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Une adhérent Aulnay Environnement fait des propositions pour bâtir dans le respect de la nature

A la lecture de votre rapport , auquel j’adhère totalement , je me demande si l’on ne pourrait pas proposer que tous les immeubles susceptibles de remplacer les jardins  ne puissent être construits que s’ils intègrent dans leurs plans au moins 20‌ °/° ( ou plus ) de leur surface , horizontale ou verticale , en végétalisation ? ( murs végétalisés , balcons végétalisés , toiture végétalisée ) . Ceci permettrait de regagner un peu de l’oxygène perdu .

D’autre part , est-il nécessaire , pour de stupides raisons esthétiques , de massacrer par des tontes aberrantes et anti-naturelles , comme c’est actuellement le cas , les pauvres oliviers déjà rachitiques de la place Abrioux , qui , sans développement naturel de leur ramure , vont nécessairement finir par crever d’asphyxie ? Et que penser de leurs contenants métalliques trop étriqués , brûlants en été , et glaciaux en hiver ? Est-ce là respecter le Vivant ?

Si l’on ne pouvait végétaliser le toit du parking pour des raisons de poids et d’infiltration , pourquoi ne pas avoir tout simplement replanté des arbres dignes de ce nom sur les anciens trottoirs préservés tout autour de la place ?

Cette place , ( d’ ailleurs déjà en réfection à peine terminée ) , est un non-sens : son dallage blanc la rend si brûlante que la plupart des piétons , aveuglés , l’évitent et la contournent en été …Ce manque de clairvoyance , avec le réchauffement qui s’annonce , est plus que navrant …

Un audit des riverains me semblerait bien nécessaire…

Source : propositions d’une adhérent Aulnay Environnement

L’avis d’Aulnay Environnement sur le plan climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol

1/ L’information

Le Rapport de diagnostic et évaluation environnementale indique : «  Dans un souci de concertation le plus large possible, Paris Terres d’Envol a mis à disposition des habitants et acteurs du territoire un questionnaire d’enquête en ligne sur son site internet. (…). En tout, ce sont 111 personnes qui ont répondu à ce questionnaire (p228). » Chiffre donné sans honte, sur 357 568 habitants ! N’y a-t-il pas là un problème ? Quels relais ont été mobilisés pour donner du sens à cette concertation ? Aucun à Aulnay-sous-bois, en tous cas. On voit dès l’abord le travers de la technostructure administrative et de ses textes : loin, très loin des habitants.  

Donner un avis sur des documents rassemblant autour de 400 pages n’est pas chose facile. Sur les 4 axes

d’action du PCAET de Terres d’Envol :

  • développer des transports sobres en énergie (dont le vélo)
  • améliorer l’efficacité énergétique du bâti existant
  • encourager une consommation alimentaire responsable et la réduction des déchets

nous avons choisi de nous exprimer sur le dernier qui nous préoccupe spécialement :

  • Préserver les fonctions de captation du carbone et s’adapter aux risques naturels. En d’autres termes, la préservation du couvert végétal, végétation d’alignement, parcs publics et jardins privés

2/ La préservation des fonctions de captation du carbone (action 19, p25 du Plan d’actions)

Ses Objectifs :

  • la limitation de l’effet d’îlot de chaleur urbain critique en période estivale par végétalisation de zones actuellement artificialisées.
  • l’amélioration de la qualité de l’air local par fixation des polluants atmosphériques.
  • l’amélioration du potentiel mellifère et de la variété pollinique des espaces végétaux en milieu urbain.
  • la limitation du réchauffement climatique par création de puits carbone.
  • l’amélioration de la qualité paysagère des centre -villes et des espaces publics urbains.

Descriptif :

  • Le renforcement des outils règlementaires (PLU/ PLUI) pour :
    • préserver, créer ou récréer la biodiversité : réintroduire la nature en ville (coefficient biotope à la parcelle ou espèces végétalisées en pleine terre, renaturation des espaces en friches ).
    • intégrer les prescriptions du SDAGE qui limitent la perméabilisation des sols ou encouragent la désimperméabilisation .

Indicateurs de suivi :

(1) Ratio surfaces bâti / imperméabilisé / végétalisée

(2) Caractérisation de la richesse spécifique

(3) caractérisation de l’abondance des espèces

(4) nombre de personnes sensibilisées

On ne peut qu’approuver. La grande question est : qu’en sera-t-il sur le terrain, à l’échelle des habitants ? À l’échelon communal, les indicateurs globaux ont-ils un sens, lorsque le territoire d’une ville comme Aulnay-sous bois s’étend sur deux des grands parcs du territoire, avec nombre de petits parcs, de sorte que l’on peut afficher un ratio de 17m2 d’espace verts par habitant. Mais concrètement, lorsque les principaux parcs se trouvent au nord de la ville, à 6 km des quartiers sud, quel usage quotidien pour le  piéton de ces quartiers ? Quel rapport avec ses trajets journaliers jusqu’à la gare ?

