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Archives d’Auteur: Rédaction

Quand des Aulnaysiens connaissent pas leur ville avec une pseudo ouverture d’une boutique de pompes funèbres musulmanes

Les rédacteurs d’Aulnaycap connaissent parfaitement la ville grâce aux différents reportages réalisés et au travail de terrain notamment effectué par notre rédactrice en chef Aurore Buselin.

Apparemment, cette connaissance de la ville n’est pas l’apanage de toutes et de tous. En effet, on nous annonce l’ouverture d’une boutique de pompes funèbres générales rue Anatole France à Aulnay-sous-Bois. Cette « nouvelle boutique » existe depuis… août 2015 !

https://aulnaycap.com/2015/08/30/ouverture-de-pompes-funebres-de-rite-musulman-a-aulnay-sous-bois-avec-elamen/

Comme quoi, les Google Alerte et les reprises d’articles du Parisien ne suffisent pas pour bien connaître la ville… A moins qu’il ne s’agisse d’une tentative de polémique à quelques jours d’une élection ?

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Les chapiteaux érigés pour le Ramadan à Aulnay-sous-Bois provoquent des nuisances insupportables pour les riverains

Un lecteur bien mécontent nous a transmis son témoignage et une image ci-contre concernant un exemple des chapiteaux installés dans plusieurs endroits de la Ville au pied des immeubles durant le Mois du Ramadan. Ces infrastructures provoquent, selon notre lecteur, des tapages nocturnes et des rassemblements avec des gamins qu’on retrouve en pleine Nuit dans les rues de la Ville !
Ces chapiteaux incitent, toujours selon notre lecteur, à ne pas rentrer chez soi mais plutôt à discuter alors que celles et ceux qui ne festoient pas cherchent le Sommeil ! 
Les nerfs sont à vifs chez certains habitants qui n’en peuvent plus. Certains ne comprennent pas pourquoi la mairie fournit structures et main d’oeuvres alors que cela provoquent par endroit de l’insécurité (véhicules stationnés n’importe comment, concours de klaxons, échauffourées…).
Source : témoignage d’un lecteur à bout

Un arbre d’une tonne tombe sur une voiture de police à Aulnay-sous-Bois

Une branche d’une tonne est tombée dimanche soir dans l’enceinte du commissariat. Il n’y a pas eu de blessé.

D’un seul coup, dimanche soir, il y a eu un énorme bruit dans l’enceinte du commissariat d’Aulnay-sous-Bois. Une immense branche venait de tomber sur une pelouse du commissariat où les policiers garent traditionnellement quelques voitures de service. La pluie battait son plein.

La voiture sérigraphiée stationnée non loin a l’aile un peu enfoncée et le rétroviseur arraché, mais elle était vide de tout occupant. « Par chance, il n’y a eu que des dégâts matériels », réagit Gregory Goupil, du syndicat de gardiens de la paix Alliance 93.

L’hypothèse d’un champignon dans l’arbre

Les services de la ville sont intervenus pour évacuer cette branche ce lundi, après l’avoir débitée, vu son poids, estimé à une tonne. L’hypothèse d’un champignon dans l’arbre laisse planer un certain doute sur la santé de tous les autres, dans ce commissariat où circulent deux cents fonctionnaires.

« Il y a plusieurs chênes, dont un monstrueux, au-dessus du pavillon, et ça fait très longtemps qu’il n’y a pas eu d’entretien », lâche un policier du coin.

A qui incombe l’entretien ? Ce n’est pas parce que les services municipaux ont fait le nécessaire ce lundi que la ville en est responsable. Si elle aide la police nationale à fonctionner, en fournissant du matériel numérique, un peu d’armement et quatre voitures, elle ne s’est encore jamais portée volontaire pour élaguer les arbres.

« C’est une parcelle privée qui appartient au Ministère, et l’entretien des arbres va avec. Il n’y a pas de convention dans ce domaine », souligne-t-on au cabinet de Bruno Beschizza, le maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois.

