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Après l’abandon d’EuropaCity, la lutte continue pour préserver les Terres de Gonesse

Cela faisait des années que les opposants le disaient : le projet EuropaCity est daté et dépassé. Cela vient d’être acté par la décision présidentielle de l’abandonner. EuropaCity mort et enterré, on pourrait croire l’affaire « pliée », mais il n’en est rien. D’abord parce que le grand projet pharaonique ne concernait que 80 hectares des 300 promis à l’artificialisation des sols. Ensuite parce que le gouvernement a missionné Francis Rol‑Tanguy pour présenter un projet de remplacement pour le territoire, dont nul ne peut présager de ce qu’il peut advenir pour le Triangle de Gonesse.

Cette bonne nouvelle a été suivie d’une autre : la suspension par le tribunal administratif de Montreuil, sur requête des associations, des travaux de la ligne 17 nord, incluant la gare « en plein champ » pour une durée pouvant aller jusqu’à douze mois. On pourrait considérer cela comme une demi-victoire, les associations ayant demandé l’annulation pure et simple. Mais le verre est, suivant les humeurs, à moitié vide ou à moitié plein : si les travaux avaient commencé, comme cela était prévu, au début du mois d’octobre, les opposants auraient dû agir dans l’urgence. Cette pause est donc la bienvenue pour remobiliser l’opinion pour la préservation de la totalité du Triangle de Gonesse.

L’enjeu est donc maintenant la préservation des terres agricoles, avec l’ambition de réduire la dépendance alimentaire de l’agglomération parisienne. C’est l’objet du projet d’économie circulaire CARMA, que le CPTG continue à soutenir comme alternative à l’urbanisation. Pour cela, il y a aussi les moyens juridiques : action devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation définitive de la ZAC du triangle, plaidoirie en appel pour le maintien de l’annulation du plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, action en première instance pour l’annulation du permis de construire de la gare.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont permis de gagner cette décision du gouvernement.

Le combat continue et, plus que jamais, les associations militantes ont besoin du soutien de toutes et tous.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

André Cuzon : Europa city et après ? la chute d’ICARE ?

En 2011 nous (Environnement 93) avons été avec Val d’Oise Environnement à l’origine de cette lutte gagnante.
Après celle de l’aéroport de « Notre Dame des Landes », ce gouvernement va donc dans le bon sens !…il faut l’encourager à aller plus loin !

Europa City projet  Auchan-Chinois ambitionnait de faire venir des millions de chinois à Paris-Roissy  pour quelques jours.

Cela posait entre autres le problème de la perte des meilleures terres agricoles et aussi celui du problème climatique. Ces problèmes sont aussi ceux du développement sans limites du transport aérien et de l’aéroport de Roissy avec la création hier d’Aéroville à Tremblay, demain du terminal T4 ou du CDG-Express[1] etc.

L’arrêt d’Europa City projet Gonessien et val-d’oisien oblige à revoir le schéma directeur de la Plaine de France et de poser enfin la question de l’avenir du transport aérien et de nos 2 aéroports.

Yves Cochet ancien ministre de l’environnement de Lionel Jospin et ancien député du Val-d’Oise écrit dans son dernier livre :

« Nous nous attarderons pas sur le transport aérien, qui sera éteint pour toujours. Aucun carburant ne pourra faire perdurer la civilisation thermo-industrielle, la mondialisation  excessive des échanges, la mobilité à longue distance et à bon marché pour la moitié de la population actuelle. »

La question est gravissime pour notre territoire « Paris terre d’envol »[2]. Pour nous elle dépasse la question climatique, celle des taxes sur le kérosène ou de la privatisation d’ADP car l’activité du transport aérien est notre activité principale et donc la fin du pétrole-kérozène c’est dramatique sur le plan économique et social : les habitants et les emplois concernés sont des centaines de milliers (sinon des millions) et ce sera demain, ici !

