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Aulnay Environnement fait son bilan de sa visite du site Chimirec à Dugny

Vendredi 25 septembre, Le bureau d’Aulnay Environnement s’est rendu sur le site CHIMIREC de Dugny à l’invitation de l’entreprise. Cette invitation était bienvenue, étant donnée l’inquiétude suscitée par l’arrivée à Aulnay d’une entreprise spécialisée dans le retraitement des déchets dangereux, avec une information très tardive et minimaliste de la municipalité. 

Nous avons été sensibles à la courtoisie de l’accueil et à la considération dont nous avons bénéficié, en tant qu’association représentative, ouverte à la discussion constructive dans le respect de chacun. Une attitude à laquelle malheureusement l’équipe municipale semble avoir renoncé.

De cette visite, nous attendions la réponse à quelques questions :

  • Quels sont les rapports de CHIMIREC, spécialisée dans le retraitement des déchets, et de FIFTY, créateur d’un site de logistique ?
  • Pourquoi CHIMIREC, un temps concerné par la directive SEVESO, ne l’est maintenant plus (ainsi que nous l’avions déjà indiqué) ? Comment est jugulée la dangerosité des produits collectés ?

Nous pouvions imaginer que la présence de deux entités distinctes pouvait être un moyen de rendre moins visibles les risques environnementaux en répartissant les activités de transport de produits dangereux entre les deux sociétés. On nous a assuré que les deux sociétés n’avaient aucun lien fonctionnel, et qu’aucun camion de déchets n’avait vocation à transiter par les entrepôts Fifty, ce qui nous a paru parfaitement crédible, vu les procédures liées à ce type de transport. Fifty ne serait qu’un aménageur ayant apporté le terrain répondant aux besoins de CHIMIREC. 

Nous avons eu quelques éclaircissements sur le classement SEVESO, effectif pour CHIMIREC (seuil bas) en 2010, principalement sur le chapitre des eaux souillées. Une amélioration des analyses et des procédés a permis à CHIMIREC de sortir en 2015 du classement SEVESO. L’intention de l’entreprise étant de faire de l’établissement d’Aulnay un modèle du genre, nous ne pensons pas qu’il puisse être de son intérêt de courir le risque de revenir en arrière. A noter que le site d’Aulnay serait exclusivement voué à la collecte et au tri, sans aucun traitement ni incinération. L’entreprise fonctionne ainsi sur un maillage d’une trentaine de sites répartis sur le territoire, dont quelques-uns seulement assurent un traitement des déchets, la majorité assurant la collecte. C’est le cas du site de Dugny, déjà ancien. Le risque principal étant une combustion spontanée, qui peut être contenue dans un premier temps à l’intérieur d’une alvéole résistante au feu, le transfert à Aulnay permettra une modernisation, en rassemblant toute l’activité de tri des différents produits dans un espace unique entièrement fermé, ce qui est un gage de sécurité supplémentaire.

Nous pouvons donc avoir le sentiment que tout est fait pour assurer la sécurité du site et de son environnement.

Mais il reste qu’il s’agit de transport et de manutention de produits dangereux, activité incompatible avec un projet urbain de 2000 à 3000 logements tel que Val Francilia, ainsi que s’en inquiète l’autorité environnementale.

(l’usine de Dugny ne partage pas son accès avec la zone pavillonnaire dont elle n’est limitrophe que sur un côté.)

En revanche, nous n’avons eu aucune réponse sur deux questions essentielles :

  • L’augmentation du trafic routier, déjà fortement congestionné
  • La compatibilité de cette activité avec la proximité des logements de Val Francilia, mise en cause par l’autorité environnementale

 L’entreprise n’a pas pu nous donner d’informations sur les impacts du trafic supplémentaire créé par le cumul de son activité et de celle de la plate-forme logistique Fifty, qui n’a pas été évalué globalement. Une voie d’accès est prévue, mais on ne sait rien de ses conditions de réalisation. On peut imaginer le chaos que créerait le trafic supplémentaire apporté par les habitants de Val Francilia, empruntant les mêmes voies que les camions de CHIMIREC et celui des entreprises de logistique, déjà présentes ou à venir.

Surtout, nous ne savons rien de l’avenir du projet urbain « Val Francilia », limitrophe de l’usine, et dont l’autorité environnementale a souligné l’incompatibilité avec ce type d’activité industrielle. Si CHIMIREC fait un gros effort de communication, le silence de la Municipalité d’Aulnay est assourdissant, autant que celui de la société FIFTY à laquelle nous avons écrit et qui nous a renvoyés aux documents de l’enquête publique.

IL EST TEMPS QUE LA MUNICIPALITÉ ORGANISE AVEC FIFTY UNE RÉUNION PUBLIQUE !

