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Analyse du Débat d’Orientation Budgétaire par l’opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois
Le ROB, Rapport d’Orientations Budgétaires exposé au Conseil Municipal du mercredi 5 mars présentait le bilan financier 2024 et les orientations pour le budget 2025.
Comme les années précédentes, il manque des éléments essentiels : aucun chiffre sur les résultats dégagés fin 2024, sur les indemnités des élus, peu d’informations chiffrées sur les investissements 2025, aucun Plan Pluriannuel d’Investissements.
- Bilan 2024
Les recettes de fonctionnement 2024 ont augmenté de 10 millions (181,6 au lieu de 171) et les dépenses sont restées stables par rapport à 2023 (161,4 M).
Les dépenses de personnel 2024 devaient baisser à 92,1 M mais ont finalement grimpé à 95,3 M. Nous avions alerté sur l’impossibilité de pouvoir baisser la masse salariale, compte-tenu des mesures gouvernementales de revalorisation des salaires, d’ailleurs une bonne chose pour les salariés. Les heures supplémentaires auraient explosé et gonflent la masse salariale. Sont-elles le signe d’un manque d’agents dans certains services ?
En fait, le poste des dépenses au Budget Primitif 2024 était sous-dimensionné pour laisser croire à une maîtrise des dépenses de personnel puis 3 Millions de plus ont été inscrits ultérieurement.
- Perspectives 2025 :
Les recettes seraient en baisse, estimées à 168 M€ et les dépenses atteindraient 161,6 M mais :
- Les 14 M versés par le CMMP vont-ils être récupérés et intégrés ?
- Les valeurs locatives cadastrales vont augmenter de 1,7 % en 2025, des recettes supplémentaires dues aux nombreuses constructions.
La masse salariale augmenterait de 1,1 M soit au total 96,4 M (59,1 % du budget).
1,1 M c’est le coût exact de la hausse de la part patronale sur les cotisations retraite des agents communaux. Les avancements de grade et mesures catégorielles ne sont donc pas pris en compte pour 2025 ? Très rapidement, les prévisions vont se révéler une fois de plus inexactes pour donner l’impression d’une maîtrise du budget. Rien de tel que la méthode Coué !
Pour les investissements : rien n’est chiffré, absence de Plan Pluriannuel d’Investissements.
L’objectif est d’atteindre une épargne brute de 7 à 8 M soit 90 € /hab (équivalent à une ville de 30 000 hab) alors que les villes de même strate atteignent 230 €/ hab , soit 255 % de plus.
Il est prévu 22,4 M d’équipement, si tout est réalisé, ce qui représente 260 € / hab contre 460 € pour les villes équivalentes soit 80 % de plus.
Voilà bien la réalité de la situation : la moyenne de 22 à 25 M€ d’investissements par an depuis près de 11 ans se traduira par un patrimoine délabré en fin de mandat qui nécessitera un effort financier beaucoup plus important pour une remise en état.
L’épargne brute de 7 à 8 M ridiculement basse, ne sera même pas suffisante pour couvrir le montant du remboursement annuel de la dette de 13,7 M€.
Voici les calculs qui manquent dans le ROB :
- Epargne brute : 7 M mais remboursement annuel de la dette : 13,7 M
- Donc, épargne nette négative à – 6,7 M. Pour rappel, l’épargne est négative depuis 2015, avec des records ces 3 dernières années (-5,4 M puis – 6 M et -7M)
- Investissements (équipements, travaux) : 19 M
- Recettes d’investissements : 7,7 M dont 3,3 M de cessions de
Puisque l’épargne nette qui sert à financer les investissements est négative, il faudrait un emprunt de près de 18 M pour les réaliser !
Le Maire a rappelé les 3 lignes directrices de sa politique :
1er point : améliorer le cadre de vie et le patrimoine : 3 projets ressassés et non chiffrés.
- La ferme Garcelon : ce n’est pas une nouvelle structure mais un « lot de consolation » qui ne peut faire oublier le scandale de la démolition d’Averino sacrifié pour une opération immobilière
- L’aménagement des bords du canal. Dommage, les seniors du Foyer des Cèdres en seront privés, foyer détruit au profit d’une autre opération immobilière et reconstruit en zone
- Le boulevard de Strasbourg, une vitrine, qui pour les habitants des quartiers dégradés est loin d’être jugée prioritaire car ils attendent une rénovation de leur lieu de vie, en panne depuis 10 ans et aucune date de réalisation ne figure dans ce ROB.
