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Le 17 janvier, le Serment du Triangle pour sauver les terres agricoles de l’urbanisation par la Société du Grand Paris

Triangle de Gonesse : où en est-on ?

Le 7 novembre 2019, le gouvernement annonçait l’abandon du projet de méga-centre commercial et de loisirs EuropaCity dans les terres du Triangle de Gonesse. Il déclarait alors ne plus vouloir « laisser perdurer un étalement urbain qui depuis des décennies se fait au détriment de ces terres et des espaces naturels. »

Pourtant le 18 décembre 2020, contre toute attente (et contre l’avis du Rapporteur public, de l’Autorité environnementale, de la Commission départementale pour la protection des aires naturelles, agricoles et forestières, ainsi que du Commissaire-enquêteur en charge de l’enquête publique), la Cour administrative d’appel de Versailles annonçait le rétablissement du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, rendant possible l’urbanisation de 280 hectares du Triangle agricole. 

Cinq jours plus tard, la Société du Grand Paris (SGP) annonçait une reprise du chantier de la gare du Grand Paris Express en plein milieu de ces terres, et ce dès le mois de février, ignorant ainsi les préconisations de la Convention citoyenne pour le climat, les actions juridiques en cours, et surtout sans attendre les décisions du gouvernement suite au travail de Francis Rol-Tanguy, rapporteur du gouvernement, sur l’avenir du Triangle de Gonesse.

Rappelons que ce rapport, toujours tenu secret mais dont le contenu a fuité, explore trois scénarios pour le Triangle. Il montre qu’il n’y a pas de véritable projet d’urbanisation sur le Triangle et favorise la destination agricole de toutes les terres du Triangle de Gonesse pour améliorer l’autonomie alimentaire de la région Ile-de-France.

« Monsieur le Président, après la décision d’arrêter EuropaCity, ne laissez pas détruire l’espoir que cette décision a fait naître. Ne laissez pas bétonner les terres agricoles du Triangle de Gonesse”, demande Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG). « La décision, dans le prolongement du ‘One Planet Summit’ réuni cette semaine à Paris, de placer l’année 2021 sous le signe de la biodiversité, doit s’accompagner d’une décision exemplaire pour le Pays de France. La cohérence est à ce prix. »

C’est sur ce territoire qu’a été signé en décembre 2015 l’« Accord de Paris » sur la lutte contre les changements climatiques. Or, que veut faire la Société du Grand Paris, en contradiction totale avec les recommandations de la Convention citoyenne pour le climat, qui demandent l’arrêt de l’étalement urbain ? Elle cherche à passer en force, pour construire une gare située en plein champ pour la ligne 17 Nord. C’est un cheval de Troie de l’urbanisation qui ne trompe personne. 

Pourtant, de nombreuses communes d’Ile-de-France sont aujourd’hui à la recherche de terres fertiles, de fermes et de maraîchers pour s’alimenter et pour respecter la loi : dès 2022, les communes devront être approvisionnées à 50% en produits bio ou sous label de qualité (loi EGalim du 30 octobre 2018).

Le projet CARMA (carmapaysdefrance.com), qui permet d’assurer la vocation agricole du Triangle, est prêt à démarrer. À l’heure où les citoyenn.es plébiscitent les aliments produits localement et sans produits chimiques, à l’heure où les crises sanitaires et les canicules à répétition exigent de développer l’autonomie alimentaire et de protéger les sols, CARMA donnera un avenir aux terres du Triangle et enclenchera, au sein du Pays de France, des dynamiques pour l’emploi et pour la santé alimentaire de tous.tes. 

De leur côté, la SGP et certains élus du conseil départemental du Val d’Oise s’obstinent à proposer des projets incohérents, vides de toute substance, dans le seul but de démarrer la construction d’une gare coûteuse et inutile et d’urbaniser le Triangle. 

Réagir face à ce déni de bon sens est indispensable. Comme nous le dit Rob Hopkins, initiateur du mouvement international des Villes en transition : “Un projet du XXe siècle au XXIe siècle est quelque chose qui doit absolument être rejeté.”