En conclusion, nous voyons comme un signe positif l’arrivée d’activités économiques, car nous considérons que le site de PSA doit rester entièrement voué à ces activités. Si l’arrivée de CHIMIREC et de FIFTY signifie l’abandon du projet d’urbanisation de ce site (et d’une partie du parc Ballanger), nous ne pouvons pas y être hostiles, d’autant que la chaîne de traitement des déchets assurée par cette entreprise nous apparait comme un élément important d’une politique de protection de l’environnement.

À CONDITION QUE LES HABITATIONS ET LES ÉCOLES RESTENT COMME AUJOURD’HUI À DISTANCE RESPECTABLE.

Source : Aulnay Environnement

Une adhérent Aulnay Environnement fait des propositions pour bâtir dans le respect de la nature

A la lecture de votre rapport , auquel j’adhère totalement , je me demande si l’on ne pourrait pas proposer que tous les immeubles susceptibles de remplacer les jardins  ne puissent être construits que s’ils intègrent dans leurs plans au moins 20‌ °/° ( ou plus ) de leur surface , horizontale ou verticale , en végétalisation ? ( murs végétalisés , balcons végétalisés , toiture végétalisée ) . Ceci permettrait de regagner un peu de l’oxygène perdu .

D’autre part , est-il nécessaire , pour de stupides raisons esthétiques , de massacrer par des tontes aberrantes et anti-naturelles , comme c’est actuellement le cas , les pauvres oliviers déjà rachitiques de la place Abrioux , qui , sans développement naturel de leur ramure , vont nécessairement finir par crever d’asphyxie ? Et que penser de leurs contenants métalliques trop étriqués , brûlants en été , et glaciaux en hiver ? Est-ce là respecter le Vivant ?

Si l’on ne pouvait végétaliser le toit du parking pour des raisons de poids et d’infiltration , pourquoi ne pas avoir tout simplement replanté des arbres dignes de ce nom sur les anciens trottoirs préservés tout autour de la place ?

Cette place , ( d’ ailleurs déjà en réfection à peine terminée ) , est un non-sens : son dallage blanc la rend si brûlante que la plupart des piétons , aveuglés , l’évitent et la contournent en été …Ce manque de clairvoyance , avec le réchauffement qui s’annonce , est plus que navrant …

Un audit des riverains me semblerait bien nécessaire…

Source : propositions d’une adhérent Aulnay Environnement

L’avis d’Aulnay Environnement sur le plan climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol

1/ L’information

Le Rapport de diagnostic et évaluation environnementale indique : «  Dans un souci de concertation le plus large possible, Paris Terres d’Envol a mis à disposition des habitants et acteurs du territoire un questionnaire d’enquête en ligne sur son site internet. (…). En tout, ce sont 111 personnes qui ont répondu à ce questionnaire (p228). » Chiffre donné sans honte, sur 357 568 habitants ! N’y a-t-il pas là un problème ? Quels relais ont été mobilisés pour donner du sens à cette concertation ? Aucun à Aulnay-sous-bois, en tous cas. On voit dès l’abord le travers de la technostructure administrative et de ses textes : loin, très loin des habitants.  

Donner un avis sur des documents rassemblant autour de 400 pages n’est pas chose facile. Sur les 4 axes

d’action du PCAET de Terres d’Envol :

  • développer des transports sobres en énergie (dont le vélo)
  • améliorer l’efficacité énergétique du bâti existant
  • encourager une consommation alimentaire responsable et la réduction des déchets

nous avons choisi de nous exprimer sur le dernier qui nous préoccupe spécialement :

  • Préserver les fonctions de captation du carbone et s’adapter aux risques naturels. En d’autres termes, la préservation du couvert végétal, végétation d’alignement, parcs publics et jardins privés

2/ La préservation des fonctions de captation du carbone (action 19, p25 du Plan d’actions)

Ses Objectifs :

  • la limitation de l’effet d’îlot de chaleur urbain critique en période estivale par végétalisation de zones actuellement artificialisées.
  • l’amélioration de la qualité de l’air local par fixation des polluants atmosphériques.
  • l’amélioration du potentiel mellifère et de la variété pollinique des espaces végétaux en milieu urbain.
  • la limitation du réchauffement climatique par création de puits carbone.
  • l’amélioration de la qualité paysagère des centre -villes et des espaces publics urbains.

Descriptif :

  • Le renforcement des outils règlementaires (PLU/ PLUI) pour :
    • préserver, créer ou récréer la biodiversité : réintroduire la nature en ville (coefficient biotope à la parcelle ou espèces végétalisées en pleine terre, renaturation des espaces en friches ).
    • intégrer les prescriptions du SDAGE qui limitent la perméabilisation des sols ou encouragent la désimperméabilisation .

