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Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois

Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.

Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.

Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.

Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.

Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.

Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?

Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.

Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.

Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.

Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.

Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.

Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.

Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Vidéo, Benjamin Giami s’inquiète du budget catastrophique de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Lors du conseil municipal du 7 avril 2021, chaque président de groupe pouvait s’exprimer sur le budget 2021 de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte, s’est exprimé sur le sujet et dresse un bilan bien sombre des finances de la ville :

  • Part de la charge du personnel
  • Salaire ahurissant des salaires des DGA malgré une délégation à Paris Terre d’Envol
  • Augmentation de la dette
  • Part du remboursement de la dette dans le budget
  • Augmentation de la facture pour le centre nautique

Compte-tenu de ce constat, Benjamin Giami a appelé à voter contre ce budget.

Ci-dessous, la vidéo de son intervention :

Benjamin Giami alerte Bruno Beschizza sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Merci Monsieur le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier les services de la ville pour ce rapport qui nous a été transmis la semaine dernière. Je sais combien il a dû être difficile de fournir tant d’éléments financiers et budgétaires au regard de la situation actuelle.

Avant d’aborder le point relatif au rapport d’orientation budgétaire, je souhaiterais rappeler que la crise sanitaire que nous vivons tous, depuis le début de l’année 2020, a poussé le gouvernement et les banques centrales à prendre des mesures fortes et efficaces pour préserver au mieux notre économie.

L’ampleur du soutien de l’Etat à l’ensemble des secteurs fait de la France l’un des pays les plus protecteurs au monde. Je pense notamment aux soutiens à l’activité partielle, au fond de solidarité pour les entreprises, aux prêts garantis par l’Etat, à l’aide exceptionnelle de solidarité, à la prime jeune précarité destinée aux moins de 25 ans ayant perdu leur emploi ou leur stage en raison de la crise etc.

Pour impulser un rebond économique et atteindre un niveau de croissance permettant de revenir au niveau d’activité d’avant-crise, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de 100 milliards d’euros, le plus important de tous les plans de relance des Etats membres de l’Union européenne. Sur ces 100 milliards, 40 milliards seront financés par l’Europe. Avec un objectif simple : renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la transition écologique et préserver l’emploi et la cohésion sociale.

Et, bien évidemment, dans votre rapport d’orientation budgétaire, vous nous faites part de votre grande inquiétude quant aux mécanismes qui seront mis en place pour apurer cette dette COVID. Pas une seule fois, en revanche, il n’est fait mention des très grandes dépenses engagées par la région, présidée par la droite, voire même du département, présidé par la gauche.

Pour revenir à Aulnay, je souhaiterais commencer ici par un point intéressant à évoquer dans cette assemblée : la différence entre votre rapport de l’an dernier, où vous prévoyiez une dette de 153 millions d’euros en 2025, avec votre rapport d’aujourd’hui où vous prévoyez désormais une dette de 184 millions d’euros en 2025. Il y a un écart de 31 millions d’euros pour cette même année 2025, entre vos prévisions de l’an dernier et aujourd’hui !

Cela en dit long sur la fiabilité des projections que vous faites chaque année et sur la sincérité de votre rapport d’orientation budgétaire. Je me souviens surtout de certains des membres de votre majorité, qui faisaient l’an dernier ici-même un exercice d’autosatisfaction sur les bons chiffres budgétaires et financiers de la ville, forts de leurs 8000 voix aux élections municipales, alors que nous n’avons cessé de vous alerter sur la pente dangereuse que vous prenez. C’est quand même préoccupant de se tromper de 31 millions d’euros d’une année sur l’autre ! Il y a de quoi se poser des questions !

Et, bien évidemment, vos présidents de groupes vont encore une fois nous dire ce soir combien la situation financière de votre ville n’est pas dramatique, ou inversement dire que c’est la faute à l’ancien maire qui a quitté ses fonctions il y a sept ans, ou encore que c’est la faute au président Hollande ou au président Macron… Bref, ce sera forcément la faute à quelqu’un d’autre !

Ce soir, nous allons encore le répéter : la ville est dans une impasse financière dramatique. Il se passe aujourd’hui exactement ce que je vous ai dit il y a deux ans.

La dette continue d’augmenter à un rythme très élevé.

  • En 2020, nous étions à 162 millions d’euros de dette.Rappelons qu’en 2014, à votre arrivée au pouvoir, nous avions une dette de 100 millions d’euros.
  • Vous avez affirmé que la dette avait grimpé sous la mandature Ségura. C’est désormais faux : sous son mandat la dette grimpait de 11 millions d’euros, sous la vôtre c’est de plus de 10 millions. Vous n’avez pas du tout infléchi la pente. Bien au contraire.

