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Dimanche 30 juin 2019 venez fêter l’arrivée de l’été sur le Triangle de Gonesse !

Ce sera une belle occasion pour revenir sur le Triangle ou pour le découvrir pour celles et ceux qui n’ont pas pu participer à nos précédents rassemblements sur ces terres agricoles.

Ce sera surtout l’occasion de se réjouir ensemble de la recommandation faite par le rapporteur public devant la cour administrative d’appel de Versailles le 6 juin 2019 de confirmer l’annulation de l’arrêté de création de la ZAC de Gonesse.

Mais ce sera aussi l’occasion de se souvenir que le 9 mars 2018, trois jours après l’annulation de la ZAC (Zone d’aménagement concerté) du Triangle de Gonesse par le tribunal administratif de Cergy, l’Établissement public foncier d’Ile-de-France (EPFIF) sommait le Collectif pour le Triangle de Gonesse « de quitter et libérer les lieux de toutes personnes et de tous biens, et ce immédiatement et sans délai ». Les lieux en question sont une parcelle de 1200 m2, délaissée depuis de nombreuses années et en partie mise en culture par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui y a organisé les premières Fêtes des Terres de Gonesse en mai 2017 et mai 2018 et des rencontres un dimanche sur deux depuis trois ans pour cultiver des légumes et faire découvrir le Triangle.

Vu que le 23 janvier 2019, au terme d’une longue procédure juridique, le Tribunal de grande instance de Pontoise nous a ordonné de renoncer à prendre soin de cette parcelle de terrain cadastrée n° ZN137 pour la rendre « libre de tous biens, matériels, marchandises et plantations au plus tard le 30 juin »nous vous donnons rendez-vous dimanche 30 juin 2019 sur la parcelle d’à côté qui n’est pas visée par le jugement du TGI de Pontoise et que nous avons commencé de mettre en culture depuis le début du printemps 2019.

Ainsi vous constaterez que l’intégralité de la parcelle n° ZN137 de 1253 m2 propriété de l’EPFIF est désormais à l’état de jachère et vous nous aiderez à mettre en valeur la parcelle voisine qui a -comme les autres terres du triangle de Gonesse- vocation à rester une terre agricole d’une qualité exceptionnelle permettant de subvenir aux besoins alimentaires de l’agglomération parisienne comme le prévoit le projet CARMA.

Pour dénoncer le projet, le CPTG vous invite à un pic-nique revendicatif le dimanche 30 juin à partir de 10h.

En cas de besoin, vous pouvez appeler au 06 77 16 31 74 ou au 06 76 90 11 62.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

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« EuropaCity compétences » : le nouveau miroir aux alouettes du groupe Auchan

Les 18 et 19 mai, un millier de personnes étaient rassemblées sur le Triangle de Gonesse pour exprimer leur opposition au projet climaticide Europacity. Ignorant cette mobilisation grandissante, les dirigeants d’Europacity portés par le groupe Auchan persistent, en organisant trois jours plus tard le lancement d’« Europacity Compétences » dispositif censé former les futurs salariés, avec un objectif surréaliste de 75% d’embauches locales, totalement démenti par les faits.

1/ Une confusion savamment entretenue, gonflant abusivement les chiffres d’emplois

La direction d’Europacity cite en permanence le chiffre de « 10 000 emplois » escomptés, établi par l’expert mandaté par la Commission Nationale du Débat Public en 2016. Mais il s’agit d’EMPLOIS BRUTS, auxquels il convient de retrancher les « emplois supprimés par ailleurs » soit une évaluation de l’expert de 7385 EMPLOIS NETS. Ce qui n’empêche pas M. Blazy, maire de Gonesse de citer encore « 10 000 emplois nets » dans une lettre adressée aux personnalités présentes à Gonesse les 18 et 19 mai. Par ailleurs, Europacity a bien précisé que l’ouverture désormais prévue en 2027 ne concernait qu’une première tranche de 60%. D’où le chiffre corrigé de 4400 EMPLOIS NETS, ce qui n’est pas la même chose (1)

2/ Une privatisation du service public, aucune compétence historique de la filiale d’Auchan

Plus d’une vingtaine d’organismes publics dont c’est le métier de s’occuper de formation / accompagnement à l’emploi existent sur le territoire !! Pas moins de 16 Agences Pôle Emploi et de Missions Locales, la Maison de l’Emploi et de la Formation et le GIP Emploi de Roissy, le Campus des métiers créé par l’Education Nationale rattaché à l’IUT Transports-Logistique de Tremblay-en-France, sans compter les établissements des chambres consulaires (dont le centre d’apprentissage de l’IMA à Villiers-le-Bel). Auxquels s’ajoutent des dizaines d’établissements d’Education Nationale secondaires et supérieurs… Certains organismes subissent des réductions budgétaires et de personnel et on veut créer encore en 2020 la « Cité des métiers » sur la plate-forme de Roissy ! On voudrait faire croire que rajouter « Europacity Compétences » (porté par le groupe Auchan dont ce n’est aucunement le métier…) serait en capacité de faire mieux que les autres, et même de coordonner ceux-ci !

3/ aucune certitude sur la faisabilité du projet

On est à J- 8 ans… On ignore le budget d’Europacity Compétences. Le projet d’Europacity est indéfini : on ne sait pas s’il se fera, on n’a aucune information sur son contenu… Il n’y a pas d’entreprises candidates pour les activités dites « culturelles », de candidats commerçants pour les 500 boutiques, l’incertitude règne sur l’offre de transports et la desserte du Triangle… On ne connaît pas les suites juridiques des procédures en cours… C’est totalement prématuré !

