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Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois

Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.

Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.

Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.

Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.

Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.

Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?

Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.

Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.

Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.

Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.

Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.

Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.

Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Vidéo, Benjamin Giami s’inquiète du budget catastrophique de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Lors du conseil municipal du 7 avril 2021, chaque président de groupe pouvait s’exprimer sur le budget 2021 de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte, s’est exprimé sur le sujet et dresse un bilan bien sombre des finances de la ville :

  • Part de la charge du personnel
  • Salaire ahurissant des salaires des DGA malgré une délégation à Paris Terre d’Envol
  • Augmentation de la dette
  • Part du remboursement de la dette dans le budget
  • Augmentation de la facture pour le centre nautique

Compte-tenu de ce constat, Benjamin Giami a appelé à voter contre ce budget.

Ci-dessous, la vidéo de son intervention :

Benjamin Giami alerte Bruno Beschizza sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Merci Monsieur le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier les services de la ville pour ce rapport qui nous a été transmis la semaine dernière. Je sais combien il a dû être difficile de fournir tant d’éléments financiers et budgétaires au regard de la situation actuelle.

Avant d’aborder le point relatif au rapport d’orientation budgétaire, je souhaiterais rappeler que la crise sanitaire que nous vivons tous, depuis le début de l’année 2020, a poussé le gouvernement et les banques centrales à prendre des mesures fortes et efficaces pour préserver au mieux notre économie.

L’ampleur du soutien de l’Etat à l’ensemble des secteurs fait de la France l’un des pays les plus protecteurs au monde. Je pense notamment aux soutiens à l’activité partielle, au fond de solidarité pour les entreprises, aux prêts garantis par l’Etat, à l’aide exceptionnelle de solidarité, à la prime jeune précarité destinée aux moins de 25 ans ayant perdu leur emploi ou leur stage en raison de la crise etc.

Pour impulser un rebond économique et atteindre un niveau de croissance permettant de revenir au niveau d’activité d’avant-crise, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de 100 milliards d’euros, le plus important de tous les plans de relance des Etats membres de l’Union européenne. Sur ces 100 milliards, 40 milliards seront financés par l’Europe. Avec un objectif simple : renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la transition écologique et préserver l’emploi et la cohésion sociale.

Et, bien évidemment, dans votre rapport d’orientation budgétaire, vous nous faites part de votre grande inquiétude quant aux mécanismes qui seront mis en place pour apurer cette dette COVID. Pas une seule fois, en revanche, il n’est fait mention des très grandes dépenses engagées par la région, présidée par la droite, voire même du département, présidé par la gauche.

Pour revenir à Aulnay, je souhaiterais commencer ici par un point intéressant à évoquer dans cette assemblée : la différence entre votre rapport de l’an dernier, où vous prévoyiez une dette de 153 millions d’euros en 2025, avec votre rapport d’aujourd’hui où vous prévoyez désormais une dette de 184 millions d’euros en 2025. Il y a un écart de 31 millions d’euros pour cette même année 2025, entre vos prévisions de l’an dernier et aujourd’hui !

Cela en dit long sur la fiabilité des projections que vous faites chaque année et sur la sincérité de votre rapport d’orientation budgétaire. Je me souviens surtout de certains des membres de votre majorité, qui faisaient l’an dernier ici-même un exercice d’autosatisfaction sur les bons chiffres budgétaires et financiers de la ville, forts de leurs 8000 voix aux élections municipales, alors que nous n’avons cessé de vous alerter sur la pente dangereuse que vous prenez. C’est quand même préoccupant de se tromper de 31 millions d’euros d’une année sur l’autre ! Il y a de quoi se poser des questions !

Et, bien évidemment, vos présidents de groupes vont encore une fois nous dire ce soir combien la situation financière de votre ville n’est pas dramatique, ou inversement dire que c’est la faute à l’ancien maire qui a quitté ses fonctions il y a sept ans, ou encore que c’est la faute au président Hollande ou au président Macron… Bref, ce sera forcément la faute à quelqu’un d’autre !

Ce soir, nous allons encore le répéter : la ville est dans une impasse financière dramatique. Il se passe aujourd’hui exactement ce que je vous ai dit il y a deux ans.

La dette continue d’augmenter à un rythme très élevé.

