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Quid du devenir des pavillons du Centre-Gare Nord à Aulnay-sous-Bois ?

La rue Fernand Herbaut, l’avenue Anatole France ou la rue du Maréchal Foch vous disent certainement quelque chose si vous habitez à Aulnay-sous-Bois. Ce secteur situé en pleine zone de densification urbaine, à deux pas du RER B, était il y a peu une zone mixte où pavillons parfois remarquables et immeubles de différents styles se côtoyaient de manière harmonieuse.

Cependant, depuis 2008, les choses se sont accélérées et de nombreux pavillons ont été rasés pour laisser place à de véritables mastodons de béton. Voulue à l’époque par le Maire PS Gérard Ségura et son adjoint à l’urbanisme de l’époque, Alain Amédro (EELV), cette politique de densification s’est poursuivie sous la mandature de Bruno Beschizza (LR). Démographie dynamique, hyper-concentration des activités autour de Paris, besoin de limiter l’étalement urbain : tous les arguments sont donnés pour justifier le sacrifice de ce secteur sur l’autel de la modernité.

Aujourd’hui subsistent quelques pavillons dans le secteur Gare-Nord à Aulnay-sous-Bois, entourés de béton et pris au milieu d’un flux incessant de circulation de bus et de voitures en tous genres. Est-ce que ces pavillons seront préservés de la densification ou, au contraire, faut-il tout raser pour faire d’Aulnay-sous-Bois Centre une sorte de Levallois-Perret bis ? Les propriétaires restants vont-ils profiter des offres des promoteurs au lieu d’attendre une hypothétique reprise de leur bien par une famille souhaitant être à deux pas de la gare ? A quoi ressemblera ce quartier dans 20 ans ? Certains riverains font des projections alarmistes…

Un projet de nouvel immeuble d’habitation Avenue Boileau à Aulnay-sous-Bois inquiète les riverains

Décidément, le quartier du centre-gare Nord d’Aulnay-sous-Bois est en complète mutation. Après deux programmes immobiliers immenses au niveau de la rue Anatole France et de l’avenue Marcel Sembat, c’est au tour de l’avenue Boileau, à l’angle de la rue Jean Charcot, qui serait sujette à un nouveau programme immobilier de 40 logements.

Au moins deux pavillons seront rasés pour laisser place à un immeuble. Situé sur une voie très passante, non loin du pont Pierre Brossolette, on ne peut pas sire qu’il s’agira ici d’un emplacement idéal pour siroter un soda sur son balcon l’été. Située à 150 mètres des voies ferrées du RER B et à 300 mètres de la gare, cette résidence pourrait intéresser les jeunes actifs qui souhaitent se rendre sur Paris ou à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.

Un lecteur nous informe avoir voulu demander des explications concernant ce projet mais le service de l’urbanisme lui rétorque qu’il n’est pas possible à ce jour d’accueillir des visiteurs. Les défenseurs du cadre de vie du quartier du Centre-Gare Nord d’Aulnay risquent une fois de plus d’être déçus.

Est-ce que l’hyper densification du centre-gare d’Aulnay-sous-Bois est inévitable ?

Dans de nombreux articles, des riverains du centre-gare d’Aulnay-sous-Bois ont désapprouvé les constructions récentes qui ont défiguré leur quartier. Que ce soit a rue Fernand Herbaut ou la rue Anatole France, plusieurs programmes immobiliers ont détruit des maisons parfois de caractère pour y mettre à la place des immeubles énormes, à mille-lieues de l’urbanisme d’antan. Ce secteur situé à deux pas de la gare RER B est-elle vouée à une hyper densification pour loger des personnes qui travaillent sur Paris ? Les pavillons de ce secteur vivent-ils leurs dernières années avant d’être irrémédiablement rasées pour laisser place à des immeubles fades et modernes ?

Une bétonisation continue depuis 2008

La destruction des pavillons de caractère de date pas d’hier. Dès 2008, sous l’impulsion du maire Gérard Ségura et de l’adjoint à l’urbanisme Alain Amédro, des programmes immobiliers comme celui de la rue Fernand Herbaut ont vu le jour. Un pavillon de caractère avait été détruit, et un immeuble de 5 étages rapidement construit. M. Amédro affirmait à l’époque que s’il y avait un endroit à densifier, c’était bien le secteur du Centre-Gare Nord, situé en zone UA du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

A l’époque, l’idée était de faire venir des populations actives qui pouvaient à la fois utiliser le RER B pour leurs déplacements professionnels, mais aussi pour revitaliser le tissu commerçant situé sur l’avenue Anatole France. Malgré de nombreuses protestations et un recours, le programme immobilier est arrivé à son terme.