4/ L’exemple de Roissy, qui n’emploie que 5% de main-d’œuvre locale

En 45 ans d’existence, en conjoncture meilleure qu’aujourd’hui, la vingtaine d’organismes cités plus haut n’ont pas réussi à améliorer le taux de recrutement local du pôle de Roissy. En 2013, l’aéroport n’occupe que 6,2% des actifs ayant un emploi du bassin du Grand Roissy-le Bourget(2) et 5,2% en rajoutant les chômeurs. Les métiers offerts couvrent 2 à 5% de la palette des métiers possibles et certains postes sont déjà en tension sur le territoire (commerce, logistique, hôtellerie)…

Avec un objectif de 75% de recrutement des populations locales, on voudrait faire croire qu’Europacity Compétences serait capable de faire 14 fois mieux que des organismes dont c’est la fonction ! Pour le moment, le groupe Auchan a surtout démontré sa capacité à fermer 21 hypermarchés et à supprimer 750 emplois !

(1) Et si nous prenions en compte l’estimation du cabinet Mac Kinsey de 8000 emplois supprimés, le solde final pour le territoire serait largement négatif.

(2) Ce territoire couvre les deux intercommunalités de Roissy-Pays de France et de Terres d’envol, soit 50 communes et 274 000 actifs ayant un emploi. Europacity et les élus oublient généralement d’intégrer les chômeurs, alors qu’en principe les politiques d’emploi et de formation leur sont destinées en priorité.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

La lutte contre EuropaCity et la « gare Auchan » en 10 points

Depuis 2010, le groupe français Auchan projette de construire au nord de Paris, le long de l’autoroute A1, entre l’aéroport du Bourget et celui de Roissy, un gigantesque centre commercial, d’une surface totale de 420.000 mètres carrés, ainsi qu’une gare du Grand Paris Express, promise par l’Etat à la famille Mulliez.

Baptisé EuropaCity, ce complexe comprendrait 500 boutiques, quatre hôtels, une salle de spectacle, un palais des congrès, des cinémas, une piste artificielle de ski façon Dubaï et un centre aquatique climatisé. Auchan et son allié, le conglomérat chinois Wanda, annoncent un investissement de plus de 3 milliards d’euros.

Autour d’EuropaCity, la ZAC (Zone d’aménagement concerté) du Triangle de Gonesse inclut 800.000 m2 de bureaux (environ la moitié de superficie de La Défense).

Au total, ce sont 280 hectares d’excellentes terres agricoles qui seraient ainsi artificialisées, dont 80 hectares pour le seul mégacentre commercial EuropaCity.

– Un territoire stratégique pour le climat

Situé aux confins de la Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise, le Triangle de Gonesse est l’une des dernières zones cultivées de la Plaine de France, qui fut longtemps le grenier à bléde la capitale. On louait la qualité du « pain de Gonesse » et de nombreux maraîchers y cultivaient des fruits et légumes pour les Parisiens.

Avec des rendements annuels pouvant atteindre 90 quintaux l’hectare, ces terres sont parmi les plus fertiles d’Europe. Elles sont assises sur 6 mètres de limons fertiles accumulés depuis des milliers d’années : une telle épaisseur permet au végétal de trouver de l’eau en profondeur, même en plein été. Sur le Triangle de Gonesse, les agriculteurs n’ont pas besoin d’arroser le maïs.

Sait-on qu’il faut 1500 ans au minimum à la nature pour constituer une couche arable de 18 centimètres ? Malgré les promesses des promoteurs, il n’existe en réalité aucun moyen de « compenser » la perte de telles terres.

De plus, ce morceau de terres agricoles agit actuellement comme un climatiseur naturel, à l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique : il compense en partie l’élévation de la température des territoires contigus qui sont, eux, urbanisés. On estime que si cette terre était bétonnée, les alentours subiraient un réchauffement de 2 degrés en moyenne l’été.

Actuellement, le Triangle de Gonesse est cultivé par huit agriculteurs à qui l’on dit depuis quarante ans que leurs terres sont condamnées. La plupart du temps, ils ne sont pas propriétaires et ne jouissent que d’un bail précaire : ils font donc de la grande culture céréalière intensive et ne sont pas incités à prendre soin de la fertilité du sol.

2 – EuropaCity, projet de la démesure

Les 250.000 m2 de surfaces commerciales d’EuropaCity viendront s’ajouter aux quatre méga-centres commerciaux quasi mitoyens déjà existants : Usines Center, Paris Nord 2, O’Parinor et, enfin, Aéroville sur la commune de Tremblay. Inauguré en 2013, Aéroville compte 84.000 m2 et 200 boutiques.

Selon plusieurs études, sur les 10.500 emplois promis par les promoteurs d’EuropaCity, au moins 3.000 seront détruits dans les centres commerciaux alentours. C’est ce qui a motivé la création de l’association «Europasdutout, rassemblant les commerçants du centre-ville de Gonesse et des communes alentour. L’Etat a d’ailleurs demandé aux promoteurs de « phaser » l’ouverture des surfaces commerciales, afin de prévenir un trop plein d’offre.

EuropaCity table sur 31 millions de visites par an, soit le double de la fréquentation de Disneyland Paris. La clientèle parisienne viendrait par la ligne 17 Nord – financée par l’Etat, pour un coût d’un milliard d’euros. La clientèle d’Asie et d’Amérique viendrait par avion. Et la clientèle régionale en voiture, engorgeant des axes routiers déjà saturés : A 1 et A 86 notamment.

Selon une étude du laboratoire d’idées InCOPruptibles, EuropaCity émettrait autant de CO2 qu’une ville de 140.000 habitants… sans que personne n’y habite !

