Archives de Catégorie: Logement

Les prix de l’immobilier à Aulnay-sous-Bois augmente mais moins que dans le reste de la Seine-Saint-Denis

Les investissements dans la pierre à Aulnay-sous-Bois ont-ils fondamentalement changé depuis un an ? Compte rendu sur les achats de maisons et d’appartements anciens dans cette commune de la Seine-Saint-Denis.

À Aulnay-sous-Bois, un m² à 3 102 euros

Les prix à l’achat ne bougent pas à Aulnay-sous-Bois. Sur douze mois, ils stagnent presque à +0,9%.

Baromètre de l’immobilier en Île-de-France – Avril 2021

Ville

Prix des appartements

Variation des prix appartement à 1 an

Neuilly-sur-Marne

3 267 €

2,8%

Thorigny-sur-Marne

3 811 €

2,4%

Romainville

5 356 €

7,4%

Roissy-en-Brie

3 348 €

2,7%

Viry-Châtillon

2 861 €

3%

Montmorency

3 843 €

1,6%

Franconville

3 009 €

3,1%

Le Plessis-Bouchard

3 009 €

3,1%

Montigny-lès-Cormeilles

2 847 €

1,7%

Lagny-sur-Marne

3 811 €

2,4%

Rosny-sous-Bois

3 839 €

2,3%

Cachan

5 520 €

6,1%

Pierrefitte-sur-Seine

2 520 €

0,9%

Créteil

3 899 €

7,2%

Saint-Maur-des-Fossés

5 774 €

5,7%

Vigneux-sur-Seine

3 133 €

2,6%

Neuilly-Plaisance

3 957 €

3,1%

Argenteuil

3 789 €

9,3%

Montmagny

2 905 €

1,7%

Quelle tendance pour les maisons à Aulnay-sous-Bois ?

« Les critères de recherche ont bien évolué, constate Corinne Joly, présidente de Pap.fr qui scrute mois après mois les évolutions du marché. Avant, les gens regardaient une ville en particulier, mais maintenant ils étudient les opportunités à l’échelle de tout un département ».

À Aulnay-sous-Bois, le prix moyen des maisons se négocie en moyenne à 2 948 euros. Les prix d’un m² d’une maison stagnent presque à +0,7% sur trois mois. Ils augmentent de 0,9% sur les douze derniers mois.

Comparé à il y a trois ans, les prix augmentent de 7,6%. Les prix augmentent de 12,2% sur les cinq dernières années.

Source et article complet : Le Parisien

Hadama Traoré est un Aulnaysien accompli et un révolutionnaire heureux

Je suis un révolutionnaire heureux. C’est un rêve qui devient réalité. Près de deux ans de travail, pour rendre le droit à la propriété, à des habitants des quartiers dit « populaires » de la ville d’Aulnay-sous-Bois.. Je suis vraiment ému lorsque je vois ces photos que je partage avec vous. Voici la preuve que dans nos quartiers, nous souhaitons améliorer notre cadre de vie. Malheureusement, les différentes institutions ne sont pas à la hauteur des besoins des quartiers défavorisés. Donc le conflit intellectuel a été obligatoire pour récupérer les places de parking.

Bravo aux copropriétaires de la résidence la Morée pour leur implication. Demain, nous allons effacer tous les numéros au sol qui ne respectent pas le règlement de copropriété.

Devenons exigeants pour être considérés. Amour, paix et dignité. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.

Source : Hadama Traoré

Insalubrité et mise en danger d’autrui selon la mairie d’Aulnay-sous-Bois

Les derniers évènements retentissants vécus à Aulnay ont mis en avant l’intervention de la police de l’urbanisme, notamment à l’occasion d’une perquisition musclée dans le lieu privé d’une association humanitaire et caritative portant secours aux femmes qui s’étaient involontairement retrouvées à devoir vivre dans la rue.