Sur l’épargne nette, qui est je le rappelle les recettes de fonctionnement moins les dépenses de fonctionnement et le remboursement de capital :

Comme nous l’avons prédit il y a deux ans, l’épargne nette de la ville est désormais négative. Cela veut dire que la ville n’a pas assez chaque année pour rembourser sa dette. La ville d’Aulnay doit désormais emprunter pour rembourser la dette. C’est le serpent qui se mord la queue ! La ville n’a donc plus aucune capacité d’investissement propre.

J’aimerais juste rappeler ici que la pandémie que nous subissons de plein fouet depuis un an n’est en rien responsable de cette situation financière catastrophique. Les recettes de la ville ne sont pas liées au cycle économique, à part les droits de mutation qui sont restés stables à environ 2,4 millions d’euros.

Maintenant le futur. Quel futur attend notre ville ?

La situation financière va empirer, année après année. Et elle correspond une nouvelle fois à ce que j’ai annoncé il y a deux ans. Voilà ce qui nous attend :

  • Une épargne nette durablement négative pour les trois prochaines années. Au moins.
  • Une capacité de désendettement qui va empirer. Je rappelle qu’au-dessus de 10 années de capacité de désendettement, c’est-à-dire le nombre d’années qu’il nous faut pour nous débarrasser de notre dette, notre ville est en mauvaise santé financière.
  • Je rappelle aussi que le plafond prévu pour les communes de notre taille par la loi d’orientation des finances publiques est de 12 ans. 12 ans de capacité de désendettement maximum.
  • En 2020, Aulnay avait une capacité de désendettement de 14 ans, ce qui n’était pas bon. Désormais, pour 2021,vous prévoyez une capacité de désendettement de 30 ans ! Oui, 30 longues années.
  • Alors, vous nous dites que vous allez faire des efforts, et que par un coup de baguette magique vous allez redescendre à 18 ans pour les prochaines années. Pour ma part, je ne crois pas à la transmutation du plomb en or.

Vous savez très bien ce qui est en train de se passer. La dette de la ville augmente d’environ 10 millions d’euros par an : elle atteindra près de 190 millions d’euros fin 2024. Soit un quasi-doublement par rapport à la situation de 2014, à votre arrivée aux affaires. Je suis même malheureusement persuadé que nous serons bien au-delà de ces 190 millions d’euros de dette.

Votre rapport d’orientation budgétaire ose même présenter une baisse des investissements et une légère baisse de la dette en 2025. C’est une plaisanterie. Nous serons à ce moment-là en période pré-électorale et, bien évidemment, ce sera tout le contraire avec une hausse de la dette et une hausse des investissements.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus forte » n’est plus ici pour vous alerter ou vous dire combien il est inquiet pour notre ville, il est surtout ici pour alerter les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens sur la pente dangereuse she vous prenez pour Aulnay.

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal et chef du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Vidéo, Benjamin Giami alerte sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, Benjamin Giami, chef du groupe d’opposition Aulnay Plus fière, Plus Forte, a évoqué la crise sanitaire et économique que traverse le pays. Il a souligné cependant l’effort de l’Etat avec son plan de relance de 100 milliards d’euros, le plan de relance le plus important de l’Union Européenne. Il souligne également que 40 milliards ont été financés par l’Europe.

Alors que la majorité municipale s’émeut des dépenses de l’état et de la dette de la France, Benjamin Giami rappelle lès grandes dépenses de la région Île-de-France, dirigée par la Droite (Valérie Pécresse), et celles du département de la Seine-Saint-Denis, dirigé par la Gauche (Stéphane Troussel).

Mais M. Giami rappelle aussi que la dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois devrait atteindre 184 millions d’euros en 2025, soit 31 millions d’euros de plus de ce qui était prévu initialement ! Il émet des doutes sur la fiabilité sur la projection du budget et sur le réelle sincérité dans les débats d’orientation budgétaire. Monsieur Giami estime que la ville est dans une impasse financière dramatique (160 millions d’euros de dette en 2020 au lieu de 100 millions d’euros en 2014 à l’arrivée de M. Beschizza à la tête de la ville). Une moyenne de 10 millions d’euros d’augmentation par an est constatée, sans réel infléchissement.