Un état des lieux réclamé

Et il semble que les diagnostics soient plus fiables l’hiver, lorsque les arbres n’ont plus de feuilles. Mais pour les policiers, la perspective de patienter six mois de plus n’est pas forcément réjouissante.

« On ne peut pas attendre le prochain coup de vent pour être fixé. Je souhaite qu’un état des lieux puisse être fait rapidement », estime le commissaire divisionnaire Olivier Simon, dont le bureau est installé dans le pavillon, à l’ombre d’un chêne.

Sollicitée ce lundi après-midi, la préfecture n’a pas été en mesure d’apporter d’éclairage.

Source et image : Le Parisien

L’imam Roubaisien Abdelmoumen Boussena à la grande mosquée d’Aulnay-sous-Bois ce soir

L’Imam Abdelmoumen Boussena sera à la grande mosquée d’Aulnay-sous-Bois pour une conférence ce dimanche à 18h.

M. Boussena est très connu pour ses vidéos sur l’islam et les musulmans. Il fut aussi l’un à avoir défendu Tariq Ramadan lorsqu’il était en difficulté.

Fête des voisins le vendredi 24 mai à Drancy avec l’ASPE

Si vous souhaitez participer à des moments conviviaux à Drancy avec des voisins ou des amis, c’est l’occasion de participer à la « fête des voisins » le vendredi 24 mai à partir de 19h.

Plus d’information en écrivant à : aspe.drancy.kt@gmail.com

 

Vademecum du parfait Aulnaysien Pour le projet Val Francilia, réunion le 28 mai

NE RIEN VOIR

Jamais on ne lui montrera que le projet prévoit de construire sur 5 hectares du parc Ballanger.

Oxygène n’en dit rien, et ne montrera jamais ce plan de la société Richez, visible sur son site !

NE RIEN DIRE

tous ceux qui expriment leur opposition à ce projet sont dénoncés

comme propagateurs de fake news et couverts d’invectives !

NE RIEN ENTENDRE

 à l’exemple de la mairie, rester sourd à toute solution alternative.

Car la « concertation » engagée est une mascarade :

Exemple de ce qu’on peut obtenir : la mise en place d’un terrain de pétanque sur le site.

UNE VRAIE CONCERTATION COMMENCE PAR L’ASSOCIATION DES HABITANTS À LA DÉFINITION DU CAHIER DES CHARGES.

Or ce document, la mairie  refuse même de le communiquer ! Pour elle, la destruction et la privatisation de 5 hectares du parc ne sont pas négociables !

Nous ne pouvons laisser détruire un patrimoine cher aux Aulnaysiens !

Venez en débattre avec Aulnay Environnement le Mardi 28 mai 2019 de 19h15 à 22h15 à la salle du Hameau (2 rue des érables, près de la Mairie annexe Ambourget).

Source : communiqué Aulnay Environnement

La lutte contre EuropaCity et la « gare Auchan » en 10 points

Depuis 2010, le groupe français Auchan projette de construire au nord de Paris, le long de l’autoroute A1, entre l’aéroport du Bourget et celui de Roissy, un gigantesque centre commercial, d’une surface totale de 420.000 mètres carrés, ainsi qu’une gare du Grand Paris Express, promise par l’Etat à la famille Mulliez.

Baptisé EuropaCity, ce complexe comprendrait 500 boutiques, quatre hôtels, une salle de spectacle, un palais des congrès, des cinémas, une piste artificielle de ski façon Dubaï et un centre aquatique climatisé. Auchan et son allié, le conglomérat chinois Wanda, annoncent un investissement de plus de 3 milliards d’euros.

Autour d’EuropaCity, la ZAC (Zone d’aménagement concerté) du Triangle de Gonesse inclut 800.000 m2 de bureaux (environ la moitié de superficie de La Défense).

Au total, ce sont 280 hectares d’excellentes terres agricoles qui seraient ainsi artificialisées, dont 80 hectares pour le seul mégacentre commercial EuropaCity.

– Un territoire stratégique pour le climat

Situé aux confins de la Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise, le Triangle de Gonesse est l’une des dernières zones cultivées de la Plaine de France, qui fut longtemps le grenier à bléde la capitale. On louait la qualité du « pain de Gonesse » et de nombreux maraîchers y cultivaient des fruits et légumes pour les Parisiens.