Dans le même temps, Hadama Traoré mais également Sylvie Billard, chacun à leur manière et de façon complémentaire, se sont portés au secours des centaines de familles qui vivent dans une énorme copropriété nommée la Morée, pour les aider à sortir de l’impasse dans laquelle un administrateur les a placés. A cette occasion et grâce au reportage photos édifiant publié sur Aulnaycap, nous avons pu mesurer les différences de traitements, de perception et de réaction de la mairie quand à la notion d’insalubrité, et à celle de mise en danger de la vie d’autrui !

L’association Un toit pour elles, dépendante des fonds versés généreusement par des particuliers acquis à la cause des femmes se retrouvant à la rue, avait loué sur proposition de son propriétaire un pavillon à Aulnay sous Bois, en attendant de réunir suffisamment de fonds pour acquérir un bâtiment pérenne plus grand susceptible d’accueillir jusqu’à environ 70 femmes, dont certaines avec de jeunes enfants !

Pendant que la Morée désespère de vivre dans un immeuble sain et sécurisé, UTPE s’est vue signifier son expulsion par la police de l’urbanisme de notre ville qui s’est introduit dans cette habitation privée sans commission rogatoire délivrée par un juge et sans la présence d’un officier de police judiciaire mandaté par le procureur de la république !

Hors, lorsqu’on compare les photos qui montrent l’état déplorable de la Morée avec celles du pavillon de l’association UTPE, on se demande pourquoi la remise en état de la Morée ne fait pas partie des priorités urgentes de la police de l’urbanisme, alors que cette même police s’est montrée excessivement zélée à éjecter ces malheureuses femmes de leur providentiel abri, tout de même plus salubre et sécurisant que la rue d’où l’association les avait sorties !

Comparons maintenant l’état d’insalubrité et celui de la mise en danger de la vie d’autrui, entre le pavillon UTPE et la copropriété La Morée :

Les escaliers de la Morée, non seulement pas neufs, mais sales, voire moisis !

 Les escaliers d’UTPE : D’accord, ils ne sont pas flambants neufs, mais ils sont propres !

Fils électriques apparents et sortant de partout à la Morée… Que fait la police de l’urbanisme ?

Une chambre de la maison du cœur, tout à fait correcte, propre et fonctionnelle

Une autre chambre de l’association UTPE avec des lits et matelas neufs, tout à fait correcte !

La Morée : local compteur gaz, canalisations, local internet …..

Salle à manger et salle d’activités Un toit pour elles

UTPE : Cuisine correcte et fonctionnelle

UTPE : salle de bain propre, correcte et fonctionnelle

Après avoir énoncé quantité de motifs tous plus abracadantesques les uns que les autres, la mairie a fini par déclarer que le lieu était insalubre et qu’il mettait la vie de ces femmes en danger ! Eh bien franchement, en tant que femme, je préfèrerais vivre dans la maison du cœur qui n’est ni insalubre, ni dangereuse plutôt que de devoir vivre et dormir dans les caves, les parkings, les portes cochères ou la rue, exposée à tous les dangers et à toutes les saletés !

Comme peuvent le constater les Aulnaysiens, la perception de la mise en danger d’autrui et de l’insalubrité est tout aussi relative que subjective, et relève parfois d’un point de vue uniquement à charge pour des motifs dissimulés que la mairie ne peut décemment pas invoquer sans se mettre hors la loi et sans mettre en évidence son rejet évident de toutes les formes de pauvreté et de précarité, son absence d’empathie et d’humanisme, son inexcusable défaut de solidarité et de fraternité.

Les 8384 électeurs qui soutiennent cette équipe municipale de privilégiés et nantis devraient avoir honte de se ranger dans le camps des persécuteurs qui veulent exclure de la ville, tous ceux qu’ils jugent  » indésirables  » : Les mendiants, les non imposables, les femmes mises à la rue, et toutes catégories de population marquées au fer rouge pour leur situation économique et sociale. Cet apartheid mis subtilement en place par une équipe municipale clairement extrême-droitiste sans l’assumer est insupportable dans le pays fraternel des droits humains et citoyens.