  • En 2020, nous étions à 162 millions d’euros de dette.Rappelons qu’en 2014, à votre arrivée au pouvoir, nous avions une dette de 100 millions d’euros.
  • Vous avez affirmé que la dette avait grimpé sous la mandature Ségura. C’est désormais faux : sous son mandat la dette grimpait de 11 millions d’euros, sous la vôtre c’est de plus de 10 millions. Vous n’avez pas du tout infléchi la pente. Bien au contraire.

Sur l’épargne nette, qui est je le rappelle les recettes de fonctionnement moins les dépenses de fonctionnement et le remboursement de capital :

Comme nous l’avons prédit il y a deux ans, l’épargne nette de la ville est désormais négative. Cela veut dire que la ville n’a pas assez chaque année pour rembourser sa dette. La ville d’Aulnay doit désormais emprunter pour rembourser la dette. C’est le serpent qui se mord la queue ! La ville n’a donc plus aucune capacité d’investissement propre.

J’aimerais juste rappeler ici que la pandémie que nous subissons de plein fouet depuis un an n’est en rien responsable de cette situation financière catastrophique. Les recettes de la ville ne sont pas liées au cycle économique, à part les droits de mutation qui sont restés stables à environ 2,4 millions d’euros.

Maintenant le futur. Quel futur attend notre ville ?

La situation financière va empirer, année après année. Et elle correspond une nouvelle fois à ce que j’ai annoncé il y a deux ans. Voilà ce qui nous attend :

  • Une épargne nette durablement négative pour les trois prochaines années. Au moins.
  • Une capacité de désendettement qui va empirer. Je rappelle qu’au-dessus de 10 années de capacité de désendettement, c’est-à-dire le nombre d’années qu’il nous faut pour nous débarrasser de notre dette, notre ville est en mauvaise santé financière.
  • Je rappelle aussi que le plafond prévu pour les communes de notre taille par la loi d’orientation des finances publiques est de 12 ans. 12 ans de capacité de désendettement maximum.
  • En 2020, Aulnay avait une capacité de désendettement de 14 ans, ce qui n’était pas bon. Désormais, pour 2021,vous prévoyez une capacité de désendettement de 30 ans ! Oui, 30 longues années.
  • Alors, vous nous dites que vous allez faire des efforts, et que par un coup de baguette magique vous allez redescendre à 18 ans pour les prochaines années. Pour ma part, je ne crois pas à la transmutation du plomb en or.

Vous savez très bien ce qui est en train de se passer. La dette de la ville augmente d’environ 10 millions d’euros par an : elle atteindra près de 190 millions d’euros fin 2024. Soit un quasi-doublement par rapport à la situation de 2014, à votre arrivée aux affaires. Je suis même malheureusement persuadé que nous serons bien au-delà de ces 190 millions d’euros de dette.

Votre rapport d’orientation budgétaire ose même présenter une baisse des investissements et une légère baisse de la dette en 2025. C’est une plaisanterie. Nous serons à ce moment-là en période pré-électorale et, bien évidemment, ce sera tout le contraire avec une hausse de la dette et une hausse des investissements.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus forte » n’est plus ici pour vous alerter ou vous dire combien il est inquiet pour notre ville, il est surtout ici pour alerter les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens sur la pente dangereuse she vous prenez pour Aulnay.

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal et chef du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Les élus Aulnay En Commun sur l’ésquisse du budget 2021 à Aulnay-sous-Bois

A propos des recettes , il y a encore beaucoup d’incertitudes quant à la crise de la covid et de la suppression de la taxe d’habitation. Vous soulignez les efforts financiers de la CAF , de la Métropole, du Département et de la Région pour aider les communes mais malgré ces coups de pouce non négligeables, vous prévoyez une baisse de près de 9 M suite apparemment à une baisse des impôts et taxes ? Ce sera à vérifier ultérieurement.

On s’attendait par contre à une explosion des dépenses dues à la crise mais en fait vous prévoyez une baisse de 3 M par rapport au CA de 2020.

Les charges à caractère général augmenteraient de 5,8 M suite au retour prévu des activités post- covid … ce qui signifierait donc pour 2020 une économie de près de 6 M ?

Concernant les subventions, vous octroyez 1 M pour l’exploitation du centre nautique mais pas de changement pour les subventions aux associations.

Les aides à la population durant la crise sanitaire ont été très inégales. Nous notons avec satisfaction la prime aux agents municipaux,la distribution de masques, 67 000 € d’aides exceptionnelles aux associations (on aimerait connaître la répartition des aides).

Par contre le CCAS n’a pas eu d’augmentation conséquente de sa subvention, (de 1 M à 1,1 puis une rallonge de200 000) au regard de sa mission durant la crise.