Avec des rendements annuels pouvant atteindre 90 quintaux l’hectare, ces terres sont parmi les plus fertiles d’Europe. Elles sont assises sur 6 mètres de limons fertiles accumulés depuis des milliers d’années : une telle épaisseur permet au végétal de trouver de l’eau en profondeur, même en plein été. Sur le Triangle de Gonesse, les agriculteurs n’ont pas besoin d’arroser le maïs.

Sait-on qu’il faut 1500 ans au minimum à la nature pour constituer une couche arable de 18 centimètres ? Malgré les promesses des promoteurs, il n’existe en réalité aucun moyen de « compenser » la perte de telles terres.

De plus, ce morceau de terres agricoles agit actuellement comme un climatiseur naturel, à l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique : il compense en partie l’élévation de la température des territoires contigus qui sont, eux, urbanisés. On estime que si cette terre était bétonnée, les alentours subiraient un réchauffement de 2 degrés en moyenne l’été.

Actuellement, le Triangle de Gonesse est cultivé par huit agriculteurs à qui l’on dit depuis quarante ans que leurs terres sont condamnées. La plupart du temps, ils ne sont pas propriétaires et ne jouissent que d’un bail précaire : ils font donc de la grande culture céréalière intensive et ne sont pas incités à prendre soin de la fertilité du sol.

2 – EuropaCity, projet de la démesure

Les 250.000 m2 de surfaces commerciales d’EuropaCity viendront s’ajouter aux quatre méga-centres commerciaux quasi mitoyens déjà existants : Usines Center, Paris Nord 2, O’Parinor et, enfin, Aéroville sur la commune de Tremblay. Inauguré en 2013, Aéroville compte 84.000 m2 et 200 boutiques.

Selon plusieurs études, sur les 10.500 emplois promis par les promoteurs d’EuropaCity, au moins 3.000 seront détruits dans les centres commerciaux alentours. C’est ce qui a motivé la création de l’association «Europasdutout, rassemblant les commerçants du centre-ville de Gonesse et des communes alentour. L’Etat a d’ailleurs demandé aux promoteurs de « phaser » l’ouverture des surfaces commerciales, afin de prévenir un trop plein d’offre.

EuropaCity table sur 31 millions de visites par an, soit le double de la fréquentation de Disneyland Paris. La clientèle parisienne viendrait par la ligne 17 Nord – financée par l’Etat, pour un coût d’un milliard d’euros. La clientèle d’Asie et d’Amérique viendrait par avion. Et la clientèle régionale en voiture, engorgeant des axes routiers déjà saturés : A 1 et A 86 notamment.

Selon une étude du laboratoire d’idées InCOPruptibles, EuropaCity émettrait autant de CO2 qu’une ville de 140.000 habitants… sans que personne n’y habite !

3 – Le « marketing expérientiel »

EuropaCity se veut le laboratoire du « marketing expérientiel » : ce que l’acheteur vient chercher, ce n’est plus un produit, c’est une « expérience ». David Lebon, le directeur de développement d’Alliages et Territoires, la holding qui porte le projet EuropaCity, l’explique sans détour : il s’agit d’offrir à la clientèle la possibilité de se livrer en un seul week-end à plusieurs activités de haute intensité. Faire du ski (sous un hangar) le matin, visiter un musée l’après-midi, dîner en terrasse avec vue sur la tour Eiffel le soir, puis aller au concert. Et entre chaque activité, faire des courses, bien sûr !

D’où la volonté d’offrir une palette complète d’activités : centre aquatique climatisé, salles de spectacle, expositions, ferme « urbaine », et une piste de ski, entièrement artificielle. En tout, 200.000 mètres carrés de surfaces de loisirs viendraient s’ajouter aux 220.000 mètres carrés de commerces.

4 – Un attelage franco-chinois

Le projet Europacity est porté par la société Alliage & Territoires, filiale à 50% du groupe Mulliez, cinquième fortune française en 2018 selon Challenges, et à 50% du groupe chinois Wanda (ex-Dalian).