La réflexion  doit donc se faire au niveau vécu par les habitants,  celui du quartier, voire de l’îlot. C’est à ce niveau que doivent être calculés les indicateurs, en particulier le ratio surfaces bâti / imperméabilisé / végétalisée. Ce ratio ne doit pas être seulement calculé en fonction des espaces végétalisés publics, mais aussi en prenant en compte le domaine privé, celui des jardins de la zone pavillonnaire, si importante à Aulnay (44%), un habitat pavillonnaire qui ne s’arrête pas aux limites du zonage réglementaire, mais qui est également encore très présent dans les zones de centralité.

Or ce que l’on constate, c’est la densification urbaine qui fait disparaître nombre de ces jardins et beaucoup d’arbres survivants de l’ancien couvert forestier. Le respect formel d’une superficie en « pleine terre », lorsqu’elle est constituée par la couverture superficielle d’une dalle recouvrant un parking souterrain sous l’ensemble d’une parcelle constitue un appauvrissement notable du couvert végétal et des grands arbres capteurs majeurs de Co2.

L’objectif de limiter l’effet d’îlot de chaleur urbain est en relation étroite avec ce problème d’échelle. Comment cet objectif est-il pris en compte dans les projets immobiliers et même certains projets d’aménagements municipaux ? Comment les engagements du PCAET vont-ils être traduits dans la réalité et le vécu des habitants ?  

A Aulnay, l’aménagement de la place Abrioux, passant par la disparition de grands tilleuls dispensateurs de larges zones d’ombre  au profit de petits oliviers en pot au maigre feuillage, et la création d’une vaste surface imperméabilisée hautement réfléchissante est un exemple flagrant de l’absence de prise en compte de ce risque, qui sera aggravé par la construction d’un grand immeuble sur le seul côté autrefois occupé par un pavillon avec jardin, créant ainsi un espace entièrement minéralisé, une sorte de cocotte-minute en période de canicule.

Un projet à venir d’un grand programme  immobilier occupant tout un îlot sur la partie ouest de la place de la gare d’Aulnay, sur des parcelles comprenant des jardins et des grands arbres, ou encore les programmes des quartiers nord, le long du boulevard Marc Chagall vont faire disparaître également de nombreux espaces en plaine terre, parfois en friche, sans parler des aménagements liés au réseau du Grand Paris. Un peu partout dans la ville les arbres et les jardins sont appelés à disparaître. 

Quelle action pourrait être prévue pour assurer un compromis entre augmentation nécessaire de l’offre de logements modernes et préservation du patrimoine végétal sur les terrains privés ?

3/ de sérieuses inquiétudes sur l’efficience de ce PCAET sur son axe 4

À lire les avis de la Région et de l’autorité environnementale sur le projet territorial, on ne peut qu’être inquiet.

La Région relève qu’il n’y a pas de descriptif du dispositif de suivi, ni de mention d’un dispositif d’évaluation (p4 de l’avis), ni de suivi de la surface artificialisée (p5), une présentation des moyens qui ne permet pas d’évaluer à ce stage leur adéquation avec les objectifs poursuivis (p6)

L’autorité environnementale va plus loin. Après avoir rappelé en quoi doit consister un PCAET, elle semble considérer que le travail n’est qu’à moitié fait :

La MRAe recommande :

  • de reprendre l’analyse des incidences pour qu’elle justifie que la mise en œuvre du projet de PCAET permettra d’atteindre les objectifs relatifs aux émissions de gaz à effet de serre (…)
  • pour les autres enjeux environnementaux, d’approfondir les analyses en vue d’identifier et caractériser les incidences de la mise en œuvre du projet de PCAET et d’inscrire des mesures ERC (= de compensation) justifiées et adaptées dans le document

Pour l’ensemble des axes, les recommandations sont claires : la copie est à revoir (p16 et 17).

Source : Aulnay Environnement

La consultation sur le plan Climat-Air-Energie Territorial de Paris Terres d’Envol bientôt close

Depuis le 15 juin, le plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) du Territoire dont Aulnay est la ville la plus importante est entré dans sa phase finale, sa mise à disposition au public. Le public est invité à le consulter à cette adresse : https://www.paristerresdenvol.fr/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet et à déposer ses observations à : contact.pcaet@paristde.fr.