Enfin, Benjamin Giami fait observer que l’épargne nette de la ville est négative. La Ville doit désormais emprunter pour rembourser la dette. Et pour compléter le tableau, la ville n’a plus de capacité d’investissement propre. 

L’épargne nette serait négative pour les 3 prochaines années et la capacité de désendettement va empirer (14 ans en 2020,  30 ans en 2021). M. Giami estime que les jérémiades de la majorité municipale qui se plaint que la faute en incombe à l’ancien Maire Gérard Ségura ou à l’Etat doivent cesser et qu’une solution doit être trouvée.

Pour voir la vidéo, cliquer sur ce lien.

Les voeux du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Chère Madame, Cher Monsieur,

Apres une année 6 combien éprouvante, nous vous présentons nos meilleurs vœux pour l’année 2021.

Une année qui sera, nous l’espérons, faite d’espérance, de renouveau et de réussite.

Paree que beaucoup reste a faire, et parce que la solidarité et l’entraide doivent être au coeur de nos actions, notre devoir est d’être a vos cotes.

Les restrictions sanitaires ont rendu les occasions de vous rencontrer très rares. II nous tarde de pouvoir échanger avec vous très prochainement.

En attendant ce moment, nous restons a votre disposition et a votre écoute.

Source : Benjamin GIAMI, Conseiller municipal, President du groupe «Aulnay Plus Fiere, Plus Forte»

Election du comité En Marche à Aulnay-sous-Bois, un véritable camouflet pour Marc Masnikosa !

Dimanche dernier, les résultats aux élections des animateurs du comité En Marche d’Aulnay ont donné gagnants le binôme composé de Leila Abdellaoui et Benjamin Giami, à près de 90% des suffrages exprimés, face au binôme constitué de Marc Masnikosa et Sylvie Sanchez.

Ces résultats sans appel, pour l’un des comités les plus gros en terme d’adhérents, nous pousse à être encore plus déterminés et motivés pour défendre les valeurs du mouvement et préparer les futures échéances électorales.

Deux comités de La République En Marche s’affrontent toujours à Aulnay-sous-Bois

La rentrée s’annonce mouvementée pour le mouvement présidentiel à Aulnay-sous-Bois. Deux comités s’affrontent à coup de communications et de participations à des événements locaux :

  • Aulnay En Marche, animé par Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition, ainsi que par Leïla Abdellaoui (également conseillère municipale d’opposition). On compte 202 adhérents dans ce comité qui est très hostile à Bruno Beschizza, maire LR d’Aulnay-sous-Bois
  • En Marche Aulnay-sous-Bois, animé par Marc Masnikosa avec 105 membres. Ce comité est au contraire plutôt conciliant avec le Maire LR et n’hésite pas à faire de la publicité de sites Internet qui lui sont favorables

Dans moins de deux ans auront lieu les législatives pour renouveler l’assemblée nationale. Est-ce que ces deux comités travailleront main dans la main ou, au contraire, s’affronteront de manière fratricide ?

Alors qu’une liste portée par LREM était présente cette année avec comme tête de liste Benjamin Giami, certains membres En Marche de la première heure ont fait bande à part. Marc Masnikosa a continué à prêter son nom au site Aulnay Libre, plutôt favorable à l’édile LR, alors qu’Abdel Benjana, autre figure LREM locale, a littéralement soutenu Bruno Beschizza dans un tract distribué dans les quartiers Nord.

Deux courants qui semblent donc s’affronter avec un pôle plutôt au Centre, et un autre plutôt à Droite.

Aulnay Flus Pière Plus Forte ne valide pas le compte administratif 2019

Merci Monsieur le Maire.

Ce compte administratif de l’année 2019 dresse le bilan des réalisations et nous donne une vision de la situation financière de la ville.
Ce soir, nous ne pouvons que nous réjouir de la réforme sur la taxe d’habitation décidée par le gouvernement, puisque ce sont près de 20 000 Aulnaysiens qui en ont bénéficié en 2019.

Deuxièmement, sur un plan strictement local, nous constatons que la ville d’Aulnay dispose de peu de marges de manoeuvre au regard des recettes qui ont peu évolué.

La commune vit donc très clairement au-dessus de ses moyens, et elle continue de s’endetter.
Je vous rappelle pourtant un principe de base de la gestion publique : la dette d’aujourd’hui constitue les impôts de demain !

Sans investir plus que les autres, vous avez donc dépensé sans compter et engagé notre ville dans un endettement inconsidéré.
On passe de 1564€ de dette par habitant en 2018 à 1750€ en 2019, sachant que la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€.