Photos Sylvie Billard ( La Morée ) et Catherine Medioni ( La maison du cœur )

Article rédigé les 27 et 28 avril 2021 par Catherine Medioni

 

Sylvie Billard : où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois ? (Épisode 4)

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Dans les deux premiers épisodes sur la copropriété de la Morée, je vous ai raconté l’histoire de son placement sous administration judiciaire en 1997 et de ces deux plans de Sauvegarde :

Dans le troisième épisode, nous avons découvert le témoignage de Victoire (prénom modifié) au sujet des places de parking.

Dans ce quatrième épisode, nous allons découvrir le témoignage de Cloé (prénom modifié) au sujet de l’immeuble dont elle est copropriétaire.

« Bonjour Sylvie et Sabrina,

Je vais vous faire visiter mon immeuble qui a été rénové -avec les autres immeubles de la copropriété- pour un montant de 18.5 millions.

Comme vous le voyez sur cette première photo, la porte d’entrée est en simple vitrage.

Le carrelage de l’entrée est fissuré de l’extérieur à l’intérieur.

Regardez comment dans les couloirs comment les fils électriques sont installés. Les travaux ont été bâclés. Tout est tellement laid ! Est-ce bien conforme aux normes de sécurité ?

Mais le pire est à venir :

Voici à quoi ressemble nos couloirs.

Je vous laisse admirer les finitions.

Vous pouvez voir, mais pas sentir l’odeur du gaz à certains étages. Je vais vous montrer le compteur qui est totalement accessible. Aucun local technique ne ferme.

Regardez maintenant le local des canalisations à différents étages. Certes les résidents doivent respecter les parties communes, mais vous voyez bien que le ménage n’est jamais fait ! Quelle crasse !

Je vais maintenant vous montrer le local internet.

Les portes coupe-feu ne ferment pas toutes.

Le détecteur de fumée ne fonctionne plus

Regardez maintenant quel que soit l’étage, la crasse et le délabrement de notre escalier du sol au plafond en passant par les murs !

J’ai honte de vivre dans cet immeuble. J’ai honte d’inviter des amis ou ma famille. Payer autant en fonds pour les travaux pour un résultat aussi calamiteux et payer autant de charges pour toute cette crasse, quelle misère ! Sommes-nous vraiment en France ou dans le ties monde ? Pourquoi sommes-nous traités ainsi ? 

Suite aux prochains épisodes donc avec le témoignages d’autres copropriétaires.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Pour le compte des copropriétaires de la Morée

Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois ? (Épisode 3)

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Dans les deux premiers épisodes sur la copropriété de la Morée, je vous ai raconté l’histoire de son placement sous administration judiciaire en 1997 et de ces deux plans de Sauvegarde.

Dans ce troisième épisode et les suivants, nous découvrirons le témoignage de plusieurs copropriétaires.

Je commence par celui de Victoire (prénom modifié) au sujet des places de parking.

« En 2019, j’ai appris sur mon relevé de charges que l’emplacement de mon parking allait changer. Du pied de mon immeuble, il allait être transféré 3 rues plus loin. Imaginez ma vie au quotidien. Imaginez quand je rentre des courses. Je les dépose en bas de mon immeuble en espérant que personne ne me les volera le temps que j’aille me garer 3 rues plus loin et que je revienne. Imaginez mon sentiment d’insécurité lorsque je traverse le quartier en pleine nuit l’hiver alors que l’éclairage est soit insuffisant, soit inexistant comme cela a été le cas durant plusieurs jours cette année.

Je ne suis pas un cas isolé. De nombreux copropriétaires sont dans ma situation. Nous n’avons eu aucune information, discussion préalable. Cela nous est tombé dessus insidieusement par ce relevé de charges.

