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La génération Z du lycée Voillaume Aulnay-sous-Bois ne sait pas manier l’outil informatique ?

C’est ce qu’annonce Interclass’ dans un tweet laconique à propos des élèves du lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois. Interclass’ est un dispositif d’éducation aux médias et à l’information de France Inter. Les propos sont sans équivoque :

« Séance recherche et documentation au lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois, où on constate que pour ces ados de la génération Z, envoyer un mail et trouver des sources fiables sur un moteur de recherche est bien moins évident que pianoter sur un téléphone« 

Alors que les anciens pensaient que les jeunes manipulaient avec aisance les outils Internet, il semblerait que, à part balancer des SMS ou utiliser certains réseaux sociaux sur téléphone portable, les jeunes ne sont pas aussi à l’aise qu’espéré.

N’est pas Geek qui veut

Dans un monde ultra connecté, il est aujourd’hui indispensable de bien maîtriser l’outil informatique. Que ce soit pour payer ses impôts, vérifier ses factures ou parcourir son compte en banque, l’ordinateur est plus que jamais un compagnon important pour mieux maîtriser le cours de sa vie. Et malgré l’addiction pour les Smartphones et certaines applications, il semblerait que notre jeunesse, selon Interclass’, ne maîtrise toujours pas cet outil. La génération Z ne serait donc pas la génération Geek espérée.

Il est vrai que la curiosité ne semble pas être le fer de lance de beaucoup de jeunes très accrocs aux réseaux sociaux. Dans les années 80s, les enfants qui avaient accès à un ordinateur essayaient autant que faire se peut de maîtriser la bête, avec des applications parfois en mode texte et une nécessité de s’investir pleinement dans l’aventure. Les jeunes découvraient les langages de programmation (Basic, Turbo Pascal, Turbo C++…), devaient composer avec un parc informatique hétérogène (Amstrad CPC, Amiga 500, Atari ST, PC Dos…). Pour de nombreux quarantenaires aujourd’hui, l’informatique était dans les années 80s en plein essor, avec des avancées spectaculaires à l’époque. Les années 80s étaient à l’informatique ce qu’était les années 60s pour la conquête spatiale.

Les années 90s ont été un tournant avec une certaine homogénéisation (fin des Amstrad CPC, Atari ST, Amiga…) et l’essor du jeu vidéo (notamment les jeux d’aventure graphique comme Monkey Island, pour les connaisseurs). Avec la démocratisation d’Internet, l’informatique s’est transformée petit à petit en un outil de consommation de masse.

Les puissants réseaux sociaux

Les derniers jours ont montré à quel point les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) étaient puissants et que les réseaux sociaux tels que Twitter pouvaient changer la donne dans une élection. Ces sociétés ont un tel pouvoir qu’ils sont capables de faire taire des présidents en exercice même les plus puissants. 

Avec ce que démontre Interclass’, il semblerait que ces réseaux sociaux et ces GAFA aient réussi à atteindre leurs objectifs : abrutir la jeunesse et les enfermer dans des interfaces et des applications qui sont à des lieues de ce que pourrait réellement l’informatique. Et ça, c’est plus qu’inquiétant…

Les attentats terroristes exacerbent-ils l’islamophobie ?

Photo publiée circulant sur les réseaux sociaux

Il n’est pas possible de condamner la Francophobie, cette haine de la France sans condamner également l’islamophobie, si elle est avérée, (et cela seule l’enquête pourra le déterminer), lorsqu’elle frappe aveuglément deux femmes musulmanes, sur notre sol, parce que supposément l’une d’entre elles portait le voile !!!

L’agression à l’arme blanche aurait eu lieu le soir du 18 Octobre 2020, sur le champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel et aurait été perpétrée par deux femmes de type caucasien selon les dires des plaignantes. En réalité un différend autour d’un chien non attaché serait à l’origine de l’incident et aurait donné lieu à des insultes racistes.

Le commissariat du 7e arrondissement, chargé des investigations a placé deux personnes en garde à vue. Le parquet de Paris à ouvert une enquête pour tentative d’homicide volontaire. Les réseaux sociaux ont une fois de plus servi à relayer et amplifier cette information qui circule depuis plus de 24 heures : Facebook, Twitter, ou encore Snapchat rapportent que deux cousines d’origine algérienne et voilées auraient été victimes d’une agression à caractère supposément islamophobe en présence de leurs enfants.