Wanda est un géant de l’immobilier commercial, du cinéma et des parcs de loisirs. Son fondateur Wang Jianlin est un oligarque chinois, ex-militaire, membre du PCC, député à l’Assemblée nationale populaire. En 2013, Forbes le classait comme l’homme le plus riche de Chine. Depuis 2016, le groupe proclame sa volonté de devenir « un acteur global de l’immobilier, aménagement de quartier, construction de logements, bureaux, fonciers de services et de loisir. »

5 – La « gare Auchan », une desserte sur mesure pour EuropaCity

Le projet de gare « Triangle de Gonesse » sur la ligne 17 du métro du Grand Paris Express (GPE) est présenté comme une desserte pour les habitants. Mais la gare vise à desservir le complexe EuropaCity et le million de mètres carrés de bureaux qui lui serait contigu.

Pour les habitants de Gonesse, la galère des transports demeurera : la gare serait située à 2 kilomètres du centre-ville et à 1,7 kilomètre des premières habitations.

En fait l’arrêt « Triangle de Gonesse » n’est conçu que dans le but de viabiliser le projet de ZAC, et donc le méga-centre EuropaCity. L’argent public serait ainsi mis au service exclusif d’investissements privés. Vianney Mulliez l’expliquait au Monde en 2018 : « Le métro va arriver, donc la ZAC va être mise en œuvre, et elle aura besoin d’une locomotive comme EuropaCity. Donc EuropaCity se fera. ».

La gare « Triangle de Gonesse » s’inscrit dans le cadre de la construction du métro de rocade du Grand Paris, dont le système de financement a été critiqué en janvier 2018 par la Cour des Comptes : de 22,6 milliards au départ, le coût prévisionnel est passé à 38,5 milliards d’euros, soit un dérapage des coûts de 51% par rapport aux estimations initiales. Les magistrats financiers estiment qu’il est nécessaire de « réviser le périmètre du projet et revoir fortement le phasage des réalisations« .

6- Une série d’avis défavorables

Le 24 mars 2017, la Commission départementale de la préservation des espaces naturels,

agricoles et forestiers du Val d’Oise (CDPENAF), présidée par le préfet du Val d’Oise, a voté contre la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, destinée à autoriser l’urbanisation des terres agricoles convoitées par EuropaCity.

Le 6 juillet 2017, interrogé pour savoir si le projet est compatible avec la politique climatique de la France, Nicolas Hulot, qui était encore ministre de la Transition écologique et solidaire, a répondu clairement : « La réponse est non. Cette gourmandise que nous avons à consommer des terres agricoles et à artificialiser les sols en général est incompatible avec nos objectifs ».

Le 31 juillet 2017, le commissaire-enquêteur chargé d’examiner la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse a émis un avis défavorable au projet EuropaCity : dans son rapport il affirme notamment que le projet est « à rebours de la volonté d’exemplarité internationale de la France en matière de lutte contre le changement climatique ».

Le 6 mars 2018, le tribunal administratif de Cergy a annulé l’arrêté préfectoral de création

de la ZAC prévue pour accueillir EuropaCity, en raison de l’insuffisance de l’étude d’impact, notamment sur le plan environnemental.

Le 12 avril, le président de l’Agence régionale de la biodiversité, Bruno Millienne (MoDem) a affirmé : « L’agence aura son mot à dire, on va dire ‘non’, on va émettre un avis défavorable ».

Le 28 janvier 2019, lors de l’audience du tribunal administratif de Cergy, le rapporteur public(qui représente le ministère public) a demandé l’annulation de la révision du PLU.

Le 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé l’annulation du PLU de Gonesse, adopté en septembre 2017.

7- L’Etat tente le passage en force

La bataille juridique se passe sur plusieurs fronts.

Sur la ZAC : le 6 mars 2018, saisi par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), le tribunal administratif de Cergy annule l’arrêté préfectoral portant création de la ZAC. Mais en avril, l’Etat, par la voix du ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard (remplacé depuis), fait appel de cette annulation. Et en décembre dernier, la préfecture du Val d’Oise a validé la Déclaration d’utilité publique de cette même ZAC. La situation est donc ubuesque : une ZAC dont la création a été annulée se voit déclarée d’utilité publique !