3 – Le « marketing expérientiel »

EuropaCity se veut le laboratoire du « marketing expérientiel » : ce que l’acheteur vient chercher, ce n’est plus un produit, c’est une « expérience ». David Lebon, le directeur de développement d’Alliages et Territoires, la holding qui porte le projet EuropaCity, l’explique sans détour : il s’agit d’offrir à la clientèle la possibilité de se livrer en un seul week-end à plusieurs activités de haute intensité. Faire du ski (sous un hangar) le matin, visiter un musée l’après-midi, dîner en terrasse avec vue sur la tour Eiffel le soir, puis aller au concert. Et entre chaque activité, faire des courses, bien sûr !

D’où la volonté d’offrir une palette complète d’activités : centre aquatique climatisé, salles de spectacle, expositions, ferme « urbaine », et une piste de ski, entièrement artificielle. En tout, 200.000 mètres carrés de surfaces de loisirs viendraient s’ajouter aux 220.000 mètres carrés de commerces.

4 – Un attelage franco-chinois

Le projet Europacity est porté par la société Alliage & Territoires, filiale à 50% du groupe Mulliez, cinquième fortune française en 2018 selon Challenges, et à 50% du groupe chinois Wanda (ex-Dalian).

Wanda est un géant de l’immobilier commercial, du cinéma et des parcs de loisirs. Son fondateur Wang Jianlin est un oligarque chinois, ex-militaire, membre du PCC, député à l’Assemblée nationale populaire. En 2013, Forbes le classait comme l’homme le plus riche de Chine. Depuis 2016, le groupe proclame sa volonté de devenir « un acteur global de l’immobilier, aménagement de quartier, construction de logements, bureaux, fonciers de services et de loisir. »

5 – La « gare Auchan », une desserte sur mesure pour EuropaCity

Le projet de gare « Triangle de Gonesse » sur la ligne 17 du métro du Grand Paris Express (GPE) est présenté comme une desserte pour les habitants. Mais la gare vise à desservir le complexe EuropaCity et le million de mètres carrés de bureaux qui lui serait contigu.

Pour les habitants de Gonesse, la galère des transports demeurera : la gare serait située à 2 kilomètres du centre-ville et à 1,7 kilomètre des premières habitations.

En fait l’arrêt « Triangle de Gonesse » n’est conçu que dans le but de viabiliser le projet de ZAC, et donc le méga-centre EuropaCity. L’argent public serait ainsi mis au service exclusif d’investissements privés. Vianney Mulliez l’expliquait au Monde en 2018 : « Le métro va arriver, donc la ZAC va être mise en œuvre, et elle aura besoin d’une locomotive comme EuropaCity. Donc EuropaCity se fera. ».

La gare « Triangle de Gonesse » s’inscrit dans le cadre de la construction du métro de rocade du Grand Paris, dont le système de financement a été critiqué en janvier 2018 par la Cour des Comptes : de 22,6 milliards au départ, le coût prévisionnel est passé à 38,5 milliards d’euros, soit un dérapage des coûts de 51% par rapport aux estimations initiales. Les magistrats financiers estiment qu’il est nécessaire de « réviser le périmètre du projet et revoir fortement le phasage des réalisations« .

6- Une série d’avis défavorables

Le 24 mars 2017, la Commission départementale de la préservation des espaces naturels,

agricoles et forestiers du Val d’Oise (CDPENAF), présidée par le préfet du Val d’Oise, a voté contre la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, destinée à autoriser l’urbanisation des terres agricoles convoitées par EuropaCity.

Le 6 juillet 2017, interrogé pour savoir si le projet est compatible avec la politique climatique de la France, Nicolas Hulot, qui était encore ministre de la Transition écologique et solidaire, a répondu clairement : « La réponse est non. Cette gourmandise que nous avons à consommer des terres agricoles et à artificialiser les sols en général est incompatible avec nos objectifs ».

Le 31 juillet 2017, le commissaire-enquêteur chargé d’examiner la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse a émis un avis défavorable au projet EuropaCity : dans son rapport il affirme notamment que le projet est « à rebours de la volonté d’exemplarité internationale de la France en matière de lutte contre le changement climatique ».

Le 6 mars 2018, le tribunal administratif de Cergy a annulé l’arrêté préfectoral de création

de la ZAC prévue pour accueillir EuropaCity, en raison de l’insuffisance de l’étude d’impact, notamment sur le plan environnemental.

Le 12 avril, le président de l’Agence régionale de la biodiversité, Bruno Millienne (MoDem) a affirmé : « L’agence aura son mot à dire, on va dire ‘non’, on va émettre un avis défavorable ».

Le 28 janvier 2019, lors de l’audience du tribunal administratif de Cergy, le rapporteur public(qui représente le ministère public) a demandé l’annulation de la révision du PLU.

Le 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé l’annulation du PLU de Gonesse, adopté en septembre 2017.

7- L’Etat tente le passage en force

La bataille juridique se passe sur plusieurs fronts.

Sur la ZAC : le 6 mars 2018, saisi par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), le tribunal administratif de Cergy annule l’arrêté préfectoral portant création de la ZAC. Mais en avril, l’Etat, par la voix du ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard (remplacé depuis), fait appel de cette annulation. Et en décembre dernier, la préfecture du Val d’Oise a validé la Déclaration d’utilité publique de cette même ZAC. La situation est donc ubuesque : une ZAC dont la création a été annulée se voit déclarée d’utilité publique !

Sur le PLU : la ville de Gonesse a engagé une révision de son PLU afin de rendre constructibles les terres agricoles du Triangle de Gonesse. En juillet 2017, le commissaire-enquêteur rend un avis défavorable sur cette révision. En octobre 2017, passant outre, le maire de Gonesse fait voter la révision du PLU par son conseil municipal. Le CPTG dépose un recours contre cette décision devant le tribunal administratif et, le 28 janvier 2019, le rapporteur public demande l’annulation de la révision du PLU. Le 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le PLU de Gonesse.