Les travaux de résidentialisation de mon immeuble sont bien avancés, les parkings au pied de l’immeuble commencent à être attribués. A l’exception de ceux qui ont réussi à obtenir un passe-droit, les copropriétaires des derniers étages ne se verront remettre aucun badge d’accès aux parkings. Est-ce parce que les copropriétaires les plus combattifs habitent ces étages ?

Comme les autres, je dois laisser ma place à de nouveaux bénéficiaires alors que :

    •  je dispose de l’acte notarié de mon appartement et de ma place de parking précisant son emplacement,
    • j’ai payé 4 000 € la réfection de cette place dont je ne profiterai jamais car Blériot me met dehors !

Vous imaginez cette cruauté. Nous n’avons pas notre mot à dire. Tout est décidé par maître Blériot, l’administrateur judiciaire provisoire. Nous n’avons reçu aucun d’avis d’expropriation. L’administrateur provisoire nous dit que les actes notariés n’ont aucune valeur juridique et qu’il se base sur le cadastre. Il nous dit que des copropriétaires ont voté en conseil syndical. Mais la plupart de ces copropriétaires ne sont même pas au courant qu’ils en font partie et n’ont pas voté ce type de résolution.

Je n’ai jamais mon mot à dire. Un juriste proche du dossier qualifie la situation de notre copropriété de « Dictature judiciaire », au point que j’ai le sentiment de ne pas habiter chez moi, mais chez maître Blériot. Ce n’est plus une copropriété. C’est devenu un HLM. Mon rôle est juste de payer, payer, payer des charges courantes de plus en plus élevées, payer des travaux non votés par les copropriétaires. Je me lève tous les matins de la semaine à 5h, je travaille dur. Et pour quel résultat ? Il me reste à peine de quoi vivre. Je suis dépossédée de ma vie. Je suis aspirée dans une spirale infernale d’impuissance et de désespoir. L’un d’entre nous ne l’a pas supporté et s’est suicidé. D’autres ont divorcé à cause de ces problèmes sans fin. D’autres encore ont perdu leur appartement.

Avec d’autres copropriétaires, nous refusons ce vol manifeste, nous refusons de le subir sans rien faire. Avec l’appui de LAREEM d’Hadama Traoré, nous avons :

Ces actions portent leur fruit puisque le cabinet Blériot suspend l’attribution des places de parking.

L’actuelle majorité et les services municipaux ne nous aident pas. Sur les places de parking comme pour le reste, les services municipaux nous disent qu’il faut mettre en œuvre les décisions de maître Blériot. Citémétrie, l’opérateur choisi par la mairie, ne nous aide pas non plus, mais quel est leur choix ?

Nous rappelons que ce sont nos impôts qui financent les services municipaux pour qu’ils répondent à nos besoins. Nous rappelons que ce sont nos votes qui donnent leur légitimité aux élus et non maître Blériot.

Les seules améliorations obtenues résultent de nos luttes que nous continuerons donc avec l’appui indéfectible depuis plus d’un an de LAREEM et de notre élue citoyenne.

Que la lutte continue pour que nos droits soient enfin respectés et que la démocratie soit enfin (r)établie ! »

Suite aux prochains épisodes donc.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Pour le compte des copropriétaires de la Morée

Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois ? (Épisode 2)

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Dans le premier épisode sur la copropriété de la Morée, je vous ai raconté l’histoire de son placement sous administration judiciaire en 1997 et de son plan de Sauvegarde (2007-2012) de 18,5M€ de travaux urgents et de réhabilitation financés à 75% par des subventions publiques.

Dans ce second épisode, je vais vous raconter l’histoire du deuxième plan de sauvegarde signé en 2014 pour financer les travaux de résidentialisation.

