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Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois

Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.

Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.

Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.

Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.

Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.

Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?

Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.

Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.

Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.

Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.

Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.

Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.

Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Benjamin Giami alerte Bruno Beschizza sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Merci Monsieur le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier les services de la ville pour ce rapport qui nous a été transmis la semaine dernière. Je sais combien il a dû être difficile de fournir tant d’éléments financiers et budgétaires au regard de la situation actuelle.

Avant d’aborder le point relatif au rapport d’orientation budgétaire, je souhaiterais rappeler que la crise sanitaire que nous vivons tous, depuis le début de l’année 2020, a poussé le gouvernement et les banques centrales à prendre des mesures fortes et efficaces pour préserver au mieux notre économie.

L’ampleur du soutien de l’Etat à l’ensemble des secteurs fait de la France l’un des pays les plus protecteurs au monde. Je pense notamment aux soutiens à l’activité partielle, au fond de solidarité pour les entreprises, aux prêts garantis par l’Etat, à l’aide exceptionnelle de solidarité, à la prime jeune précarité destinée aux moins de 25 ans ayant perdu leur emploi ou leur stage en raison de la crise etc.

Pour impulser un rebond économique et atteindre un niveau de croissance permettant de revenir au niveau d’activité d’avant-crise, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de 100 milliards d’euros, le plus important de tous les plans de relance des Etats membres de l’Union européenne. Sur ces 100 milliards, 40 milliards seront financés par l’Europe. Avec un objectif simple : renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la transition écologique et préserver l’emploi et la cohésion sociale.

Et, bien évidemment, dans votre rapport d’orientation budgétaire, vous nous faites part de votre grande inquiétude quant aux mécanismes qui seront mis en place pour apurer cette dette COVID. Pas une seule fois, en revanche, il n’est fait mention des très grandes dépenses engagées par la région, présidée par la droite, voire même du département, présidé par la gauche.

Pour revenir à Aulnay, je souhaiterais commencer ici par un point intéressant à évoquer dans cette assemblée : la différence entre votre rapport de l’an dernier, où vous prévoyiez une dette de 153 millions d’euros en 2025, avec votre rapport d’aujourd’hui où vous prévoyez désormais une dette de 184 millions d’euros en 2025. Il y a un écart de 31 millions d’euros pour cette même année 2025, entre vos prévisions de l’an dernier et aujourd’hui !

Cela en dit long sur la fiabilité des projections que vous faites chaque année et sur la sincérité de votre rapport d’orientation budgétaire. Je me souviens surtout de certains des membres de votre majorité, qui faisaient l’an dernier ici-même un exercice d’autosatisfaction sur les bons chiffres budgétaires et financiers de la ville, forts de leurs 8000 voix aux élections municipales, alors que nous n’avons cessé de vous alerter sur la pente dangereuse que vous prenez. C’est quand même préoccupant de se tromper de 31 millions d’euros d’une année sur l’autre ! Il y a de quoi se poser des questions !

Et, bien évidemment, vos présidents de groupes vont encore une fois nous dire ce soir combien la situation financière de votre ville n’est pas dramatique, ou inversement dire que c’est la faute à l’ancien maire qui a quitté ses fonctions il y a sept ans, ou encore que c’est la faute au président Hollande ou au président Macron… Bref, ce sera forcément la faute à quelqu’un d’autre !

Ce soir, nous allons encore le répéter : la ville est dans une impasse financière dramatique. Il se passe aujourd’hui exactement ce que je vous ai dit il y a deux ans.

La dette continue d’augmenter à un rythme très élevé.

  • En 2020, nous étions à 162 millions d’euros de dette.Rappelons qu’en 2014, à votre arrivée au pouvoir, nous avions une dette de 100 millions d’euros.
  • Vous avez affirmé que la dette avait grimpé sous la mandature Ségura. C’est désormais faux : sous son mandat la dette grimpait de 11 millions d’euros, sous la vôtre c’est de plus de 10 millions. Vous n’avez pas du tout infléchi la pente. Bien au contraire.