Sous votre mandat, la dette de notre ville continue d’exploser : le compte administratif 2019 montre que le recours à l’emprunt reste encore très élevé cette année. Un tel niveau d’endettement n’est pas justifié. Rappelons que la dette a augmenté de 50% en l’espace de six ans.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte » ne peut approuver de tels résultats financiers.

Source : Benjamin Giami, président du groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte »

Intervention de Benjamin Giami au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois concernant le budget de la ville

Merci Monsieur le Maire.

Ce soir, nous devons adopter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années, qui s’avèrent très mauvaises.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous ne verrons pas grand-chose de ce prochain mandat, à part une dette qui s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions d’euros à 151 millions d’euros durant votre mandat.

Et pourtant, les investissements baissent ! Nous allons passer de 39 millions d’euros à 21 millions d’euros d’investissement. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant votre campagne électorale ne verra pas le jour.

De plus, cette année, sur le programme d’équipements de 39 millions d’euros, vous allez mettre 8 millions d’euros pour le stade nautique. C’est la plus grosse part. Et c’est absolument insensé.

Pour le reste, on est bien loin des annonces de candidat, à savoir rénover toutes les écoles et les crèches.

Ce qui nous coûte, et ce qui va nous coûter pendant des années, et donc qui va purement et simplement annuler les autres dépenses pourtant indispensables, c’est votre centre nautique.

Qui bien sûr, ne verra pas le jour cet été comme vous l’aviez promis. Et cela, tout le monde le savait depuis de nombreux mois. Et vous verrez, les enfants vont être privés d’une année scolaire supplémentaire de natation.

Mesdames et Messieurs les élus, une bonne gestion, c’est prendre les bonnes décisions en prenant compte de l’intérêt général. Nous allons nous retrouver dans une impasse : ceux qui vont subir les conséquences de cette dette, ce sont les Aulnaysiens. Et on y est aujourd’hui. Avec encore une augmentation des tarifs à la cantine, une augmentation du prix des activités des centres de loisirs, des tarifs culturels, et même des tarifs pour les seniors.

Avec des hausses allant jusqu’à 35% en une année.

Pour ce qui est des charges de personnel, elles augmentent alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire calamiteuse. Aujourd’hui, vous avez multiplié par deux le nombre de DGA, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, alors que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol. Mais nous aurons l’occasion d’en parler ultérieurement quand nous aborderons le point relatif au rapport de la chambre régionale des comptes.

Sur l’encours de dette, il est désormais de 1 757 € par habitant. Il augmente, rien qu’en une année, de 11,38% puisque l’an dernier il était de 1 577 €. Une dérive que l’on dénonçait déjà ! Car la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€. Vous n’avez plus aucune marge de manœuvre et vous n’aurez donc pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille.

Enfin, vous justifiez la dette par la baisse des dotations de l’Etat. Mais même si le montant de ces dotations avait été maintenu, vous auriez laissé filer la dette, les chiffres étant sans équivoque. Bercy a donc raison d’agir de la sorte, oui l’Etat a parfaitement raison d’agir de la sorte au regard de votre gestion budgétaire et financière parfaitement désastreuse.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe d’opposition « Aulnay Plus Fière Plus Forte »

Discours du Débat d’orientation budgétaire à Aulnay-sous-Bois par Benjamin Giami

Merci Monsieur le Maire.

Tout d’abord, je souhaiterais rappeler que pour la période 2018-2020, la loi de programmation des finances publiques a prévu que les dépenses réelles de fonctionnement ne pourront pas évoluer au-delà d’un taux individualisé axé autour de +1,2 %, inflation comprise, et ce pour les 322 collectivités dont le budget de fonctionnement dépasse les 60 millions d’euros. L’objectif attendu de ce plafonnement instauré par l’Etat étant d’augmenter l’autofinancement des collectivités locales afin d’accroitre leur capacité à investir et surtout de réduire leur appel à l’emprunt.

Rappelons aux Aulnaysiens que c’est dans ce cadre obligatoire que la ville d’Aulnay a signé ce contrat avec l’Etat.

Le rapport d’orientation budgétaire a pour objet ici ce soir de présenter les orientations de l’année à venir et de rappeler la ligne de conduite et les objectifs financiers et budgétaires de la municipalité sur le long terme.

Il s’agit donc d’un « prend acte » d’une dette qui ne fait que s’alourdir. D’un « prend acte » d’une promesse que vous avez faite aux Aulnaysiens d’assainir les finances de la ville et que vous n’avez pas respectée.