Si le travail des agents du maintien à domicile a été remarquable, nous nous interrogeons sur le bien fondé de la gratuité des repas à domicile sans tenir compte des revenus de la personne ? Même remarque concernant les 2 000 colis de fin d’année. Un coup de com’ risqué en cette période de contamination. Face aux situations dramatiques, il était plus urgent de faire davantage pour les personnes en difficulté, en lien avec les associations et le CCAS (bons ou colis alimentaires).

Les charges financières augmenteront en 2021 puisque vous continuez à emprunter : 23 M déjà prévus. La dette atteindra 172 M en 2021, 184 M en 2025. Et sur les 23 M empruntés, il faudra en consacrer 13 M pour rembourser la part annuelle de la dette.

Au niveau du programme d’investissements : après une moyenne entre 2014 et 2019 très insuffisante de 21, 5 M, il y a 2 années de gros investissements pour passer en force vos projets phare tels que la place et le parking ABRIOUX, et la piscine : 38 M l’an passé (à confirmer au CA), 35 prévus pour 2021. Puis les montants vont à nouveau baisser, 22 M en 2025.

Le tableau de la prospective budgétaire 2021 – 2025

Vous misez sur une maîtrise des dépenses et un dynamisme fiscal basé sur l’aménagement du site PSA pour dégager des marges et revenir à une épargne positive en 2024.

Ce ne sont que des prévisions car en comparant les tableaux depuis plusieurs années, on constate un décalage dans le temps, le bout du tunnel s’éloigne.

En conclusion, l’année 2021 verra, on l’espère, le retour à une situation normale, le retour de la vie dans nos quartiers.

Le DOB 2021 montre que vous poursuivrez une gestion en « bon père de famille » selon votre expression. C’est plutôt chaque année un exercice risqué puisque la stagnation des recettes et des dépenses ne vous donne aucune marge de manœuvre. Vous devrez continuer à emprunter, creusant davantage la dette, ce qui n’est pas un signe de bonne santé budgétaire.

Pour conclure ce rapport d’orientations budgétaires manque singulièrement de solidarité , de prise en compte de la crise sanitaire , d’engagement financier pour répondre à la crise climatique, à l’accessibilité des personnes en situation d’handicap…

Nous en sommes toujours convaincus, Aulnay et les Aulnaysien.ne.s méritent mieux . Cela doit nécessairement passer par une vision politique pour notre ville et par une gestion plus proche des Aulnaysien.ne.s, plus démocratique, plus transparente, plus juste et plus écologique de notre commune. De grâce évitez nous ce couplet arrogant des 60 %. Le disque est rayé !

Nous verrons plus précisément lors du vote du budget, les choix opérés dans la répartition des moyens financiers et dans le programme d’investissements.

Source : Elus Aulnay En Commun

Le débat d’orientation budgétaire vu par les élus d’Aulnay En Commun

La préparation annuelle des activités et du budget de notre ville est une occasion majeure d’exprimer les ambitions et les priorités pour notre Aulnay et les Aulnaysiens !

Nous tenons à remercier le service des finances pour le travail de préparation.

 I – Le contexte :

Le DOB 2021 se déroule à nouveau dans un contexte difficile de crise sanitaire doublée d’une crise économique, sociale et environnementale. La crise a accentué les inégalités sociales dans notre ville comme ailleurs, pour les jeunes, les personnes âgées ou les familles en grande précarité. Autre élément de contexte, celui de la loi de finance 2021. En 2021, les villes ne percevront, pour la première fois, plus aucune recette de taxe d’habitation et recevront à la place l’intégralité de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) perçue jusqu’ici par les Départements. La taxe foncière constitue désormais la seule ressource fiscale des communes.

Le « quoi qu’il en coûte » risque de coûter aux communes puisque le gouvernement pourrait

« Reprendre la démarche contractuelle » afin de les associer à la relance.

On sent comme de la « rébellion » face à cette hypothèse, une attitude bien différente que lors de la signature de la contractualisation pour 3 ans entre la ville et M. Darmanin. C’était un engagement risqué alors que les incertitudes s’accumulaient. C’était un marché de dupe, signé avec zèle puisque vous vous étiez engagés à ne pas augmenter les dépenses de plus de 1,3 % au lieu de 1,5 demandé. C’était d’autant plus un marché de dupe que la crise sanitaire a tout bouleversé et que la commune a dû faire face à une situation imprévisible.