Le prochain mandat municipal c’est 2020-2026 : en 2026 nous sommes dans le deuxième quart de ce siècle. La déplétion du pétrole a déjà commencée : penser que les dernières gouttes iront dans les avions de tourisme[3] alors que cela est source des conflits mondiaux …ce n’est pas sérieux.

Notre territoire est addict à l’aérien fossile : la porte d’entrée de beaucoup d’entre nous a été l’aéroport.

Notre assemblée territoriale, nos départements, notre région  et le gouvernement ne peuvent plus attendre.
Il y a longtemps (20 ans ?) que je réclamais publiquement la fin de l’aéroport d’affaires du Bourget[4] au préfet DUPORT : la question a été à l’ordre du jour au moment de la création de Roissy. Il y a longtemps aussi que nous avions créé un collectif contre le CDG-Express. Nous avions en son temps eu raison de dénoncer le gigantisme de l’Airbus 380 qui a obligé à élargir les pistes de tous les gros aéroports du monde pour rien.

La création du terminal T4 prouve que le lobby de l’aérien c’est l’imaginaire des  «  icariens » que nous sommes…étions ( ?)  depuis que la jeunesse nous « fait honte »…

Yves Cochet prévoit des milliards de morts…dans les  décennies à venir : alors au boulot.

Il faut commencer par un bout : la fermeture de l’aéroport d’affaires du Bourget (emport moyen inférieur à 2) et 550 hectares qui constituent une fracture territoriale entre le 93 et le 95 et empêchent de se parler et d’aller d’Aulnay à Gonesse qui était le chef du lieu du canton il y a 50 ans.

Cette fracture territoriale redoublée avec la création de Roissy est aussi une fracture sociale comme l’a rappelé les émeutes de 2005. Les projets de barreau de Gonesse ou de gare dans les champs ne peuvent répondre au problème des vald’oisiens qu’il faut comprendre: seule la fermeture de l’aéroport du Bourget peut donner des solutions.

Cela doit se faire de manière exemplaire dans la concertation comme pour la centrale de « Fessenheim » et pour la reconversion il faudra s’inspirer de la fermeture de l’aéroport de « Berlin Tempelhof » en préservant les terres agricoles, en créant des créant des lieux de culture, de jardins, d’agriculture, de parc, de fêtes, de festival (fête de l’huma) des camps, des campus, de « campeurs » jeunes, touristes ou réfugiés selon les besoins…en permettant aussi des liaisons entre Sarcelles-Gonesse et le 93. Le musée et une activité aérienne régalienne pour la sécurité peuvent être préservées.

La question de la ligne 17 est aussi posée : nous pensons que les liaisons entre 95 et 93 doivent suivre l’ex-RN2 et l’ex-RN370 : la future gare  Pleyel sera à 300 mètres du  RER D, qui doit être structurant pour ce territoire. Il faut relier aussi en site propre l’est du Val d’Oise vers Paris-gares du Bourget (ex RN 2) ou Aulnay (gare Europe sur la RN370) et trouver un développement limité sur ces axes. Nous avions proposer que la ligne 17 aille de la gare « aéroport du Bourget» vers Aulnay Europe pour rejoindre la gare « parc des Expos » ? (mais cela est-il utile, écologique  et rentable ?).

La vocation culturelle et agriculturelle sous toutes les formes sera à privilégier, car demain il faudra surtout une alimentation locale.

Gonesse capitale du blé et du pain ce n’est pas forcément le passé : Bridor, la filiale de boulangeries industrielles du Groupe breton Le Duff, prévoit d’ouvrir une nouvelle usine de fabrication de pains et de viennoiseries à Liffré, au nord de Rennes. L’investissement est conséquent : 250 millions d’euros. Avec à la clé près de 500 emplois.

 Bien entendu les 200 hectares de PSA doivent aussi être reconsidéré dans cette révision du schéma directeur de cette partie est de la plaine de France. Toutes les friches industrielles, commerciales ou agricoles doivent être recensées…

Monsieur Blazy maire de Gonesse avait réuni les opposants à Europa City au tout début (2011 ?) dans la salle du conseil municipal de Gonesse: il faut l’inviter à une prochaine assemblée élargie de notre territoire « Paris Terre d’envol » exceptionnelle et ouverte au public pour créer les liens indispensables entre voisins, entre humains. Les égoïsmes locaux ça suffit !