Sur l’épargne nette, qui est je le rappelle les recettes de fonctionnement moins les dépenses de fonctionnement et le remboursement de capital :

Comme nous l’avons prédit il y a deux ans, l’épargne nette de la ville est désormais négative. Cela veut dire que la ville n’a pas assez chaque année pour rembourser sa dette. La ville d’Aulnay doit désormais emprunter pour rembourser la dette. C’est le serpent qui se mord la queue ! La ville n’a donc plus aucune capacité d’investissement propre.

J’aimerais juste rappeler ici que la pandémie que nous subissons de plein fouet depuis un an n’est en rien responsable de cette situation financière catastrophique. Les recettes de la ville ne sont pas liées au cycle économique, à part les droits de mutation qui sont restés stables à environ 2,4 millions d’euros.

Maintenant le futur. Quel futur attend notre ville ?

La situation financière va empirer, année après année. Et elle correspond une nouvelle fois à ce que j’ai annoncé il y a deux ans. Voilà ce qui nous attend :

  • Une épargne nette durablement négative pour les trois prochaines années. Au moins.
  • Une capacité de désendettement qui va empirer. Je rappelle qu’au-dessus de 10 années de capacité de désendettement, c’est-à-dire le nombre d’années qu’il nous faut pour nous débarrasser de notre dette, notre ville est en mauvaise santé financière.
  • Je rappelle aussi que le plafond prévu pour les communes de notre taille par la loi d’orientation des finances publiques est de 12 ans. 12 ans de capacité de désendettement maximum.
  • En 2020, Aulnay avait une capacité de désendettement de 14 ans, ce qui n’était pas bon. Désormais, pour 2021,vous prévoyez une capacité de désendettement de 30 ans ! Oui, 30 longues années.
  • Alors, vous nous dites que vous allez faire des efforts, et que par un coup de baguette magique vous allez redescendre à 18 ans pour les prochaines années. Pour ma part, je ne crois pas à la transmutation du plomb en or.

Vous savez très bien ce qui est en train de se passer. La dette de la ville augmente d’environ 10 millions d’euros par an : elle atteindra près de 190 millions d’euros fin 2024. Soit un quasi-doublement par rapport à la situation de 2014, à votre arrivée aux affaires. Je suis même malheureusement persuadé que nous serons bien au-delà de ces 190 millions d’euros de dette.

Votre rapport d’orientation budgétaire ose même présenter une baisse des investissements et une légère baisse de la dette en 2025. C’est une plaisanterie. Nous serons à ce moment-là en période pré-électorale et, bien évidemment, ce sera tout le contraire avec une hausse de la dette et une hausse des investissements.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus forte » n’est plus ici pour vous alerter ou vous dire combien il est inquiet pour notre ville, il est surtout ici pour alerter les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens sur la pente dangereuse she vous prenez pour Aulnay.

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal et chef du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Vidéo, Benjamin Giami alerte sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, Benjamin Giami, chef du groupe d’opposition Aulnay Plus fière, Plus Forte, a évoqué la crise sanitaire et économique que traverse le pays. Il a souligné cependant l’effort de l’Etat avec son plan de relance de 100 milliards d’euros, le plan de relance le plus important de l’Union Européenne. Il souligne également que 40 milliards ont été financés par l’Europe.

Alors que la majorité municipale s’émeut des dépenses de l’état et de la dette de la France, Benjamin Giami rappelle lès grandes dépenses de la région Île-de-France, dirigée par la Droite (Valérie Pécresse), et celles du département de la Seine-Saint-Denis, dirigé par la Gauche (Stéphane Troussel).

Mais M. Giami rappelle aussi que la dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois devrait atteindre 184 millions d’euros en 2025, soit 31 millions d’euros de plus de ce qui était prévu initialement ! Il émet des doutes sur la fiabilité sur la projection du budget et sur le réelle sincérité dans les débats d’orientation budgétaire. Monsieur Giami estime que la ville est dans une impasse financière dramatique (160 millions d’euros de dette en 2020 au lieu de 100 millions d’euros en 2014 à l’arrivée de M. Beschizza à la tête de la ville). Une moyenne de 10 millions d’euros d’augmentation par an est constatée, sans réel infléchissement.