Sur la gare : le préfet a délivré le permis de construire le 18 septembre 2018, mais le CPTG a déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. De même, un recours sera déposé (a été déposé ?) contre l’autorisation environnementale, délivrée le 24 octobre. En attendant, le marché de génie civil de la ligne 17 Nord entre Le Bourget et Gonesse pour un montant de 439,4 millions d’euros HT a été signé le 24 janvier 2019 et le Conseil municipal de Gonesse a approuvé une convention d’occupation temporaire d’un terrain de la ville avec la Société du Grand Paris pour l’installation d’un point de départ de tunnelier pour la ligne 17 nord.

8 – Des habitants qui ne sont pas dupes

Si la majorité des élus du département du Val d’Oise et de la municipalité de Gonesse apportent leur soutien au projet de ZAC, il n’en va pas de même de la société civile des environs. La Confédération des commerçants de France, la Fédération nationale des centres-villes et la Fédération nationale des marchés de France« convaincues des nombreux effets néfastes qu’aura EuropaCity sur la région et sur le commerce local », ont rejoint le collectif « EuroPasduTout », qui fédère 600 commerçants et 20 associations opposées au projet. L’association « Nous Gonessiens », qui regroupe des jeunes habitants de la commune, a participé à plusieurs événements contre le projet EuropaCity et participe à l’élaboration du projet alternatif CARMA.

Les protestations sont aussi très nombreuses parmi les élus de la Seine-Saint-Denis (qui jouxte le Triangle), inquiets face à l’implantation d’un quatrième pôle commercial géant dans une zone qui en est déjà saturée.

Chaque année depuis 2015, EuropaCity finance un « baromètre » afin de mesurer la notoriété et la popularité du projet. Présenté sans nuances par l’institut Odoxa comme « un projet d’équipements qui proposera des activités de loisirs, culturelles, événementielles, commerciales et des espaces verts sur une surface de 80 hectares », EuropaCity obtient par conséquent 81% d’opinions favorables. Mais l’adhésion au projet s’effondre lorsqu’il est question de la destruction des terres agricoles : 76% des personnes interrogées partagent les inquiétudes du CPTG sur l’artificialisation des sols.

9 – Artificialisation des sols :

des promesses renouvelées, jamais tenues

Dans sa « Contribution à la COP 21 », la Région Ile-de-France écrit que le SDRIF (Schéma

directeur de la région Ile-de-France) a pour priorité d’« endiguer l’étalement urbain qui

grignote des terres agricoles » et de « développer le maraîchage et les jardins partagés afin de contribuer davantage à l’approvisionnement alimentaire de l’agglomération par circuits courts et de diminuer nos importations car la distance moyenne d’approvisionnement par personne a été multipliée par quatre en deux siècles ».

Le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron a pris lui aussi position : sur le site d’En Marche, à la rubrique « Le programme d’Emmanuel Macron pour l’environnement et la transition écologique », l’objectif 5, intitulé « Accompagner les transitions », prévoit notamment de « mettre un terme à l’artificialisation des terres »

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique

Le 4 juillet 2018, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un plan de sauvegarde de la biodiversité se fixant notamment un objectif de « zéro artificialisation nette ». Rappelons que la COP 21 s’est tenue en novembre 2015 au Bourget… à quelques centaines de mètres du Triangle de Gonesse.

Au salon de l’Agriculture fin février, puis dans la cour de l’Elysée le 6 mai 2019, le président Macron a dit à nouveau vouloir lutter contre l’artificialisation des sols. Il a également annoncé la « réhabilitation des 20 à 25 % de sols agricoles extrêmement dégradés par l’utilisation passée de produits phytosanitaires ».

Ces annonces sont démenties par les faits : l’artificialisation des sols se poursuit en France à un rythme soutenu. En dix ans, c’est une superficie équivalente au département de la Seine-et-Marne qui a été détruite.

Le soutien du gouvernement au projet EuropaCity prouve que le changement de cap, maintes fois annoncé, n’a pas été effectué.

10 – Un projet alternatif : CARMA

Aux antipodes d’EuropaCity, le projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir) s’inscrit résolument dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans un objectif de restauration de la biodiversité.

Son ambition est de faire du Triangle de Gonesse un pôle de production et d’innovation agricole pour la population francilienne, alors qu’actuellement l’Ile-de-France importe son alimentation de l’extérieur à plus de 80%. C’est aussi un projet d’économie sociale et solidaire, pour un investissement estimé à entre 15 et 20 millions d’euros, bien loin de la logique hypercapitalistique d’EuropaCity (3,1 milliards d’euros) et de Grand Paris Aménagement.

Conçu par un collectif d’urbanistes, d’agronomes et d’économistes, le projet CARMA propose de transformer le Triangle de Gonesse en une zone de production maraichère, céréalière et d’élevage de qualité, qui pourra fournir en produits frais, sains et de proximité les habitants des environs. Elle alimentera notamment les cantines des écoles et des hôpitaux, auxquelles la loi fait obligation d’acheter une partie de leurs produits en bio et qui ne trouvent pas assez de producteurs locaux pour assurer leurs besoins.


Cet espace agricole sera doté d’une structure de conditionnement (légumeries, conserveries, cuisines collectives) et de diffusion en circuits courts, d’une unité de méthanisation pour les déchets organiques, d’un centre de formation agricole. Les terres seront sanctuarisées et les zones limitrophes du Triangle, déjà urbanisées, pourront accueillir des activités artisanales denses en emplois non délocalisables et utiles pour l’ensemble de la région Ile-de-France.Le Triangle de Gonesse deviendra un hub pour les métiers d’avenir, notamment dans les filières de la rénovation thermique, de l’éco-construction et de la mobilité durable. On y trouvera aussi des circuits de randonnée, des aires de promenade et de loisirs, faisant des zones riveraines des lieux d’habitation où il fait bon vivre.