II- L’atterris s age d e l’ exercic e 2 020 :

Grande nouveauté cette année, il y a 2 responsables aux difficultés budgétaires de la commune : pour la 8 ème année consécutive, l’ancienne municipalité de G. Ségura et à présent, la covid – 19 !

Toujours les mêmes erreurs copiées collées : l’épargne brute de 12,9 M en 2008 au lieu de 22,4 M en 2007, c’est le résultat de G. Gaudron et non de G. Ségura puisque le budget avait été préparé par M.Gaudron , il n’avait pas pu être changé par la nouvelle équipe, suite au recours d’un an.

Mêmes constats pour l’épargne nette : vous rappelez les 18 M en 2007 mais pas la chute à 10 M en 2008, résultat de l’équipe G. Gaudron. Vous déplorez les emprunts pourtant indispensables pour réaliser le PRU, rattraper le retard de travaux et faire disparaître l’usine d’amiante.

Quant à l’impact de la crise de la covid, le DOB donne trop de données contradictoires pour connaître réellement l’impact financier de la crise mais à première vue, il semble limité.

Nous espérons avoir lors du vote du budget, le bilan économies, dépenses, aides extérieures.

Pour l’exercice budgétaire 2020, on note une augmentation des charges de près de 3 M par rapport à 2019 compensée par une hausse des recettes de près de 3 M .

Cette hausse est due essentiellement à l’augmentation des impôts et taxes, par l’actualisation des valeurs locatives pour la taxe foncière et taxe d’habitation. Près de 120 M contre 117 M en 2019. On voit clairement que le bétonnage de luxe largement pratiqué depuis 2014 rapporte !

Par ailleurs vous indiquez à qui veut l’entendre que vous n’augmentez pas les impôts, c’est le cas 

depuis 2003 et non 2014. Cependant vous gardez bien de dire que vous augmentez la Taxe Enlevement des Ordures Ménagéres.

Vous rendez la ville attractive par des taux sur le bâti et le non bâti extrêmement bas par rapport au département et en France. Pour autant, la stagnation de ces taux prive les aulnaysiens d’avantages tels que la baisse des tarifs des prestations ou des activités périscolaires. Une mesure qui serait nécessaire car Aulnay-sous-Bois a des tarifs plus élevés que dans les communes voisines.

Si l’épargne brute est de 11,5 M fin 2020, l’épargne nette redevient encore une fois négative suite au remboursement annuel de la dette qui ne cesse d’augmenter (162 M).

Les investissements sont exclusivement financés par les emprunts (23 M en 2020) à des taux très bas, heureusement pour vous, une moyenne de 1,73 % mais la dette atteint 162 M.

Ainsi, vous arrivez à équilibrer le budget 2020 de la même manière que les années précédentes, sans marge de manœuvre, sans dégager l’épargne nécessaire aux investissements. C’est un cercle infernal où les emprunts remboursent chaque année une partie de la dette, avant de financer les travaux.

Source : Elus Aulnay En Commun

Vidéo, Benjamin Giami alerte sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, Benjamin Giami, chef du groupe d’opposition Aulnay Plus fière, Plus Forte, a évoqué la crise sanitaire et économique que traverse le pays. Il a souligné cependant l’effort de l’Etat avec son plan de relance de 100 milliards d’euros, le plan de relance le plus important de l’Union Européenne. Il souligne également que 40 milliards ont été financés par l’Europe.

Alors que la majorité municipale s’émeut des dépenses de l’état et de la dette de la France, Benjamin Giami rappelle lès grandes dépenses de la région Île-de-France, dirigée par la Droite (Valérie Pécresse), et celles du département de la Seine-Saint-Denis, dirigé par la Gauche (Stéphane Troussel).

Mais M. Giami rappelle aussi que la dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois devrait atteindre 184 millions d’euros en 2025, soit 31 millions d’euros de plus de ce qui était prévu initialement ! Il émet des doutes sur la fiabilité sur la projection du budget et sur le réelle sincérité dans les débats d’orientation budgétaire. Monsieur Giami estime que la ville est dans une impasse financière dramatique (160 millions d’euros de dette en 2020 au lieu de 100 millions d’euros en 2014 à l’arrivée de M. Beschizza à la tête de la ville). Une moyenne de 10 millions d’euros d’augmentation par an est constatée, sans réel infléchissement.