Un débat public sur le transport aérien doit être organisé rapidement dans ce territoire de la « plaine de France ».[5]

[1] http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-cdg-express/docs/pdf/cahier_acteur/cahier_environnement_93.pdf

[2] Pour les territoires qui fabriquent les AIRBUS idem

[3] Ou alors dans les avions de guerre !

[4] Le Bourget 550 hectares, 100.000 usagers/an qui peuvent prendre les avions de ligne mieux le train !

Le Bourget 100 ans ça suffit !

[5] Monsieur Frank Cannarozzo qui a été délégué par l’EPT « Paris terres d’envol » à ATLANTA en octobre pourra nous faire son compte-rendu sur l’avenir du « transport aérien durable » ?.

Monsieur Blazy Président de l’association Ville et Aéroport, tous les élus  et les associations de riverains doivent débattre sans tabou.

Source : communiqué André Cuzon

Abandon d’Europacity : une étape importante pour l’avenir de la plaine de France, le combat continue pour une transition juste

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) salue la décision du chef de l’Etat d’abandonner Europacity, projet de méga-complexe de commerces et de loisirs qui aurait eu pour conséquence de détruire 80 hectares de terres agricoles à 15 kilomètres au nord de Paris.

« C’est une bonne décision, que nous attendions depuis de longs mois », déclare Bernard Loup, président du Collectif qui fédère depuis 2011 de nombreuses associations opposées au mastodonte imaginé par le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda.

« Ce grand projet inutile et imposé, qui tablait sur une explosion du trafic aérien à l’aéroport de Roissy, était en complète contradiction avec les discours du président de la République sur l’urgence écologique. Le temps n’est plus aux grands temples du consumérisme et à l’artificialisation des terres. Il est temps d’investir dans une transition écologique juste, qui profite vraiment aux habitants de la banlieue », ajoute Bernard Loup.

A l’issue du Conseil de défense écologique, l’Elysée a par ailleurs évoqué un « projet alternatif », dont les contours restent flous (il est question d’un projet « mixte et moderne »). Plus inquiétant : le gouvernement ne remet pas en cause l’ouverture, annoncée par la Société du Grand Paris pour novembre 2019, du chantier de la gare « Triangle de Gonesse », initialement promise au groupe Auchan pour desservir le méga-complexe Europacity.

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse appelle donc ses nombreux soutiens à maintenir leur vigilance afin d’obtenir la suspension des travaux de la gare ainsi que la mise en place d’une concertation, afin d’aboutir à un projet ambitieux pour la banlieue nord.

Le CPTG soutient le projet CARMA (carmapaysdefrance.com), porté depuis 2016 par un collectif d’opérateurs économiques, d’urbanistes, d’ingénieurs agronomes, de commerçants et d’associations, et qui prévoit le maintien de l’activité agricole couplée à un plan d’investissement massif dans les filières de la transition écologique, fortement créatrices d’emplois (éco-construction, rénovation thermique du bâti, énergies renouvelables, mobilité durable, tourisme de proximité).

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.comwww.nonaeuropacity.com

Contact CARMA, Robert Spizzichino : 06 87 62 38 84

Le rapporteur public demande la suspension des travaux de la ligne 17 Nord qui desservira Europa City

Mercredi 6 novembre le rapporteur public du tribunal administratif de Montreuil a demandé la suspension pour dix mois de l’autorisation environnementale de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express.

L’audience opposait le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) et France Nature Environnement (FNE), qui défendent les terres agricoles et la biodiversité de la plaine de France, menacés par le projet de méga-complexe commercial EuropaCity et un quartier d’affaires, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à l’avocate de la Société du Grand Paris (SGP).

Le rapporteur a invité le tribunal à utiliser l’article L.181.18 du Code de l’environnement afin de permettre à la SGP de revoir sa copie.