Enfin, Benjamin Giami fait observer que l’épargne nette de la ville est négative. La Ville doit désormais emprunter pour rembourser la dette. Et pour compléter le tableau, la ville n’a plus de capacité d’investissement propre. 

L’épargne nette serait négative pour les 3 prochaines années et la capacité de désendettement va empirer (14 ans en 2020,  30 ans en 2021). M. Giami estime que les jérémiades de la majorité municipale qui se plaint que la faute en incombe à l’ancien Maire Gérard Ségura ou à l’Etat doivent cesser et qu’une solution doit être trouvée.

Pour voir la vidéo, cliquer sur ce lien.

L’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois bientôt soulagé de ses 106 millions d’euros de dette !

Le directeur de l’ARS Ile-de-France s’est engagé à porter en priorité les dossiers de ces hôpitaux, plombés par plusieurs centaines de millions d’euros de dettes, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

A une crise sanitaire hors norme s’ajoute une crise financière sans précédent. Dans les hôpitaux de Montreuil, d’Aulnay-sous-Bois et de Montfermeil – réunis au sein du même groupement hospitalier territorial (GHT) – des dettes colossales viennent plomber les cahiers de comptes et amplifier les inquiétudes du personnel, déjà très éprouvé par l’épidémie de coronavirus.

A Montreuil, elle atteint 98 millions d’euros (M€), à Aulnay, elle s’élève à 106 M€ et elle n’est « que » de 29 M€ à Montfermeil. « Mais l’établissement doit être reconstruit de façon globale, ce qui représente une dette cachée énorme de l’ordre de 300 M€ », souffle la direction de l’hôpital.

Un engagement du Premier ministre

Cette reprise des dettes hospitalières, l’ancien Premier ministre Edouard Philippe en avait fait un engagement à la fin de l’année 2019, quelques mois avant le début de la crise sanitaire.

Un an plus tard, nous y sommes : le parlement examine actuellement le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui prévoit un budget de 13 milliards d’euros. Cette somme correspond au tiers des dettes des hôpitaux dans toute la France.

Dans cette bataille des financements qui s’annonce, l’Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France compte bien porter haut plusieurs dossiers de Seine-Saint-Denis. Lors d’une rencontre vendredi 7 novembre avec Patrice Bessac, maire (PCF) de Montreuil, Jean-Paul Fauconnet, maire (LR) de Rosny-sous-Bois et François Déchy, maire (DVG) de Romainville, le directeur de l’ARS-IDF Aurélien Rousseau s’est engagé à faire étudier le cas du GHT de Montreuil-Aulnay-Montfermeil en priorité par le ministère de la Santé.

Emprunts toxiques

« C’est une des premières situations sur lesquelles on va travailler, explique Aurélien Rousseau. C’est pour des établissements comme celui-ci que cette mesure est la plus importante. » Pour résumer, l’hôpital de Montreuil a des atouts indéniables – densité de population, accessibilité… – mais peine à « sortir la tête de l’eau » à cause de ces emprunts toxiques contractés en 2008, durant la crise des subprimes.

Source et article complet : Le Parisien

Explosion des cas de Covid en France, vers un nouveau confinement avant la fin de l’année ?

Plus de 16000 cas de COVID ont été recensés en France hier, ce qui est un nouveau record depuis le début de l’été. Face à cette recrudescence inquiétante, le 1er ministre Jean Castex songe à réinstaurer le confinement pour soulager les hôpitaux qui sont de plus en plus débordés.

Si confinement il y a, l’économie Française risque d’être durement pénalisée. Le premier confinement avait mis à rude épreuve la santé de nombreuses entreprises et l’Etat a dû intervenir pour éviter la destruction d’un trop grand nombre d’emplois. La dette de la France approche désormais les 115% du PIB avec aucune visibilité sur la possibilité de revenir à un budget équilibré. Autant dire qu’un nouveau confinement entraînera l’effondrement de la l’économie.