En fait, pour les aulnaysiens, il y a plutôt dégradation de la voirie et bâtiments publics, destruction des pavillons pour des immeubles massifs, au raz du trottoir et les habitants des quartiers attendent depuis 11 ans une rénovation en panne et sans date de réalisation …
2ème ligne directive : le haut niveau de service, hérité des municipalités précédentes. Ce niveau se fissure, par des économies, des hausses de tarifs, les privatisations de services importants comme celui de la jeunesse et de la propreté de la ville…
3ème ligne, le pacte social avec les agents, mais les alertes régulières des syndicats et les départs en masse révèlent l’existence de problèmes dans les services !
Notre Président de Groupe Oussouf Siby n’a pas pu lire la conclusion de son analyse. Le Maire, qui avait limité à 5 mn son intervention a coupé brusquement le micro au bout de 7 mn !
Pour information : le temps de parole réduit à 6 minutes a déjà été jugé comme un « cas d’abus » par le Conseil d’État de Versailles le 30 décembre 2004.
Source : Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN
La Seine-Saint-Denis n’a pas un budget à l’équilibre et transmet la facture à Macron
Elle a été symboliquement envoyée par le conseil départemental ce jeudi, à l’occasion du vote du budget de la collectivité. « Nous avons calculé ce que représente cette dette que l’État doit à la Seine-Saint-Denis pour la seule année 2025 », a expliqué le président (PS) Stéphane Troussel lors de la séance.
L’élu souhaitait « alerter et frapper les esprits sur l’ampleur de l’injustice, qui est faite à la Seine-Saint-Denis. » Sa collectivité estime avoir tout de même présenté « un budget ambitieux, marqué par un niveau d’investissement exceptionnel atteignant 398 millions d’euros ».
Source et article complet : Le Parisien
La gauche à Aulnay-sous-Bois alerte le Maire sur les mesures de Michel Barnier
Le Premier Ministre Michel Barnier a présenté son projet de Loi de Finances 2025 ce jeudi 10 octobre. Compte tenu du « dérapage » considérable du déficit public de plus de 6% du PIB, son objectif est de le ramener à 5 %.
Pour y parvenir, les collectivités territoriales seront contraintes de contribuer au redressement des finances publiques par un effort considérable de 5 milliards d’euros.
Ces « économies » sans précédent sont en réalité des prélèvements supplémentaires de l’État !
Une récente simulation de ces ponctions sur les recettes des collectivités a été réalisée par Intercommunalités de France : la ville Aulnay-sous-Bois aurait une perte sèche de l’ordre de 3 360 482 € et le Territoire Paris Terres d’Envol de 2 337 395 €.
Aulnay-sous-Bois est une ville très contrastée, comptant des familles aisées et moyennes et des familles aux revenus modestes ou faibles. 26 % de la population vit avec moins de 852 € par mois et survit difficilement suite aux hausses du coût de la vie. D’où l’importance pour la municipalité de renforcer ses services publics et de les rendre accessibles à tous.
Aulnay est également une ville de contrastes entre des zones pavillonnaires et des quartiers d’habitat collectif dont certains, fort dégradés, sont en attente d’une rénovation.
Il reste beaucoup à faire pour rénover les logements, les rues et trottoirs, réindustrialiser le site PSA et pour adapter la ville au changement climatique.
Rappelons qu’il faut au moins 30 millions d’investissement par an pour maintenir la ville en bon état. La moyenne sur Aulnay depuis 10 ans était de 20 millions, 15 millions en 2024.
Or l’effort demandé par le gouvernement va impacter fortement l’investissement local et donc les Aulnaysiennes et Aulnaysiens.
Quant au Fond vert pour la transition écologique, il passe de 2,5 à 1 milliard au moment même où les collectivités vont devoir augmenter leurs investissements climatiques si elles veulent tenir les objectifs affichés à l’horizon 2030.
Nous ne pouvons rester inactifs face aux mesures budgétaires qui impacteront lourdement les communes, en particulier Aulnay-sous-Bois.
Nous, Conseillers Municipaux du Groupe PS, PCF et Citoyen.ne.s, vous demandons de lancer une initiative commune sous forme d’un courrier indiquant l’opposition du Conseil Municipal aux ponctions prévues pour notre ville, compte- tenu de ses spécificités et du contexte économique difficile.