Le rapporteur a retenu deux moyens pour justifier cette suspension :

1- Un vice de procédure concernant les effets cumulés sur l’environnement de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express et de la ZAC du Triangle de Gonesse, qui inclut notamment le projet de méga-centre commercial EuropaCity. Le rapporteur a rappelé que l’Autorité environnementale avait déjà émis un avis défavorable à la ZAC. Il a également rappelé que la législation européenne transcrite dans le Code de l’environnement exige non seulement de lister les effets des projets voisins, mais aussi d’analyser leurs effets cumulés.

Tous les experts s’accordent à dire que les projets du Triangle de Gonesse et de la ligne 17 Nord sont étroitement imbriqués et qu’ils auraient des effets insuffisamment étudiés, notamment sur le traitement des eaux usées et des eaux de chantier (les eaux d’exhaure), sur les espaces agricoles et sur les espèces protégées. Pour remédier à ce défaut, le rapporteur demande une révision de l’étude d’impact de la ligne 17 Nord, suivie d’une nouvelle enquête publique.

2- Concernant les espèces protégées le rapporteur rappelle que le Code de l’environnement impose que les projets n’entraînent pas de pertes nettes de population. C’est un principe de prévention plus fort que la simple précaution. Or les mesures de compensation annoncées par la SGP ont été jugées beaucoup trop imprécises. L’oedicnème criard, un oiseau qui figure sur la liste des espèces menacées, devrait normalement se déplacer à Claye-Souilly, dans le site des Mont-Gardés. Comment s’en assurer ? Le rapporteur demande à la SGP des analyses complémentaires sur les gains de biodiversité attendus et leurs méthodes d’évaluation, quitte à proposer des mesures de compensation supplémentaires.

3- Le rapporteur a aussi soulevé les contradictions de l’étude d’Impact à propos de la gestion des eaux du chantier (les eaux d’exhaure). Seront-elles traitées ou réinjectées ? En cas de traitement, où est l’accord du Syndicat des eaux ? Si le rapporteur n’a pas retenu ce moyen, il a tout de même évoqué la possibilité pour le tribunal d’être plus sévère. En conclusion, le rapporteur public a demandé au tribunal de surseoir à sa décision par un délai de 10 mois et de suspendre, en attendant la fin de ce contentieux, les travaux à proximité de la ZAC du Triangle de Gonesse ainsi que sur les zones abritant des espèces protégées sujettes à des mesures de compensation.

Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé instamment au tribunal de ne pas stopper les travaux de la ligne entre Le Bourget et Bonneuil-en-France. Le tunnelier devrait en effet entrer prochainement par un puits dont la construction menace une autre espèce protégée, la linotte mélodieuse, dont la compensation est contestée.

La présidente du tribunal administratif a annoncé la mise en délibéré, avec une décision sous 15 jours à 3 semaines.

Source : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.comwww.nonaeuropacity.com

Des citoyens marcheront de Gonesse à Matignon pour sauver les terres agricoles de la plaine de France les 4 et 5 octobre

Non, le projet Europacity n’est pas mort : malgré plusieurs procédures juridiques en cours, malgré une contestation qui s’amplifie, la Société du Grand Paris a annoncé pour début novembre le lancement du chantier de la gare « Triangle de Gonesse », promise par les pouvoirs publics au groupe Auchan pour acheminer les clients de son gigantesque centre commercial et de loisirs. Face à cette menace imminente, le Collectif pour le Triangle de Gonesse et ses soutiens appellent à une marche citoyenne, qui partira de Gonesse le vendredi 4 octobre, pour arriver le 5 octobre devant l’hôtel Matignon.

Avant l’été, il avait pourtant semblé que la raison pouvait l’emporter : les services du Premier ministre avaient demandé au collectif CARMA de lui exposer par écrit son projet alternatif pour le Triangle de Gonesse. CARMA est un collectif d’agronomes, d’urbanistes et d’opérateurs économiques qui propose d’installer un pôle de production maraîchère pour alimenter en produits frais et de qualité les cantines collectives des environs (écoles, hôpitaux, entreprises, EHPAD) et de créer un centre de formation aux métiers de la transition écologique – ceux de la mobilité durable, de l’éco-construction et de la rénovation thermique du bâti notamment.