C’est pourquoi nous invitons la presse et les Francilien.nes à nous rejoindre le dimanche 17 janvier de 11 h à 16 h au potager de la résistance du Triangle de Gonesse. A 13 h, nous prêterons le serment du Triangle avec des personnalités engagées pour un avenir durable (liste à venir).

Comment venir ? 

Chemin de la Justice, Gonesse : RER B ou D, arrêt Parc des Expositions ou Villiers-le-Bel Gonesse Arnouville, puis bus 20, arrêt exceptionnel à demander au chauffeur : la Patte d’Oie de Gonesse.

Source : Communiqué du CPTG

Le gouvernement doit préserver les terres agricoles du Triangle, seule décision compatible avec la COP 21

Un an après l’abandon d’EuropaCity montrera-t-il le cap à suivre ou restera-t-il dans les schémas du passé ?

Après la décision prise par le gouvernement d’annuler le projet EuropaCity, le haut fonctionnaire Francis Rol-Tanguy a été chargé d’une mission portant sur le territoire impacté par Roissy dont l’avenir du Triangle de Gonesse. Le rapport a été remis mi-juillet dans la discrétion.

La forte mobilisation pour la 4e Fête des Terres de Gonesse n’a pas eu d’effet apparent sur le gouvernement. Le contexte sanitaire peut en être la raison.  Par contre  les instances qui n’imaginent pas d’autres solutions que l’urbanisation avec sa gare mettent la pression : lettre à Macron du maire de Gonesse, communiqués de presse de la CCI Paris Île-de-France et des acteurs économiques du Val d’Oise etc…

A la demande de France Nature Environnement (FNE), une délégation de FNE, CARMA et le CPTG a été reçue le 19 octobre par la conseillère en charge l’urbanisme, l’aménagement et la lutte contre l’étalement urbain auprès de la ministre chargée du Logement, Emmanuelle WARGON. Nous avons aussi dans un communiqué de presse dénoncé la dramatisation de la situation du chômage et les chiffres erronés publiés par la CCI Paris Île-de-France.

Le 12 novembre, le premier ministre a chargé le préfet du Val d’Oise « d’une mission d’élaboration d’un contrat de territoire ». Ce dernier a aussitôt demandé aux associations CARMA, CPTG et VOE de lui «  transmettre leurs contributions sur tout projet susceptible d’être intégré dans ce contrat de territoire ». Ce qui a été fait par chacune des trois associations (lire la contribution du CPTG, accompagnée d’une annexe transport).

Lors d’une visite à Cergy, le premier ministre a annoncé « un plan pour le Val d’Oise, tout comme mon prédécesseur avait engagé un plan spécifique pour la Seine-Saint-Denis » (en novembre 2019). 

Le Triangle de Gonesse – après dix ans de lutte contre la démesure d’un méga-centre de commerces et de loisirs et pour la préservation de terres agricoles -, est devenu un symbole, qui réclame une réponse à la hauteur de sa singularité, compte tenu de sa taille, de sa situation aux portes de la deuxième métropole européenne et de son patrimoine pédologique exceptionnel.

Pour le CPTG, le Triangle de Gonesse ne doit pas être urbanisé.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Triangle de Gonesse-Pays de France un projet d’avenir existe ! Que fait le gouvernement ?

Un an après l’abandon d’EuropaCity, de nombreux acteurs du pays de France, fédérés dans le projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), sont prêts à se lancer dans des activités créatrices d’emplois locaux et durables. Mais malgré la crise sociale qui frappe durement le territoire, l’arbitrage du gouvernement sur l’avenir du Triangle de Gonesse se fait attendre.

Lancement d’un pôle agro-écologique pilote permettant d’approvisionner les marchés locaux et la restauration collective, relance de la filière horticole locale via une ferme floricole exemplaire, création d’un campus des métiers de la transition écologique permettant de former les jeunes et de reconvertir les salariés à des métiers d’avenir, sont quelques-uns des projets détaillés dans une contribution adressée par l’association CARMA le 20 novembre au préfet du Val d’Oise, chargé d’élaborer le futur contrat de territoire de l’est valdoisienCe dernier fait suite au rapport de M. Rol Tanguy dans lequel le projet CARMA, un des trois scénarios retenus, apparaît bien comme le plus crédible pour « construire une vision d’avenir de ce territoire » dans une stratégie de développement durable.