Procès verbal de la plainte

La raison clairement invoquée pour expliquer cette agression indique :  » parce que musulmanes et voilées », dans un tweet partagé plus de 25 000 fois !  Toutefois une source proche de l’enquête affirme au Monde que :  » « A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d’accréditer la thèse d’un mobile raciste ou lié au port du voile ». Par conséquent, même si la décapitation choquante d’un enseignant de la république est encore dans tous les esprits, rien ne dit que le motif de l’agression découle de cette récente actualité et soit de nature punitive à l’égard des deux femmes musulmanes.

Le journal Libération qui a pris l’initiative de contacter l’une des deux plaignantes explique que cette famille était en promenade avec leurs enfants et qu’ils ont demandé aux deux femmes propriétaires du chien qui effrayait leurs enfants de bien vouloir l’attacher. Refusant d’obtempérer, le ton serait monté…. Et des insultes auraient été proférées :  » sale arabe  »  » on est chez nous »  » rentre dans ton pays  » avant que l’une des agresseuses arrache un voile !

Information circulant sur les réseaux sociaux

L’une des deux cousines opérées de la main a reçu de multiples coups de couteau, et a été placée en arrêt de travail d’une durée de 2 mois. Quant à l’autre cousine dont les jours ne sont pas en danger, elle a également reçu six coups d’arme blanche et subi une perforation du poumon.

Je voudrais saisir l’opportunité de cette agression en direction de ces deux femmes musulmanes, pour affirmer que la violence ne résout rien et qu’au contraire, elle devient la première marche d’un engrenage dont on n’a plus la maitrise ! Je condamne donc fermement ce déferlement de violence à l’égard de personnes qui ont le droit à la sécurité sur notre territoire, quelque soit le motif à l’origine du différent, et je m’interroge sur la nécessité, la présence et l’utilité d’une arme blanche avec soi ! Nul n’a le droit de se faire justice, nul n’a le droit de porter atteinte à l’intégrité physique d’autrui.

Triste d’assister à ces manifestations agressives qui rompent notre unité et notre fraternité, j’adresse mes souhaits de prompt rétablissement à ces deux jeunes femmes.

Article rédigé le 20 Octobre 2020 par Catherine Medioni

La haine sur les réseaux sociaux et leurs conséquences

Brahim Chnina père à l’origine de la fronde

Capture d’écran de la publication facebook du père ulcéré

Il semblerait que ce soit le mécontentement du père d’une élève de 4ème et l’expression de sa colère sur les réseaux sociaux qui soit à l’origine de la montée en puissance de la haine à l’encontre du professeur d’histoire-géographie et de l’instrumentalisation à charge qui a été faite par la suite des caricatures de Mahomet présentées dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

Pourtant en cela, cet enseignant ne faisait que suivre les nouvelles directives mises en œuvre par l’éducation nationale, suite aux attentats de 2015 perpétrés contre Charly hebdo. Ce père ulcéré, sur les seuls dires de sa fille à monté en épingle ce qu’il juge être un acte inqualifiable et s’est fait accompagner et soutenir par un militant actif de l’islam radical pour porter plainte auprès des autorités du collège et exiger son renvoi ! L’enseignant incriminé, abondamment menacé et accusé d’être un voyou par un militant islamiste radical fiché  » S  » aurait à son tour porté plainte pour diffamation.

On peut se demander à juste titre depuis quand un parent d’élève serait habilité à critiquer et à juger le contenu et les objectifs d’un enseignement piloté et programmé par l’Education Nationale ! Les lois de la république sont les mêmes pour tous et n’ont pas vocation à être dénoncées, critiquées, remises en cause, modifiées ou  » aménagées  » pour satisfaire les désidératas, les croyances ou les lubies d’un seul individu ou d’un groupe d’individus ralliés à la cause qu’ils entendent imposer, défendre et gagner !

Si la France est une terre d’accueil progressiste, humaniste et non discriminante, elle n’a pas vocation à tolérer sur son sol des individus ou des groupes d’individus aux méthodes violentes et fascistes qui viennent semer la pagaille dans nos institutions et qui entendent imposer à tous sans leur consentement leurs lois religieuses rétrogrades contrevenant totalement aux siennes au aux valeurs qu’elle défend !