Mais dès la fin juin des pelleteuses ont attaqué les champs du Triangle de Gonesse, laissant une balafre de plusieurs centaines de mètres de long. Si rien n’est fait pour l’arrêter, le chantier qui doit reprendre début novembre verra l’installation d’un tunnelier destiné à percer le sol jusqu’au Bourget.

Face à ce désastre annoncé, la contestation s’amplifie. Le chantier de la gare lancé au début de l’été a été bloqué pendant plusieurs matinées. Un recours en référé a également été déposé au tribunal administratif de Montreuil.

Faut-il rappeler que la lutte contre l’artificialisation des sols est au coeur d’un récent plan d’action lancé par le gouvernement ? Faut-il rappeler que les terres agricoles, en plus de leurs fonctions nourricières, jouent un rôle, vital, de régulation du micro-climat, de plus en plus caniculaire, de la région parisienne ? Les terres de Gonesse, des limons fertiles, absorbent l’eau et protègent la biodiversité. Faut-il rappeler que les emplois créés par les centres commerciaux s’accompagnent de nombreuses destructions d’emplois dans les commerces de proximité ? La plaine de France est déjà saturée de centres commerciaux : Aéroville, O’Parinor, Paris-Nord2, sont déjà à la peine … Faut-il rappeler qu’EuropaCity produira en CO2 l’équivalent d’une ville de 140.000 habitants – mais sans habitants ? Faut-il rappeler que la transition écologique crée de nombreux emplois de proximité, non délocalisables ? Faut-il rappeler que dans les villes favorisées autour de Paris on préserve les terres agricoles et on bloque les projets de centres commerciaux – mais pourquoi pas dans les périphéries défavorisées, alors ? Faut-il rappeler que, de l’aveu même des sondages commandés par les promoteurs d’EuropaCity, 78 % des Franciliens trouvent justifiées les inquiétudes des opposants au projet (*) ? Enfin, faut-il rappeler les besoins, criants en Ile-de-France, d’amélioration des transports du quotidien ?

C’est pour faire comprendre au gouvernement l’importance vitale de sauver les terres agricoles ainsi que la nécessité d’investir massivement dans une transition écologique créatrice d’emplois, que la marche citoyenne partira de Gonesse le vendredi 4 octobre, pour arriver devant Matignon le samedi 5 octobre.

Vendredi soir, les marcheurs feront halte pour un banquet citoyen à la Cité Fertile de Pantin. (14 rue Edouard Vaillant). Pour rejoindre les marcheurs selon la disponibilité : www.nonaeuropacity;com (sous réserve des autorisations nous serons samedi 5 octobre à 11h place de Stalingrad et nous partirons de Bastille à 14h30.

A lire, la tribune signée par de nombreuses personnalitéshttps://blogs.mediapart.fr/edition/marchons-pour-les-terres-fertiles-de-gonesse-matignon

(*) baromètre Europacity réalisé par l’institut Odoxa en octobre et novembre 2017

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.comwww.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.comwww.carmapaysdefrance.com

Alain Boulanger lâche le collectif anti-EuropaCity, «gangrené» par les centres commerciaux

L’un des trois porte-parole d’« Euro Pas du Tout » juge que les intérêts des petits commerçants ne sont pas pris en compte. Et ne veut plus être le « prête-nom » des grosses foncières commerciales.

Il claque la porte ! Alain Boulanger, historique associatif d’Aulnay-sous-Bois, quitte le collectif « Euro Pas du Tout ». Créée en 2018, cette structure vise à défendre les intérêts des commerces existants aux abords du Triangle de Gonesse , où EuropaCity doit voir le jour d’ici huit ans. Sa crainte : que le projet de complexe touristico-commercial détruise les emplois et les centres-villes, en captant leurs chalands.

