Archives de Catégorie: Sécurité

Valérie Pécresse veut que chaque grande ville de la région Île-de-France dispose d’une police municipale armée

C’est un débat aux arguments et aux contre-arguments infinis. Mais une chose est sûre, le changement de la société et l’explosion de la violence imposent des mesures de dissuasion dont il est parfois difficile de jauger les effets.

Valérie Pécresse, à quelque mois des élections régionales, ne cesse de parler du tout-sécurité pour rassembler derrière elle le maximum de personne à droite. Cette fois-ci, Valérie Pécresse a estimé que chaque ville de plus de 10 000 habitants en Île-de-France devrait disposer d’une police municipale armée.

Si la police municipale est armée à Aulnay-sous-Bois, ce n’est pas le cas de Sevran ni de Créteil, dans le Val-de-Marne. La police municipale est devenue une force d’appoint, un succédané de police de proximité, qui fait face à l’augmentation de la violence et qui est envoyée souvent en première ligne face aux incivilités les plus abjectes. Il va sans dire que cette mesure va faire débat dans la campagne des régionales. A l’instar de la vidéo-surveillance, une partie de la Gauche est réfractaire à l’armement de la police municipale, même si de plus en plus d’élus de Gauche estiment être favorables au principe.

La Seine-Saint-Denis est le 2e département le plus violent de France contre les policiers selon Les Républicains

Les agressions contre les forces de l’ordre en Seine-Saint-Denis seraient monnaie courante selon le parti Les Républicains :

  • Les coups et blessures volontaires enregistrés par les forces de sécurité ont augmenté de + 8 % en 2019 (+ 21 % en trois ans)
  • Forte augmentation des violences sexuelles et des homicides : les violences sexuelles augmentent fortement (+ 12 % en 2019, après + 18 % en 2018)
  • Violences contre les policiers, gendarmes, pompiers, gardiens de prison : plus de 20 policiers ou gendarmes sont blessés tous les jours à la suite d’une agression
  • Selon une enquête de l’IFOP de septembre 2019, la radicalisation de l’islam s’accélère. 27 % des musulmans résidant en France souhaitent que la charia s’impose aux lois de la République, parmi lesquels 41 % des musulmans de nationalité étrangère
  • Sous-équipements des forces de l’ordre

Les Républicains de la Seine-Saint-Denis font plusieurs propositions :

  • Lancer un grand plan de réarmement régalien pour donner aux forces de l’ordre les moyens de faire leur travail
  • Lancer en urgence un plan massif de construction de 20 000 places de prison supplémentaires en cinq ans
  • Instaurer des peines-plancher
  • Supprimer les réductions de peine quasi-automatiques
  • Durcir la justice des mineurs
  • Faire payer toutes les amendes pénales.

Vous pouvez lire toutes les propositions du parti Les Républicains ici.

Les nouvelles résidences des 3000 à Aulnay-sous-Bois, le symbole d’un plan de rénovation raté ?

En 2004, le quartier de la Rose des Vents, dit quartier des 3000, était une suite d’immeubles de qualité disparate, avec en son centre la fameuse barre du Galion, sous laquelle se trouvait la galerie marchande du centre commercial du même nom. Sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, alors Ministre délégué à la ville sous la présidence de Jacques Chirac, et de Gérard Gaudron, Maire d’Aulnay-sous-Bois, un vaste plan de rénovation urbaine fut décidé avec plusieurs centaines de millions d’euros investis. Objectifs : désenclaver le quartier de la Rose des Vents, détruire les tours et immeubles de qualité médiocre et construire du neuf, du beau, de l’aéré.

Quelques années plus tard, et ce malgré un premier îlot plutôt coquet, d’imposants immeubles ont vu le jour le long de la RN2 avec notamment les monstres de béton que sont les îlots Le Sisley et Bouygues. Aujourd’hui, d’anciens habitants de ce quartier expriment leur tristesse en voyant ces blocs non cohérents qui ont dévisagé à jamais tout un pan de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Si l’arrivée prochaine du Grand Paris Express a boosté un peu le marché de l’immobilier, les problèmes sont restés dans ce quartier, selon les dires d’habitants ou d’ex habitants : insécurité, drogue, chômage, pauvreté. Si bien que des commerces ont même plié bagages, abandonnant les habitants à leur triste sort.