Sur le PLU : la ville de Gonesse a engagé une révision de son PLU afin de rendre constructibles les terres agricoles du Triangle de Gonesse. En juillet 2017, le commissaire-enquêteur rend un avis défavorable sur cette révision. En octobre 2017, passant outre, le maire de Gonesse fait voter la révision du PLU par son conseil municipal. Le CPTG dépose un recours contre cette décision devant le tribunal administratif et, le 28 janvier 2019, le rapporteur public demande l’annulation de la révision du PLU. Le 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le PLU de Gonesse.

Sur la gare : le préfet a délivré le permis de construire le 18 septembre 2018, mais le CPTG a déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. De même, un recours sera déposé (a été déposé ?) contre l’autorisation environnementale, délivrée le 24 octobre. En attendant, le marché de génie civil de la ligne 17 Nord entre Le Bourget et Gonesse pour un montant de 439,4 millions d’euros HT a été signé le 24 janvier 2019 et le Conseil municipal de Gonesse a approuvé une convention d’occupation temporaire d’un terrain de la ville avec la Société du Grand Paris pour l’installation d’un point de départ de tunnelier pour la ligne 17 nord.

8 – Des habitants qui ne sont pas dupes

Si la majorité des élus du département du Val d’Oise et de la municipalité de Gonesse apportent leur soutien au projet de ZAC, il n’en va pas de même de la société civile des environs. La Confédération des commerçants de France, la Fédération nationale des centres-villes et la Fédération nationale des marchés de France« convaincues des nombreux effets néfastes qu’aura EuropaCity sur la région et sur le commerce local », ont rejoint le collectif « EuroPasduTout », qui fédère 600 commerçants et 20 associations opposées au projet. L’association « Nous Gonessiens », qui regroupe des jeunes habitants de la commune, a participé à plusieurs événements contre le projet EuropaCity et participe à l’élaboration du projet alternatif CARMA.

Les protestations sont aussi très nombreuses parmi les élus de la Seine-Saint-Denis (qui jouxte le Triangle), inquiets face à l’implantation d’un quatrième pôle commercial géant dans une zone qui en est déjà saturée.

Chaque année depuis 2015, EuropaCity finance un « baromètre » afin de mesurer la notoriété et la popularité du projet. Présenté sans nuances par l’institut Odoxa comme « un projet d’équipements qui proposera des activités de loisirs, culturelles, événementielles, commerciales et des espaces verts sur une surface de 80 hectares », EuropaCity obtient par conséquent 81% d’opinions favorables. Mais l’adhésion au projet s’effondre lorsqu’il est question de la destruction des terres agricoles : 76% des personnes interrogées partagent les inquiétudes du CPTG sur l’artificialisation des sols.

9 – Artificialisation des sols :

des promesses renouvelées, jamais tenues

Dans sa « Contribution à la COP 21 », la Région Ile-de-France écrit que le SDRIF (Schéma

directeur de la région Ile-de-France) a pour priorité d’« endiguer l’étalement urbain qui

grignote des terres agricoles » et de « développer le maraîchage et les jardins partagés afin de contribuer davantage à l’approvisionnement alimentaire de l’agglomération par circuits courts et de diminuer nos importations car la distance moyenne d’approvisionnement par personne a été multipliée par quatre en deux siècles ».

Le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron a pris lui aussi position : sur le site d’En Marche, à la rubrique « Le programme d’Emmanuel Macron pour l’environnement et la transition écologique », l’objectif 5, intitulé « Accompagner les transitions », prévoit notamment de « mettre un terme à l’artificialisation des terres »

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique

Le 4 juillet 2018, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un plan de sauvegarde de la biodiversité se fixant notamment un objectif de « zéro artificialisation nette ». Rappelons que la COP 21 s’est tenue en novembre 2015 au Bourget… à quelques centaines de mètres du Triangle de Gonesse.