L’an dernier, vous vous félicitiez, je cite « d’avoir abaissé la capacité de désendettement à 12 ans, et d’être dans une dynamique vertueuse ». Or, aujourd’hui, nous apprenons que la ville voit sa capacité de désendettement passer à près de 20 ans. Oui, 20 longues années pour que la ville se débarrasse de sa dette vertigineuse, et alors que l’Etat a bien insisté sur le fait qu’une ville est en mauvaise santé financière dès lors qu’elle a une capacité de désendettement qui dépasse 12 années.

Vous vous rendez compte qu’en l’espace d’une année, vous avez pulvérisé la dette en faisant monter la capacité de désendettement de la ville de 12 à 20 ans. C’est absolument irresponsable.

La situation est aujourd’hui intenable puisque votre épargne nette est négative, ce qui veut dire que vous n’avez pas assez de sous pour rembourser : vous êtes aujourd’hui obligé d’emprunter pour rembourser la dette.

Vous annoncez dans votre document de synthèse que vous espérez une situation plus ou moins correcte pour 2024. Mais pour cela vous allez devoir augmenter vos recettes de fonctionnement en les faisant passer de 156 millions d’euros à 161 millions, soit 5 millions d’euros supplémentaires ; vous espérez également baisser les charges de fonctionnement de 142 millions d’euros à 138, et en même temps, et c’est ça le plus inquiétant, vous comptez diviser vos dépenses d’investissement par deux, c’est-à-dire les faire baisser de 39 millions à 21 millions d’euros. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant la campagne ne pourra pas être respecté.

Par exemple, vous avez annoncé la rénovation de toutes les écoles de la ville alors que dans le programme d’équipement de 2020 à 2025, seulement 6 écoles sont concernées ainsi qu’une seule crèche. Il n’y a rien de prévu sur la santé, ni sur la culture.

S’agissant des équipements sportifs, les uniques gagnants de cette mandature seront le rugby et le football.

Pour résumer, les recettes doivent augmenter, les dépenses d’investissement doivent être divisées par deux, et seulement dans ce cas-là nous pourrons envisager de voir le bout du tunnel. Mais comment vous croire alors que l’an dernier vous annonciez une capacité de désendettement de moitié par rapport à ce que vous annoncez aujourd’hui ?

En somme, vous le répétez toujours à qui veut l’entendre, ce n’est jamais de votre faute : nous en sommes au septième débat d’orientation budgétaire, c’est la septième année que nous évaluons les finances de la ville, et c’est toujours de la faute de l’ancien maire.

Si ce n’est pas la faute de l’ancienne majorité, c’est la faute du Président Hollande, puis du Président Macron, et le nouveau responsable s’avère être le Covid puisqu’on peut lire dans votre document « que la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs mois a entaché la santé des comptes de la ville ».

Rappelons tout de même que ça ne vous a pas empêché le 27 mai dernier d’augmenter vos indemnités ainsi que celles des élus de votre majorité.

Pour revenir sur la crise liée au Covid, beaucoup de villes ont donné le montant qu’elles ont investi ces derniers mois, en détaillant chaque action et chaque dépense. Il serait donc temps que vous nous donniez les dépenses réalisées par la ville durant le confinement : certes il y a eu des dépenses, mais il y a également eu des économies qui ont été réalisées, notamment dans les cantines, dans les écoles, dans les centres de loisirs, ou encore dans le cadre d’évènements qui ont été annulés.

Le gouvernement a présenté récemment un plan d’urgence aux collectivités de 4,5 milliards d’euros, ce qui veut dire que les dépenses que vous avez engagées seront intégralement remboursées par l’Etat.

Ce qui nous attend, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, ce n’est rien moins que ce que nous avons annoncé l’an dernier, c’est-à-dire une augmentation des impôts. La situation n’est plus tenable, l’épargne est négative pour de nombreuses années, la dette va passer de 100 millions d’euros il y a six ans à plus de 169 millions d’euros. Et pour quelles dépenses ? Des travaux dans des écoles? Non. Des travaux de voirie ? Non. Plus de propreté ? Non plus.  

Monsieur le Maire, vous avez mis la ville dans une impasse financière et vous avez anéanti toute marge de manœuvre, tout en vous défaussant sur les autres. Par conséquent, le groupe « Aulnay plus Fière, Plus Forte » ne peut que vous alerter, une nouvelle fois, sur la pente extrêmement dangereuse que vous prenez.

Je vous remercie. 

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition

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