Plan de sauvegarde pour des travaux de résidentialisation

Le 4 mars 2014 est signée entre la ville d’Aulnay-sous-Bois, l’État et l’ANAH une convention d’OPAH CD pour des travaux de résidentialisation :

  • a minima pour la remise en état de tous les sols privés (parkings privatifs et voiries intérieures), la reprise du réseau d’assainissement et la réfection du réseau d’éclairage extérieur.
  • a maxima pour la pose de clôtures et de caméras.

Les travaux minimum constituent la dernière étape indispensable en vue de la scission judiciaire de la copropriété en cinq nouvelles entités et de la fin à la mission de l’administrateur provisoire actant l’aboutissement des mesures de redressement de cette copropriété.

Des demandes de financement de travaux déjà financés

Le 27 mars 2017, Maître BLÉRIOT adresse aux copropriétaires un programme de travaux correspondant pour partie aux travaux financés par plan de sauvegarde de 2007 et figurant dans le programme adressé aux copropriétaires en 2010. Ces appels de charge 2007 et 2017 sont en pièces jointes.

Les copropriétaires craignent de perdre leurs biens immobiliers. Alors que beaucoup sont surendettés, en 2018 leurs charges courantes s’élèvent à 2 800 000 €, les travaux litigieux à 2 677 657 €, auxquels s’ajoutent les restes à charge des copropriétaires à déterminer en 2019. Comment redresser une copropriété et la sortir de l’administration judiciaire en imposant des charges si importantes à des copropriétaires qui ne parviennent déjà pas à payer leurs charges courantes ?

Malgré la contestation par les copropriétaires du financement de travaux déjà financés, le 12 mars 2018 l’administrateur provisoire procède à l’appel de fonds provisionnel correspondant aux travaux minimums de résidentialisation

Le scandale kafkaïen des places de parking

En 2019 au démarrage des travaux, les copropriétaires découvrent avec stupeur que le parking qu’ils occupent depuis l’achat de leur logement, pour lequel ils disposent d’un acte notarié et dont ils financent la réfection ne leur est plus attribué car maître Blériot ne reconnaît pas leurs actes notariés et se base uniquement sur le cadastre. Ainsi par exemple des habitants de la rue Ambourget se voient attribuer un parking rue des Aulnes à 10 minutes à pied de chez eux.

Les copropriétaires ont adressé leur acte notarié et le plan de leur place de parking à la mairie, ainsi qu’une pétition.

Rien n’y a fait. Que fait la Ville d’Aulnay-sous-Bois pourtant désignée par le préfet « coordonnateur chargé de veiller au bon déroulement du plan de sauvegarde » ?

Le déni démocratique de la scission

En juillet 2021, maître Blériot doit présenter une demande de scission judiciaire auprès du Président du Tribunal de Grande Instance de céans. En 2022, interviendra la fin de la mission de l’Administrateur Provisoire.

Qui a décidé de cette scission en 5 entités de cette immense copropriété composée de 18 bâtiments (8 de 4 étages, 3 de 9 et 7 de 12) et 897 logements ? Quelle est la viabilité de ces nouvelles entités ?

Il semblerait que cette orientation se fonde sur le nombre de stations de chauffage.

Les 08 et 20 sept. 2020, j‘ai donc interpellé la mairie pour le compte des copropriétaires :

Monsieur le maire, président de paris terre d’envol,

Monsieur le directeur général des services, 

Monsieur le maire adjoint,

Nous avons bien compris que les centrales de chauffage constituent une contrainte à prendre en compte. Dès lors, nous souhaitons savoir s’il est possible de découpler chaque problématique :

  • chaque immeuble devenant une copropriété à part entière ;
  • chaque centrale de chauffage devenant une entité de mutualisation regroupant les copropriétés concernées, à l’instar d’un syndicat intercommunal qui n’entraîne pas la disparition des villes adhérentes ;
  • tout ou partie des copropriétés constituant une centrale d’achat, à l’instar de l’UGAP (la centrale d’achat de l’État) qui n’entraîne pas la fusion de chaque ministère.