Mais à croire Alain Boulanger, en réalité, « Euro Pas du Tout » serait le bras armé des gros centres commerciaux implantés dans la zone, dont O’Parinor à Aulnay et Aéroville à Tremblay-en-France, propriétés des foncières Unibail et Hammerson. Lesquelles s’inquiètent qu’un nouveau mastodonte n’empiète sur leurs plates-bandes d’ici quelques années.

«La promesse originelle n’est pas tenue»

Car dans le projet porté par Auchan et le groupe chinois Wanda , 500 commerces sont à l’étude, ainsi que des activités culturelles et de loisirs.

« La promesse originelle d’Euro Pas du Tout n’est pas tenue », estime Alain Boulanger, rappelant qu’en avril 2018, lui-même et les deux autres porte-parole du collectif, Kamel Lakal, opticien à Aulnay, et Maria Da Silva, représentant les marchés de France, « avaient justement pris l’engagement de défendre les centaines de petits magasins » risquant de disparaître.

Source et article complet : Le Parisien

Les opposants à l’urbanisation du Triangle de Gonesse se rassembleront une nouvelle fois mardi 2 juillet

Ce lundi matin quand les opposants à EuropaCity sont arrivés à 7 heures plusieurs dizaines de policiers étaient présents sur la zone. Les opposants ont pu approcher jusqu’à l’entrée du chantier de la canalisation des eaux usées. Des élus régionaux et municipaux du Front de Gauche et d’Europe Ecologie ont apporté leur soutien. Vers 10h trois personnes de l’entreprise en charge des travaux sont entrés sur le chantier pour piqueter le tracé de la tranchée nécessaire à la pose de la canalisation. Vers 11h30 quand les trois personnes sont ressorties du chantier, les forces de police se sont retirées. Les opposants sont alors repartis vers 12h30.

Les opposants en déduisent que le chantier n’est pas suspendu jusqu’à nouvel ordre depuis leur intervention du mercredi 26 juin, mais que le passage en force continue à la demande de la Société du Grand Paris (SGP), pour la pose d’une canalisation, pour une gare en terre agricole devant desservir une ZAC annulée. Situation ubuesque de gaspillage de l’argent public !

En l’absence de décision politique la SGP refuse de tenir compte des décisions juridiques qui remettent en cause le projet EuropaCity et sa gare.

Pour s’opposer au creusement de la tranchée, le CPTG donne rendez-vous ce mardi 2 juillet à 7h à la patte d’Oie de Gonesse, entrée vers le Chemin de la justice.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Triangle de Gonesse : le blocage du chantier de la gare Auchan reprend ce matin

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) appelle les personnes opposées à la destruction des terres agricoles menacées par le projet EuropaCity à se rassembler sur place ce lundi 1er juillet, afin d’empêcher toute tentative de reprise du chantier de la gare, prévue pour desservir le méga-centre commercial voulu par le groupe Auchan.

Les travaux en vue de la construction de la station « Triangle de Gonesse » ont démarré vendredi 21 juin, créant une balafre de plusieurs mètres de large et de plusieurs centaines de mètres de long à travers un champ de maïs. Il s’agirait de travaux de terrassement préalables à la construction de canalisations des eaux usées.

Le CPTG et ses nombreux soutiens dénoncent cette tentative de passage en force et ce reniement de la parole donnée : le président de la République n’a-t-il pas promis une politique de « zéro artificialisation nette des sols agricoles » ?

Le démarrage du chantier de la gare est particulièrement absurde alors que le projet de complexe commercial EuropaCity et d’un quartier d’affaires, prévu sur une superficie de 300 hectares, est au point mort : en mars 2018 puis en mars 2019, la ZAC (zone d’aménagement concerté) et le PLU (Plan local d’urbanisme) de Gonesse ont été annulés par le tribunal administratif. La Cour administrative d’appel de Versailles, saisie par le gouvernement qui avait fait appel de la décision d’annuler la ZAC, devrait rendre son jugement dans quelques jours.