Oussouf SIBY s’inquiète de la dette qui explose à Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux,

Nous tenons tout d’abord à vous dire, Monsieur le Maire que nous trouvons inadmissible de ne recevoir l’ensemble des documents du Budget accompagnés de nombreuses délibérations, que le jeudi précédent le vote, à 23 h 30. Comment peut-on croire que les documents ne soient pas prêts avant ? Je précise que je ne remets aucunement en cause l’administration, cette responsabilité incombe aux élus.

Jusqu’en 2018, il était d’usage de transmettre les documents du budget aux conseillers municipaux une bonne semaine avant le vote, ce qui leur laissait le temps nécessaire à une analyse détaillée.

A présent, et tout particulièrement cette année, tout laisse penser à une volonté délibérée d’entraver le travail de l’opposition.

Le Compte administratif 2019

Vous terminez le compte administratif 2019 avec un excédent de 8 millions d’euros. Cet excédent est la conséquence logique d’une hausse de près de 4 M des recettes (169 M contre 165 en 2018) accompagnée de la baisse des dépenses de 1,2 M.

Rappelons que la ville bénéficie de conditions plus favorables depuis 2018 : une nouvelle pause dans la participation au redressement des comptes publics et une situation qui lui permet d’être exonérée de participations financières comme le Fonds de solidarité des communes de la région Ile- de-France (FSRIF) et du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC).

Par ailleurs, les recettes sont en augmentation :

1,4 M de plus en impôts et taxes (117 M au lieu de 115, 5)

Augmentation des différentes dotations : Fonds de Solidarité, Dotation de Solidarité

A propos des charges :

Les charges, 154 M, ont encore baissé de 1M par rapport à 2018, c’est maintenant 9 M de moins qu’en 2014. On mesure ici la politique d’austérité sur l’ensemble du 1er mandat qui touche forcément l’ensemble des secteurs, tout particulièrement l’enseignement/formation, les interventions sociales, la santé et la culture.

A cette baisse des moyens s’ajoute une hausse continue des tarifs des services municipaux, non visible dans ce document mais régulièrement soulignée par les familles aulnaysiennes.

L’épargne nette, négative pendant 4 années est enfin redevenue positive mais c’est bien sûr dérisoire pour financer un programme ambitieux de 45,7 M.

En effet, alors que les 5 premières années du mandat se caractérisent par une moyenne à minima de 22 M par an, vous avez voulu achever en 2019, l’année des élections municipales, les réalisations phares de votre mandat. D’où un programme d’équipement brusquement pharaonique de 45,7 M.

Pour le financer, là aussi, vous avez bénéficié de facteurs favorables : des augmentations du Fonds de compensation de la TVA, de la taxe d’aménagement et des subventions.

A ces recettes s’ajoutent 2,6 M de vente de propriétés communales et surtout un emprunt à des taux encore très bas de près de 28 M qui finance à lui seul près de 61 % des investissements.

Mais malgré un programme d’investissement en hausse, le socle, partie consacrée à l’entretien des bâtiments, des espaces publics, des espaces / propreté est faible (en dessous des 10 M ). Par ailleurs, nous n’approuvons pas vos choix : 8 M pour la construction du stade nautique (pratiquement la somme consacrée au récurrent) – la place Abrioux (7,5 M) , une place qui révèle aujourd’hui, à peine inaugurée, des problèmes qui nécessitent de nouveaux travaux.

Les sommes sont dérisoires pour le PRU, l’aménagement du site PSA, la Fosse à la Barbière, la rénovation des quartiers Gros Saule, Mitry et la Cité de l’Europe …

Au niveau des dépenses par fonctions, mêmes tendances que les années précédentes :

  • baisse des moyens pour les services généraux au moins 5 M par rapport à 2014,
  • baisse pour l’enseignement/formation, la culture
  • des moyens dérisoires pour le secteur social et santé (11 M en 2013, mais 9 en 2019.) sans oublier la chute radicale des moyens pour la mise en accessibilité
  • le poste sécurité, lui, continue d’augmenter…pour un résultat peu probant

A propos de la dette :

L’encours de dette explose, 149 M suite aux 28 M nouveaux emprunts soit 1 750 € par habitant. Même si la ville est sortie du seuil critique de 12 ans pour se désendetter, sa capacité de désendettement de 9 ans et 10 mois est bien supérieur aux villes de même strate (6 ans et 7 mois)

En conclusion, le compte administratif 2019 montre un excédent réalisé grâce à une hausse des recettes pour la ville conjuguée à la poursuite d’une politique d’économies dans l’ensemble des services municipaux, des services devenus inaccessibles pour certaines familles suite aux augmentations successives.