Cette expérience, d’autres grandes villes l’ont déjà engagée : à Milan, avec le Parc agricole sud, et à Barcelone, où le BLAP (Parc agricole de Baix Llobregat), situé à proximité de l’aéroport international Barcelone-El Prat occupe 2000 hectares et assure 60% de la consommation de légumes locaux.

Sur le Triangle de Gonesse, des espaces de maraîchage et d’élevage seront mis en place, instaurant ainsi une mixité de production. Les techniques intégratives de permaculture et d’agroforesterie assureront la mutation des modes de production et aboutiront à la création de paysages de qualité, sources de bien-être pour les riverains et pour les promeneurs.

Outre la restauration collective (écoles primaires, collèges, lycées, hôpitaux, maisons de retraite), les marchés, les commerces de proximité, les coopératives de distribution et les AMAP (paniers bio en circuits courts) permettront un approvisionnement du territoire en limitant les distances à parcourir. Le cycle d’alimentation sera complet et intégré à des modes de vie durables.

Fondé en 2011, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) se bat contre le projet EuropaCity et pour le projet CARMA. Depuis sa base dans le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis, le CPTG a essaimé en comités locaux (à Bagnolet, Pantin, Montreuil, Paris 11ème, Paris-Centre, etc). Les membres du CPTG organisent des tractages sur les marchés, des réunions d’information et des rassemblements à Gonesse.

Le CPTG a aussi engagé plusieurs recours juridiques, majoritairement validés par les tribunaux. Le Collectif mène également une campagne d’information auprès des élu.es : le projet CARMA a été présenté à l’Assemblée nationale et aux élu.es de la région Ile-de-France.

Le site nonaeuropacity.com publie des informations sur la lutte pour sauvegarder les terres de Gonesse. Des jeunes opposés à EuropaCity ont réalisé des vidéos, organisé des concerts et une rave-party sur place.

Un dimanche sur deux, les militants du CPTG donnent rendez-vous sur une parcelle du Triangle de Gonesse pour faire pousser tomates, courges et oignons. La récolte a permis l’organisation de plusieurs « soupes républicaines » à travers l’Ile-de-France.

Depuis 2017, la Fête des terres de Gonesse fin mai est un grand moment de mobilisation qui attire de nombreux citoyens. La documentariste Marie-Monique Robin est la marraine de la lutte.

Les samedi 18 et dimanche 19 mai 2019 le CPTG et ses soutiens organisent « Les 24 Heures de Gonesse » avec la participation de nombreuses associations locales, régionales et nationales engagées pour la justice sociale et environnementale, avec des agriculteurs, commerçants, artisans, étudiants, retraités, chercheurs, employés, ouvriers, artistes, urbanistes, agronomes, architectes, élu.es, représentants syndicaux …

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

Malgré ses difficultés financières Auchan continue à gaspiller des millions pour EuropaCity

Malgré ses difficultés financières Auchan continue à gaspiller des millions pour EuropaCity

Après avoir dévoilé en mars 2019 des pertes nettes de l’exercice 2018 de près d’un milliard d’euros en grande partie dues aux mauvais résultats de ses hypermarchés en France, le 30 avril 2019 le groupe Auchan a déclaré vouloir céder 21 magasins en France employant 787 salariés (dont deux en Plaine de France) et, s’il ne trouve pas preneur, ouvrir un « plan de sauvegarde de l’emploi » (qui désigne sous cet euphémisme un plan de licenciement).

Alors qu’année après année la situation financière d’Auchan se dégrade en France avec des pertes régulières de part de marché, sa branche immobilière Ceetrus (ex-Immochan) a déjà dépensé une cinquantaine de millions d’euros pour son démesuré projet EuropaCity à Gonesse, bloqué aujourd’hui par plusieurs décisions de justice.

Pour s’assurer qu’EuropaCity se fasse, Ceetrus a essayé en vain de faire inscrire la mise en service de la gare « Triangle de Gonesse » de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express pour 2024 à l’occasion des Jeux Olympiques. En 2018 le gouvernement a décidé de repousser cette ouverture en 2027, mais de façon aberrante il est question que sa construction démarre dès novembre 2019 !

Le projet de fondation pour la reconstruction de Notre-Dame lancé par la famille Mulliez

Mi-avril 2019 le quotidien La Voix du Nord indiquait que la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan et réputée pour ses références catholiques, allait créer une fondation afin d’accompagner la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, que le Président de la République veut voir achevée pour les JO 2024.

Deux poids, deux mesures :

Auchan veut bien ouvrir son porte-monnaie, à condition que l’argent soit fléché soit sur le profit et la destruction du patrimoine naturel (EuropaCity) soit sur la notoriété (aubaine publicitaire de Notre-Dame) ou les niches fiscales du patrimoine architectural (60% quand même), en bafouant les recommandations de « Laudato si », l’encyclique du Pape François « sur la sauvegarde de la maison commune », à laquelle est censée se référer la famille Mulliez.

Pour les propriétaires d’Auchan, il y a deux sortes d’emplois :

Ceux qui rapportent et ceux qui coûtent ! Les Mulliez ferment leurs super- et hypermarchés en perte de vitesse et axent le développement de leurs profits sur des méga-projets immobiliers qui rapportent de juteux loyers et plus-values de cession. Pourquoi conserveraient-ils des grandes surfaces chez les pauvres qui n’ont plus un rond (Bobigny, Villetaneuse, Saint-Ouen l’Aumône) ? Mieux vaut cibler des millions de visiteurs venant par avion à grands renforts de gaz à effet de serre et de bruit…

Pour les propriétaires d’Auchan, il y a deux sortes de patrimoines : les monuments médiatiques qu’il faut préserver et le patrimoine naturel qu’on peut détruire en toute impunité, malgré son exceptionnelle qualité.