Le projet CARMA est né en 2017 pour défendre les terres agricoles du Triangle de Gonesse, maillon essentiel d’une ceinture verte à préserver sur les franges péri-urbaines de l’Ile-de-France. Au-delà du Triangle, l’association rassemble de nombreux acteurs du Pays de France, territoire à cheval sur le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis, et des professionnels de l’aménagement pour implanter un projet exemplaire d’économie circulaire. La lutte contre la trop grande dépendance de la région aux importations alimentaires (à plus de 90%) figure parmi les objectifs-phares du projet. 

« La Région métropolitaine, lieu de vie de 12 millions d’habitants, doit se lancer de manière ambitieuse dans une mutation de son système alimentaire. Paris et sa région sont très en retard : il est plus que temps de créer de nouvelles filières et emplois dans la production, la transformation, la distribution de produits de qualité, qui permettent le maintien de la fertilité des terres. C’est une dynamique gagnante à plusieurs titres, puisqu’elle permet de valoriser le patrimoine agricole et de préserver la biodiversité, de lutter contre les pollutions liées à l’activité agro-industrielle, mais aussi de créer de nouveaux paysages, qui sont autant de facteurs d’attractivité et de mieux vivre pour les habitants », déclare Dominique Picard, présidente de l’association CARMA

Le projet CARMA participe à la réalisation des engagements de la France dans les accords de Paris, signés en 2015 : il s’inscrit pleinement dans les objectifs à la fois du gouvernement et du Conseil régional Ile-de-France, qui se disent favorables à une politique de protection des terres agricoles, dans le cadre de l’objectif « zéro artificialisation nette » et à la loi sur l’agriculture et l’alimentation de 2018, qui exige 50 % de l’approvisionnement de la restauration collective en produits de qualité ou locaux dont 20% issus de l’agriculture biologique, dès 2022. 

« La banlieue nord-est de Paris est jeune, elle est créative, et elle n’attend pas pour entreprendreMais le territoire du pays de France a besoin d’un arbitrage du gouvernement et d’un engagement de la Région Ile-de-France sur l’avenir des terres du Triangle de Gonesse. C’est un levier essentiel qui permettra d’engager véritablement la transformation économique, sociale et écologique de ce territoire », précise Dominique Picard.


Source : Dominique Picard, présidente de CARMA

Après l’abandon d’EuropaCity, la lutte continue pour préserver les Terres de Gonesse

Cela faisait des années que les opposants le disaient : le projet EuropaCity est daté et dépassé. Cela vient d’être acté par la décision présidentielle de l’abandonner. EuropaCity mort et enterré, on pourrait croire l’affaire « pliée », mais il n’en est rien. D’abord parce que le grand projet pharaonique ne concernait que 80 hectares des 300 promis à l’artificialisation des sols. Ensuite parce que le gouvernement a missionné Francis Rol‑Tanguy pour présenter un projet de remplacement pour le territoire, dont nul ne peut présager de ce qu’il peut advenir pour le Triangle de Gonesse.

Cette bonne nouvelle a été suivie d’une autre : la suspension par le tribunal administratif de Montreuil, sur requête des associations, des travaux de la ligne 17 nord, incluant la gare « en plein champ » pour une durée pouvant aller jusqu’à douze mois. On pourrait considérer cela comme une demi-victoire, les associations ayant demandé l’annulation pure et simple. Mais le verre est, suivant les humeurs, à moitié vide ou à moitié plein : si les travaux avaient commencé, comme cela était prévu, au début du mois d’octobre, les opposants auraient dû agir dans l’urgence. Cette pause est donc la bienvenue pour remobiliser l’opinion pour la préservation de la totalité du Triangle de Gonesse.

L’enjeu est donc maintenant la préservation des terres agricoles, avec l’ambition de réduire la dépendance alimentaire de l’agglomération parisienne. C’est l’objet du projet d’économie circulaire CARMA, que le CPTG continue à soutenir comme alternative à l’urbanisation. Pour cela, il y a aussi les moyens juridiques : action devant le Conseil d’État pour obtenir l’annulation définitive de la ZAC du triangle, plaidoirie en appel pour le maintien de l’annulation du plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, action en première instance pour l’annulation du permis de construire de la gare.