Au même moment, les nécessaires discussions sur l’avenir du Triangle de Gonesse et sur le Grand Roissy semblent sur le point de s’engager : c’est pourquoi l’association CARMA, qui a mis au point un ambitieux programme prévoyant la création d’une ceinture nourricière de proximité, un centre de formation aux métiers de la transition énergétique ainsi que des actions en faveur de la santé alimentaire, va rendre publiques le dernier état de ses propositions afin d’amplifier la co-construction déjà engagée autour du projet.

Le CPTG appelle tous ceux qui estiment que la transition écologique nécessite des changements profonds et effectifs à venir ce lundi 1er juillet à l’entrée du Chemin de la Justice à Gonesse, à partir de 7 heures du matin pour manifester par une action non-violente leur détermination contre toute reprise du chantier. Il est encore temps de décider d’un autre projet pour le Triangle de Gonesse, qui sauvegarde les ressources naturelles et qui crée des emplois d’avenir.

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com, www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com, www.carmapaysdefrance.com

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Dimanche 30 juin 2019 venez fêter l’arrivée de l’été sur le Triangle de Gonesse !

Ce sera une belle occasion pour revenir sur le Triangle ou pour le découvrir pour celles et ceux qui n’ont pas pu participer à nos précédents rassemblements sur ces terres agricoles.

Ce sera surtout l’occasion de se réjouir ensemble de la recommandation faite par le rapporteur public devant la cour administrative d’appel de Versailles le 6 juin 2019 de confirmer l’annulation de l’arrêté de création de la ZAC de Gonesse.

Mais ce sera aussi l’occasion de se souvenir que le 9 mars 2018, trois jours après l’annulation de la ZAC (Zone d’aménagement concerté) du Triangle de Gonesse par le tribunal administratif de Cergy, l’Établissement public foncier d’Ile-de-France (EPFIF) sommait le Collectif pour le Triangle de Gonesse « de quitter et libérer les lieux de toutes personnes et de tous biens, et ce immédiatement et sans délai ». Les lieux en question sont une parcelle de 1200 m2, délaissée depuis de nombreuses années et en partie mise en culture par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui y a organisé les premières Fêtes des Terres de Gonesse en mai 2017 et mai 2018 et des rencontres un dimanche sur deux depuis trois ans pour cultiver des légumes et faire découvrir le Triangle.

Vu que le 23 janvier 2019, au terme d’une longue procédure juridique, le Tribunal de grande instance de Pontoise nous a ordonné de renoncer à prendre soin de cette parcelle de terrain cadastrée n° ZN137 pour la rendre « libre de tous biens, matériels, marchandises et plantations au plus tard le 30 juin »nous vous donnons rendez-vous dimanche 30 juin 2019 sur la parcelle d’à côté qui n’est pas visée par le jugement du TGI de Pontoise et que nous avons commencé de mettre en culture depuis le début du printemps 2019.

Ainsi vous constaterez que l’intégralité de la parcelle n° ZN137 de 1253 m2 propriété de l’EPFIF est désormais à l’état de jachère et vous nous aiderez à mettre en valeur la parcelle voisine qui a -comme les autres terres du triangle de Gonesse- vocation à rester une terre agricole d’une qualité exceptionnelle permettant de subvenir aux besoins alimentaires de l’agglomération parisienne comme le prévoit le projet CARMA.

Pour dénoncer le projet, le CPTG vous invite à un pic-nique revendicatif le dimanche 30 juin à partir de 10h.

En cas de besoin, vous pouvez appeler au 06 77 16 31 74 ou au 06 76 90 11 62.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

« EuropaCity compétences » : le nouveau miroir aux alouettes du groupe Auchan

Les 18 et 19 mai, un millier de personnes étaient rassemblées sur le Triangle de Gonesse pour exprimer leur opposition au projet climaticide Europacity. Ignorant cette mobilisation grandissante, les dirigeants d’Europacity portés par le groupe Auchan persistent, en organisant trois jours plus tard le lancement d’« Europacity Compétences » dispositif censé former les futurs salariés, avec un objectif surréaliste de 75% d’embauches locales, totalement démenti par les faits.