Indicateurs de suivi :

(1) Ratio surfaces bâti / imperméabilisé / végétalisée

(2) Caractérisation de la richesse spécifique

(3) caractérisation de l’abondance des espèces

(4) nombre de personnes sensibilisées

On ne peut qu’approuver. La grande question est : qu’en sera-t-il sur le terrain, à l’échelle des habitants ? À l’échelon communal, les indicateurs globaux ont-ils un sens, lorsque le territoire d’une ville comme Aulnay-sous bois s’étend sur deux des grands parcs du territoire, avec nombre de petits parcs, de sorte que l’on peut afficher un ratio de 17m2 d’espace verts par habitant. Mais concrètement, lorsque les principaux parcs se trouvent au nord de la ville, à 6 km des quartiers sud, quel usage quotidien pour le  piéton de ces quartiers ? Quel rapport avec ses trajets journaliers jusqu’à la gare ?

La réflexion  doit donc se faire au niveau vécu par les habitants,  celui du quartier, voire de l’îlot. C’est à ce niveau que doivent être calculés les indicateurs, en particulier le ratio surfaces bâti / imperméabilisé / végétalisée. Ce ratio ne doit pas être seulement calculé en fonction des espaces végétalisés publics, mais aussi en prenant en compte le domaine privé, celui des jardins de la zone pavillonnaire, si importante à Aulnay (44%), un habitat pavillonnaire qui ne s’arrête pas aux limites du zonage réglementaire, mais qui est également encore très présent dans les zones de centralité.

Or ce que l’on constate, c’est la densification urbaine qui fait disparaître nombre de ces jardins et beaucoup d’arbres survivants de l’ancien couvert forestier. Le respect formel d’une superficie en « pleine terre », lorsqu’elle est constituée par la couverture superficielle d’une dalle recouvrant un parking souterrain sous l’ensemble d’une parcelle constitue un appauvrissement notable du couvert végétal et des grands arbres capteurs majeurs de Co2.

L’objectif de limiter l’effet d’îlot de chaleur urbain est en relation étroite avec ce problème d’échelle. Comment cet objectif est-il pris en compte dans les projets immobiliers et même certains projets d’aménagements municipaux ? Comment les engagements du PCAET vont-ils être traduits dans la réalité et le vécu des habitants ?  

A Aulnay, l’aménagement de la place Abrioux, passant par la disparition de grands tilleuls dispensateurs de larges zones d’ombre  au profit de petits oliviers en pot au maigre feuillage, et la création d’une vaste surface imperméabilisée hautement réfléchissante est un exemple flagrant de l’absence de prise en compte de ce risque, qui sera aggravé par la construction d’un grand immeuble sur le seul côté autrefois occupé par un pavillon avec jardin, créant ainsi un espace entièrement minéralisé, une sorte de cocotte-minute en période de canicule.

Un projet à venir d’un grand programme  immobilier occupant tout un îlot sur la partie ouest de la place de la gare d’Aulnay, sur des parcelles comprenant des jardins et des grands arbres, ou encore les programmes des quartiers nord, le long du boulevard Marc Chagall vont faire disparaître également de nombreux espaces en plaine terre, parfois en friche, sans parler des aménagements liés au réseau du Grand Paris. Un peu partout dans la ville les arbres et les jardins sont appelés à disparaître. 

Quelle action pourrait être prévue pour assurer un compromis entre augmentation nécessaire de l’offre de logements modernes et préservation du patrimoine végétal sur les terrains privés ?

3/ de sérieuses inquiétudes sur l’efficience de ce PCAET sur son axe 4

À lire les avis de la Région et de l’autorité environnementale sur le projet territorial, on ne peut qu’être inquiet.

La Région relève qu’il n’y a pas de descriptif du dispositif de suivi, ni de mention d’un dispositif d’évaluation (p4 de l’avis), ni de suivi de la surface artificialisée (p5), une présentation des moyens qui ne permet pas d’évaluer à ce stage leur adéquation avec les objectifs poursuivis (p6)

L’autorité environnementale va plus loin. Après avoir rappelé en quoi doit consister un PCAET, elle semble considérer que le travail n’est qu’à moitié fait :

La MRAe recommande :

  • de reprendre l’analyse des incidences pour qu’elle justifie que la mise en œuvre du projet de PCAET permettra d’atteindre les objectifs relatifs aux émissions de gaz à effet de serre (…)
  • pour les autres enjeux environnementaux, d’approfondir les analyses en vue d’identifier et caractériser les incidences de la mise en œuvre du projet de PCAET et d’inscrire des mesures ERC (= de compensation) justifiées et adaptées dans le document

Pour l’ensemble des axes, les recommandations sont claires : la copie est à revoir (p16 et 17).