Enfin, Benjamin Giami fait observer que l’épargne nette de la ville est négative. La Ville doit désormais emprunter pour rembourser la dette. Et pour compléter le tableau, la ville n’a plus de capacité d’investissement propre. 

L’épargne nette serait négative pour les 3 prochaines années et la capacité de désendettement va empirer (14 ans en 2020,  30 ans en 2021). M. Giami estime que les jérémiades de la majorité municipale qui se plaint que la faute en incombe à l’ancien Maire Gérard Ségura ou à l’Etat doivent cesser et qu’une solution doit être trouvée.

Pour voir la vidéo, cliquer sur ce lien.

Intervention de Benjamin Giami au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois concernant le budget de la ville

Merci Monsieur le Maire.

Ce soir, nous devons adopter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années, qui s’avèrent très mauvaises.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous ne verrons pas grand-chose de ce prochain mandat, à part une dette qui s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions d’euros à 151 millions d’euros durant votre mandat.

Et pourtant, les investissements baissent ! Nous allons passer de 39 millions d’euros à 21 millions d’euros d’investissement. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant votre campagne électorale ne verra pas le jour.

De plus, cette année, sur le programme d’équipements de 39 millions d’euros, vous allez mettre 8 millions d’euros pour le stade nautique. C’est la plus grosse part. Et c’est absolument insensé.

Pour le reste, on est bien loin des annonces de candidat, à savoir rénover toutes les écoles et les crèches.

Ce qui nous coûte, et ce qui va nous coûter pendant des années, et donc qui va purement et simplement annuler les autres dépenses pourtant indispensables, c’est votre centre nautique.

Qui bien sûr, ne verra pas le jour cet été comme vous l’aviez promis. Et cela, tout le monde le savait depuis de nombreux mois. Et vous verrez, les enfants vont être privés d’une année scolaire supplémentaire de natation.

Mesdames et Messieurs les élus, une bonne gestion, c’est prendre les bonnes décisions en prenant compte de l’intérêt général. Nous allons nous retrouver dans une impasse : ceux qui vont subir les conséquences de cette dette, ce sont les Aulnaysiens. Et on y est aujourd’hui. Avec encore une augmentation des tarifs à la cantine, une augmentation du prix des activités des centres de loisirs, des tarifs culturels, et même des tarifs pour les seniors.

Avec des hausses allant jusqu’à 35% en une année.

Pour ce qui est des charges de personnel, elles augmentent alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire calamiteuse. Aujourd’hui, vous avez multiplié par deux le nombre de DGA, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, alors que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol. Mais nous aurons l’occasion d’en parler ultérieurement quand nous aborderons le point relatif au rapport de la chambre régionale des comptes.

Sur l’encours de dette, il est désormais de 1 757 € par habitant. Il augmente, rien qu’en une année, de 11,38% puisque l’an dernier il était de 1 577 €. Une dérive que l’on dénonçait déjà ! Car la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€. Vous n’avez plus aucune marge de manœuvre et vous n’aurez donc pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille.

Enfin, vous justifiez la dette par la baisse des dotations de l’Etat. Mais même si le montant de ces dotations avait été maintenu, vous auriez laissé filer la dette, les chiffres étant sans équivoque. Bercy a donc raison d’agir de la sorte, oui l’Etat a parfaitement raison d’agir de la sorte au regard de votre gestion budgétaire et financière parfaitement désastreuse.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe d’opposition « Aulnay Plus Fière Plus Forte »

Discours du Débat d’orientation budgétaire à Aulnay-sous-Bois par Benjamin Giami

Merci Monsieur le Maire.

Tout d’abord, je souhaiterais rappeler que pour la période 2018-2020, la loi de programmation des finances publiques a prévu que les dépenses réelles de fonctionnement ne pourront pas évoluer au-delà d’un taux individualisé axé autour de +1,2 %, inflation comprise, et ce pour les 322 collectivités dont le budget de fonctionnement dépasse les 60 millions d’euros. L’objectif attendu de ce plafonnement instauré par l’Etat étant d’augmenter l’autofinancement des collectivités locales afin d’accroitre leur capacité à investir et surtout de réduire leur appel à l’emprunt.

Rappelons aux Aulnaysiens que c’est dans ce cadre obligatoire que la ville d’Aulnay a signé ce contrat avec l’Etat.

Le rapport d’orientation budgétaire a pour objet ici ce soir de présenter les orientations de l’année à venir et de rappeler la ligne de conduite et les objectifs financiers et budgétaires de la municipalité sur le long terme.