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Supplique à Monsieur Macron sur la lutte contre l’artificialisation des sols : qu’attendez-vous pour annuler le projet Europacity ?

Le Président de la République vient de fixer comme objectif la lutte contre l’artificialisation des sols. Ce n’est guère que la troisième fois depuis son élection que lui ou son Premier ministre annonce une telle intention. Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) choisit donc, par ce communiqué, de s’adresser directement au chef de l’Etat pour lui proposer de passer enfin aux actes. Monsieur Macron, vous devez annuler le projet le plus emblématique de ce gaspillage absurde de terres agricoles : le projet Europacity.

Porté par le groupe Auchan et son allié chinois Wanda, Europacity est un gigantesque complexe de commerces et de parcs de loisirs, avec hôtels, restaurants, parc aquatique climatisé et piste de ski artificielle. L’objectif est de faire venir 31 millions de visiteurs par an du monde entier, avec le bilan carbone d’une ville de 140.000 habitants… pour 0 habitant ! Le mastodonte prendrait place dans une ZAC de 299 hectares, à 15 kilomètres de Paris, sur le territoire agricole du Triangle de Gonesse. En voilà, des terres à sauver, monsieur Macron.

Grâce à leur sol limoneux et l’humus accumulé depuis 8000 ans, ces terres sont parmi les plus fertiles d’Europe. Leur destruction au profit d’un temple de l’ultra-consommation serait un symbole terrible d’une humanité incapable de faire place à d’autres formes du vivant. Monsieur Macron, pourquoi, hier, dans la cour de l’Elysée, n’avez-vous pas eu un mot au sujet de ces terres ?

Hier toujours, vous avez affirmé votre souhait d’engager la réhabilitation des sols agricoles « extrêmement dégradés par l’utilisation de produits phytosanitaires ». Là encore, nous vous disons : chiche ! Car le CPTG soutient justement le projet de reconversion du Triangle de Gonesse en zone bio, en vue de produire des aliments sains pour les habitants des environs, via notamment les cantines des écoles, des hôpitaux et des EHPAD. Ce pôle agricole comporterait également un réseau devalorisation des déchets, un centre de formation aux métiers de la transition écologique, des circuits de découverte du patrimoine millénaire de la plaine de France. Monsieur Macron, soutenez donc le projet Carma, c’est le meilleur moyen de faire revivre les sols agricoles.

Et il ne coûtera que quelques dizaines de millions d’euros : un chiffre à comparer au milliard d’euros que l’Etat devrait débourser pour financer des échangeurs sur des autoroutes saturées et une gare du Grand Paris Express sur le Triangle de Gonesse, en plein champs, avec pour seule justification de desservir Europacity. Une gare absurde, pour un projet absurde, mais qui pourrait devenir réalité très vite puisque le début du chantier est programmé pour novembre. Monsieur Macron, il y a urgence à stopper cette machine folle.

Hélas, encore une fois, nous constatons que derrière les mots, vous n’avez toujours pas pris la mesure de l’enjeu. En même temps que vous réitérez vos effets d’annonce, votre gouvernement continue de soutenir sans faille le projet et refuse de tenir compte des décisions de la justice. En moins d’un an, le tribunal de Cergy a annulé les deux actes administratifs les plus importants pour lancer un projet de ce type : la création de la ZAC et la révision du PLU de Gonesse. Pourquoi vos ministres n’ont-ils pas tenu compte de ces avertissements ? Monsieur Macron, il est temps de sortir de ce double langage.

Le 20 février dernier, dans une salle municipale du 11ème arrondissement de Paris, près de 1500 personnes sont venues s’informer sur cette lutte et sur le projet de Carma : pendant 4 heures, il a régné une ferveur exceptionnelle. Les 18 et 19 mai, sur le Triangle de Gonesse, le CPTG organise « les 24 heures du Triangle», avec concerts, débats, pique-nique familial, ateliers agricoles, etc. Monsieur Macron, nous vous y convions solennellement, pour que vous veniez voir par vous-même un sol menacé de destruction. Monsieur Macron, venez mettre les pieds sur la terre de Gonesse.

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Les 24 heures du Triangle : contre EuropaCity et sa gare en plein champ, les opposants se rassemblent à Gonesse les 18 et 19 ma

Samedi 18 et dimanche 19 mai, les Franciliens opposés au projet de méga-centre commercial EuropaCity, donnent rendez-vous à Gonesse pour un rassemblement festif et familial avec débats, concerts, pique-nique géant, ateliers… Pour conclure ces 24h de mobilisation, le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (CPTG) et ses soutiens marcheront le dimanche 19 mai à 16h jusqu’à la mairie de Gonesse pour protester contre la gare du Grand Paris Express promise par l’Etat au groupe Auchan, qui porte le projet EuropaCity. Le Triangle de Gonesse compte 670 hectares d’excellentes terres agricoles, à moins de 15 kilomètres de Paris. La Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) voulue par l’Etat détruirait 300 hectares, dont 80 hectares pour le méga-centre commercial EuropaCity : 500 boutiques, 2.700 chambres d’hôtel, un aquapark, une piste de ski artificielle… Le reste de la ZAC serait occupé par des bureaux.

Samedi 18 et dimanche 19 mai, les Franciliens opposés au projet de méga-centre commercial EuropaCity, donnent rendez-vous à Gonesse pour un rassemblement festif et familial avec débats, concerts, pique-nique géant, ateliers… 

Pour conclure ces 24h de mobilisation, le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (CPTG) et ses soutiens marcheront le dimanche 19 mai à 16h jusqu’à la mairie de Gonesse pour protester contre la gare du Grand Paris Express promise par l’Etat au groupe Auchan, qui porte le projet EuropaCity. 