Si l’arrivée de Bruno Beschizza en 2014 apporta un instant une lueur d’espoir pour les riverains, la déception fut rapide : cette zone continue à être densifiée. Les règles de circulation ont même empiré pour certaines rues, avec de nombreux bus à destination et en provenance de la gare routière située dans ce secteur. 

Une gare comme véritable catalyseur de cette densification

Plusieurs milliers de personnes recherchent un logement à Aulnay-sous-Bois, principalement dans le social. La gare RER B fait bien entendu partie des attraits de la ville, qui permet de rejoindre facilement l’aéroport et ses activités ou Paris. De nombreuses personnes venant de la petite couronne recherchent des logements moins cher pour devenir propriétaire, et Aulnay-sous-Bois fait partie de ces villes dîtes de substitution, assez proches de Paris pour être intéressantes et assez loin pour ne pas être (trop) inaccessibles.

Cette densification, qui rappelle étrangement le cas de Levallois-Perret ou encore Issy-les-Moulineaux, semble être dans l’air du temps pour permettre aux jeunes – et aux moins jeunes – d’investir dans la pierre et rester proche de leur bassin d’emploi. Les habitants de ce quartier semblent sacrifiés sur l’autel de la modernité et du désir des jeunes actifs à se trouver à deux pas d’un hub tel que la gare RER B.

Ces programmes immobiliers sont aussi pour les investisseurs et les spéculateurs un moyen de rentabiliser un projet en achetant un nombre d’appartements neufs pour un investissement locatif. Si le quartier manque d’air, de végétation et de soleil, le fait d’être à quelques mètres d’une gare qui nous transporte à Paris en 20 minutes reste un avantage important.

Un souci de répartition de la richesse en France ?

La France est un pays jacobin, centralisateur, où quasiment tout passe par Paris. Même la décentralisation ne permet pas vraiment une réelle autonomie des différentes régions. Paris concentre encore la plupart des bureaux des grandes sociétés et le quartier d’affaires de La Défense continue de s’agrandir.

De ce fait, de plus en plus de logements sont construits dans la Grande Couronne pour répondre aux besoins des futurs actifs. A l’opposé, des départements entiers meurent en France avec un exode rural qui laisse des villages à l’abandon. Le manque d’emploi, des salaires moins importants et des infrastructures embryonnaires empêchent les jeunes actifs de s’installer dans des endroits plus aérés, plus verts, plus bucoliques.

Le secteur du Centre-Gare Nord d’Aulnay est à l’image de la transformation de tout un pan de territoire francilien : un urbanisme effréné pour répondre à une demande de plus en plus tendue, avec par la même occasion la disparition de l’âme d’un quartier et ses maisons de caractère. Alain Amédro disait en 2008 qu’une ville comme Aulnay ne pouvait rester figée dans le temps et devait évoluer avec la tendance. N’était-il pas possible cependant de préserver quelques maisons de caractère et permettre aux résidents qui ont une attache familiale et émotionnelle de rester dans un quartier qu’ils ont chéri ?

Suite du témoignage de l’exaspération d’un riverain du Centre Gare Nord d’Aulnay-sous-Bois

Anatole_France_Jules_Princet_AulnayLa rédaction vous propose la seconde partie du témoignage d’un riverain du centre-gare Nord.

Et si l’on analyse rapidement les panégyriques de ce tract de M. Ségura :