Pourquoi dans ce cas ces prédicateurs de doctrines obscurantistes incompatibles avec nos lois et nos modes de vie se sont établis en notre pays s’ils n’en partagent pas les valeurs ? Ils sont pourtant tout à fait libres de choisir le pays musulman plus en adéquation avec leurs prescriptions passéistes, et cesser d’envahir la France de leurs prêches indigestes et offensant toutes les autres communautés qui y vivent paisiblement ! La France ne les retient pas !

Les attentats de 2015 avaient sanctionné la liberté de dessiner et de blasphémer par l’humour, celui de 2020 sanctionne la liberté d’enseigner, d’ouvrir les consciences, de développer le discernement et le sens critique de nos enfants ! Jusqu’où la France acceptera de nourrir en son sein ces traitres et ces judas de la pensée ouverte et de la libre expression ?

Toujours est-il que les services de renseignements du gouvernement ont mis à jour la relation de cause à effet évidente entre l’implication de mouvements islamistes radicaux sur les réseaux sociaux et la décapitation du professeur par l’un des lecteurs du compte ! On peut vraisemblablement soupçonner que l’emballement et la polémique activement menés sur les réseaux sociaux à l’encontre de cet enseignant, à la fois par le père de cette élève de 4ème, et par l’islamiste radical qui a amplifié la polémique, ont conduit ce tchétchène à perpétrer un attentat terroriste et ses proches de la même mouvance à l’y encourager ! Jean-Michel Blanquer a dénoncé « une vidéo mensongère, faite pour créer du conflit, qui à la fin a crée une tragédie « .

De son côté, Abdelhakim Sefrioui s’est servi de cet incident pour appeler à la mobilisation des Islamistes radicaux, et le cas échéant faire des émules parmi les musulmans modérés. Ces mouvements pourtant minoritaires cherchent à persuader par l’instrumentalisation, les mensonges et le travestissement des faits réels, l’ensemble de la communauté musulmane que la France serait islamophobe ! C’est une œuvre sournoise de manipulation dont le seul objectif est de monter les musulmans contre La France et son peuple qui les accueille !

Les enquêteurs doivent désormais déterminer précisément si la fronde menée par ce père d’élève et l’emballement sur les réseaux sociaux – et notamment la vidéo de ce père d’élève – a pu contribuer au passage à l’acte du terroriste. Le procureur anti-terroriste a précisé que la demi-sœur du parent d’élève placé en garde à vue avait rejoint les rangs de Daech en Syrie en 2014 et était toujours activement recherchée….

Article écrit le 19 Octobre 2020 par Catherine Medioni

La loi Avia retoquée par le Conseil Constitutionnel

Gros séisme dans l’univers de la fabrique des lois ! Le conseil des sages vient de censurer les dispositions de la loi Avia qui avait pour objectif de lutter contre la haine en ligne, en accordant aux plateformes de contenus et aux réseaux sociaux, à la fois une obligation assortie de contraintes rigoureuses difficiles à mettre en œuvre, mais également un pouvoir  » dangereux  » de censurer l’expression et l’opinion  » a priori « , sans passer par le contrôle et l’appréciation d’un juge.

En effet, les sages ont estimé que certaines nouvelles obligations à la charge des opérateurs de plateformes internet étaient attentatoires à la liberté d’expression et de communication, droit inaliénable et fondamental constituant un des piliers de notre constitution.

« Pour le juge constitutionnel, l’obligation faite aux réseaux sociaux de supprimer, dans les vingt-quatre heures, sous peine de sanctions pénales, les contenus « haineux » qui leur sont signalés n’est en effet pas compatible avec la liberté d’expression. >>

Ainsi les  » mougeons  » de France et de Navarre que nous sommes (contraction de moutons et de pigeons) peuvent se réjouir de voir réaffirmer ici leurs droits d’expression et d’opinion, ainsi que celui de les faire connaitre et de les diffuser par tous moyens à leur disposition, ce qui est ni plus ni moins le rappel et la confirmation de ce qui est déjà inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen en son article 19 :

» Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. «

Les opposants au texte, dont   Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, dénonçaient les risques de sur-censure par les plates-formes en ligne comme Facebook, Twitter, Snapchat ou YouTube et déploraient qu’un texte aussi liberticide que mal ficelé donne aux GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon] un véritable pouvoir de censure   » a priori  » pas toujours justifié ni nuancé !