Il s’agit donc d’un « prend acte » d’une dette qui ne fait que s’alourdir. D’un « prend acte » d’une promesse que vous avez faite aux Aulnaysiens d’assainir les finances de la ville et que vous n’avez pas respectée.

L’an dernier, vous vous félicitiez, je cite « d’avoir abaissé la capacité de désendettement à 12 ans, et d’être dans une dynamique vertueuse ». Or, aujourd’hui, nous apprenons que la ville voit sa capacité de désendettement passer à près de 20 ans. Oui, 20 longues années pour que la ville se débarrasse de sa dette vertigineuse, et alors que l’Etat a bien insisté sur le fait qu’une ville est en mauvaise santé financière dès lors qu’elle a une capacité de désendettement qui dépasse 12 années.

Vous vous rendez compte qu’en l’espace d’une année, vous avez pulvérisé la dette en faisant monter la capacité de désendettement de la ville de 12 à 20 ans. C’est absolument irresponsable.

La situation est aujourd’hui intenable puisque votre épargne nette est négative, ce qui veut dire que vous n’avez pas assez de sous pour rembourser : vous êtes aujourd’hui obligé d’emprunter pour rembourser la dette.

Vous annoncez dans votre document de synthèse que vous espérez une situation plus ou moins correcte pour 2024. Mais pour cela vous allez devoir augmenter vos recettes de fonctionnement en les faisant passer de 156 millions d’euros à 161 millions, soit 5 millions d’euros supplémentaires ; vous espérez également baisser les charges de fonctionnement de 142 millions d’euros à 138, et en même temps, et c’est ça le plus inquiétant, vous comptez diviser vos dépenses d’investissement par deux, c’est-à-dire les faire baisser de 39 millions à 21 millions d’euros. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant la campagne ne pourra pas être respecté.

Par exemple, vous avez annoncé la rénovation de toutes les écoles de la ville alors que dans le programme d’équipement de 2020 à 2025, seulement 6 écoles sont concernées ainsi qu’une seule crèche. Il n’y a rien de prévu sur la santé, ni sur la culture.

S’agissant des équipements sportifs, les uniques gagnants de cette mandature seront le rugby et le football.

Pour résumer, les recettes doivent augmenter, les dépenses d’investissement doivent être divisées par deux, et seulement dans ce cas-là nous pourrons envisager de voir le bout du tunnel. Mais comment vous croire alors que l’an dernier vous annonciez une capacité de désendettement de moitié par rapport à ce que vous annoncez aujourd’hui ?

En somme, vous le répétez toujours à qui veut l’entendre, ce n’est jamais de votre faute : nous en sommes au septième débat d’orientation budgétaire, c’est la septième année que nous évaluons les finances de la ville, et c’est toujours de la faute de l’ancien maire.

Si ce n’est pas la faute de l’ancienne majorité, c’est la faute du Président Hollande, puis du Président Macron, et le nouveau responsable s’avère être le Covid puisqu’on peut lire dans votre document « que la situation inédite que nous vivons depuis plusieurs mois a entaché la santé des comptes de la ville ».

Rappelons tout de même que ça ne vous a pas empêché le 27 mai dernier d’augmenter vos indemnités ainsi que celles des élus de votre majorité.

Pour revenir sur la crise liée au Covid, beaucoup de villes ont donné le montant qu’elles ont investi ces derniers mois, en détaillant chaque action et chaque dépense. Il serait donc temps que vous nous donniez les dépenses réalisées par la ville durant le confinement : certes il y a eu des dépenses, mais il y a également eu des économies qui ont été réalisées, notamment dans les cantines, dans les écoles, dans les centres de loisirs, ou encore dans le cadre d’évènements qui ont été annulés.

Le gouvernement a présenté récemment un plan d’urgence aux collectivités de 4,5 milliards d’euros, ce qui veut dire que les dépenses que vous avez engagées seront intégralement remboursées par l’Etat.

Ce qui nous attend, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, ce n’est rien moins que ce que nous avons annoncé l’an dernier, c’est-à-dire une augmentation des impôts. La situation n’est plus tenable, l’épargne est négative pour de nombreuses années, la dette va passer de 100 millions d’euros il y a six ans à plus de 169 millions d’euros. Et pour quelles dépenses ? Des travaux dans des écoles? Non. Des travaux de voirie ? Non. Plus de propreté ? Non plus.  

Monsieur le Maire, vous avez mis la ville dans une impasse financière et vous avez anéanti toute marge de manœuvre, tout en vous défaussant sur les autres. Par conséquent, le groupe « Aulnay plus Fière, Plus Forte » ne peut que vous alerter, une nouvelle fois, sur la pente extrêmement dangereuse que vous prenez.

Je vous remercie. 

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal d’opposition

NOTRE ARGENT PUBLIC nous intéresse

Quelques passages de l’article d’un hebdomadaire ayant pour titre :

« Ils traquent la gabegie au Parlement  » 

René DOSIERE, ex député après 20 ans de mandat n’avait déjà pas attendu les gilets jaunes pour « son intérêt pour le train de vie et la probité des dirigeants politiques », auteur déjà de plusieurs livres à ce sujet :

« Argent, morale, politique », «   L’état au régime, gaspiller moins pour dépenser mieux » et bien d’autres.

Or, afin de ne pas s’arrêter en si bon chemin, il crée en mai 2018 un groupe d’expression d’une vingtaine d’élus gauche/droite et de chercheurs pour  « faire progresser la législation  en mariant  l’expertise universitaire et les prerogatives légales de parlementaires . ..  afin de dissiper les zones d’ombre dans la gestion des deniers publics »dont ces quelques questions parmi tant d’autres  :

  • Combien coûtent les frais de logement ou de représentations des ministres ?
  • Quels sont les effectifs de leurs cabinets ?
  • Combien sont-ils rémunérés ?
  • Quels avantages matériels ont les préfets ? Et les ambassadeurs ?  …Etc, etc

Ce groupe ne s’interdisant donc aucun  terrain d’enquête / Etat, administration, collectivités,  Parlement….

Mais ce qui pourrait aussi nous intéresser de plus près, cet Observatoire a identifié  deux sujets prioritaires pour 2019 :

  • « Le train de vie des élus locaux »
  • « Le train de vie des hauts fonctionnaires »

Et cette remarque avec ironie de l’un des observateurs, député LR de Lozère : « On est les enquiquineurs de service . Mais si l’on veut tenir compte de l’exaspération populaire , il faut tout divulguer dès lors qu’il y a usage de l’argent public »

Et M.Dosière d’ajouter sereinement :

«  Pas question d’alimenter le populisme, la transparence permet de tordre le cou aux fantasmes »

Partisan d’une démarche constructive, l’Observatoire  envisage de participer au grand débat en publiant une douzaine  de propositions pour restaurer la confiance entre citoyens et pouvoirs publics

Qu’ajoutez en tant que citoyen contribuable…sinon d’approuver avec force….dans l’attente des conclusions.

Extraits de l’article de Paris Match : « Mené par l’ancien député René Dosière, un groupe de parlementaires et de chercheurs  entend faire progresser la transparence » de Ghislain de Violet

Christian PICQ

Le groupe « Rassemblement pour Aulnay » fustige le budget de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Madame, Monsieur, vous trouverez ci-joint l’intervention que le groupe municipal « Le Rassemblement pour Aulnay » comptait faire lors du débat d’Orientation Budgétaire prévu pour le Conseil Municipal du mercredi 7 mars, auquel nous n’avons pas assisté au regard des incidents survenus.

Monsieur le Maire,

Nous sommes appelés à nous prononcer sur le débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, lors de ce Conseil Municipal. Nous y avons distingué trois parties au document préparatoire que la mairie nous a remis :

1. La première partie, très technique, présente longuement le contexte socio-économique et l’évolution institutionnelle et réglementaire qui encadrent l’organisation de préparation budgétaire des collectivités.

L’impression générale qui se dégage de cette présentation, c’est que le maire renvoie systématiquement à d’autres la responsabilité des difficultés rencontrées par notre collectivité : les lois de finances successives de ces dernières années, la loi de programmation des finances publiques pour la période 2018-2022, etc.

En somme, une tendance récurrente à faire porter à d’autres, à nos élus nationaux en particulier, une responsabilité qui est d’abord la sienne !

2. La deuxième partie du document du maire porte sur « L’atterrissage de l’exercice budgétaire 2017 » Il n’a certes pas augmenté les impôts mais il n’a pas dit aux Aulnaysiens qu’il allait avoir autant recours à l’emprunt.