  • place du général de Gaule, appelé « parvis » de la gare RER (pourquoi pas puisque nous en sommes aux louanges distribuées à titre gratuit). Cela est certainement mal conçus puisque l’on n’a jamais connu autant d’embouteillages qu’aujourd’hui !
  • Le souterrain, l’une des premières demandes dès 2008 des riverains voire même de tous les Aulnaysiens : toujours pas rénové en 6 ans, mais pour plus tard avec une concertation où de toute façon, et comme d’habitude, les enjeux sont décidés d’avance par les maîtres des lieux,  alors que des milliers d’Aulnaysiens le fréquentent chaque jour. Une sorte de « zone » où tout est permis, et qui assure d’ailleurs une belle transition entre le centre sud encore préservé (mais plus pour longtemps) et le centre nord désormais sacrifié.
  • La mairie ouverte à tous : davantage aux amis sympathisants naturellement, la preuve que même bon nombre d’employés municipaux souhaiteraient la fuir…
  • La sécurité renforcée : pourtant les polémiques autour de la police municipale, des sociétés d’alarme… ont été permanentes pendant ce mandat. Mais lorsque l’on habite le quartier (peu d’élu ou pas du tout, beaucoup se sont réfugiés loin de la mixité sociale), la sécurité n’est plus de mise. Mais Aulnay évolue…selon les choix du moment ! Pourquoi des quartiers seraient peu sécurisés, où Monsieur le Maire n’a rien pu faire pendant ces 6 années ? Pour preuve, un appel au secours du ministre de l’intérieur pour…visiter (office du tourisme ?), entre amis (légion d’honneur) notre belle ville !
  • Le boulevard de Strasbourg : disparition de commerces de qualité, de proximité, apparition d’enseignes de bas de gamme…valable aussi bien pour le boulevard que ses marchés où désormais les étalages parfois même dispersés ressemblent davantage à une farfouille qu’autre chose ! Sans évoquer la fréquentation de plus en plus faible… Mais selon le papier, l’ouverture d’un supermarché, les foires annuelles organisée par l’association des commerçants, l’accueil d’un office du tourisme qui a fait couler beaucoup d’encre (et dont on ne voit toujours pas l’utilité si ce n’est financier pour les contribuables), l’imbroglio du cadre noir… , tout cela a boosté le boulevard, puisque c’est sous entendu ?!
  • Le groupe scolaire Paul Bert Solbès rénové : comme tous les travaux sur une ville, il est bien du rôle et  de la responsabilité d’un maire et des élus d’utiliser les fonds publics que nous leur confions d’améliorer l’ensemble des services publics d’une  ville,  sans pour cela chercher à en tirer bénéfice. Malheureusement rien n’est dit sur les extensions des groupes scolaires pour l’arrivée démentielle de 2000 ou 3000 nouveaux habitants (10 à 15 nouveaux immeubles…,rien que ça !). Des immeubles ressemblant à des « mastodontes »  inhumains pour la plupart (cf rue Dordain, rue J.Princet), qui enlaidissent l’environnement, suppriment le soleil, bouchent la vue et ne préservent pas le calme (CQFD).  Qu’a t-on retenu des erreurs commises dans les années 60/70 ?

Pour ne citer qu’un ou deux exemples parmi tant de déprédation, on constate, toujours pour éclairer ceux qui ne le savent pas, de l’état de l’avenue  Anatole France, la seconde avenue la plus animée d’Aulnay après le boulevard de Strasbourg, lui-même bien en perdition. Cette avenue deviendra bientôt un couloir sombre avec ce monument de 6 étages, autant que sur les boulevards Haussmannien de Paris (avenues 3 à  4 fois plus large que l’avenue Anatole France). Cette folie des grandeurs transformera à tout jamais une avenue autrefois vivante en un lieu de passage sans âme. Et ce n’est pas le prochain salon de tatouage et de piercing qui ranimera cet ancien boulevard urbain !
Les riverains ont dénoncé cette détérioration à maintes reprises, sans résultant.

On constate une circulation, un stationnement devenus infernaux suite à des structures mises en place de façon peu réfléchie, autour de la  gare qui est régulièrement bouchée. En bas du pont maillard, des travaux totalement « ratés », plus de voie de dégagement (ce qui amplifie les embouteillage) et l’afflux de population arrive bientôt promettent bien du plaisir aux automobilistes !

Non, il n’est pas acceptable que vous puissiez ainsi avec une équipe, dont l’intérêt général passe avant tout par l’intérêt personnel (simple rappel entre autres au clientélisme de ces 6 années de règne),  vous glorifier ainsi des dégâts que vous avez fait subir à une ville et à ses habitants.

Source : suite et fin du témoignage d’un habitant du quartier Centre-Gare Nord.

Témoignage de l’exaspération d’un riverain du Centre Gare Nord d’Aulnay-sous-Bois

Immeuble_Princet_Anatole_France_AulnayDécouvrant récemment et pour la première fois un tract dans les boîtes aux lettres des habitants du centre gare ayant trait aux prochaines élections municipales, quel riverain ne peut pas réagir à la lecture de telles « publicités ». Il s’agit naturellement des fameux courriers « Aulnay avance » de qui l’on sait, sûr que l’on n’est jamais aussi mieux servi que par soi même…

Or ce monsieur, maire d’AULNAY depuis 2008, et ses amis ne se sont jamais préoccupés des intérêts des riverains de ce secteur dans la mesure où ces Aulnaysiens ne prêtent pas à beaucoup de sollicitude puisqu’ils votent « mal », selon les dernières élections !

On dirait même davantage, ils ont été totalement ignorés depuis ces malheureuses élections de 2008 malgré leurs réclamations, leurs manifestations…contre des décisions autoritaires, sans véritable concertation ou semblant de concertation ficelé d’avance…

Rien n’y a fait, la toute puissance de ces gens a régulièrement balayé les suggestions timides de ces habitants. Par exemple, les « réunions de quartier », obligatoires officiellement, où les participants bien clairsemés par découragement ne sont que des pions parfaitement manipulés.