Pour Jean-Luc Mélenchon,  » La volonté liberticide est en échec « 

En fait, pour le Conseil constitutionnel, la loi incitait

 « Les opérateurs de plate-forme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu’ils soient ou non manifestement illicites ». La loi Avia selon leur point de vue portait donc « une atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ».

 Il estimait en outre que l’appréciation d’un contenu illicite était difficile à évaluer parce qu’elle pouvait revêtir une technicité juridique absente de leurs compétences, et qu’en plus il fallait également prendre en compte le contexte dans lequel ces contenus étaient proférés.

Ceux qui trouvent intérêt à censurer les propos qui se diffusent sur le net sans autre forme de procès que la suppression  pure et simple des articles ou des commentaires qui les dérangent ou leur font ombrage ( comme nous l’avons vu procéder récemment à Aulnay ),  ou  encore qui en viennent à déplacer le débat démocratique dans les cours de justice, (procès-baillons perdus du maire ) démontrent de fait qu’ils sont incapables de contre-argumenter, voire même comme le souligne avec pertinence Charles Sannat dans sa lettre du 19 juin 2020, pas certains de la supériorité  intellectuelle de leurs arguments….  Les trolls pro-mairie qui sévissent sur les blogs Aulnaysiens en sont la plus éloquente illustration….

Pour autant, sous l’alibi du droit et de la liberté d’expression, est-ce que la haine, les discriminations et les écrits attentatoires à la réputation et à l’honorabilité d’une personne sont autorisées sur internet ?  Absolument pas, car le Conseil des sages réaffirme que la Constitution « permet au législateur de réprimer les abus » de la liberté d’expression.

Dans la même veine, on pourrait espérer que les abus et entraves au droit d’expression et de diffusion soient également réprimés, car penser autrement ne justifie pas la censure !

Article rédigé le 19 juin 2020  par Catherine Medioni

L’inutilité des blogs et des réseaux sociaux dans le débat politique, et si Bruno Beschizza avait raison ?

Lors du conseil municipal d’installation, Bruno Beschizza, réélu dès le premier tour avec près de 60% des voix, en tête dans tous les bureaux de vote, en a profité pour tacler les blogs et les réseaux sociaux. Ragaillardi par sa victoire sans appel, M. Beschizza a évoqué, sans les nommer, les blogueurs et férus de commentaires sur les différents réseaux sociaux, avec des qualificatifs peu flatteurs :

  • Personnes déconnectées du terrain, qui vivent dans le virtuel et n’impact quasiment pas les débats
  • Personnes qui restent dans « l’entre-soi », qui refusent le débat sur le terrain et évitent les contacts
  • Personnes qui se targuent d’être spécialistes, expertes et qui n’acceptent pas forcément les idées contradictoires

S’il est vrai que M. Beschizza grossit volontairement le trait, n’y-a-t-il pas un peu de vérité dans ses propos ?

Des blogs qui n’apportent que peu d’information originale

Aulnay-sous-Bois est une ville connue pour sa blogosphère riche et variée et ses réseaux sociaux actifs. Jérôme Charré, qui a aujourd’hui disparu de la circulation, en avait été le précurseur en 2005 avec Monaulnay. Très critique vis-à-vis de Gérard Gaudron à l’époque (ils s’étaient opposés sur la démolition du Galion), M. Charré avait tenté d’ouvrir la voie en apportant une information décalée par rapport à Oxygène. Vint Aulnay Radical de Billel Ouadah, qui visait à distiller une vision « centriste » mais qui diffusait principalement des informations nationales.

Mais c’est surtout l’électrochoc de l’élection de M. Ségura (PS) en 2008 qui a provoqué l’apparition de blogs favorables ou non à la majorité socialiste :

  • Aulnay Autrement avec Laurent Comparot, fidèle lieutenant de M. Segura et qui défendait à bras le corps le programme de la majorité d’alors
  • Aulnay Libre qui au départ regroupait des personnes qui ne voulaient pas que des logements sociaux soient construits dans le secteur de la rue des Saules
  • L’éphémère Aulnay En Marche qui, de manière anonyme, attaquait aussi bien la majorité municipale PS que les personnes de droite non favorables à Gérard Gaudron

Il y en eu d’autres, qui ont connu des destins variés, la plupart n’étant plus actifs aujourd’hui.