Certes, ces documents ne sont pas d’un abord facile. Mais en un moment où la prise de conscience des problèmes environnementaux progresse de manière spectaculaire, il serait regrettable que les citoyens, publiquement sollicités, ne s’emparent pas de l’occasion qui leur est donnée d’exprimer un avis.

Cette consultation mérite d’être soutenue par un effort d’information tout particulier. Or on en cherche vainement la trace dans le bulletin municipal d’une ville qui couvre environ 1/5e du territoire et rassemble près du quart de la population, et dont par surcroit le Maire est le président du Territoire.

Pourquoi n’existe-t-il aucune rubrique «Paris-Terres d’Envol » dans Oxygène, alors que le territoire, l’un des 12 qui composent la Région Île-de-France, a bénéficié du transfert de nombreuses compétences :

  • ·assainissement et eau
  • gestion des déchets ménagers et assimilés
  • équipements culturels et sportifs d’intérêt territorial
  • politique de la ville
  • action sociale d’intérêt territorial
  • plan local d’urbanisme intercommunal
  • plan climat air énergie
  • aménagement
  • développement économique
  • habitat

(Les trois dernières compétences partagées avec la Métropole du Grand Paris)

Un exemple des plus simples de l’impact du transfert de ces compétences : le ramassage des déchets verts. Ce qui était jusqu’alors impossible, aux dires des responsables de notre commune, est devenu possible avec la mise en place de cette nouvelle structure.

Il est donc important que les citoyens s’intéressent à ce qui se passe à ce niveau de décision, et donnent leur avis lorsqu’on les sollicite. Encore faut-il qu’ils soient informés, avec un effort de pédagogie. Une pédagogie active, qui, comme dans toute formation initiale, s’appuie sur les acquis et cherche à développer l’autonomie. N’est-ce pas là l’idéal de tout bon père de famille ? Il est temps qu’à Aulnay, la propagande cède le pas à la pédagogie.

Source : Aulnay Environnement

Consultation publique sur le Plan climat de Paris Terres d’Envol

Afin de préparer la transition énergétique sur notre territoire, et après une phase de diagnostic et de concertation visant à élaborer son plan climat-air-énergie, Paris Terres d’Envol termine sa démarche par une invitation en direction du public et des habitants du territoire à donner leur avis.

Avant le vote définitif du conseil de territoire et conformément à la procédure réglementaire, tous les documents élaborés du projet de Plan climat-air-énergie territorial (PCAET) ont été soumis à l’autorité environnementale et à la Métropole du Grand Paris pour avis.

Afin de pouvoir donner votre point de vue ou faire quelques suggestions, vous pouvez dans un premier temps prendre connaissance de l’avis administratif de mise à disposition électronique du dossier de consultation du projet de ce Plan sur ce lien :
https://www.paristerresdenvol.fr/sites/default/files/atoms/files/avis_de_consultation_du_projet_de_pcaet_de_paris_terres_denvol.pdf

Le dossier de consultation du projet de PCAET sera accessible en ligne sur le site internet suivant :
https://www.paristerresdenvol.fr/plan-climat-air-energie-territorial-pcaet

Au regard de l’urgence sanitaire, Les observations et suggestions du public pourront être déposées en ligne du 15 juin au 15 juillet 2020 inclus à l’adresse suivante :
contact.pcaet@paristde.fr

Nota Bene : Les avis envoyés avant le 15 juin ou après le 15 juillet 2020 ne seront pas pris en Considération !

Tous renseignements sollicités peuvent être obtenus au 01 48 17 02 80 aux horaires administratifs d’ouverture.

Pour accéder directement au dossier de consultation, c’est ici :

https://partage.paristerresdenvol.fr/s/HMNjz35MqgiKPk3

Chers concitoyens et administrés Aulnaysiens, je vous invite et vous encourage donc à prendre un peu de votre temps pour donner votre avis sur un projet qui vous concerne et qui impactera votre quotidien dans les années qui viennent.

Article rédigé par Catherine Medioni

La Seine-Saint-Denis veut tirer profit de la super conférence sur le climat

Bourget_Climat_240 000 personnes réunies pendant quinze jours au parc des expositions du Bourget : la conférence internationale Paris Climat 2015 fera de la Seine-Saint-Denis, le centre de la planète. Et le département ne veut pas rater ce qu’il considère comme « une belle opportunité », notamment économique. C’est l’expression qu’a employée hier Stéphane Troussel, le président socialiste du conseil général, dans le cadre de la visite préparatoire de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères sur le site du Bourget. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie dont la venue était aussi annoncée n’était hier finalement pas de la partie.