Nous souhaitons réfléchir -en toute objectivité- aux avantages et inconvénients de ces scénarios.

Je n’ai reçu aucune réponse. Pourtant les copropriétaires devraient pouvoir décider de leur avenir. Ils sont dépossédés de tout, soutenus ni par la justice, ni par la mairie qui assume insuffisamment les responsabilités qui lui ont été attribuées par le préfet.

Cher.e.s aulnaysien.ne.s, les copropriétaires de la Morée ont besoin de votre soutien. Voilà pourquoi, je vous raconterai en plusieurs épisodes leur histoire incroyable, celle de leur désespoir, de leur fatigue, mais aussi celle de leurs luttes pour leurs droits et pour la justice.

Suite aux prochains épisodes donc.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Pour le compte des copropriétaires de la Morée

Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Sylvie Billard : Où sont passés les millions de la Morée à Aulnay-sous-Bois (partie 1) ?

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Où sont passés les 18,5 millions de la Morée investis dans le cadre de son plan de sauvegarde ? Cette question vous concerne au plus haut point, car 75 % de cette somme proviennent d’argent public, donc de votre argent. Et vous avez le droit de savoir comment il est utilisé.

Située dans le secteur de Mitry, la Morée est une copropriété privée composée de 18 bâtiments (8 de 4 étages, 3 de 9 et 7 de 12) et 897 logements.

L’organisation juridique de cette copropriété est complexe (syndicat horizontal, syndicat principal et syndicats secondaires). « La copropriété connaît des problèmes de gestion qui se traduisent par un taux d’impayés de charges important et une dette aux fournisseurs élevée. Ainsi, depuis 1997, plusieurs administrateurs judiciaires provisoires se sont succédés pour tenter de la redresser », maître Philippe BLERIOT a été désigné par ordonnance du 7 octobre 2003 en qualité d’administrateur provisoire avec tous les pouvoirs de l’assemblée générale et du conseil syndical, ce qui équivaut selon les dires d’un juriste proche du dossier à « une dictature judiciaire ». Sa mission -régulièrement renouvelée- devrait s’achever en 2022, date de la fin du redressement judiciaire de la copropriété.

cette copropriété a fait l’objet de 2 plans de sauvegarde :

  • en 2007, de 18 millions dont 12,9 de subvention publique pour financer des travaux urgents et de réhabilitation,
  • en 2014, pour sa résidentialisation.

13 ans après le 1er plan de sauvegarde, les travaux soit n’ont pas été réalisés, soit sont de mauvaise qualité. Les appels de fonds pour des travaux déjà financés ou rejetés se succèdent et les charges courantes s’envolent dans un contexte organisationnel difficilement compréhensible. L’endettement de la copropriété s’est accru de 574 846,60 (Montant des dettes en 2003 : 1 209 601,76 euros et en 2017 : 1 784 448,36 euros). Les copropriétaires à bout se sentent abandonnés par la mairie et les autres financeurs publics.

Voici leur histoire, l’histoire cruelle d’une administration judiciaire censée les aider, mais que certains qualifient de « racket », l’histoire cruelle d’une justice aussi absurde qu’inhumaine, l’histoire cruelle de pouvoirs publics qui exercent un contrôle insuffisant et les abandonnent à un face-à-face avec un administrateur judiciaire souvent honni.

Frise chronologique du plan de sauvegarde pour des travaux urgents et de réhabilitation

Le 10 octobre 2007 est signé un plan de sauvegarde pour financer les travaux :

  • d’urgence dont ascenseurs,
  • de réhabilitation (ravalement, halls, peinture, individualisation chauffage et eau, clôture de la copropriété ).