Un grand merci à toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, ont permis de gagner cette décision du gouvernement.

Le combat continue et, plus que jamais, les associations militantes ont besoin du soutien de toutes et tous.

Source : Collectif Pour le Triangle de Gonesse

André Cuzon : Europa city et après ? la chute d’ICARE ?

En 2011 nous (Environnement 93) avons été avec Val d’Oise Environnement à l’origine de cette lutte gagnante.
Après celle de l’aéroport de « Notre Dame des Landes », ce gouvernement va donc dans le bon sens !…il faut l’encourager à aller plus loin !

Europa City projet  Auchan-Chinois ambitionnait de faire venir des millions de chinois à Paris-Roissy  pour quelques jours.

Cela posait entre autres le problème de la perte des meilleures terres agricoles et aussi celui du problème climatique. Ces problèmes sont aussi ceux du développement sans limites du transport aérien et de l’aéroport de Roissy avec la création hier d’Aéroville à Tremblay, demain du terminal T4 ou du CDG-Express[1] etc.

L’arrêt d’Europa City projet Gonessien et val-d’oisien oblige à revoir le schéma directeur de la Plaine de France et de poser enfin la question de l’avenir du transport aérien et de nos 2 aéroports.

Yves Cochet ancien ministre de l’environnement de Lionel Jospin et ancien député du Val-d’Oise écrit dans son dernier livre :

« Nous nous attarderons pas sur le transport aérien, qui sera éteint pour toujours. Aucun carburant ne pourra faire perdurer la civilisation thermo-industrielle, la mondialisation  excessive des échanges, la mobilité à longue distance et à bon marché pour la moitié de la population actuelle. »

La question est gravissime pour notre territoire « Paris terre d’envol »[2]. Pour nous elle dépasse la question climatique, celle des taxes sur le kérosène ou de la privatisation d’ADP car l’activité du transport aérien est notre activité principale et donc la fin du pétrole-kérozène c’est dramatique sur le plan économique et social : les habitants et les emplois concernés sont des centaines de milliers (sinon des millions) et ce sera demain, ici !

Le prochain mandat municipal c’est 2020-2026 : en 2026 nous sommes dans le deuxième quart de ce siècle. La déplétion du pétrole a déjà commencée : penser que les dernières gouttes iront dans les avions de tourisme[3] alors que cela est source des conflits mondiaux …ce n’est pas sérieux.

Notre territoire est addict à l’aérien fossile : la porte d’entrée de beaucoup d’entre nous a été l’aéroport.

Notre assemblée territoriale, nos départements, notre région  et le gouvernement ne peuvent plus attendre.
Il y a longtemps (20 ans ?) que je réclamais publiquement la fin de l’aéroport d’affaires du Bourget[4] au préfet DUPORT : la question a été à l’ordre du jour au moment de la création de Roissy. Il y a longtemps aussi que nous avions créé un collectif contre le CDG-Express. Nous avions en son temps eu raison de dénoncer le gigantisme de l’Airbus 380 qui a obligé à élargir les pistes de tous les gros aéroports du monde pour rien.

La création du terminal T4 prouve que le lobby de l’aérien c’est l’imaginaire des  «  icariens » que nous sommes…étions ( ?)  depuis que la jeunesse nous « fait honte »…

Yves Cochet prévoit des milliards de morts…dans les  décennies à venir : alors au boulot.

Il faut commencer par un bout : la fermeture de l’aéroport d’affaires du Bourget (emport moyen inférieur à 2) et 550 hectares qui constituent une fracture territoriale entre le 93 et le 95 et empêchent de se parler et d’aller d’Aulnay à Gonesse qui était le chef du lieu du canton il y a 50 ans.

Cette fracture territoriale redoublée avec la création de Roissy est aussi une fracture sociale comme l’a rappelé les émeutes de 2005. Les projets de barreau de Gonesse ou de gare dans les champs ne peuvent répondre au problème des vald’oisiens qu’il faut comprendre: seule la fermeture de l’aéroport du Bourget peut donner des solutions.

Cela doit se faire de manière exemplaire dans la concertation comme pour la centrale de « Fessenheim » et pour la reconversion il faudra s’inspirer de la fermeture de l’aéroport de « Berlin Tempelhof » en préservant les terres agricoles, en créant des créant des lieux de culture, de jardins, d’agriculture, de parc, de fêtes, de festival (fête de l’huma) des camps, des campus, de « campeurs » jeunes, touristes ou réfugiés selon les besoins…en permettant aussi des liaisons entre Sarcelles-Gonesse et le 93. Le musée et une activité aérienne régalienne pour la sécurité peuvent être préservées.

La question de la ligne 17 est aussi posée : nous pensons que les liaisons entre 95 et 93 doivent suivre l’ex-RN2 et l’ex-RN370 : la future gare  Pleyel sera à 300 mètres du  RER D, qui doit être structurant pour ce territoire. Il faut relier aussi en site propre l’est du Val d’Oise vers Paris-gares du Bourget (ex RN 2) ou Aulnay (gare Europe sur la RN370) et trouver un développement limité sur ces axes. Nous avions proposer que la ligne 17 aille de la gare « aéroport du Bourget» vers Aulnay Europe pour rejoindre la gare « parc des Expos » ? (mais cela est-il utile, écologique  et rentable ?).

La vocation culturelle et agriculturelle sous toutes les formes sera à privilégier, car demain il faudra surtout une alimentation locale.

Gonesse capitale du blé et du pain ce n’est pas forcément le passé : Bridor, la filiale de boulangeries industrielles du Groupe breton Le Duff, prévoit d’ouvrir une nouvelle usine de fabrication de pains et de viennoiseries à Liffré, au nord de Rennes. L’investissement est conséquent : 250 millions d’euros. Avec à la clé près de 500 emplois.

 Bien entendu les 200 hectares de PSA doivent aussi être reconsidéré dans cette révision du schéma directeur de cette partie est de la plaine de France. Toutes les friches industrielles, commerciales ou agricoles doivent être recensées…

Monsieur Blazy maire de Gonesse avait réuni les opposants à Europa City au tout début (2011 ?) dans la salle du conseil municipal de Gonesse: il faut l’inviter à une prochaine assemblée élargie de notre territoire « Paris Terre d’envol » exceptionnelle et ouverte au public pour créer les liens indispensables entre voisins, entre humains. Les égoïsmes locaux ça suffit !

Un débat public sur le transport aérien doit être organisé rapidement dans ce territoire de la « plaine de France ».[5]

[1] http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-cdg-express/docs/pdf/cahier_acteur/cahier_environnement_93.pdf

[2] Pour les territoires qui fabriquent les AIRBUS idem

[3] Ou alors dans les avions de guerre !

[4] Le Bourget 550 hectares, 100.000 usagers/an qui peuvent prendre les avions de ligne mieux le train !

Le Bourget 100 ans ça suffit !

[5] Monsieur Frank Cannarozzo qui a été délégué par l’EPT « Paris terres d’envol » à ATLANTA en octobre pourra nous faire son compte-rendu sur l’avenir du « transport aérien durable » ?.

Monsieur Blazy Président de l’association Ville et Aéroport, tous les élus  et les associations de riverains doivent débattre sans tabou.

Source : communiqué André Cuzon

Abandon d’Europacity : une étape importante pour l’avenir de la plaine de France, le combat continue pour une transition juste

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) salue la décision du chef de l’Etat d’abandonner Europacity, projet de méga-complexe de commerces et de loisirs qui aurait eu pour conséquence de détruire 80 hectares de terres agricoles à 15 kilomètres au nord de Paris.

« C’est une bonne décision, que nous attendions depuis de longs mois », déclare Bernard Loup, président du Collectif qui fédère depuis 2011 de nombreuses associations opposées au mastodonte imaginé par le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda.

« Ce grand projet inutile et imposé, qui tablait sur une explosion du trafic aérien à l’aéroport de Roissy, était en complète contradiction avec les discours du président de la République sur l’urgence écologique. Le temps n’est plus aux grands temples du consumérisme et à l’artificialisation des terres. Il est temps d’investir dans une transition écologique juste, qui profite vraiment aux habitants de la banlieue », ajoute Bernard Loup.