La rencontre qui aura lieu en décembre 2015 a pour objectif de mettre d’accord 195 pays sur les mesures à prendre pour limiter l’impact du changement climatique. La pluie diluvienne qui cogne hier matin sur le vaste hall métallique où se tient la réunion de travail met les participants en condition. Des adolescents, membres du conseil départemental des collégiens assistent au débat et ne manquent pas de demander au ministre comment les jeunes seront impliqués dans la conférence. « C’est une question ouverte, a répondu Laurent Fabius. On est à la recherche d’initiatives. » La perche est tendue, au département de s’en saisir et de faire des propositions.

Sur l’aspect économique et de l’emploi, les idées sont déjà avancées. « On prépare des formations réservées aux jeunes pour les impliquer comme volontaires, vacataires ou stagiaires, précise Pierre-Henri Guignard, ancien ambassadeur, secrétaire général chargé de l’organisation de la conférence. On fera des formations en anglais. De toute façon, toutes les langues des Nations Unies sont représentées en Seine-Saint-Denis. L’idée est ensuite de permettre aux jeunes de rebondir vers des possibilités d’emploi. »

Stéphane Troussel souhaite aussi que l’organisation logistique profite aux entreprises du secteur, via les appels d’offres. « On veut éviter que la conférence se monte comme une enclave en Seine-Saint-Denis », ajoute le président PS du conseil général, qui présentera le dossier, lors de la séance du 26 juin. Le département mise sur un effet d’aubaine économique. Mais le coût d’une telle conférence « est une charge au budget de l’Etat non négligeable », a rappelé hier Laurent Fabius dont l’ambition est d’en faire l’événement diplomatique de l’année 2015.

Source et image : Le Parisien du 11/06/2014

2015 – Conférence internationale sur le Climat au Bourget

Bourget_ClimatDu 30 novembre au 11 décembre 2015, la Seine Saint-Denis accueille la conférence climat au Parc des expositions du Bourget.  Cette conférence devra marquer une étape décisive dans la négociation du futur accord international pour l’après-2020, avec comme objectif que tous les pays, dont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre – pays développés comme pays en développement – soient engagés par un accord universel contraignant sur le climat. L’enjeu majeur est de parvenir à modifier l’approche globale en insufflant une dynamique positive mettant en avant la création d’emploi et de richesses en inventant de nouveaux modes de production et de consommation.

La Seine-Saint-Denis aux avant-postes du développement durable

Organiser cette conférence mondiale en Seine-Saint-Denis au Bourget n’est pas anodin. Au-delà des facilités qu’offre le site notamment par son offre hôtelière, ce territoire en profonde mutation multiplie les projets d’éco-quartiers, de bâtiments à énergie positive, d’entreprises soucieuses des défis environnementaux. Il suffit de citer les quartiers en construction ou en rénovation pour se rendre compte de l’ampleur de l’implication du 93 : A Pantin l’éco-quartier de la Gare de Pantin intégrera logements, bureaux et commerces; à Noisy-le-Sec le quartier durable de la Plaine de l’Ourcq s’étendra sur 35ha ; à Saint-Ouen l’éco-quartier les Docks de Saint-Ouen a pour objectif d’offrir une qualité de vie renouvelée en réorientant les déplacements, favorisant les énergies renouvelables, et en créant un quartier socialement diversifié ; la ZAC Boissière-Acacia à Montreuil avec des bâtiments de niveau passif ne nécessitera pas la création d’un réseau de chaleur dans le quartier ; Universeine à Saint-Denis est la 1ère opération certifiée HQE-aménagement du grand Paris ; une cité de l’écohabiter est en construction à Pantin ainsi que la Cité régionale de l’environnement avec des structures comme Airparif, Bruitparif, Onde parif, l’Aerp ou  l’Arene… Dans de multiples endroits des bâtiments bioclimatiques (orientation, largeur minimale pour des logements traversants, emprise au sol limitée et végétalisation) et à énergie passive participent à cette dynamique.

Un tourisme participatif basé sur la rencontre et l’échange

Au-delà de cette forte implication pour un développement « soutenable » des infrastructures, la Seine-Saint-Denis pense le développement durable bien au-delà du secteur de la construction et met en oeuvre une autre vision du tourisme. En réaction au tourisme de masse, à la production de produits standardisés et dans le but de répondre à la recherche d’authenticité, Seine-Saint-Denis Tourisme invente un tourisme solidaire, un tourisme basé sur la rencontre et l’échange. C’est en mettant « l’humain » au centre de ses préoccupations que de multiples visites et balades sont créées sur des sujets aussi différents que le patrimoine, les transports, le street artl’art contemporain ou le recyclage…

La conférence climat 2015 permettra de mettre en avant un territoire au plus près des préoccupations sociales et environnementales, un territoire qui met l’humain au centre du développement de son tourisme.

Source : tourisme93, proposé par Annie Neveu

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