La durée du plan de sauvegarde est fixée à cinq ans à compter de la date de signature de l’arrêté préfectoral du 10 octobre 2007 :

La ville a désigné en janvier 2008, suite à appel d’offres, le Pact Arim 93 opérateur chargé du suivi et de l’animation du plan de sauvegarde de la Morée. Les subventions publiques versées par l’ANAH, la région le département et la commune d’Aulnay-sous-Bois s’élèvent à 12,9 millions, la participation des copropriétaires à 5,6. Le coût de l’ensemble des travaux estimé entre 16 630 000 et 16 691 000 euros est largement couvert par ces 18,5 millions.

Outre sa participation initiale, la ville d’Aulnay-sous-Bois a investi plus de 900 000 euros dans la rénovation de la voirie et 300 000 euros pour la remise en état du chauffage.

En 2015, maître Blériot estime les travaux finis, mais les copropriétaires l’informent que :

  • certains travaux de réhabilitation prévus dans le plan de sauvegarde de 2007 n’ont pas été réalisés (réfection des revêtements des allées et parkings),
  • d’autres (rénovation des caves) ont été réalisés, mais présentent des malfaçons ou sont inachevés : caves inaccessibles et inondées en temps de pluie, câbles électriques sans gaines pendant dans les caves et dans tous les bâtiments faisant encourir des risques d’électrocution aux habitants.

En 2017, soit dix ans après l’adoption du plan de sauvegarde, maître Philippe Blériot reprend les travaux non effectués jusque-là et procède à un nouvel appel de fonds auprès des copropriétaires, d’un montant de 3 millions à raison d’environ 3 000 euros par copropriétaires alors que ces travaux sont déjà financés par les 18,5 millions initiaux.

Fortement endettés du fait de prêts bancaires souscrits pour financer les travaux en 2007 et ne comprenant pas les raisons de ce nouvel appel de fonds, plus de 200 copropriétaires signent une pétition pour :

  • informer l’administrateur de l’état d’inachèvement des travaux de réhabilitation effectués (caves),
  • lui demander d’engager une action en responsabilité contre le maître d’œuvre, la société Brézillon,
  • lui demander de justifier de l’utilisation des 18,5 millions déjà perçus,
  • s’opposer à ces nouveaux travaux et levées de fonds qui prolongerait l’endettement de la copropriété.

Occupant seul les pouvoirs de l’assemblée générale et du conseil syndical, faute d’avoir permis aux copropriétaires d’en désigner un, l’administrateur leur oppose une fin de non-recevoir.

Les copropriétaires n’ont aucune visibilité, ni la moindre information sur l’utilisation des fonds versés dans le cadre du plan de sauvegarde de 2007, ni sur les charges courantes qui ne cessent d’augmenter. Certains sont contraints de vendre leur lot faute de pouvoir payer. La grande majorité des appartements vendus aux enchères le sont par maître Philippe Blériot. Beaucoup de copropriétaires en ont peur.

Face à l’impossibilité d’une résolution amiable, 56 copropriétaires sur 900 engagent des actions :

  • devant le tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny pour rétracter l’ordonnance du 9 octobre 2017 prorogeant la mission de l’administrateur provisoire ;
  • devant le TGI de Paris pour demander la désignation d’un expert afin de :
    • déterminer l’étendue des malfaçons sur les travaux effectués,
    • vérifier les comptes du syndicat des copropriétaires de la Morée,
    • fixer le préjudice enduré par les demandeurs.

S’il rejette la demande d’expertise comptable, par décision du 8 janvier 2019, le juge des référés du TGI de Paris désigne un expert judiciaire bâtimentaire avec un délai de consignation de la somme de 11 200 euros au 8 mars 2019.

Les demandeurs à la situation financière précaire éprouvent beaucoup de difficultés à réunir cette somme. Ils demandent au Juge des référés la prorogation du délai de consignation.

Le lundi 11 mars 2019, les copropriétaires demandeurs au référé expertise réunissent la totalité du montant de la provision et se rendent au TGI de Paris pour y déposer lesdits chèques.