Nous vous demandons que ce courrier soit signé par l’ensemble des Présidentes et Présidents des groupes du Conseil Municipal. Nous pourrons alors proposer à la Députée de notre circonscription, Madame Nadège ABOMANGOLI d’y souscrire. Ce courrier sera adressé au Premier Ministre Michel BARNIER et ses ministres chargés de l’économie, du budget et des comptes publics, ainsi qu’à la Ministre du Partenariat avec les Territoires et de la Décentralisation de France, Madame Catherine VAUTRIN.
Dans l’attente de votre retour, veuillez recevoir Monsieur le Maire, nos salutations les meilleures.
Source : Oussouf SIBY Conseiller municipal, Conseiller territorial, Président du groupe des élu.e.s socialistes, communistes et citoyen.ne.s,
Les élu.e.s du groupe PS, PCF, Citoyen.ne.s : Sarah Kassouri, Guy Challier, Jean Marie Touzin
Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois passent au crible le budget
Le vote du Budget 2024 a eu lieu le 3 avril, au Conseil Municipal. Nous avons immédiatement signalé que les bilans 2023 et 2024 sont non conformes aux instructions comptables : l’excédent 2023 est FAUX, c’est 2 M et non pas 4 et le rééquilibrage effectué n’est pas permis.
Bilan 2023.
Recettes de fonctionnement 171, 8 M – Dépenses 169 M, léger excédent de 2, 037 M.
Mais après remboursement obligatoire de la part de la dette annuelle (l’annuité), l’épargne nette, qui doit financer les investissements (projets, travaux) devient fortement NEGATIVE à – 7,83M.
Cette année, plus que jamais, ce bilan montre les conséquences néfastes d’une politique d’emprunts à marche forcée depuis 10 ans. Alors que les recettes ont augmenté de 3,82 M€, l’annuité a augmenté de 7,11 M€ pour atteindre 20 M fin 2023.
Cette année encore, le remboursement de la dette de 20 M et une épargne largement négative, conduisent le budget dans une impasse : la majorité va recourir à nouveau à l’emprunt en 2024 pour financer les travaux.
Budget 2024
Recettes de fonctionnement : 171 M – Dépenses 166 M
Les charges de personnel passeraient de 92,8 M à 92,1 M en 2024. Cet objectif semble bien utopique car il ne tient pas compte des mesures de l’État en faveur de la revalorisation des salaires. La baisse de 0,7 % est en réalité plus importante, de l’ordre de 2 % avec la hausse naturelle liée aux avancements d’échelon et de grade.
L’objectif de la majorité est de réduire le poste de dépenses le plus important, la masse salariale (55,54 % du budget de la ville) : réduction drastique des effectifs par des privatisations de services municipaux, le non remplacement des départs de retraite, peu ou plus d’embauches. Les agents municipaux feront les frais de cette politique d’austérité, avec des risques de surmenage, de maladies ou d’accidents. Les aulnaysiens subiront également les conséquences de services réduits.
Le programme d’investissements
Les dépenses pour les travaux et projets sont toujours inférieures à la moyenne des communes équivalentes : Aulnay ne consacre que 13% de ses recettes pour investir, contre 20 % pour les communes équivalentes.
Après 2 années d’investissements exceptionnelles pré-électorales 2019 – 2020, le budget pour les investissements chute encore. Il est plus bas que la moyenne de 22 M par an depuis 2014, déjà insuffisante puisqu’il faudrait 25 à 30 M de travaux par an.
Ainsi, 17,7 M en 2022 puis 18,2 M en 2023 (au lieu des 29 M prévus). Pour 2014, prévision de 22,5 M mais les programmes ne sont réalisés ces dernières années qu’à 50 à 60%.
Il est prévu : 13 M de projets dont 7,5 M pour « autres équipements » sans détails, la laiterie Garcelon 2,5 M, la vidéoprotection 1,2 M, l’antenne jeunesse Stade Berteaux 1,15 M.
Et pour le socle de travaux 9 M. Travaux divers 5,4 M, informatique 1,4 M, rénovation du bâti, une misère 1,9 M, et pour les espaces publics il n’y a que 81 600 €.
La dette : 160 M fin 2023 au lieu de 176M fin 2022, baisse en partie due à 0 emprunt mais la situation peut changer avec 10 à 12 M d’emprunt en 2024 et des taux bancaires en hausse.
Durée pour désendetter la ville : 22 ans et 6 mois au lieu de 6 ans et 1 mois pour les villes équivalentes. On dépasse largement le seuil critique de 15 ans.
Montant de la dette par habitant 1 848 €, contre 1 344 € dans les villes de même strate.