Source : Aulnay Environnement

La consultation sur le plan Climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol bientôt close

Depuis le 15 juin, le plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) du Territoire dont Aulnay est la ville la plus importante est entré dans sa phase finale, sa mise à disposition au public. Le public est invité à le consulter à cette adresse : https://www.paristerresdenvol.fr/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet et à déposer ses observations à : contact.pcaet@paristde.fr.

Certes, ces documents ne sont pas d’un abord facile. Mais en un moment où la prise de conscience des problèmes environnementaux progresse de manière spectaculaire, il serait regrettable que les citoyens, publiquement sollicités, ne s’emparent pas de l’occasion qui leur est donnée d’exprimer un avis.

Cette consultation mérite d’être soutenue par un effort d’information tout particulier. Or on en cherche vainement la trace dans le bulletin municipal d’une ville qui couvre environ 1/5e du territoire et rassemble près du quart de la population, et dont par surcroit le Maire est le président du Territoire.

Pourquoi n’existe-t-il aucune rubrique «Paris-Terres d’Envol » dans Oxygène, alors que le territoire, l’un des 12 qui composent la Région Île-de-France, a bénéficié du transfert de nombreuses compétences :

  • ·assainissement et eau
  • gestion des déchets ménagers et assimilés
  • équipements culturels et sportifs d’intérêt territorial
  • politique de la ville
  • action sociale d’intérêt territorial
  • plan local d’urbanisme intercommunal
  • plan climat air énergie
  • aménagement
  • développement économique
  • habitat

(Les trois dernières compétences partagées avec la Métropole du Grand Paris)

Un exemple des plus simples de l’impact du transfert de ces compétences : le ramassage des déchets verts. Ce qui était jusqu’alors impossible, aux dires des responsables de notre commune, est devenu possible avec la mise en place de cette nouvelle structure.

Il est donc important que les citoyens s’intéressent à ce qui se passe à ce niveau de décision, et donnent leur avis lorsqu’on les sollicite. Encore faut-il qu’ils soient informés, avec un effort de pédagogie. Une pédagogie active, qui, comme dans toute formation initiale, s’appuie sur les acquis et cherche à développer l’autonomie. N’est-ce pas là l’idéal de tout bon père de famille ? Il est temps qu’à Aulnay, la propagande cède le pas à la pédagogie.

Source : Aulnay Environnement

Une usine de retraitement de déchets dangereux à 70 mètres des futurs logements de Val Francilia à Aulnay-sous-Bois ?

L’avenir du site PSA se précise. Les permis de construire ont été déposés, en ce qui concerne la zone dévolue aux activités industrielles par le projet « Val Francilia ». Conformément à la réglementation, la Mission régionale d’autorité environnementale vient de rendre son avis sur l’étude d’impact d’un projet particulièrement sensible : l’implantation d’une usine CHIMIREC.

« D’après l’étude d’impact, l’installation est destinée à traiter des « déchets conditionnés (acides, bases, emballages souillés, batteries, déchets inflammables, etc.) et des déchets en vrac (huiles usagées, solvants pétroliers, eaux souillées, filtres à huile usagés, déchets pâteux, etc.) », en provenance d’entreprises, d’artisans et de déchetteries. La capacité de stockage de  déchets dangereux envisagée est de 2 217,5 t et la capacité de traitement de 150 t/j. »

Bien que l’Autorité Environnementale précise que ces installations futures ne sont pas visées par la « directive SEVESO » (p11), (alors que c’est le cas pour l’usine actuelle de Dugny) ce projet ne peut qu’éveiller des inquiétudes et soulever un certain nombre d’objections, dans le contexte du récent incendie de l’usine LUBRIZOL.

L’usine est actuellement implantée à Dugny. La proximité des futurs équipements olympiques, et plus précisément, la création d’un « Cluster des médias » sur ce site, impose le déplacement de l’usine, justifiée par l’autorité environnementale le 19 janvier 2019 qui relève « La non compatibilité des activités de CHIMIREC  avec la proximité de logements. » (p.8). La municipalité d’Aulnay a présenté un projet qui prévoit la construction de 2000 à 3000 logements à proximité de l’usine, on est en droit de se demander pourquoi ce qui est impossible à Dugny le serait à Aulnay, « à 70 mètres de futurs logements et à 270m d’un futur groupe scolaire.» (p.7) 

L’autorité environnementale reconnait qu’en cas d’incendie les installations prévues « permettent l’absence d’effets à l’extérieur du site », mais indique que l’étude d’impact ne permet pas de conclure « quant aux conséquences de ces phénomènes et aux contraintes qui en découlent en matière d’urbanisation autour de l’installation ». (p.12) La prudence n’inviterait-elle pas à éviter toute urbanisation à proximité ?