Cependant, le délai étant fixé au 8 mars 2019, la régie refuse de prendre les chèques en l’absence de décision de caducité de l’ordonnance du 8 janvier 2019.

Malgré la requête en relevé de caducité, le tribunal estime que « après examen, il apparaît que nous sommes dans l’impossibilité d’identifier 20 chèques (total de 2 400 €) de sorte que votre demande ne peut prospérer. Par ailleurs, le montant total des consignations s’élève à 11 210 euros alors que l’ordonnance de référé prévoit une provision à verser d’un montant de 11 200 €. »

Si près du but, la justice leur dérobe leur victoire.

Depuis, la situation s’enlise. Pris dans la spirale infernale des appels de fonds, des charges, beaucoup de copropriétaires ont le sentiment de travailler uniquement pour payer l’administrateur, d’être impuissants, de ne pouvoir compter sur personnes, d’un cauchemar sans fin. Certains se sont suicidés ou ont sombré dans la dépression. D’autres, malgré leur abattement, veulent se battre encore et encore.

Cher.e.s aulnaysien.ne.s, les copropriétaires de la Morée ont besoin de votre soutien. Voilà pourquoi, je vous raconterai en plusieurs épisodes leur histoire incroyable, celle de leur désespoir, de leur fatigue, mais aussi celle de leurs luttes pour leurs droits et pour la justice.

Suite aux prochains épisodes donc.

Source : Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Pour le compte des copropriétaires de la Morée

Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Hadama Traoré au secours des locataires de la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois, privés d’ascenceurs

Depuis janvier 2021, les locataires de la cité de l’Europe (Emmaus) à Aulnay-sous-Bois se plaignent des pannes d’ascenseurs. Une femme de l’ombre a contactée le collectif La Révolution Est En Marche (LREEM) d’Hadama Traoré.

Cette dame a effectué une pétition contre l’état de ces ascenseurs. Le mouvement LREEM par le biais de son association Force Citoyenne a transmis cette pétition et a permis de mettre en relation les locataires et le bailleur Emmaus habitat. Le responsable pôle habitat et cadre de vie a répondu à toutes les questions des locataires.

Ce mercredi 10 mars, une visite de site sera effectuée par le bailleur Emmaus habitat et la société KONÉ (gestionnaire des ascenseurs). Un compte rendu de cette visite vous sera restitué par le bais de LREEM.

Hadama Traoré dit bravo à cette femme de l’ombre qui a motivé d’autres locataires dont Mme KEITA pour s’impliquer dans leur environnement (voir photo ci-contre). Pour lui, il faut devenir exigeant pour être considéré, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.

Hadama Traoré apporte un rayon de soleil aux habitants des mille-mille à Aulnay-sous-Bois

Ce cliché date de dimanche dernier. Les copropriétaires de la résidence la Morée (rue des Aulnes) s’organisent des moments festifs afin d’apprendre à se connaître pour vivre et faire ensemble.

Ce mercredi de 14h30 à 16h, nous menons la 4ème réunion publique au 9 rue des Aulnes, afin de préparer la prochaine réunion avec le service habitat de la ville d’Aulnay-sous-Bois qui aura lieu le mardi 2 mars.

Bravo aux copropriétaires de la Morée pour leur ténacité. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.

Source : Hadama Traoré

Hadama Traoré invite les habitants du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois pour discuter propreté

Dernièrement, Hadama Traoré et les membres de La Révolution Est En Marche ont effectué une réunion avec la directrice territoriale de Immobilier 3F. Ils ont répondu à 90% des demandes des locataires.

Hadama Traoré souligne le professionnalisme du bailleur. La réunion d’aujourd’hui, mercredi 24 février à 16h au niveau de la place du Docteur Laennec, aura pour objectif de faire un retour de la réunion, de récupérer de nouveaux dossiers et de préparer un projet propreté pour le quartier du gros saule.

L’organisation sera la clé d’une révolution philosophique. Pour Hadama Traoré, la révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter.

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