Le Triangle de Gonesse compte 670 hectares d’excellentes terres agricoles, à moins de 15 kilomètres de Paris. La Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) voulue par l’Etat détruirait 300 hectares, dont 80 hectares pour le méga-centre commercial EuropaCity : 500 boutiques, 2.700 chambres d’hôtel, un aquapark, une piste de ski artificielle… Le reste de la ZAC serait occupé par des bureaux. 

A deux reprises, les tribunaux ont bloqué le projet : la ZAC a été annulée en mars 2018, puis le PLU en mars de cette année. Mais l’Etat et la mairie de Gonesse ont fait appel et tentent le passage en force. La société du Grand Paris, une structure sous tutelle étatique, a annoncé son intention d’engager dès novembre 2019 la construction d’une gare au milieu du Triangle, qui formerait un décroché de 6 km  sur la future la ligne 17-Nord. Les premiers habitants seraient à 1,7 kilomètres. Une gare en plein champ, financée par les contribuables, et uniquement destiné à desservir un projet privé et contesté de toute part : la gabegie et la démesure sont une permanence dans ce dossier. 

Il est temps d’arrêter de bétonner les sols. Les terres agricoles et forestières ont des fonctions vitales : elles doivent servir à nous nourrir, à rafraîchir l’atmosphère lors des canicules, à maintenir la biodiversité, à préserver le contact avec des paysages naturels, à mettre enfin en œuvre la transition écologique. 

Pour engager cette réhabilitation des sols agricoles, un collectif d’agronomes, d’urbanistes et d’acteurs économiques a conçu le projet CARMA, qui propose de déployer sur le Triangle de Gonesse une production maraîchère et agricole destinée aux cantines des environs : écoles, crèches, hôpitaux, EPAHD. Le projet prévoit aussi la création d’un centre de formation aux métiers de la transition écologique : récupération des déchets, éco-construction, rénovation thermique, mobilité durable. A 15 kilomètres de Paris et avec le réchauffement à venir, un poumon vert de cette ampleur sera un atout précieux pour les communes du nord de Paris. 

Dans cette zone déjà saturée de centres commerciaux, les habitants n’ont pas besoin de 240.000 mètres carrés supplémentaires dédiés à la surconsommation (l’équivalent de trois fois le Forum des Halles !) Un paysage restauré, des productions de qualité et un pôle d’activités tourné vers l’avenir, qui fournira des emplois pérennes – des emplois qui auront un sens dans le monde de demain :  voilà ce que les pouvoirs publics doivent proposer d’urgence.

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.comwww.carmapaysdefrance.com

Mobilisation générale pour les 24h du triangle de Gonesse le samedi 18 et dimanche 19 mai

Après l’annulation de la création de la ZAC Triangle de Gonesse en mars 2018, nous avons obtenu en mars 2019 devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise l’annulation de la révision du PLU qui aurait rendu constructible le milieu du Triangle de Gonesse. Juridiquement c’est donc le PLU précédent qui s’applique et donc cette partie du Triangle de Gonesse reste classée agricole.

Mais – aberration des aberrations !- l’annulation du PLU n’invalide pas le permis de construire de la gare du réseau Grand Paris Express, signé fin 2018 par le préfet du Val d’Oise. Pourtant cette gare n’a été envisagée que pour desservir deux projets aujourd’hui interdits : EuropaCity et le centre d’affaires qui aurait dû l’entourer. A ce jour c’est le seul permis de construire signé, aucun n’est en cours d’instruction.

La Société du Grand Paris prévoit pourtant de démarrer le chantier de la gare du Triangle de Gonesse en novembre 2019, alors que le gouvernement a déjà reporté de 2024 à 2027 la mise en service de la ligne 17-Nord dont cette gare est censée faire partie.

Ouvrir le chantier d’une gare pour une zone d’activités annulée et dans un espace destiné à rester agricole serait un passage en force que nous ne pouvons accepter. Il est temps que des décisions politiques soient prises pour mettre fin à pareille énormité !

Face à la puissance financière des promoteurs français –AUCHAN- et chinois –WANDA- redoublons d’efforts pour que les décideurs politiques (État, Région, département) se saisissent enfin du projet CARMA, projet d’agro-écologie et d’économie circulaire, seul projet issu du terrain, peu gourmand en investissements, inspiré des expériences concrètes menées en agriculture périurbaine et vivrière à Barcelone et à Milan, seul projet susceptible de reconstruire le lien entre producteurs, consommateurs et habitants.

Source : communiqué du Collectif pour le Triangle de Gonesse

Annulation du PLU de Gonesse : qui veut encore du projet Europacity ?

EuropaCity, ce gigantesque centre de commerces et de loisirs programmé sur le Triangle de Gonesse, vient d’essuyer un nouveau revers : le Plan local d’urbanisme (PLU) qui devait lui permettre de construire a été annulé ce mardi 12 mars par le tribunal administratif de Cergy.

Porté par le groupe Auchan et le groupe chinois Wanda, EuropaCity prévoit de bétonner 80 hectares d’excellences terres agricoles, et 299 hectares en intégrant le centre d’affaires et la gare. Pour rendre ces parcelles constructibles, le conseil municipal de Gonesse avait adopté en septembre 2017 une révision de son PLU.

Avant d’être soumise au vote, cette révision avait été l’objet d’une enquête publique qui s’était soldée par un avis défavorable du Commissaire-enquêteur. Celui-ci avait estimé que le projet d’urbanisation était incompatible avec les objectifs de la France en matière de développement durable. Dix associations* avaient saisi le tribunal administratif de Cergy fin 2017. C’est cette saisine qui vient d’être tranchée par le juge administratif : l’ancien PLU, dans lequel les  299 hectares sont classés agricoles, s’applique désormais.