L’autorité environnementale suggère en effet que le projet d’aménagement urbain soit profondément repensé. « La démonstration de la compatibilité du projet urbain avec les installations industrielles projetées nécessitera d’être réalisée dans le cadre de la conception du projet urbain porté par la Ville d’Aulnay-sous-Bois. » (p17)

Nous pensons quant à nous, que toute construction de logements, et à fortiori sur le parc Ballanger, doit être abandonnée.

Sans parler des risques d’accident industriel, le rapport met l’accent sur les problèmes de circulation,  dont nous avons indiqué lors de l’enquête publique qu’ils étaient traités avec une grande désinvolture dans le projet « Val Francilia ». Celui-ci prévoyait de piétonniser le Boulevard André Citroën, et de reporter la desserte de la zone industrielle  sur un axe traversant le site PSA et desservant à la fois les habitations et les industries. Certes, une voie d’accès par le nord est prévue, mais « ses conditions de réalisation ne sont pas précisées. » (p13) « En tenant compte de l’ensemble des projets considérés (donc sans le projet urbain global), le trafic routier journalier du secteur culminera à 2 144 mouvements de voitures et 1 082 mouvements de poids lourds à horizon 2023.  […]Les conditions de circulation du secteur sont dégradées en situation future.» (p14), alors que le périmètre pris en compte est limité et qu’il ne tient pas compte du trafic crée par la future zone d’habitation. Pour couronner le tout, dans l’étude de PROCIREP, « les impacts du trafic routier ne sont pas quantifiés. » (p15)

Bref, l’étude de CHIMIREC fait comme si le projet urbain Val Francilia n’existait pas, ou plus. En sait-elle davantage que l’Autorité Environnementale, qui  le prend en compte pour ce qu’elle peut en savoir, c’est-à-dire dans son état présenté l’automne dernier par la municipalité ? Le Maire a promis que le bureau d’étude reverrait sa copie. Si c’est pour abandonner la construction de logements sur PSA (et accessoirement sur le Parc Ballanger), nous ne pouvons que nous en féliciter, eu égard aux nuisances importantes imposées aux potentiels habitants, en termes de bruit et de pollution, sans parler du risque industriel.

Nous pensons donc que le site PSA doit rester une zone industrielle. Faut-il en exclure les usines du type de CHIMIREC, si elles sont suffisamment loin des habitations ? « Actuellement, le site d’implantation du projet en est assez éloigné (à 500 m d’un équipement sportif et 900 m des logements les plus proches). » (p15). La décision finale devrait tenir compte de l’avis des habitants, invités à s’exprimer par une enquête publique. À noter que l’argument de la création d’emplois n’est pas pertinent, l’usine projetée ne devant employer que 180 personnes, qui vraisemblablement seront celles qui travaillent déjà sur le site de Dugny.

Nous souhaitons que l’information des habitants soit faite en toute transparence, et non comme cela a été fait pour Val Francilia, qui maquillait l’urbanisation du Parc Ballanger en faisant passer une amputation pour un agrandissement.

La transparence n’est déjà pas évidente aux yeux de l’autorité environnementale, qui pose avec insistance deux questions :

  • Pourquoi le projet CHIMIREC est-il associé dans un seul permis de construire, à un projet voisin de dépôt logistique, alors que les études d’impact sont distinctes ?
  • Surtout, pourquoi l’étude ne mentionne pas si d’autres sites ont été envisagés, et le cas échéant, les raisons qui ont conduit à écarter ces sites ?

Source : communiqué Aulnay Environnement

Aulnay Environnement interpelle Bruno Beschizza pour obtenir une ville propre

Vous avez renouvelé aux Aulnaysiens votre promesse de leur donner « Une ville où il fait bon vivre ». Nous ne doutons pas que cette promesse est faite pour s’adresser à tous, habitants du nord comme du sud.

C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur le problème auquel sont confrontés les habitants du 25-27 rue Edgar Degas : les conteneurs enterrés pour éviter les odeurs des poubelles sont inaccessibles, les vider est devenu impossible ; à cela s’ajoute tout autour l’accumulation des sacs de déchets qui ne sont pas ramassés.

Il semble que les diverses entités concernées par le problème se renvoient le soin de le régler. Nous pensons que la salubrité publique est mise en cause, un soin  qui relève du pouvoir du Maire. Nous vous serions reconnaissants d’user de votre pouvoir pour mettre rapidement un terme à cette situation, comme à celle d’autres points de notre ville affectés par des problèmes analogues.

  • Photo d’illustration

Source : Aulnay Environnement

Requiem pour les arbres à Aulnay-sous-Bois ?