Le Plan de Rénovation Urbaine (PRU) à Aulnay-sous-Bois, ne serait-ce pas, comme le disent certaines, une victoire perdue ?

Les barrières de protection sur le canal de l’Ourcq à Aulnay-sous-Bois, danger mortel pour les cyclistes ?

La mairie de Pantin projette d’installer des barrières imposantes dans le quartier du Port pour lutter contre les engins motorisés. Les rodéos et la pollution mettent à rudes épreuves les badauds et les sportifs qui souhaitent juste profiter du bon temps.

Cependant, ces barrières de protection peuvent être très dangereuses pour les cyclistes qui roulent à vive à allure sur les berges du canal. A Aulnay-sous-Bois, on n’imagine pas l’impact qu’auraient ces équipements s’ils venaient à être implantés. Espérons que la Mairie de suive pas celle de Pantin.

Toujours aucune sécurisation aux abords du collège Simone Veil à Aulnay-sous-Bois

Nous l’indiquions dans un précédent article, les bordures du rond-point situé à proximité du collège Simone Veil à Aulnay-sous-Bois ne sont toujours pas réparées avec des pierres accessibles à même le sol. Les poteaux sont toujours défoncés, et aucune activité ne laisse penser que les réparations auront lieu bientôt.

De plus, les poubelles débordaient encore hier, ce qui cause des problèmes d’hygiène. Les riverains espèrent que la situation s’améliorera prochainement car si toutes et tous sont conscients des contraintes sanitaires, la sécurisation des lieux n’en est pas moins une priorité majeure.

L’un des policiers agressés à Aulnay-sous-Bois estime qu’on voulait les tuer, un individu a lancé sur eux une barrière !

On commence à en savoir un peut plus sur les éléments qui ont débouché, dimanche dernier, sur l’agression des policiers dans le quartier dit des 3000 à Aulnay-sous-Bois (en fait, le quartier de la Rose des Vents). Tout commence par un banal contrôle routier avec l’interpellation d’un scooter avec 2 personnes dont le chauffeur n’avait pas les papiers. Le passager se propose alors d’aller récupérer les papiers chez son ami mais, au lieu de cela, arrive avec du renfort pour en découdre avec les deux agents. Au total, 15 individus arrivent pour bastonner les policiers.

Rapidement pris pour cible, les deux agents de police sont d’abord plaqués au sol puis reçoivent une pluie de coups.  Selon l’agent interviewé par LCI, les individus voulaient leur faire mal voire les tuer. L’agent reçoit un coup de barrière de séparation dans le visage alors qu’il est à terre, les deux agents reçoivent des voups dans le dos et sur les côtes.

La personne qui a filmé la scène n’était pas neutre : elle encourageait les individus tout en insultant les policiers.

Valérie Pécresse réagit à l’agression des policiers à Aulnay-sous-Bois et … réclame plus d’effectifs de police ?!

L’agression des deux policiers à Aulnay-sous-Bois continue de faire couler beaucoup d’encre et, à défaut de la réaction du Maire Bruno Beschizza, d’autres personnalités politiques ou médiatiques s’en donnent à cœur joie.

C’est au tour de Valérie Pécresse, présidente du Conseil Régional Île-de-France qui, dans un Tweet, n’hésite pas à critiquer avec véhémence la politique gouvernementale :

« Encore une fois des policiers lynchés alors qu’ils ne faisaient que leur métier! #Aulnay. Face à ces images intolérables que fait l’Etat pour renforcer les effectifs manquants et prononcer enfin des sanctions vraiment dissuasives et exécutées?« 

Ce qui est étonnant dans cette phrase est le terme « que fait l’Etat pour renforcer les effectifs manquants« . Pour rappel, Valérie Pécresse a été porte-parole du gouvernement de 2011 à 2012 sous Nicolas Sarkozy, ainsi que la ministre du budget. Elle a donc, directement ou indirectement, accepté les réformes du gouvernement et la directive du président UMP de l’époque.

