pour nous fournir une explication et nous divertir encore : la dernière fois, toute l’eau venait de foreuses ! Avec la fin des travaux, il faudra trouver autre chose.

Autre question : où va toute cette eau ? Dans le réseau des eaux pluviales ! Financés par la Région, des réservoirs ont été crées pour pallier les crues qui affectent depuis des décennies tout le sud d’Aulnay. La surcharge du réseau causée par ce pompage ne va-t-elle pas annuler l’amélioration que l’on pouvait attendre de ces équipements ?  Sans parler de la dissolution du gypse qui va s’intensifier. N’oublions pas que la situation ne fera que s’aggraver : d’autres immeubles vont encore surgir en remplacement du centre Le Camus, et sur le dernier côté de la place, le maire a déjà pré-vendu au promoteur de Trevi le terrain du legs Pecoroni, donné pour des usages scolaires. Et l’eau qui ne parviendra pas à s’infiltrer dans tous ces parkings souterrains se reportera évidemment vers les sous-sols des pavillons et des immeubles anciens. Sans parler de la consommation débridée d’énergie de toutes ces pompes.

De cette équipe d’écologistes de la dernière heure avant les élections, il n’y a qu’une chose à dire : un stage de mise à niveau s’impose !

Source : communiqué Aulnay Environnement

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