Aulnay Environnement, reçoit aujourd’hui le message suivant, relayant un premier message sur notre site : 

«  Je me demandais comment on peut intervenir pour faire stopper l’abattage des chênes inscrits (3 aujourd’hui en plein confinement au 39 av des Pavillons-sous-Bois. (…) Et à défaut de stopper, s’il est déjà trop tard, poursuivre pour faire condamner, pour dissuader les suivants… »

Toute action en ce sens ne pouvant se faire autrement qu’avec le concours de la Municipalité, Aulnay Environnement, le 3 avril 2018, a écrit au Maire pour lui demander

« la création d’une commission mixte associant élus, services techniques, Maison de l’Environnement, associations et représentants des habitants pour suivre l’évolution de l’état de santé des arbres et sensibiliser les acquéreurs de parcelles arborées à la préservation du patrimoine précieux que représentent ces végétaux souvent derniers rescapés de l’historique forêt de Bondy. 

Cette commission devrait avoir pour première mission d’élaborer une Charte de l’arbre comme il en existe dans d’autres communes proches, intégrée au PLU. »

Cette lettre est restée sans réponse, de même que la relance du 26 juillet 2018.

Au printemps 2019, la municipalité lance un appel à candidature pour la rédaction d’un « Charte de l’Arbre ». À la première réunion, si l’on exclut les représentants de la municipalité, il n’y a qu’une demi-douzaine de simples citoyens, preuve de l’intérêt que portent les Aulnaysiens au problème. Il faut dire que cette réunion a été convoquée en pleine période de grève, à une heure où tous ceux qui n’étaient pas retraités étaient coincés dans les embouteillages et les transports en commun.

Dès l’introduction, il est clair que le but premier de la réunion est  de sensibiliser les Aulnaysiens à la nécessité d’abattre les arbres malades.

Nous posons au représentant de la municipalité, M. Cannarozzo, nos conditions pour une participation :

  • Un engagement que ce groupe de travail préludera à la mise en place d’une commission bénéficiant d’une longévité et de compétences lui permettant de participer dans le long terme à la gestion du patrimoine arboré et que sa vocation ne se bornera pas à participer à la rédaction d’un texte sans portée réelle.
  • Le projet d’un examen approfondi de l’état des lieux
  • La précisionsur le périmètre pris en compte : il doit ainsi englober non seulement le domaine public, mais aussi le domaine privé.
  • La promesse d’une réelle protection du patrimoine : Il importe donc que soit admis dès le départ que cette charte de l’arbre impose des contraintes dans les permis de construire.

Sur tout cela, M. Cannarozzo refuse de s’engager, et nous laisse toute liberté de rédiger ce qui nous plait. Nous avons déjà vu ce procédé à l’œuvre dans le Conseil économique social et Environnemental, qui n’était qu’un simulacre, les participants étant invités à travailler sans lien concret avec l’action municipale. Compte tenu de ce refus de tout engagement, et de l’axe prioritaire proposé à la réflexion, nous avons quitté la réunion.

Deux éléments confirment le peu de sincérité de la municipalité dans cette entreprise : l’absence de la « Charte de l’Arbre » dans les documents électoraux présentant les grands projets de l’équipe Beschizza, l’absence de réponse à notre lettre du 5 février dernier demandant une protection pour les chênes du terrain de l’ex-centre Le Camus. 

La (trop) petite équipe d’Aulnay Environnement a fait tout son possible pour sensibiliser les Aulnaysiens à l’intensification du bétonnage prévisible durant cette nouvelle mandature. En vain.

Comment espérer qu’une équipe amie des promoteurs puisse à présent mettre en place des procédures qui les gêneraient pour éradiquer toute végétation, même centenaire, d’un terrain constructible ?

Source : communiqué Aulnay Environnement

Les réponses des candidats aux municipales 2020 à Aulnay Environnement

Nous n’avons reçu en temps utile que deux réponses explicites, celles d’Aulnay plus fière, plus forte, et celle d’Aulnay en commun. A notre questionnaire remis en Mairie, il n’a été donné aucune suite.  Nous avons donc dû, pour l’équipe sortante, piocher dans le programme Vivre Aulnay ce qui pouvait correspondre à notre questionnement.

URBANISME :

Une bonne nouvelle (pour les non-voyants) : la fin du bétonnage, promise par l’équipe élue en 2014, semble effective, puisqu’il n’en est absolument plus question !  Pour les deux autres listes, la révision du PLU est une priorité, comme nous le demandions.

CIRCULATION :

La municipalité sortante promet bien tardivement d’  engager la démarche « à vélo dans la ville », mais pas de réviser un plan de circulation qui est loin de faire l’unanimité, ni de lutter sérieusement contre le stationnement sauvage, ce qui est le cas des deux autres listes. Aulnay en commun promet de développer « un réseau cyclable cohérent », Aulnay plus fière, plus forte, de « créer des itinéraires structurants et sécurisés ».

ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS :

Vivre Aulnay promet médiathèque centrale et Salle des Fêtes. Que ne l’a t-elle pas envisagé plus tôt ? 

Aulnay plus fière, plus forte est prudente, sous réserve de faisabilité. Aulnay en commun lancera une concertation.

PATRIMOINE ARBORÉ :

 Vivre Aulnay passe sous silence ses projets pour Ballanger, alors que les deux autres listes promettent de la sanctuariser. Aucune trace de la Charte de l’arbre dans ce programme, de même que dans celui d’Aulnay en commun. Aulnay plus fière, plus forte approuve ce projet sans donner de précision.

DÉCHETS & ÉNERGIE :

Vivre Aulnay promet des mesures ponctuelles, tandis qu’Aulnay en commun s’engage sur un politique globale et qu’Aulnay plus fière, plus forte répond positivement à toutes nos demandes.

DÉMOCRATIE :

Le fossé ici est énorme : pour Vivre Aulnay le sujet n’existe pas. Aulnay plus fière, plus forte promet la concertation sur tous les projets et la mise en ligne de tous les documents non confidentiels, comme le renforcement des Conseils de Quartier. Aulnay en commun fait de la participation des habitants aux décisions la base de son programme.

Nous ne trouvons pour Vivre Aulnay que 8 réponses positives à nos attentes (sur 29 items) , contre 16 pour Aulnay en commun, qui souvent ne répond pas précisément au questionnaire, et 27 pour Aulnay plus fière, plus forte.

La réponse de la liste Lutte Ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs nous est arrivée après la rédaction de cette brève synthèse. Cette liste est globalement d’accord avec l’ensemble de nos demandes, mais les replace dans une logique globale de remise en cause de l’ordre capitaliste. On trouvera sur notre site la réponse détaillée au questionnaire, de même que celle d’Aulnay plus fière, plus forte. Malheureusement, nous n’avons pas eu de document analogue de la part d’Aulnay en commun, qui nous a adressé un texte reprenant son programme général.

Réponses aux questions : cliquer ici

Source : Aulnay Environnement

Aulnay Environnement pose des questions aux candidats aux municipales 2020 à Aulnay-sous-Bois

Aulnay Environnement, dont l’objectif est la préservation et l’amélioration du cadre de vie des Aulnaysiens, aspire à la mise en œuvre d’une politique globale pour lutter dans notre ville contre le dérèglement climatique, les fractures territoriales et sociales.

L’association  invite les candidats à se prononcer sur les points suivants :

URBANISME : 

  • la révision du règlement du PLU pour faire en sorte que les nouvelles constructions soient conformes aux vœux exprimés par les Aulnaysiens : construction en retrait et refus des balcons surplombant le trottoir. Le respect de l’article 1 du règlement de chaque zone exigeant que les nouvelles constructions visent à une certaine harmonie avec les bâtiments existants.
  • L’encouragement à l’aménagement des parkings en rez-de trottoir pour limiter le recours aux parkings souterrains
  • La prise en compte du paysage urbain : veiller à ce que le profil d’une rue soit pris en compte pour ménager sur la rue des îlots verts et des créneaux de lumière en préservant les jardins et les grands arbres sur des points névralgiques
  • Dans l’étude des permis de construire, privilégier toute occasion d’élargir les trottoirs, conformément à la loi.

En résumé, maintenir une ville qui respire vraiment, qui donne de la perspective et de l’espace !

CIRCULATION : 

  • Une nouvelle réflexion d’ensemble sur la circulation, en prenant comme point de départ la circulation douce, avec la mise en place d’un réseau continu de pistes cyclables
  • Révision du plan de circulation actuel qui a échoué à faire diminuer la circulation de transit, reportée sur d’autres itinéraires grâce à des applications de type Waze, et a eu pour principale conséquence d’allonger les itinéraires et d’aggraver la pollution et les nuisances  
  • Une reconquête de la chaussée et des trottoirs : chasse impitoyable au stationnement illicite, stationnement résidentiel payant ou en zone bleue
  • Création de zones piétonnes
  • Amélioration de l’éclairage des trottoirs et des passages piétons dangereux (Gare, Pont de la Croix Blanche)

En résumé, partir du principe que les Aulnaysiens sont d’abord des piétons !