En mars 2018, la même juridiction avait annulé l’arrêté préfectoral de création de la ZAC du Triangle de Gonesse. C’est donc la deuxième fois que la justice donne raison aux opposants au projet EuropaCity. D’autres recours doivent être jugés, notamment contre la délivrance par le préfet du permis de construire pour la gare de la ligne 17-Nord.

Le chantier de cette gare, inscrite dans le projet du Grand Paris Express, doit commencer en novembre, pour une livraison en 2027 au plus tôt. Située en plein champ, à 1,7 kilomètre des premières habitations, c’est une aberration écologique et économique, dont le CPTG (Collectif pour le Triangle de Gonesse) demande l’abandon immédiat. Tout démarrage des travaux représenterait un passage en force injustifiable et un immense gâchis d’argent public.

Il y a trois semaines, un meeting organisé à Paris par le CPTG a rassemblé plus de 1200 personnes : Relayé dans les médias nationaux, ce meeting a montré que la lutte pour les terres de Gonesse est devenue le symbole du combat pour une autre agriculture, une autre alimentation, et un autre développement urbain et rural.

Le meeting a également permis de présenter le projet alternatif CARMA, qui propose de transformer le Triangle de Gonesse en un poumon maraîcher, véritable levier de la transition écologique pour toute l’Ile de France.  

Les 18 et 19 mai, un nouveau rassemblement aura lieu  sur le Triangle de Gonesse. Plusieurs milliers de personnes y sont attendues.

Le rejet d’EuropaCity est donc général et l’annulation du PLU apporte une raison supplémentaire d’espérer. Mais la bataille n’est pas gagnée. Le CPTG appelle donc tous ses soutiens à amplifier la mobilisation contre EuropaCity, projet inutile et climaticide. Il reste six mois avant le début du chantier de la gare pour obtenir la décision politique qui s’impose.

L’urgence climatique impose d’abandonner l’urbanisation du Triangle de Gonesse. Nos concitoyens attendent cette décision.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Grande réunion anti Europa City le 20 février à Paris 11ème

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) vous invite à un grand meeting contre le projet Europacity et pour ladéfense des terres agricoles le mercredi 20 février salle Olympe de Gouges, à Paris 11ème, à partir de 18 h 30.
Parmi les intervenants: Marc Dufumier, agronome ; Gilles Clément, paysagiste ; Marie-Monique Robin, journaliste, auteure de documentaires sur Monsanto ; Emily Loizeau, chanteuse, qui interprétera deux chansons; Marie Desplechin, auteure ; Olivier Razemon, journaliste ; Florent Sebban, maraîcher; Maud Granger-Rémy, administratrice des AMAP Ile-de-France; Julien Vermignon, de l’association « Nous Gonessiens », des élu.es : Delphine Batho, Clémentine Autain, Corinne Lepage, Fabien Gay, François Vauglin… le tout animé par Hervé Kempf.

Europacity, c’est 450.000 m2 de commerces et espaces de loisirs, des hôtels, un aquapark climatisé, une piste de ski artificielle… Porté par la famille Mulliez (groupe Auchan) et Wanda, un investisseur chinois, le projet émettra autant de CO2 qu’une ville de 140.000 habitants et détruira 80 hectares de terres très fertiles aux portes de Paris. 

Contrairement à ce que l’on a pu croire après l’annulation de la ZAC du Triangle de Gonesse, le projet n’est pas abandonné. L’Etat a validé la déclaration d’utilité publique de la ZAC et délivré le permis de construire de la gare de lacontestée ligne 17 Nord. Et les premiers coups de bulldozer pourraient être donnés dès 2019.
Le meeting du 20 février rassemblera des militants et des citoyens nombreux et de sensibilités variées et présentera leprojet alternatif CARMA, qui propose de créer sur ces terres un poumon maraîcher destiné aux habitants de toute la région.
Vous y êtes chaleureusement conviés. 
Vous trouverez en PJ le communiqué et le dossier de presse. Nous nous tenons à votre disposition pour des informations complémentaires ou si vous voulez monter un reportage sur le Triangle de Gonesse.

Plus de 80% des riverains favorables à Europa City, des opposants politiques comme le maire d’Aunay-sous-Bois

Dans un sondage rendu public ce 17 janvier, 81 % des personnes interrogées résidant autour du futur parc d’activités Europacity s’y déclarent favorables. Réalisée par Odoxa et commandée par Ceetrus, la filiale immobilière d’Auchan porteuse du projet, l’enquête révèle aussi que la construction du futur parc d’activités est soutenue par 76 % des Franciliens et 69 % des Français. 

Un enthousiasme qui tranche avec l’activisme des opposants au projet et en premier lieu le collectif « Europadutout ». Ce dernier a multiplié ces derniers mois les tractages et les réunions publiques pour tenter de “retourner” l’état de l’opinion des habitants de Gonesse et des alentours.

Un collectif qui dénonce l’impact social et environnemental du projet et soutenu par certains élus de la droite du département voisin, la Seine–Saint-Denis. Ceux-ci, menés par le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza, ont multiplié ces dernières années les déclarations publiques pour manifester leur hostilité à la construction d’Europacity. Alors que les prochaines élections municipales se rapprochent, ils pointent du doigt le risque de concurrence déloyale que pourrait représenter Europacity pour les petits commerçants de leurs villes dans le 93. Un argument réfuté par les partisans du projet qui objectent que les retombées du parc pourraient être colossales pour tout le tissu économique de la région (900 millions d’euros sont attendus chaque année dans la zone du Grand Roissy).

Si les opposants locaux au projet sont minoritaires, ils peuvent donc compter sur le soutien de certains élus Républicains du département voisin.

Source et article complet : Consommation et Société

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