Les taux d’imposition :
Taxe Foncière communale sur le bâti : 30,69% contre 38,28% au national, et 39% au département. Taxe Foncière communale sur le non-bâti : 24,59% contre 50,4% au national, 40,89% au département.
Le taux particulièrement bas pour le non bâti prive depuis des années les aulnaysiennes et aulnaysiens de recettes complémentaires.
Conclusion :
La politique budgétaire du Maire et de ses élus ont mis notre ville dans une situation d’exception par rapport aux autres villes de même strate ! Une exception par une épargne nette chroniquement négative, par la faiblesse des investissements, par sa dette faramineuse, la 2ième ville la plus endettée du département.
Le budget 2024 est à peine équilibré mais le Maire et ses élus poursuivent la même politique qui mène à une quasi faillite financière sans répondre aux besoins des aulnaysiens : économies dans les services publics, réduction des effectifs des agents communaux – hausses successives des tarifs des services municipaux pour augmenter les recettes – de nouveaux emprunts pour financer les investissements (pourtant insuffisants), ce qui va pénaliser davantage les futures générations.
Les aulnaysiens méritent mieux !
Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN
Pour la Gauche, la situation budgétaire d’Aulnay-sous-Bois est catastrophique
Les 4 pages d’Oxygène d’autosatisfaction du tandem Beschizza – Fleury à propos du budget appellent de nouveaux commentaires ! En couverture, reprise du « coup de com’ » affiché dans toute la ville :
La Ville se désendette pour la 1ère fois depuis 16 ans et toujours 0% d’augmentation d’impôts.
C’est une astuce, un tour de passe-passe pour masquer leur fiasco budgétaire car :
Pour la 1ère fois, la ville atteint le record historique d’une dette de 176,7 millions ! Pour la 1ère fois, Aulnay sur la 2ème marche du podium des villes les plus endettées du 93 !
Nous l’avons expliqué dans notre tribune :
Aulnay a des recettes correctes : 1970 € par habitant en 2023 (communes équivalentes : 1575 €) mais des dépenses élevées : 1940 € par habitant (communes équivalentes : 1342 €). Conséquence : depuis 2015, les caisses sont vides en fin d’année. L’épargne nette qui doit financer les investissements (aménagements et travaux) est négative (- 5,7 M en 2022).
Solution choisie par la municipalité pour pouvoir investir, l’ EMPRUNT : 22 M en moyenne par an.
Dette de 176,7 M soit par habitant : 2027 € (communes semblables : 1360 €)
Temps pour tout rembourser : 20 ans 5 mois (autres communes : 6 ans ). Seuil critique 12 ans.
17,7 M c’est la part annuelle de dette à rembourser en 2022 contre 9 M en 2013
Situation absurde : sur 20 M empruntés, 17 M remboursent la dette.
Pour sortir de cette fuite en avant, l’équipe Beschizza a choisi ZERO emprunt à partir de 2023. Avec le remboursement de l’annuité et 0 emprunt, la dette baisse forcément ! Beschizza et ses élus crient victoire pour une simple logique mathématique et une baisse insignifiante de 150 000 €. Rien à voir avec leur soi-disant prouesse budgétaire.
La dette n’a jamais été aussi haute et les investissements aussi bas.
Aulnay : 203 € par habitant pour les investissements, 322 € moyenne des villes semblables.
L’adjoint aux finances M. Fleury annonce un programme d’équipement de 20 M en 2023.
On peut croire que c’est beaucoup mais c’est insuffisant, il en faudrait 30 à 35 M par an, c’est ce qu’a réalisé l’ancienne municipalité de 2008 à 2014.
Prévisions : 20 M dont 11 M pour les aménagements et 9,7 M pour les travaux courants . Belles photos dans Oxygène mais pour des aménagements réduits : poursuite de 2 projets (la structure rue du 8 mai, largement revue à la baisse, la laiterie Garcelon) et une nouvelle antenne jeunesse Stade Berteaux – Aménagement Concession Mitry Princet, 4,6 M non reconduits – 650 000 M pour les écoles : très insuffisant, 2 fois moins que pour les nouvelles caméras 1,4 M
Comment l’argent public est-il utilisé ? Pour 100 € dépensés, évolution par rapport à 2022 :
Services généraux : 31 € au lieu de 27 € (inflation) – aménagements urbains : 15 € au lieu de 19 €
– enseignement 12 € au lieu de 13 € – sport et jeunesse 12 € au lieu de 15 € – famille + culture
15 € – sécurité, salubrité 12 € au lieu de 5 € – santé, social, action économique, logement … 8 €
Constats : on voit bien que les économies portent sur les aménagements urbains. Le secteur sécurité salubrité fait un bond en avant (12 M pour la sécurité) – santé, social regroupés avec d’autres secteurs, en fait le secteur santé social ne représente que 5 €, c’est très faible.