A l’issue du Conseil de défense écologique, l’Elysée a par ailleurs évoqué un « projet alternatif », dont les contours restent flous (il est question d’un projet « mixte et moderne »). Plus inquiétant : le gouvernement ne remet pas en cause l’ouverture, annoncée par la Société du Grand Paris pour novembre 2019, du chantier de la gare « Triangle de Gonesse », initialement promise au groupe Auchan pour desservir le méga-complexe Europacity.

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse appelle donc ses nombreux soutiens à maintenir leur vigilance afin d’obtenir la suspension des travaux de la gare ainsi que la mise en place d’une concertation, afin d’aboutir à un projet ambitieux pour la banlieue nord.

Le CPTG soutient le projet CARMA (carmapaysdefrance.com), porté depuis 2016 par un collectif d’opérateurs économiques, d’urbanistes, d’ingénieurs agronomes, de commerçants et d’associations, et qui prévoit le maintien de l’activité agricole couplée à un plan d’investissement massif dans les filières de la transition écologique, fortement créatrices d’emplois (éco-construction, rénovation thermique du bâti, énergies renouvelables, mobilité durable, tourisme de proximité).

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.comwww.nonaeuropacity.com

Contact CARMA, Robert Spizzichino : 06 87 62 38 84

Le rapporteur public demande la suspension des travaux de la ligne 17 Nord qui desservira Europa City

Mercredi 6 novembre le rapporteur public du tribunal administratif de Montreuil a demandé la suspension pour dix mois de l’autorisation environnementale de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express.

L’audience opposait le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) et France Nature Environnement (FNE), qui défendent les terres agricoles et la biodiversité de la plaine de France, menacés par le projet de méga-complexe commercial EuropaCity et un quartier d’affaires, au préfet de la Seine-Saint-Denis et à l’avocate de la Société du Grand Paris (SGP).

Le rapporteur a invité le tribunal à utiliser l’article L.181.18 du Code de l’environnement afin de permettre à la SGP de revoir sa copie.

Le rapporteur a retenu deux moyens pour justifier cette suspension :

1- Un vice de procédure concernant les effets cumulés sur l’environnement de la ligne 17 Nord du Grand Paris Express et de la ZAC du Triangle de Gonesse, qui inclut notamment le projet de méga-centre commercial EuropaCity. Le rapporteur a rappelé que l’Autorité environnementale avait déjà émis un avis défavorable à la ZAC. Il a également rappelé que la législation européenne transcrite dans le Code de l’environnement exige non seulement de lister les effets des projets voisins, mais aussi d’analyser leurs effets cumulés.

Tous les experts s’accordent à dire que les projets du Triangle de Gonesse et de la ligne 17 Nord sont étroitement imbriqués et qu’ils auraient des effets insuffisamment étudiés, notamment sur le traitement des eaux usées et des eaux de chantier (les eaux d’exhaure), sur les espaces agricoles et sur les espèces protégées. Pour remédier à ce défaut, le rapporteur demande une révision de l’étude d’impact de la ligne 17 Nord, suivie d’une nouvelle enquête publique.

2- Concernant les espèces protégées le rapporteur rappelle que le Code de l’environnement impose que les projets n’entraînent pas de pertes nettes de population. C’est un principe de prévention plus fort que la simple précaution. Or les mesures de compensation annoncées par la SGP ont été jugées beaucoup trop imprécises. L’oedicnème criard, un oiseau qui figure sur la liste des espèces menacées, devrait normalement se déplacer à Claye-Souilly, dans le site des Mont-Gardés. Comment s’en assurer ? Le rapporteur demande à la SGP des analyses complémentaires sur les gains de biodiversité attendus et leurs méthodes d’évaluation, quitte à proposer des mesures de compensation supplémentaires.

3- Le rapporteur a aussi soulevé les contradictions de l’étude d’Impact à propos de la gestion des eaux du chantier (les eaux d’exhaure). Seront-elles traitées ou réinjectées ? En cas de traitement, où est l’accord du Syndicat des eaux ? Si le rapporteur n’a pas retenu ce moyen, il a tout de même évoqué la possibilité pour le tribunal d’être plus sévère. En conclusion, le rapporteur public a demandé au tribunal de surseoir à sa décision par un délai de 10 mois et de suspendre, en attendant la fin de ce contentieux, les travaux à proximité de la ZAC du Triangle de Gonesse ainsi que sur les zones abritant des espèces protégées sujettes à des mesures de compensation.