Aujourd’hui, fort est de constater que les blogs Aulnaysiens ont plutôt mal vieilli et manquent souvent d’originalité. Mise à part les articles élaborés et biens construits – mais presque systématiquement contre M. Beschizza – d »Hervé Suaudeau sur MonAulnay, les articles acides et souvent drôles de Stéphane Fleury sur Aulnay Libre (même si le ton quasi propagandiste leur font perdre un peu d’intérêt) et les reportages vidéos et originaux d’Aurore Buselin sur ce présent blog, le contenu des blog est bien souvent pauvre.

Ainsi, 90% des informations sur les blogs sont :

  • Des articles du Parisien
  • Des recopies d’article via des Google Alertes
  • Des recopies d’article via les différents groupes de Facebook (notamment #SLAPC)
  • Des communiqués de syndicat ou de groupes politiques

Bien entendu, ce constat s’applique également à Aulnaycap, même si de nombreux contributeurs, anonymes ou non, apportent des informations originales et souvent très intéressantes que nous sommes fiers de publier.

Une audience en trompe l’œil

S’il est vrai que les bogs les plus populaires peuvent se targuer d’avoir une audience confortable (sur Aulnaycap, on dépasse souvent les 3000 lecteurs uniques par jour), s’agit-il vraiment d’une audience capable d’influer la politique à Aulnay-sous-Bois ? Certainement pas. Quelques règles techniques permettent de gonfler artificiellement l’audience avec des personnes venant de toute la France, et même au-delà. La technique est bien comprises de certains :

  • Un titre avec des mots clé pour obtenir de l’audience via les résultats de recherche Google (Covid-19, Réouverture des écoles, Les 3000…)
  • Une image qui choque pour inciter au clic
  • Des copier/coller de l’article sur les différents groupes Facebook pour obtenir artificiellement une audience supplémentaire
  • Parfois des appuis de groupes politiques pour gonfler l’audience via un partage de l’information

Mais au final, les blogs n’ont que peu d’influence sur le débat local. La preuve, malgré les attaques systématiques de certains blogs contre Bruno Beschizza et sa gestion, celui a été réélu dans un fauteuil. Bien entendu, la visibilité de ces blogs agace et c’est pour cela que Bruno Beschizza les critique – voire les attaque. Mais ce n’est certainement pas en glissant un article critique dans un flot de copier/coller du Parisien d’informations généralistes qu’un blog pourra faire trembler l’homme fort d’Aulnay.

Des réseaux sociaux souvent brouillons parfois ridicules

Outre les blogs, on trouve de nombreux groupes et personnalités locales qui parlent d’Aulnay-sous-Bois. On peut évoquer le « fameux » groupe communautaire #SLAPC où certains sujets sont tabous au risque de se faire vilipender (en totale contradiction avec l’esprit de liberté d’expression) ou encore le groupe un peu plus ouvert Aulnay En Commun. On ne peut pas ne pas mentionner le groupe sans nul doute le plus intéressant,  « Tu es d’Aulnay Sous Bois , quand …. » qui parle de l’histoire de la ville avec les photos d’archive.

Hormis ce dernier groupe, on peut voir, outre les partages systématiques et parfois agaçants des blogs par leurs rédacteurs, des contributions d’experts auto-proclamés et de procureur de la pensée. On y trouve parfois des propos simplistes, comme si d’un coup de baguette magique, les maux de la planète pourraient disparaître. A se demander pourquoi ces personnes, parfois anonymes ou utilisant un pseudo, ne font pas une liste pour mettre au grand jour leurs idées.

Là aussi, Bruno Beschizza peut dormir tranquille. Il n’y a pas de structure, pas de fil directeur. C’est flou et bien souvent, les propos qui y sont tenus sont plutôt des repoussoirs. Si ces réseaux avaient vraiment une quelconque importance, Bruno Beshizza n’aurait presque pas besoin de faire campagne.

Des blogs et les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment peser ?