S’il est vrai que la France sortait d’une crise terrible (crise financière de 2009-2009) avec une dette qui a explosé, Nicolas Sarkozy et son premier ministre François Fillon ont pris l’initiative de ne pas renouveler un fonctionnaire sur deux. Finalité, les effectifs de police ont fondu comme neige au soleil, comme l’indique le graphique ci-dessous en provenance du Sénat :

Effectifs gendarmerie et police nationale

On voit bien qu’entre 2007 et 2012, les effectifs ont fondu d’environ 2000 postes, avant de se stabiliser puis d’augmenter fortement après 2015 (suite aux attentats).

Il aurait été honnêtement intellectuellement de regretter d’abord cette baisse d’effectif puis de souligner l’importance de recruter rapidement de nouveaux gendarmes et policiers, tout en acceptant de nouvelles dettes ou de nouveaux impôts. Valérie Pécresse risque donc d’être taclée par ce Tweet malencontreux.

D’autres estiment qu’il ne sert à rien de renforcer les forces de police dans la mesure où les policiers n’ont que peu de marge de manœuvre pour interpeller les individus récalcitrants, et que la justice ne suit pas (nombreux délinquants sont relâchés rapidement sans même être inquiétés financièrement). Là aussi, le problème de date pas d’hier, même si l’actuel ministre de la Justice ne semble pas vouloir prendre le problème à bras le corps…

Pour Jean Messiha, les deux policiers agressés à Aulnay-sous-Bois représentent la haine de la France par la diversité

Jean Messiha, ancien membre du Rassemblement National et chroniqueur sur la chaîne CNEWS, ne mâche pas ses mots concernant l’agression des deux policiers dans le quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois. Selon lui, il ne s’agirait pas d’un acte criminel, mais de « l’expression inextinguible de la France par une partie de la diversité islamisée ».

Des propos chocs qui vont certainement faire réagir une partie de la classe politique Française.

La vidéo des deux policiers lynchés dans le quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois, preuve du mal qui couve dans les cités ?

La vidéo prise sur le vif hier lors d’un banal contrôle routier qui a mal tourné dans le quartier de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois a beaucoup fait réagir les réseaux sociaux. Entre les personnes qui exigent une réponse forte pour venir à bout des agresseurs et ceux qui sont plutôt compatissants avec la quinzaine de jeunes qui se sont rués sur les policiers, la société se divise et s’interroge.

Dans la vidéo, on entend bel et bien des complices inciter leurs camarades de « shooter » dans la tête des deux policiers, dont un est à terre. Ces derniers ont fait preuve d’un certain sang froid, décidant de battre en retraite sans utiliser leur arme de service (reste à savoir si, en cas d’usage, la légitime défense aurait été acceptée par les juges).

Dans un quartier qui semble, en partie, échapper au pouvoir régalien, quelle sera la réponse de la municipalité d’Aulnay-sous-Bois ? Est-ce que le ministre de l’intérieur va réagir et venir pour soutenir les policiers ?

D’autres propos surprenants ont été aperçus sur les réseaux sociaux. L’un estime que le jeune homme interpellé aurait été « sauvé » car l’un des policiers l’aurait plaqué à terre et était sur le point de l’étouffer, comme dans l’affaire George Floyd. Etait-ce cependant une raison suffisante pour agresser les policiers ?

On compare souvent le mal des cités à la pauvreté et manque de moyens qui sont accordés aux jeunes. Cependant, dans les quartiers populaires Français des années 50s jusqu’au début des années 80s, notamment dans les corons du Nord-Pas de Calais où beaucoup de foyers n’avaient pas de télévision et dont les toilettes se trouvaient à l’extérieur, il n’y avait pas ce genre de rébellion. Il est difficile d’imaginer que seule la pauvreté et le désespoir seraient la cause de ces agressions.

Le ministre de l’Intérieur demande aux préfets de ne pas communiquer sur le nombre de voitures brûlées la nuit de la Saint-Sylvestre

C’est une triste tradition qui a lieu chaque année le soir du 31 décembre avec plusieurs centaines de véhicules brûlés en France notamment dans les cités sensibles. Pour éviter un effet concours, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a demandé aux préfet et aux forces de police de ne pas communiquer sur le nombre de voitures brûlées la nuit de la saint Sylvestre.

Pour ses opposants, Gérald Darmanin cache le thermomètre pour ne pas ternir son bilan. Cependant, beaucoup craignent une flambée de violence la nuit du réveillon malgré l’interdiction de se rassembler sur la place publique.

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