Après 5 ans de faibles investissements, vous avez voulu réaliser à marche forcée, l’année des élections, vos quelques projets phares de votre mandat en empruntant massivement.

Des projets coûteux et contestés par bon nombre d’aulnaysiens qui aspirent plutôt à d’autres investissements en lien avec la rénovation du bâti, l’aménagement des voiries ou de déplacements doux, la lutte contre le changement et pour l’adaptation climatique.

Source : Intervention Oussouf SIBY, Président du groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens sur le budget à Aulnay-sous-Bois

Bruno Beschizza parviendra t-il à sauver Aulnay-sous-Bois du surendettement ?

Lors du conseil municipal du 8 juillet 2020, le budget a été passé au crible comme les charges de fonctionnement, la charge du personnel, l’encours de la dette et les recettes. Si le discours semblait rassurant, difficile de masquer l’augmentation de la dette qui atteint près de 150 millions d’euros.

Si la capacité de désendettement de la ville est repassée sous les 12 ans (en adéquation avec un accord signé avec l’Etat), rien ne laisse supposer que cette dette reparte à la baisse. Ramené par habitant, cette dette atteint près de 1800 €, soit bien plus que la moyenne des villes de même strate.

Bruno Beschizza, qui se targue de gérer la ville comme un bon père de famille, aura fort à faire pour assainir une situation qu’il a certes héritée, mais qu’il pour l’instant pas été capable de franchement améliorer.

Plusieurs leviers s’offrent à lui :

  • Augmenter la pression fiscale (ce qu’il ne souhaite pas)
  • Baisser la charge de personnel (ce qui ne semble pas être la voie souhaitée)
  • Vendre une partie du patrimoine de la ville (en cours et en partie)
  • Faire venir un maximum de nouveaux foyers en construisant de nombreux logements (ce qui semble être la voie choisie, à l’image de la ville de Levallois-Perret qui, très endettée, semble désormais sur la voie de la convalescence)

Le bilan en 2025-2026 sera très attendu par une opposition municipale très critique quant à sa gestion.

La dette de la France explose sur fond de fronde d’une partie de la population contre la force régalienne

Si le Covid-19 a touché la plupart des grandes économies mondiales, la France semble désormais au bord du gouffre avec une explosion impressionnante du déficit et de la dette. Selon les dernières projections de Bercy, le déficit devrait atteindre 11,2% du PIB (bien au-dessus des 3% imposés par la règle Européenne pour la stabilisation de la zone Euro). La dette publique elle devrait dépasser les 120%, du jamais bu en temps de paix.

Alors que certains Maires s’inquiètent d’une possible baisse des dotations de l’état (une forte baisse a impacté toutes les collectivités par la loi de programmation des finances publiques du 29 décembre 2014), il semblerait que l’Etat serait lui même dans une situation de quasi-faillite, avec toutes les conséquences. La France pourrait rejoindre ainsi l’Italie au rang des pays en grande difficulté.

Cependant, cette inquiétante tendance ne semble pas inquiéter les Français outre mesure, plus enclin à se demander comment ils pourront passer leurs vacances ou à réagir sur un cas de violence policière aux Etats-Unis. Des appels à la révolte ou des sous-entendu de certains médias de Gauche mettent à mal les forces de police qui, à défaut d’être exemptes de défauts, travaillent dans la plupart du temps dans des conditions peu enviables. Alors que l’épidémie de Coronavirus est à peine contenue, des grandes manifestations ont eu lieu, avec le risque d’une seconde vague au niveau des contaminations.

Dans ce société en pleine déconfiture, des événements extérieurs comme la guerre en Libye, les rodomontades du président Américain Donald Trump ou le partage du Moyen-Orient entre la Russie, la Turquie et l’Iran mettent l’Europe de plus en plus au second plan.