Le préfet de Seine-Saint-Denis a demandé instamment au tribunal de ne pas stopper les travaux de la ligne entre Le Bourget et Bonneuil-en-France. Le tunnelier devrait en effet entrer prochainement par un puits dont la construction menace une autre espèce protégée, la linotte mélodieuse, dont la compensation est contestée.

La présidente du tribunal administratif a annoncé la mise en délibéré, avec une décision sous 15 jours à 3 semaines.

Source : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.comwww.nonaeuropacity.com

Des citoyens marcheront de Gonesse à Matignon pour sauver les terres agricoles de la plaine de France les 4 et 5 octobre

Non, le projet Europacity n’est pas mort : malgré plusieurs procédures juridiques en cours, malgré une contestation qui s’amplifie, la Société du Grand Paris a annoncé pour début novembre le lancement du chantier de la gare « Triangle de Gonesse », promise par les pouvoirs publics au groupe Auchan pour acheminer les clients de son gigantesque centre commercial et de loisirs. Face à cette menace imminente, le Collectif pour le Triangle de Gonesse et ses soutiens appellent à une marche citoyenne, qui partira de Gonesse le vendredi 4 octobre, pour arriver le 5 octobre devant l’hôtel Matignon.

Avant l’été, il avait pourtant semblé que la raison pouvait l’emporter : les services du Premier ministre avaient demandé au collectif CARMA de lui exposer par écrit son projet alternatif pour le Triangle de Gonesse. CARMA est un collectif d’agronomes, d’urbanistes et d’opérateurs économiques qui propose d’installer un pôle de production maraîchère pour alimenter en produits frais et de qualité les cantines collectives des environs (écoles, hôpitaux, entreprises, EHPAD) et de créer un centre de formation aux métiers de la transition écologique – ceux de la mobilité durable, de l’éco-construction et de la rénovation thermique du bâti notamment.

Mais dès la fin juin des pelleteuses ont attaqué les champs du Triangle de Gonesse, laissant une balafre de plusieurs centaines de mètres de long. Si rien n’est fait pour l’arrêter, le chantier qui doit reprendre début novembre verra l’installation d’un tunnelier destiné à percer le sol jusqu’au Bourget.

Face à ce désastre annoncé, la contestation s’amplifie. Le chantier de la gare lancé au début de l’été a été bloqué pendant plusieurs matinées. Un recours en référé a également été déposé au tribunal administratif de Montreuil.

Faut-il rappeler que la lutte contre l’artificialisation des sols est au coeur d’un récent plan d’action lancé par le gouvernement ? Faut-il rappeler que les terres agricoles, en plus de leurs fonctions nourricières, jouent un rôle, vital, de régulation du micro-climat, de plus en plus caniculaire, de la région parisienne ? Les terres de Gonesse, des limons fertiles, absorbent l’eau et protègent la biodiversité. Faut-il rappeler que les emplois créés par les centres commerciaux s’accompagnent de nombreuses destructions d’emplois dans les commerces de proximité ? La plaine de France est déjà saturée de centres commerciaux : Aéroville, O’Parinor, Paris-Nord2, sont déjà à la peine … Faut-il rappeler qu’EuropaCity produira en CO2 l’équivalent d’une ville de 140.000 habitants – mais sans habitants ? Faut-il rappeler que la transition écologique crée de nombreux emplois de proximité, non délocalisables ? Faut-il rappeler que dans les villes favorisées autour de Paris on préserve les terres agricoles et on bloque les projets de centres commerciaux – mais pourquoi pas dans les périphéries défavorisées, alors ? Faut-il rappeler que, de l’aveu même des sondages commandés par les promoteurs d’EuropaCity, 78 % des Franciliens trouvent justifiées les inquiétudes des opposants au projet (*) ? Enfin, faut-il rappeler les besoins, criants en Ile-de-France, d’amélioration des transports du quotidien ?