Quelle différence avec la précédente municipalité ? Elle n’avait pas augmenté les impôts et elle a eu aussi un fort recours à l’emprunt ! Après un léger sursis en 2016, le maire Bruno Beschizza a fait le même choix ! Comme atterrissage on doit pouvoir faire mieux que de reporter sur les générations futures les choix qu’il fait aujourd’hui.

La lecture du document que le maire nous a remis, nous mène de surprise en surprise ! Il dit « avoir préservé un haut niveau de services publics ».

Lesquels ? Dans quels domaines ? Dans quelles parties de la ville ? Nos recherches n’ont donné aucun résultat ! Mais peut-être pourra-t-il nous éclairer ? L’éducation ? Le service social ? Le développement économique ? L’aménagement des zones d’activité économique, des terrains de PSA ? La jeunesse ? L’aide aux associations, aux clubs sportifs ?

Tous les budgets aux services ont baissé !

L’investissement a baissé de presque 20% pour les 4 années écoulées, malgré la multiplication des emprunts – cherchez l’erreur !

Enfin, le maire assure avoir maintenu « le pacte social avec les agents de la collectivité ». Les informations qui nous remontent de tous les services, de tous les secteurs contredisent son affirmation.
Au lieu de dire de telles choses qui manquent de fondement, que la ville organise une consultation anonyme du niveau de satisfaction chez l’ensemble du personnel communal.
Ainsi nous saurons ce qu’il en est objectivement et véritablement, contrairement à ce que le maire assène lors du conseil municipal.

3. Troisième partie, l’esquisse du budget 2018 : une totale navigation à vue !

On ne voit plus très bien où le maire veut mener notre ville.

Reprenons dans l’ordre :

  • Notre capacité de recours à l’emprunt est désormais très limitée !
  • Le maire a décidé de ne pas augmenter les impôts locaux.
  • Il déclare poursuivre l’effort d’économie des services en fonctionnement.

Mais il indique, dans le même temps, la nécessité d’augmenter l’investissement !

Comment ? La question n’a rien de rhétorique. Et elle aurait déterminé notre vote à l’issue du débat d’orientation budgétaire du conseil municipal.

L’équation n’est pas que mathématique : elle est politique ! Le maire a fait des choix qu’il doit aujourd’hui assumer. Il est à la fin de sa quatrième année de mandat. Il lui reste très peu de temps pour faire la démonstration de son utilité à la tête de cette ville.

Examinons donc les projets structurants qui restent à accomplir, car, pour l’instant, nous n’en avons constaté aucun.

Aucun Plan Prévisionnel d’Investissement. Ce n’est vraiment ni prudent, ni rationnel. L’éducation : le retour à la semaine des quatre jours suffira-t-il à redresser le cap ? Quel projet éducatif pour la ville ? Quels investissements ? Quel accompagnement ? La culture ? Quel bilan après 4 ans ? Quels chantiers prévus ? Quels projets, quelles actions pour nos jeunes, nos équipements, nos quartiers ? L’enfance ? Quels types d’équipements prévoit-il pour répondre à la demande croissante dans la ville compte tenu des livraisons de logements nouveaux ?

Pour la Police de Sécurité du Quotidien, pour une fois, il s’est montré peu critique envers le gouvernement. C’est un progrès ! Mais nous vous renvoyons à notre tribune dans Oxygène à ce sujet. Recrutement de nouveaux policiers municipaux, installation du Centre de Supervision et de caméra. Nous approuvons. Mais l’insécurité n’a pas baissé malgré de gros investissements. Alors quel bilan ? Quelles actions prévoyez-vous ? Comment ramener un peu de sérénité dans notre ville ?

Enfin, pour les constructions à venir, nous manquons drastiquement de détails et d’informations à propos du devenir des constructions boulevard Chagall et PSA. Quels financements sont prévus pour ces chantiers ? Quels délais ? Et là, c’est le fou le plus complet. Aucune information n’est disponible !

De même pour les quartiers Mitry, Balagny !
Toujours rien pour le Gros saule ! Aucune précision pour les dates de livraison et les engagements de travaux. Aujourd’hui, il est temps que le maire informe les Aulnaysiens sur ces enjeux majeurs. Nous sommes chaque jour plus nombreux à nous interroger sur le devenir de notre ville !

Benjamin Giami
Président du groupe « Rassemblement pour Aulnay »
Conseiller municipal

Mohamed Ayyadi,
Conseiller départemental
Conseiller municipal

Leila Abdellaoui
Conseillère municipal

Karine Fourgeray
Conseillère municipal

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