Mais tout d’un coup, ce tract sur le centre gare, qui débarque soudainement, le seul depuis 6 ans, montrerait une empathie nouvelle, très nouvelle envers ces riverains qui ont certainement été les plus grandes victimes dans leur environnement, dans leur vie quotidienne de la dégradation Aulnaysienne.

Le plus bel exemple parmi tant d’autres que ce monsieur et compagnie semblent avoir totalement occulté, d’autant plus que le massacre se poursuit inlassablement, est celui de : «  l’urbanisme du centre gare »

Le centre gare nord a connu et  continue de connaître un véritable massacre urbanistique. Un centre gare qui avait jusqu’à ce jour conservé un aspect humain, une mixité d’habitation qui justement en faisait le charme (bien sûr très relatif en Seine-Saint-Denis). Ce centre-gare était bien différent de bon nombre de centres gare du 93, qui ressemblent pour certains à des coupe-gorge qu’autre chose, et qui deviennent peu fréquentables à partir d’une certaine heure.
Aujourd’hui, grâce à une politique consternante, Aulnay est devenu l’exemple même de cette réputation.

  • Oubliées les démolitions d’habitations individuelles
  • Oubliés les autorisations de permis de construire dans n’importe quelle condition, n’importe où, n’importe comment, selon les opportunités dues au hasard… distribuées à des sociétés immobilières dans l’intérêt des…sociétés immobilières, pour atteindre les 100 000 habitants
  • Oubliés les « monuments » disproportionnés dans un environnement inadapté à de telles constructions, de 5 à 6 étages (le maximum possible, alors que l’on ne retrouve que des réalisations de 3 à 4 étages dans les quartiers nord, pourtant bien plus aérés, pourtant bientôt proche d’une gare…)
  • Oubliées les déclarations de ce monsieur et de son équipage de souhaiter des constructions à taille humaine, de préserver le soleil, la vue, le calme… juste des déclarations écrites dans l’organe du journal Oxygène de cette majorité (de plus en plus réduite au fil du temps, que d’ennemis…). Comment avoir ainsi l’audace, l’aplomb de se contredire, de tromper ainsi ses concitoyens ?

Et l’on se prend à rêver lorsque l’on sait par exemple que le maire de Tremblay, bien estimé par ses électeurs, préserve sa ville afin de lui conserver justement cette taille humaine. Tout le contraire d’Aulnay !

Source : témoignage d’un riverain du centre-gare Nord envoyé à la rédaction

Voilà un bel exemple urbanistique de ce qu’il est possible de faire à Aulnay-sous-Bois

Fernand_Herbaut_Aulnay_1Un  locataire de l’immeuble du 12 de la rue F.Herbaut, mitoyen de la monumentale construction tant souhaitée par le Maire Gérard Ségura, nous fait part de son indignation,  lui qui croyait, suite à toutes ces déclarations incohérentes,  que le maire de sa ville ainsi que ses amis créaient toutes les conditions pour améliorer la QUALITE DE VIE des AULNAYSIENS, pourtant déjà bien en souffrance dans ce quartier.
 L’une des photos, prise de la cour intérieure de l’immeubles au 12 rue F.Herbaut, montre en effet quel sera désormais la vue, disons l’environnement de ces Aulnaysiens dont le commentaire de l’un d’entre eux:
 » Avant, lorsque je regardais par ma fenêtre, j’avais une vue dégagée, claire à droite et à gauche donnant sur les jardins des pavillons .
Aujourd’hui, ma vue est désormais bouchée,  a  ma gauche, en ouvrant ma fenêtre, j’ai un….MUR ce qui en même temps assombrit particulièrement mes pièces et plus de vue sur les jardins disparus des pavillons ».
et c’est exactement le même scénario pour les locataires de l’immeuble au 6 impasse des marronniers mais cette fois ci, …à droite selon la photo!
Fernand_Herbaut_Aulnay_2Et pourtant ces simples habitants n’avaient jamais rien demandé à personne. Ils ont tout simplement été mis devant le fait accompli, sans qu’on leur demande le moindre avis, sans chercher à trouver des solutions afin de modérer de telles nuisances.
En fait, si l’on peut diffcilement faire de l’humour sur de telles situations, désormais, l’horizon est aussi bien bouchée à droite qu’à gauche.
Plus de soleil, plus de vue et quel calme a venir? Or ce sont pourtant bien les belles, trop belles déclarations démagogiques du maire et de son adjoint à l’urbanisme…au profit des Aulnaysiens ?
Mais pas pour tous, il faut bien en sacrifier certains pour en privilégier d’autres…, un choix affiché depuis 2008…
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