Archives du blog

Alerte ! La protection sociale menacée en Seine-Saint-Denis

La caisse primaire d’assurance maladie du 93 ayant annoncé la prochaine fermeture de 3 points d’accueil supplémentaires en Seine Saint Denis, un collectif regroupant des usagers, des habitants, des gilets jaunes, des militants syndicaux, des organisations, des bénévoles d’association et des politiques s’est constitué à la bourse du travail de Bobigny pour défendre le droit à la santé pour tous, l’accès aux soins et le maintien d’une société solidaire.

Ce mouvement de défense se désigne  » Collectif de Protection de la Protection Sociale 93  » et pourra être dénommé par son acronyme :  CPPS 93

Les membres de ce collectif s’indignent que ceux qui prennent la grave responsabilité de fermer plusieurs centres d’accueil dans un département déjà bien sinistré en termes de moyens et d’accès effectif aux soins n’aient aucun scrupule à accélérer ces fermetures sur fond de crise sanitaire aigüe.

En effet, la fermeture définitive des points d’accueil assurance maladie de Bondy, Pantin et les Lilas avant la fin du mois de mars survient après la fermeture du centre de soins dentaires de la Courneuve, mais également après la fermeture d’autres centres de soins dentaires du département tels que celui d’Aulnay-sous-Bois !

La fermeture définitive des points d’accueil assurance maladie de Bondy, Pantin et les Lilas avant la fin du mois de mars survient après la fermeture du centre de soins dentaires de la Courneuve, mais également après la fermeture d’autres centres de soins dentaires tels que celui d’Aulnay sous Bois ! Pour information, il s’agissait du dernier centre dentaire du département, après que ceux d’Aulnay et d’Aubervilliers ont été supprimés il y a trois ans.

 A Bondy, l’accueil est fermé depuis mars 2020, et 5 des 11 boîtes à lettres des agences du 93 ne sont plus collectées.

Le Collectif de Protection de la Protection Sociale (CPPS 93) affirme que :

 »   Les services publics sont au service des usagers, des habitants, des familles, des salariés du 93. Nous payons tous, à travers nos cotisations, le droit à la protection sociale. Par conséquent, les services de la protection sociale nous appartiennent, ils sont un bien commun. Les supprimer, c’est du vol.  C’est aussi un état d’esprit. Nous voulons vivre dans une société solidaire qui soutient celui qui en a besoin. Faisons de la Protection sociale un droit fondamental. « 

Lors de son dernier courrier, la CPAM informe le maire que le centre ferme pour une raison précise : la difficulté de recruter des chirurgiens dentistes. Une raison inacceptable pour Gilles Poux qui constate que les dentistes ont été redéployés sur d’autres centres ou dans d’autres communes, et estime dans tous les cas qu’il y avait d’autres solutions. Pour les dentistes salariés qui y travaillaient depuis l’ouverture il y a deux ans, la fermeture du centre s’expliquerait par une très mauvaise gestion de l’établissement avec un déficit financier d’environ 400 000 Euros !

Défendant le maintien aux droits d’accès aux soins dentaires des patients du 93, le personnel du centre, chirurgiens-dentistes et assistants affirment leur détermination à se battre jusqu’au bout et encouragent chacun, avec le maire de La Courneuve Gille Poux, à signer les pétitions en ligne :

https://www.change.org/p/direction-de-la-cpam-de-la-seine-saint-denis-notre-centre-de-sant%C3%A9-dentaire-du-93-ne-doit-pas-fermer

https://www.wesign.it/fr/bobigny/protegeons-la-protection-sociale-du-93

Je laisserai le mot de la fin à Gilles Poux :

« Quel mépris pour les habitants et le dévouement du personnel soignants et quel reniement de cette institution créée il y a juste 75 ans pour porter le droit à la santé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale »

Article rédigé le 16 février 2021 par Catherine Medioni

 

Retour sur le débat sur le mariage pour tous à Aulnay-sous-Bois, partie 1

Cuzon_Mariage_Aulnay

Vidéo

Le pari était risqué, mais la réussite à la hauteur : le débat animé par André Cuzon, leader associatif aulnaysien, sur le mariage pour tous, s’est déroulé dans une ambiance bonne enfant, avec des débats certes parfois très orientés politiquement, mais sur le ton de la courtoisie.

Une fois n’est pas coutume, nous vous proposons de débuter ce reportage par le discours de clôture d’André Cuzon, très déçu de l’absence des opposants politiques le soir du 17 janvier 2013, salle Dumont (salle remplie en grande partie de militants ou sympathisants socialistes). Pour accéder en vidéo au discours de M. Cuzon, cliquer sur l’image ci-contre.

Ci-dessous, le discours en question :

« La parole des uns et des autres est importante.
C’était le sens profond de ma lettre au député pour demander un débat public.

Le mariage c’est l’histoire de l’humanité
L’enjeu ce sont les générations futures

L’amour conjugal durable qui fonde la famille est essentiel pour poursuivre l’aventure humaine : c’est le sens profond que la société donne au serment échangé par les époux.
Personne ne se félicite des échecs des couples ou des familles. La société et le politique doivent favoriser la bonne santé des couples et de leurs familles.
Pour cela il faudrait commencer par un véritable diagnostic de la situation avec les conséquences sociales et humaines, les souffrances des enfants en particulier.

Cela passe bien sur par les conditions sociales (emploi, logement) mais aussi par des valeurs fondamentales, le refus de la marchandisation de nos vies.
La Californie et Hollywood ne sont pas nos références obligées.

 Aujourd’hui tout le monde met en cause le PIB : il est temps en effet d’inventer des indicateurs de bonne santé de la société qui ne soit pas financier.

Un autre débat est donc nécessaire où les enfants doivent être au centre, les enfants qui n’ont pas le droit à la parole.

Je suis particulièrement touché par le cri d’alarme de Jean-Pierre Rosenczveig le président du tribunal des enfants de Bobigny, président de Défense des Enfants International France qui écrit sur son blog que je vous conseille :
« Le débat sur le mariage pour tous aura eu pour conséquence de percer sans retenue la bulle dans laquelle nous étions installés depuis les années 80 : notre société reste autocentrée et n’a que faire d’une réflexion sur les droits de l’enfant.
Le droit au mariage aujourd’hui ;le droit à l’enfant demain. »
Je citerais enfin Guy COQ philosophe, de la revue Esprit que j’ai rencontré au PSU en 1967.

« En fait, comme l’a montré le débat au sein du groupe socialiste, « mariage pour tous », adoption, filiation, extension de la PMA font problème dans la gauche, comme d’ailleurs dans toutes les familles politiques, à cause de leurs implications anthropologiques immenses et encore mal mesurées. Pour de telles questions, et à défaut d’une consultation directe du corps électoral par un référendum, ne devrait-on pas adopter le principe d’une suspension exceptionnelle de la discipline de parti ? Chaque député devrait ainsi être amené à prendre position en conscience, en assumant ce choix directement, en dialogue avec les électeurs de sa circonscription qu’il représente. Avant d’être membre d’un parti, le député est un élu qui a une obligation à l’égard des électeurs. »

J’ajouterais que la priorité à la jeunesse voulue par le président de la république doit aussi être une priorité aux enfants.

Merci à Daniel GOLDBERG notre député d’avoir en acceptant ce débat donné la parole aux électeurs y compris pour l’interpeller.« 

%d blogueurs aiment cette page :