Au-delà de ce triste constat, il serait imprudent de dire que les blogs et les réseaux sociaux n’aient aucune influence sur la vie politique. Certains blogueurs ou personnalités influentes sont des lanceurs d’alerte, avec des informations qui peuvent être reprises par les médias de premier plan. Si un blog est inutile lorsqu’il fait un simple copier-coller d’un média, il a toute son utilité lorsque la rédaction effectue un travail d’investigation, de manière indépendante et impartiale.

Si le blogueur est influencé par un parti politique, s’il a des attaches avec un Maire ou si au contraire il est son opposant, l’information distillée ne peut pas être impartiale et le blog perd de son intérêt et de son miel. Il reste cependant des blogueurs totalement neutres et, à défaut d’être journalistes, peuvent apporter une information nouvelle et rafraîchissante.

Dans certaines villes, des blogs ont émergé avec des personnalités certes politisées mais sans ambition politique. Des informations structurées, recherchées, vérifiées au sein d’une ligne éditoriale claire et non fourre-tout mettent souvent à mal les équipes municipales en place. A défaut de les faire tomber, ces informations peuvent influer sur les décisions municipales et faire un véritable contre-poids contre tous les excès. Hélas, nous en sommes loin à Aulnay-sous-Bois…

Aulnay-sous-Bois n’a pas la cote sur les réseaux sociaux

On ne le répétera jamais assez, les réseaux sociaux deviennent de plus en plus importants et un enjeu pour l’économie, la politique, le tourisme. Et s’il fallait se fier aux indications que l’on trouve sur ces réseaux sociaux concernant l’image de la ville d’Aulnay-sous-Bois, ce n’est pas très réjouissant.

Entre l’image de certains quartiers de la ville, le dénigrement systématique sur une catégorie d’individus ou les nuisances occasionnées par les quads et les moto-cross, Aulnay-sous-Bois fait pâle figure comparée à des villes touristiques comme Sarlat ou encore Les Sables d’Olonne. La conversation prise sur le vif et accessible en cliquant sur l’image ci-contre montre à quel point il serait urgent de faire une campagne sur les réseaux sociaux pour redorer le blason de la ville…

Les réseaux sociaux, un outil indispensable aujourd’hui

Cela fait plus de 4 ans que le site Aulnaycap existe, et ce qui était autrefois un petit blog consulté par les initiés est devenu un site d’information apprécié – ou non – de plusieurs milliers de personnes, de Seine-Saint-Denis mais pas seulement. Autour du blog, plusieurs réseaux sociaux à l’effigie du nom du site se sont branchés et se sont fructifiés au fil du temps :

  • Une page Facebook (réseau que l’on ne présente plus) avec plus de 4 400 abonnés
  • Un fil twitter avec plus de 15 000 suiveurs
  • Un profil Google+ avec près de 200 abonnés (un exploit par rapport à la non percée de cet outil en France !)
  • Le blog TumblR
  • Le fil Linkedin
  • Le fil Path
  • Et, même si ce n’est pas forcément un réseau social, un compte Youtube qui est devenu le plus populaire à Aulnay-sous-Bois

Si une grande partie de la consultation du site provient de liens directs ou de recherches via les moteurs du marché (principalement Google), les réseaux sociaux (surtout Facebook) sont devenus un apport essentiel à la visibilité du site.

Nos articles sont très commentés sur Facebook, certains fils Twitter sont repris, et il arrive même d’avoir de « like » sur des postes Google+.

Si nous portons une attention toute particulière aux commentaires postés sur le blog, nous restons très attentifs aux remarques qui nous sont transmises au travers des réseaux sociaux. Ainsi, il nous est arrivé de corriger certaines brèves, notamment par rapport à des fautes ou des imprécisions, et nous remercions vivement les contributeurs qui permettent à ce site de s’améliorer pour le bénéfice de ses visiteurs.

Aujourd’hui, tout blog citoyen ou d’information digne de ce nom ne peut faire fi de l’importance de ces réseaux sociaux. Différentes méthodologies sont disponibles pour utiliser la force de ces outils dans un but unique d’améliorer son image, son contenu, et pour les sites marchands, la visibilité de ses produits.

La rédaction remercie ses milliers de lecteurs et, malgré les difficultés et les attaques, nous resterons à votre disposition pour une actualité sur la ville d’Aulnay, le département de la Seine-Saint-Denis et tout sujet qui nous tient à cœur.

 

 

 

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