ÉQUIPEMENTS COLLECTIFS : 

  • Un plan à long terme pour doter la ville des équipements qui lui manquent : une médiathèque centrale, une maison des associations, une salle des fêtes, des salles de réunion de quartier modernes, un équipement culturel et de rencontre dans les quartiers sud
  • Rendre publique l’anticipation de tous les équipements scolaires et de santé nécessités par les nouveaux programmes immobiliers
  • L’élargissement de l’offre d’hébergement de type EHPAD

En résumé, tirer les conséquences de la croissance d’une ville de bientôt 100 000 habitants !

PATRIMOINE ARBORÉ : 

  • La sanctuarisation de tous les parcs publics, en premier le parc Ballanger
  • L’association des habitants à la préservation de ce patrimoine autant public que privé, par la création d’une commission pérenne, dont la mission dépassera la rédaction d’une « Charte de l’Arbre », qui doit être soumise au vote des habitants
  • Dans les plantations, privilégier le choix d’essences garantissant suffisamment d’ombre pour atténuer l’impact des périodes de canicule

En résumé, tout faire pour que la ville puisse encore un peu mériter son nom !

DÉCHETS & ÉNERGIE :

 Un plan de valorisation des déchets ménagers et des déchets verts

  • Une prise en compte dans toutes les demandes de permis de construire de la recherche d’économies d’énergie, en particulier la fin de la dépense d’énergie causée par les pompages dans les parkings souterrains
  • La relance de l’exploitation de la géothermie pour le chauffage collectif
  • La mise en place d’un plan à long terme pour le renouvellement des équipements municipaux vers des véhicules et des installations économes en énergie. 

En résumé, mettre en œuvre une politique environnementale cohérente !

DÉMOCRATIE :

  • Que tous les nouveaux projets soient non seulement clairement présentés dans tous leurs aspects à la population, mais co-construits avec elle, au contraire de la façon dont il a été procédé, tant pour le Centre nautique ou la place Abrioux que pour le Parc Ballanger
  • Que les documents permettant à la population d’avoir une idée claire de ces projets soient mis à la disposition des citoyens et des associations qui le demandent, sans qu’ils aient besoin de faire un recours à la CADA
  • Que la consultation des permis de construire soit rendue plus facile et leur publicité réelle 
  • Qu’une action de coopération avec les écoles soit lancée pour sensibiliser les enfants et leurs parents aux défis environnementaux et sociétaux, comme la montée des incivilités
  • Que le Conseil Économique, Social et Environnemental soit restauré dans son vrai rôle, qui est d’être saisi de tous les projets pour donner un avis, et non pas d’être relégué à un simple rôle de relais de la propagande municipale
  • Que l’esprit et le fonctionnement des conseils de quartier soit restauré, avec un président et un bureau constitué de simples citoyens, qu’ils soient maîtres de leur ordre du jour, et qu’ils disposent d’un budget participatif pour améliorer le cadre de vie du quartier    

En résumé, restaurer une véritable vie démocratique à Aulnay-sous-bois !

Aulnay Environnement s’adresse au maire d’Aulnay-sous-Bois pour protéger des arbres remarquables

Monsieur le Maire,

Vous avez, dans la lettre adressée aux Aulnaysiens ayant porté leur candidature à la co-rédaction d’une « Charte de l’arbre », exprimé votre sensibilité à l’importance du rôle des arbres en milieu urbain. Nous attirons donc à nouveau votre attention sur un cas particulièrement remarquable.

Il s’agit du groupe d’arbres situé Rue Louis Barrault, sur le terrain de l’ancien Centre Le Camus, (parcelle cadastrale 207). On y trouve un magnifique cèdre et plusieurs grands chênes. L’un d’eux, en raison du diamètre de son tronc, est sans doute actuellement le plus ancien de tous les survivants de la forêt du Bondy, et à ce titre particulièrement remarquable et à préserver. Il entre, comme les autres,  dans l’ensemble classé à Aulnay comme remarquable par la Région Ile-de France,  « les chênes de l’ancienne forêt de Bondy ». Et pourtant il s’avère que cet arbre ni aucun autre de la parcelle ne  figure dans la liste des arbres à protéger de l’annexe C du PLU 2015.

Or ce terrain a été acquis par un promoteur, et nous nous inquiétons pour le sort de ces arbres qui sont un ornement de tout le quartier. Quelle est la position de la municipalité en ce qui concerne la préservation d’un maximum d’entre eux, en particulier le plus vénérable ?

Nous demandons donc que ces arbres soient dans l’urgence inscrits dans l’inventaire du PLU, et que tout soit fait pour la préservation de  ce patrimoine.

Nous serions particulièrement heureux de recevoir une réponse précise à une question qui entre évidemment dans la réflexion que vous avez lancée sur la  Charte de l’arbre, initiative que nous réclamons depuis près de deux ans.

Dans l’attente de votre réponse, Monsieur le Maire, veuillez recevoir nos meilleures salutations.

Source : Aulnay Environnement

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