A Aulnay-sous-Bois, la dette devient critique mais son augmentation a été maîtrisée

Chaque année, la direction générale des finances publiques (DGFIP) publie un compte détaillé des comptes des collectivités locales. A l’approche des élections municipales de mars, Le Parisien vous propose une analyse détaillée de la situation financière de cinq grandes communes de Seine-Saint-Denis. Aujourd’hui : Aulnay-sous-Bois.

La dette a augmenté… mais moins vite qu’avant. Selon la DGFIP, la dette d’Aulnay-sous-Bois était de 135 millions d’euros en 2018, soit une hausse de 23 millions d’euros par rapport à 2014, année d’élection de Bruno Beschizza (LR). Soit 1599 euros d’endettement par habitant, alors que le chiffre moyen au niveau du département est plus faible : 1196 euros par habitant. Un niveau d’endettement jugé « critique » dans le dernier rapport de la chambre régionale des comptes.

Mais dans le camp Beschizza, on veut voir les choses du bon côté : « La dette augmente moins vite depuis que nous sommes élus », avait indiqué le maire lors de la parution du rapport de la CRC. Passant de 36 à 106 millions d’euros entre 2008 et 2014, celle-ci n’a ainsi augmenté « que » de 20 millions d’euros à partir de son élection.

Il faudrait 13 ans pour se désendetter. Selon les spécialistes des finances publiques, qui rappellent que « la capacité de remboursement d’une dette est un bon indicateur de sa santé financière d’une ville », « on peut considérer que la situation devient inquiétante à partir de 12 ans ». Or, à Aulnay, cette capacité de remboursement atteint 13,3 ans.

Pas de quoi inquiéter Bruno Beschizza : « La situation est en nette amélioration : en 2017, il nous fallait encore 18 ans pour rembourser la dette ! »

Source et article complet : Le Parisien

Un endettement critique pour la ville d’Aulnay-sous-Bois et certains agents trop payés

La Chambre régionale des comptes publie ce jeudi un rapport critique sur les années 2011-2017. Mais les édiles tempèrent.

« La Chambre régionale des comptes (CRC) est dans son rôle. Elle est là pour pointer ce qui doit être amélioré ! » Alors que le rapport sur les finances d’Aulnay-sous-Bois est publié ce jeudi, le maire (LR) Bruno Beschizza a tenté, lors du conseil municipal mercredi, de tempérer les remarques des magistrats qui ont examiné les comptes entre 2011 et 2017. Six années administrées à la fois par l’ex-majorité PS (2011-2014) et par son équipe LR-UDI (2014-2017).

« Un endettement critique ». Avec 129 M€ de dette en 2017, la ville – qui n’a pas augmenté les impôts depuis 2008 – est dans l’obligation de trouver des solutions, estime la CRC, qui souligne que l’autofinancement est « très dégradé » et même négatif, avec -3,3 M€ en 2017.

L’institution pointe aussi une capacité de désendettement culminant à 18 ans en 2017. Le seuil d’alerte fixé par l’Etat est de 12 ans… Elle déplore aussi des charges de personnel trop pesantes, représentant 65 % des dépenses de fonctionnement.

Mais la chambre souligne aussi qu’en 2018, la ville a signé la contractualisation avec l’Etat, s’obligeant a réguler les dépenses de fonctionnement.

Là-dessus, la CRC suggère deux pistes pour dégager de la trésorerie : augmenter les impôts, ou baisser sensiblement la masse salariale. « On ne touchera pas à la fiscalité », assure Bruno Beschizza, probable candidat à sa succession l’an prochain.

Gros salaires pour diplômes inadaptés. L’autre point saillant de ce rapport, c’est une « gestion des ressources humaines entachée de nombreuses irrégularités ».

Ainsi, le recrutement pose souci, notamment des agents à « haut niveau de rémunération » embauchés alors « qu’ils ne possèdent pas les diplômes et l’expérience professionnelle ».

La chambre déplore aussi le recours trop fréquent aux heures supplémentaires et aux astreintes, la police municipale étant particulièrement concernée.

Source et article complet : Le Parisien

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