Au salon de l’Agriculture fin février, puis dans la cour de l’Elysée le 6 mai 2019, le président Macron a dit à nouveau vouloir lutter contre l’artificialisation des sols. Il a également annoncé la « réhabilitation des 20 à 25 % de sols agricoles extrêmement dégradés par l’utilisation passée de produits phytosanitaires ».

Ces annonces sont démenties par les faits : l’artificialisation des sols se poursuit en France à un rythme soutenu. En dix ans, c’est une superficie équivalente au département de la Seine-et-Marne qui a été détruite.

Le soutien du gouvernement au projet EuropaCity prouve que le changement de cap, maintes fois annoncé, n’a pas été effectué.

10 – Un projet alternatif : CARMA

Aux antipodes d’EuropaCity, le projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir) s’inscrit résolument dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans un objectif de restauration de la biodiversité.

Son ambition est de faire du Triangle de Gonesse un pôle de production et d’innovation agricole pour la population francilienne, alors qu’actuellement l’Ile-de-France importe son alimentation de l’extérieur à plus de 80%. C’est aussi un projet d’économie sociale et solidaire, pour un investissement estimé à entre 15 et 20 millions d’euros, bien loin de la logique hypercapitalistique d’EuropaCity (3,1 milliards d’euros) et de Grand Paris Aménagement.

Conçu par un collectif d’urbanistes, d’agronomes et d’économistes, le projet CARMA propose de transformer le Triangle de Gonesse en une zone de production maraichère, céréalière et d’élevage de qualité, qui pourra fournir en produits frais, sains et de proximité les habitants des environs. Elle alimentera notamment les cantines des écoles et des hôpitaux, auxquelles la loi fait obligation d’acheter une partie de leurs produits en bio et qui ne trouvent pas assez de producteurs locaux pour assurer leurs besoins.


Cet espace agricole sera doté d’une structure de conditionnement (légumeries, conserveries, cuisines collectives) et de diffusion en circuits courts, d’une unité de méthanisation pour les déchets organiques, d’un centre de formation agricole. Les terres seront sanctuarisées et les zones limitrophes du Triangle, déjà urbanisées, pourront accueillir des activités artisanales denses en emplois non délocalisables et utiles pour l’ensemble de la région Ile-de-France.Le Triangle de Gonesse deviendra un hub pour les métiers d’avenir, notamment dans les filières de la rénovation thermique, de l’éco-construction et de la mobilité durable. On y trouvera aussi des circuits de randonnée, des aires de promenade et de loisirs, faisant des zones riveraines des lieux d’habitation où il fait bon vivre.


Cette expérience, d’autres grandes villes l’ont déjà engagée : à Milan, avec le Parc agricole sud, et à Barcelone, où le BLAP (Parc agricole de Baix Llobregat), situé à proximité de l’aéroport international Barcelone-El Prat occupe 2000 hectares et assure 60% de la consommation de légumes locaux.

Sur le Triangle de Gonesse, des espaces de maraîchage et d’élevage seront mis en place, instaurant ainsi une mixité de production. Les techniques intégratives de permaculture et d’agroforesterie assureront la mutation des modes de production et aboutiront à la création de paysages de qualité, sources de bien-être pour les riverains et pour les promeneurs.

Outre la restauration collective (écoles primaires, collèges, lycées, hôpitaux, maisons de retraite), les marchés, les commerces de proximité, les coopératives de distribution et les AMAP (paniers bio en circuits courts) permettront un approvisionnement du territoire en limitant les distances à parcourir. Le cycle d’alimentation sera complet et intégré à des modes de vie durables.

Fondé en 2011, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) se bat contre le projet EuropaCity et pour le projet CARMA. Depuis sa base dans le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis, le CPTG a essaimé en comités locaux (à Bagnolet, Pantin, Montreuil, Paris 11ème, Paris-Centre, etc). Les membres du CPTG organisent des tractages sur les marchés, des réunions d’information et des rassemblements à Gonesse.