1/ Une confusion savamment entretenue, gonflant abusivement les chiffres d’emplois

La direction d’Europacity cite en permanence le chiffre de « 10 000 emplois » escomptés, établi par l’expert mandaté par la Commission Nationale du Débat Public en 2016. Mais il s’agit d’EMPLOIS BRUTS, auxquels il convient de retrancher les « emplois supprimés par ailleurs » soit une évaluation de l’expert de 7385 EMPLOIS NETS. Ce qui n’empêche pas M. Blazy, maire de Gonesse de citer encore « 10 000 emplois nets » dans une lettre adressée aux personnalités présentes à Gonesse les 18 et 19 mai. Par ailleurs, Europacity a bien précisé que l’ouverture désormais prévue en 2027 ne concernait qu’une première tranche de 60%. D’où le chiffre corrigé de 4400 EMPLOIS NETS, ce qui n’est pas la même chose (1)

2/ Une privatisation du service public, aucune compétence historique de la filiale d’Auchan

Plus d’une vingtaine d’organismes publics dont c’est le métier de s’occuper de formation / accompagnement à l’emploi existent sur le territoire !! Pas moins de 16 Agences Pôle Emploi et de Missions Locales, la Maison de l’Emploi et de la Formation et le GIP Emploi de Roissy, le Campus des métiers créé par l’Education Nationale rattaché à l’IUT Transports-Logistique de Tremblay-en-France, sans compter les établissements des chambres consulaires (dont le centre d’apprentissage de l’IMA à Villiers-le-Bel). Auxquels s’ajoutent des dizaines d’établissements d’Education Nationale secondaires et supérieurs… Certains organismes subissent des réductions budgétaires et de personnel et on veut créer encore en 2020 la « Cité des métiers » sur la plate-forme de Roissy ! On voudrait faire croire que rajouter « Europacity Compétences » (porté par le groupe Auchan dont ce n’est aucunement le métier…) serait en capacité de faire mieux que les autres, et même de coordonner ceux-ci !

3/ aucune certitude sur la faisabilité du projet

On est à J- 8 ans… On ignore le budget d’Europacity Compétences. Le projet d’Europacity est indéfini : on ne sait pas s’il se fera, on n’a aucune information sur son contenu… Il n’y a pas d’entreprises candidates pour les activités dites « culturelles », de candidats commerçants pour les 500 boutiques, l’incertitude règne sur l’offre de transports et la desserte du Triangle… On ne connaît pas les suites juridiques des procédures en cours… C’est totalement prématuré !

4/ L’exemple de Roissy, qui n’emploie que 5% de main-d’œuvre locale

En 45 ans d’existence, en conjoncture meilleure qu’aujourd’hui, la vingtaine d’organismes cités plus haut n’ont pas réussi à améliorer le taux de recrutement local du pôle de Roissy. En 2013, l’aéroport n’occupe que 6,2% des actifs ayant un emploi du bassin du Grand Roissy-le Bourget(2) et 5,2% en rajoutant les chômeurs. Les métiers offerts couvrent 2 à 5% de la palette des métiers possibles et certains postes sont déjà en tension sur le territoire (commerce, logistique, hôtellerie)…

Avec un objectif de 75% de recrutement des populations locales, on voudrait faire croire qu’Europacity Compétences serait capable de faire 14 fois mieux que des organismes dont c’est la fonction ! Pour le moment, le groupe Auchan a surtout démontré sa capacité à fermer 21 hypermarchés et à supprimer 750 emplois !

(1) Et si nous prenions en compte l’estimation du cabinet Mac Kinsey de 8000 emplois supprimés, le solde final pour le territoire serait largement négatif.

(2) Ce territoire couvre les deux intercommunalités de Roissy-Pays de France et de Terres d’envol, soit 50 communes et 274 000 actifs ayant un emploi. Europacity et les élus oublient généralement d’intégrer les chômeurs, alors qu’en principe les politiques d’emploi et de formation leur sont destinées en priorité.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

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