C’est pour faire comprendre au gouvernement l’importance vitale de sauver les terres agricoles ainsi que la nécessité d’investir massivement dans une transition écologique créatrice d’emplois, que la marche citoyenne partira de Gonesse le vendredi 4 octobre, pour arriver devant Matignon le samedi 5 octobre.

Vendredi soir, les marcheurs feront halte pour un banquet citoyen à la Cité Fertile de Pantin. (14 rue Edouard Vaillant). Pour rejoindre les marcheurs selon la disponibilité : www.nonaeuropacity;com (sous réserve des autorisations nous serons samedi 5 octobre à 11h place de Stalingrad et nous partirons de Bastille à 14h30.

A lire, la tribune signée par de nombreuses personnalitéshttps://blogs.mediapart.fr/edition/marchons-pour-les-terres-fertiles-de-gonesse-matignon

(*) baromètre Europacity réalisé par l’institut Odoxa en octobre et novembre 2017

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.comwww.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.comwww.carmapaysdefrance.com

Alain Boulanger lâche le collectif anti-EuropaCity, «gangrené» par les centres commerciaux

L’un des trois porte-parole d’« Euro Pas du Tout » juge que les intérêts des petits commerçants ne sont pas pris en compte. Et ne veut plus être le « prête-nom » des grosses foncières commerciales.

Il claque la porte ! Alain Boulanger, historique associatif d’Aulnay-sous-Bois, quitte le collectif « Euro Pas du Tout ». Créée en 2018, cette structure vise à défendre les intérêts des commerces existants aux abords du Triangle de Gonesse , où EuropaCity doit voir le jour d’ici huit ans. Sa crainte : que le projet de complexe touristico-commercial détruise les emplois et les centres-villes, en captant leurs chalands.

Mais à croire Alain Boulanger, en réalité, « Euro Pas du Tout » serait le bras armé des gros centres commerciaux implantés dans la zone, dont O’Parinor à Aulnay et Aéroville à Tremblay-en-France, propriétés des foncières Unibail et Hammerson. Lesquelles s’inquiètent qu’un nouveau mastodonte n’empiète sur leurs plates-bandes d’ici quelques années.

«La promesse originelle n’est pas tenue»

Car dans le projet porté par Auchan et le groupe chinois Wanda , 500 commerces sont à l’étude, ainsi que des activités culturelles et de loisirs.

« La promesse originelle d’Euro Pas du Tout n’est pas tenue », estime Alain Boulanger, rappelant qu’en avril 2018, lui-même et les deux autres porte-parole du collectif, Kamel Lakal, opticien à Aulnay, et Maria Da Silva, représentant les marchés de France, « avaient justement pris l’engagement de défendre les centaines de petits magasins » risquant de disparaître.

Source et article complet : Le Parisien

Les opposants à l’urbanisation du Triangle de Gonesse se rassembleront une nouvelle fois mardi 2 juillet

Ce lundi matin quand les opposants à EuropaCity sont arrivés à 7 heures plusieurs dizaines de policiers étaient présents sur la zone. Les opposants ont pu approcher jusqu’à l’entrée du chantier de la canalisation des eaux usées. Des élus régionaux et municipaux du Front de Gauche et d’Europe Ecologie ont apporté leur soutien. Vers 10h trois personnes de l’entreprise en charge des travaux sont entrés sur le chantier pour piqueter le tracé de la tranchée nécessaire à la pose de la canalisation. Vers 11h30 quand les trois personnes sont ressorties du chantier, les forces de police se sont retirées. Les opposants sont alors repartis vers 12h30.

Les opposants en déduisent que le chantier n’est pas suspendu jusqu’à nouvel ordre depuis leur intervention du mercredi 26 juin, mais que le passage en force continue à la demande de la Société du Grand Paris (SGP), pour la pose d’une canalisation, pour une gare en terre agricole devant desservir une ZAC annulée. Situation ubuesque de gaspillage de l’argent public !

En l’absence de décision politique la SGP refuse de tenir compte des décisions juridiques qui remettent en cause le projet EuropaCity et sa gare.

Pour s’opposer au creusement de la tranchée, le CPTG donne rendez-vous ce mardi 2 juillet à 7h à la patte d’Oie de Gonesse, entrée vers le Chemin de la justice.

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

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