Le CPTG a aussi engagé plusieurs recours juridiques, majoritairement validés par les tribunaux. Le Collectif mène également une campagne d’information auprès des élu.es : le projet CARMA a été présenté à l’Assemblée nationale et aux élu.es de la région Ile-de-France.

Le site nonaeuropacity.com publie des informations sur la lutte pour sauvegarder les terres de Gonesse. Des jeunes opposés à EuropaCity ont réalisé des vidéos, organisé des concerts et une rave-party sur place.

Un dimanche sur deux, les militants du CPTG donnent rendez-vous sur une parcelle du Triangle de Gonesse pour faire pousser tomates, courges et oignons. La récolte a permis l’organisation de plusieurs « soupes républicaines » à travers l’Ile-de-France.

Depuis 2017, la Fête des terres de Gonesse fin mai est un grand moment de mobilisation qui attire de nombreux citoyens. La documentariste Marie-Monique Robin est la marraine de la lutte.

Les samedi 18 et dimanche 19 mai 2019 le CPTG et ses soutiens organisent « Les 24 Heures de Gonesse » avec la participation de nombreuses associations locales, régionales et nationales engagées pour la justice sociale et environnementale, avec des agriculteurs, commerçants, artisans, étudiants, retraités, chercheurs, employés, ouvriers, artistes, urbanistes, agronomes, architectes, élu.es, représentants syndicaux …

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

Les utilisateurs Airbnb raffolent de la banlieue Parisienne mais certains fuient Aulnay-sous-Bois ?

Le sentiment d’être dans le « vrai Paris »

A Saint-Denis, c’est le même refrain : alors que le quartier du Grand Centre-Sémard est très prisé des locations de courte durée, Le Monde relève avec gourmandise ce commentaire : « Ça change des coins touristiques de Paris » tant les habitants sont « aidants ». Tu m’étonnes ! On a carrément le « sentiment d’être dans le vrai Paris »signale un autre utilisateur cité dans l’article. Sur France Info, bien qu’ « aucun incident ne soit à déplorer », Sylvie, une loueuse belge sur Aulnay-sous-Bois, indique tout de même qu’elle ne reviendra pas. Mais les journalistes n’estiment pas nécessaire de lui demander pourquoi.

Source et article complet : Causeur

Un élève du collège Victor Hugo à Aulnay-sous-Bois frappe violemment une AED à la tête

En raison de faits de violence à l’encontre d’une AED perpétrés par un élève au collège Victor Hugo d’Aulnay-sous-Bois mardi 14 mai 2019, l’ensemble de la vie scolaire et des enseignants ont décidé d’exercer leur droit de retrait.

L’incident a eu lieu sur le temps du repas, à la cantine. L’élève a d’abord saisi l’AED à la gorge avant de la frapper à la tête avec un plateau. L’AED s’est rendue à l’hôpital pour une plaie ouverte à la tête nécessitant des points de suture.

En réaction à ce geste d’une extrême brutalité, qui s’inscrit dans un climat de violence permanente au sein du collège, la vie scolaire a décidé d’exercer son droit de retrait. Les enseignants ont choisi de les soutenir dans cette démarche.

Une réunion s’est tenue au cours de laquelle nous avons fait le constat d’un manque de personnels pour encadrer les élèves. Nous demandons pour notre établissement :

  •  la création de 4 postes supplémentaires d’AED,
  •  le retour du poste de psychologue clinicien supprimé en juin dernier par la mairie d’Aulnay,
  •  la mise en place de formations sur la gestion de la violence pour tous les personnels,
  •  la création au niveau national d’une prime pour les AED exerçant en éducation prioritaire. 

Les AED seront en grève ce mercredi 15 mai, tandis que les enseignants se retrouveront avant le début des cours pour décider de la suite du mouvement.

Source : Sud Education 93

Des malfrats volent un scooter à Aulnay-sous-Bois et agressent son propriétaire, avis de recherche

Un deux-roues de type Scoot Burgman 650 gris foncé de 2013 a  été volé au domicile avec agression du propriétaire.
Les faits se sont déroulés le 14 mai.
N’hésitez pas à aller témoigner au commissariat si vous avez des éléments d’information.
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