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Moins de naissances et plus de morts en 2020 en France, en partie à cause du Covid-19

Le taux de fécondité a baissé à 1,84 enfant par femme en France en 2020, le nombre de bébés nés dans l’année, autour de 740.000, est au plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L’espérance de vie à la naissance atteint 85,2 ans pour les femmes (en baisse de quasiment cinq mois) et 79,2 ans pour les hommes (en baisse de six mois), soit une baisse bien plus forte que celle observée en 2015, année marquée par une forte grippe hivernale.

Pendant cette première année de l’épidémie de Covid-19, 658.000 personnes sont décédées en France – toutes causes confondues -, soit 7,3% de plus qu’en 2019, selon une estimation corrigée.

Vers un baby-boom Covid ?

L’année 2021 pourrait être différente avec une augmentation significative des naissances dues au confinement de mars-avril-mai dernier. On pourrait assister à un véritable baby-boom sur les mois de janvier à mars cette année.

Les programmes immobiliers encouragent la démesure démographique

Dans son essai intitulé « Les mégalopoles, malades de la globalisation » aux Editions Infolio, L’urbaniste Alain Cluzet dresse un tableau sans complaisance des grandes concentrations urbaines !  Selon lui, les mégalopoles ne sont pas l’avenir de la planète et encouragent beaucoup trop une monoculture mondiale en totale rupture avec les identités locales et selon lui, les impacts environnementaux sont insoutenables !

A contrario de toutes les idées reçues qui assimilent la hausse démographique à la bonne santé et à la croissance de l’économie, Alain Cluzet affirme qu’il est temps de s’interroger sur la multiplication par cinq de la population humaine en un siècle. Aucune espèce animale ne pourrait encaisser un tel choc.  Cette explosion de la population se traduit par des embouteillages monstres, le surpeuplement des espaces publics, une moindre qualité de vie qui troque les espaces naturels pour du béton !     « Contrairement à ce que les pouvoirs publics défendent, dit-il la croissance ne se résume pas à la taille de la population. Les mégalopoles ne sont pas l’avenir de la planète.

 En France, la croissance démographique reste la doxa comme dans le Grand Paris où les documents officiels prétendent qu’il faut gagner deux millions d’habitants dans les 20 ans pour maintenir l’attractivité internationale. L’idée de tout accumuler dans les métropoles fait fi des problèmes d’environnement, de pollution, de congestion. Si les mégalopoles ont vocation à concentrer les grandes fonctions internationales, pourquoi ne délèguent-elles pas les activités productives à un réseau de villes moyennes ?

Visitant les grandes capitales du monde entier dès qu’il le peut, pour en observer leurs avantages et leurs inconvénients, Alain Cluzet plaide en faveur d’une ambition de développement sans la démesure démographique.

Aulnay sous Bois, sous la férule de son maire, semble totalement s’écarter de ce conseil pourtant très sage,  et tous les jours désormais, les Aulnaysiens se tapent les embouteillages monstres, les difficultés de circulation et de stationnement auprès de toutes les infrastructures où ils ont besoin de se rendre,  font face à des établissements scolaires surchargés et insuffisants à répondre aux besoins des administrés, et perdent irréversiblement le charme, la beauté et la qualité de vie d’une ville qui était appréciée pour ses pavillons et ses jardins.

Au lieu de travailler à préserver la qualité de vie qui existait avant son arrivée et à laquelle les Aulnaysiens sont très attachés, Bruno Beschizza s’emploie à la détruire activement en accordant des permis de construire pléthoriques qui sont un véritable appel à la « démesure démographique  » déplorée par Alain Cluzet !

Article rédigé le 9 Septembre 2020 par Catherine Medioni

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