L’arrêt des emprunts va au moins stopper l’explosion de la dette et la part annuelle à rembourser. Mais la situation reste catastrophique car l’équipe municipale ne dégage pas d’épargne nette, la différence entre recettes et dépenses étant infime. Rappelons aussi que le budget n’a été équilibré que par 10 M d’emprunts passés en fonctionnement ! Comment feront-ils l’an prochain ?
Le Maire et ses élus ont choisi de ne pas augmenter les impôts (en fait inchangés depuis 2003), pas même la taxe sur le foncier non bâti pour les entreprises, privant les aulnaysiens de recettes supplémentaires. Par contre, il augmente les tarifs des services (voirie, cantine, activités des seniors, péri et extra scolaires, sport, culture … et au territoire le ramassage des ordures ménagères…) ce sont des impôts déguisés supportés par les usagers.
0% d’augmentation d’impôts mais des services publics réduits plus chers, certains privatisés. 0% d’augmentation d’impôts mais des investissements insuffisants : quartiers abandonnés, rénovations en panne, dégradation du patrimoine dont la voirie, plus rien pour la mise en accessibilité, l’adaptation de la ville au changement climatique …
On est bien loin de la présentation relookée et optimiste du budget 2023 par l’équipe municipale !
Source : communiqué opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois
Le tribunal administratif épingle la mairie de Drancy sur son budget 2019
La justice a annulé la délibération portant sur le budget de l’année 2019. Une décision qui arrive tardivement, l’exercice en question ayant été exécuté depuis longtemps. Ce qui n’empêche pas l’opposant qui a saisi le tribunal administratif de s’en féciliter.
Le tribunal administratif (TA) de Montreuil tape sur les doigts de la Ville de Drancy. Dans un jugement rendu le 14 janvier, la juridication indique qu’Hacène Chibane, conseiller municipal d’opposition, « est fondé à demander l’annulation de la délibération en date du 11 avril 2019, par laquelle le conseil municipal de Drancy a approuvé le budget primitif pour l’exercice 2019 ainsi que, par voie de conséquence, celle de la délibération du même jour, par laquelle ce même conseil municipal a approuvé les autorisations de programme et les crédits de paiement pour 2019 et celle de la délibération portant fixation du produit fiscal et des taux des impôts locaux pour 2019 ».
Source et article complet : Le Parisien
La Cour des comptes ausculte les failles de la Seine-Saint-Denis
Observée avant la crise, la baisse du chômage en Seine-Saint-Denis n’a pas permis de réduire les difficultés des publics les plus éloignés de l’emploi. Entre janvier 2017 et octobre 2021, le nombre de foyers recevant le revenu de solidarité active (RSA) a augmenté de plus de 7 %, passant de 82 220 à 88 230. Une hausse de plus en plus difficile à gérer par le territoire, a rappelé la Cour des comptes dans un rapport publié jeudi 13 janvier 2022. Les difficultés de réinsertion de ces publics accentuent le problème, puisque 44 % des bénéficiaires du RSA en Seine-Saint-Denis le sont depuis au moins cinq ans.
Source et article complet : Le Journal du Grand Paris
Le budget du Conseil départemental de 2022 de la Seine-Saint-Denis en baisse
Une enveloppe globale en baisse pour des secteurs en hausse
Une baisse totale qui s’explique tout d’abord par la renationalisation du financement du RSA, désormais pris en charge par l’état. Cependant, cela a permis une hausse des dépenses de fonctionnement et du budget d’investissement, d’après le Département. Ces deux secteurs ont observé par rapport à 2021 une hausse de 2,6% pour l’un et de 42% pour l’autre.
Soit 37 millions d’euros dépenses de fonctionnement pour atteindre 1,48 milliard d’euros. L’augmentation du budget d’investissement de 2021 représente 122 millions d’euros pour représenter la somme « jamais égalée » de 408 millions d’euros.
Source et article complet : Actu.fr
Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois
Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.
Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.
Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.
Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.
Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.
Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?
Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.
Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.
Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.
Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.
Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.
Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.
Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.
Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.
Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.
Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte


