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Intervention de Benjamin Giami sur le budget 2021 d’Aulnay-sous-Bois

Ce soir, nous devons donc voter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années. Avant de commencer, je souhaiterais faire un bref rappel sur les chiffres financiers et budgétaires de notre ville.

Le budget global de la ville s’élève à environ 219 millions d’euros, 151 millions d’euros au titre des dépenses de fonctionnement et 68 millions pour les investissements.

Sur les 151 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, il faut rappeler qu’il y a plus de 94 millions d’euros dédiées aux charges de personnel.

Le poste des ressources humaines est donc très, voire trop important puisqu’il représente plus de 60% des dépenses de fonctionnement. Et ce qu’on remarque, c’est que même si l’on a moins de salariés, la masse salariale continue à progresser.

Alors pourquoi ? Déjà, simple exemple, vous avez multiplié par deux le nombre de Directeurs Généraux Adjoints, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, ce qui n’est pas justifié puisque vous mettez en place des délégations de services publics et que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol.

Les charges de personnel augmentent donc alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire extrêmement inquiétante. Alors, où allez-vous faire des économies ?

Par exemple, vos dépenses relatives aux sports et à la jeunesse passent de 5,9 millions d’euros à 4,8 millions€. Donc tout est une question de priorité, vous me direz. Mais baisser autant les dépenses dans ce domaine me semble être une erreur et un très mauvais signal à notre jeunesse.

Sur les dépenses d’investissement, vous avez de moins en moins de marge de manoeuvre. En 2020, 20% des dépenses étaient destinées au remboursement de la dette. En 2021, la part de ces dépenses dépasse désormais les 25 %. Oui, vous avez bien entendu : un quart des dépenses d’investissement est désormais destiné au remboursement de la dette. Et devinez quoi, sur les recettes de la ville, eh bien 28% proviennent de nouveaux emprunts ! Sans oublier que près de la moitié de cette dette est à taux variable. C’est un véritable cercle vicieux.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous nous engageons sur la même voie, les dépenses d’équipement sont financées par l’emprunt… La dette s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions en 2014 à 160 millions d’euros aujourd’hui, pour atteindre selon vos projections 184 millions d’euros en 2025.

Le ratio de l’encours de dette par habitant augmente de près de 7% en une année, à environ 1900€ par habitant en 2021, sachant que la moyenne des villes de même strate est de 1410€. C’est-à-dire que toutes les dépenses à venir vont être grevées par cette épée de Damoclès que l’on a sur nos têtes.

Bientôt, vous ne pourrez plus rien faire, car la dette a pris une telle importance qu’elle ne pourra qu’augmenter. Les chiffres que je viens de citer sont éloquents. Et ce, en grande partie à cause des charges de personnel qui sont trop fortes et des dépenses inconsidérées que vous avez engagées ces dernières années, notamment un parking à 7 millions € où personne ne va.

Et que dire du stade nautique ? Si nous ne contestons pas l’utilité d’une piscine pour notre ville, nous nous interrogeons sur la réalité de son coût et la maitrise des dépenses à venir, quand on sait que le constructeur vient de vous demander 2,8 millions d’euros supplémentaires par rapport à ce qui était prévu, en raison de retards liés à la pandémie et à des mesures de protection supplémentaires. Ce surcoût imposé à la ville est inquiétant pour la suite de la délégation de service engagée pour 25 ans.

Encore une fois, pour justifier votre manque de marge de manœuvre, vous n’aurez pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille. Vous pourrez encore et toujours justifier votre dette par la baisse des dotations de l’Etat. Pourtant, les chiffres sont là et sont sans équivoque. Même si les dotations avaient été maintenues, la dette aurait augmenté drastiquement.

Et pour faire suite à ce que vous avancez, il n’y a pas de comparaison possible entre la mission du gouvernement qui est de soutenir l’économie et d’aider les différents secteurs en crise, alors qu’avant cette crise, le gouvernement s’est toujours attaché à respecter la règle des 3%, et votre gestion imprudente de la ville depuis plus de 7 ans.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Vidéo, Benjamin Giami s’inquiète du budget catastrophique de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Lors du conseil municipal du 7 avril 2021, chaque président de groupe pouvait s’exprimer sur le budget 2021 de la ville d’Aulnay-sous-Bois. Benjamin Giami, président du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte, s’est exprimé sur le sujet et dresse un bilan bien sombre des finances de la ville :

  • Part de la charge du personnel
  • Salaire ahurissant des salaires des DGA malgré une délégation à Paris Terre d’Envol
  • Augmentation de la dette
  • Part du remboursement de la dette dans le budget
  • Augmentation de la facture pour le centre nautique

Compte-tenu de ce constat, Benjamin Giami a appelé à voter contre ce budget.

Ci-dessous, la vidéo de son intervention :

Benjamin Giami alerte Bruno Beschizza sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Merci Monsieur le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier les services de la ville pour ce rapport qui nous a été transmis la semaine dernière. Je sais combien il a dû être difficile de fournir tant d’éléments financiers et budgétaires au regard de la situation actuelle.

Avant d’aborder le point relatif au rapport d’orientation budgétaire, je souhaiterais rappeler que la crise sanitaire que nous vivons tous, depuis le début de l’année 2020, a poussé le gouvernement et les banques centrales à prendre des mesures fortes et efficaces pour préserver au mieux notre économie.

L’ampleur du soutien de l’Etat à l’ensemble des secteurs fait de la France l’un des pays les plus protecteurs au monde. Je pense notamment aux soutiens à l’activité partielle, au fond de solidarité pour les entreprises, aux prêts garantis par l’Etat, à l’aide exceptionnelle de solidarité, à la prime jeune précarité destinée aux moins de 25 ans ayant perdu leur emploi ou leur stage en raison de la crise etc.

Pour impulser un rebond économique et atteindre un niveau de croissance permettant de revenir au niveau d’activité d’avant-crise, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance de 100 milliards d’euros, le plus important de tous les plans de relance des Etats membres de l’Union européenne. Sur ces 100 milliards, 40 milliards seront financés par l’Europe. Avec un objectif simple : renforcer la compétitivité des entreprises, accélérer la transition écologique et préserver l’emploi et la cohésion sociale.

Et, bien évidemment, dans votre rapport d’orientation budgétaire, vous nous faites part de votre grande inquiétude quant aux mécanismes qui seront mis en place pour apurer cette dette COVID. Pas une seule fois, en revanche, il n’est fait mention des très grandes dépenses engagées par la région, présidée par la droite, voire même du département, présidé par la gauche.

Pour revenir à Aulnay, je souhaiterais commencer ici par un point intéressant à évoquer dans cette assemblée : la différence entre votre rapport de l’an dernier, où vous prévoyiez une dette de 153 millions d’euros en 2025, avec votre rapport d’aujourd’hui où vous prévoyez désormais une dette de 184 millions d’euros en 2025. Il y a un écart de 31 millions d’euros pour cette même année 2025, entre vos prévisions de l’an dernier et aujourd’hui !

Cela en dit long sur la fiabilité des projections que vous faites chaque année et sur la sincérité de votre rapport d’orientation budgétaire. Je me souviens surtout de certains des membres de votre majorité, qui faisaient l’an dernier ici-même un exercice d’autosatisfaction sur les bons chiffres budgétaires et financiers de la ville, forts de leurs 8000 voix aux élections municipales, alors que nous n’avons cessé de vous alerter sur la pente dangereuse que vous prenez. C’est quand même préoccupant de se tromper de 31 millions d’euros d’une année sur l’autre ! Il y a de quoi se poser des questions !

Et, bien évidemment, vos présidents de groupes vont encore une fois nous dire ce soir combien la situation financière de votre ville n’est pas dramatique, ou inversement dire que c’est la faute à l’ancien maire qui a quitté ses fonctions il y a sept ans, ou encore que c’est la faute au président Hollande ou au président Macron… Bref, ce sera forcément la faute à quelqu’un d’autre !

Ce soir, nous allons encore le répéter : la ville est dans une impasse financière dramatique. Il se passe aujourd’hui exactement ce que je vous ai dit il y a deux ans.

La dette continue d’augmenter à un rythme très élevé.

  • En 2020, nous étions à 162 millions d’euros de dette.Rappelons qu’en 2014, à votre arrivée au pouvoir, nous avions une dette de 100 millions d’euros.
  • Vous avez affirmé que la dette avait grimpé sous la mandature Ségura. C’est désormais faux : sous son mandat la dette grimpait de 11 millions d’euros, sous la vôtre c’est de plus de 10 millions. Vous n’avez pas du tout infléchi la pente. Bien au contraire.

Sur l’épargne nette, qui est je le rappelle les recettes de fonctionnement moins les dépenses de fonctionnement et le remboursement de capital :

Comme nous l’avons prédit il y a deux ans, l’épargne nette de la ville est désormais négative. Cela veut dire que la ville n’a pas assez chaque année pour rembourser sa dette. La ville d’Aulnay doit désormais emprunter pour rembourser la dette. C’est le serpent qui se mord la queue ! La ville n’a donc plus aucune capacité d’investissement propre.

J’aimerais juste rappeler ici que la pandémie que nous subissons de plein fouet depuis un an n’est en rien responsable de cette situation financière catastrophique. Les recettes de la ville ne sont pas liées au cycle économique, à part les droits de mutation qui sont restés stables à environ 2,4 millions d’euros.

Maintenant le futur. Quel futur attend notre ville ?

La situation financière va empirer, année après année. Et elle correspond une nouvelle fois à ce que j’ai annoncé il y a deux ans. Voilà ce qui nous attend :

  • Une épargne nette durablement négative pour les trois prochaines années. Au moins.
  • Une capacité de désendettement qui va empirer. Je rappelle qu’au-dessus de 10 années de capacité de désendettement, c’est-à-dire le nombre d’années qu’il nous faut pour nous débarrasser de notre dette, notre ville est en mauvaise santé financière.
  • Je rappelle aussi que le plafond prévu pour les communes de notre taille par la loi d’orientation des finances publiques est de 12 ans. 12 ans de capacité de désendettement maximum.
  • En 2020, Aulnay avait une capacité de désendettement de 14 ans, ce qui n’était pas bon. Désormais, pour 2021,vous prévoyez une capacité de désendettement de 30 ans ! Oui, 30 longues années.
  • Alors, vous nous dites que vous allez faire des efforts, et que par un coup de baguette magique vous allez redescendre à 18 ans pour les prochaines années. Pour ma part, je ne crois pas à la transmutation du plomb en or.

Vous savez très bien ce qui est en train de se passer. La dette de la ville augmente d’environ 10 millions d’euros par an : elle atteindra près de 190 millions d’euros fin 2024. Soit un quasi-doublement par rapport à la situation de 2014, à votre arrivée aux affaires. Je suis même malheureusement persuadé que nous serons bien au-delà de ces 190 millions d’euros de dette.

Votre rapport d’orientation budgétaire ose même présenter une baisse des investissements et une légère baisse de la dette en 2025. C’est une plaisanterie. Nous serons à ce moment-là en période pré-électorale et, bien évidemment, ce sera tout le contraire avec une hausse de la dette et une hausse des investissements.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus forte » n’est plus ici pour vous alerter ou vous dire combien il est inquiet pour notre ville, il est surtout ici pour alerter les Aulnaysiennes et les Aulnaysiens sur la pente dangereuse she vous prenez pour Aulnay.

Source : Benjamin Giami, conseiller municipal et chef du groupe Aulnay Plus Fière, Plus Forte

Les élus Aulnay En Commun sur l’ésquisse du budget 2021 à Aulnay-sous-Bois

A propos des recettes , il y a encore beaucoup d’incertitudes quant à la crise de la covid et de la suppression de la taxe d’habitation. Vous soulignez les efforts financiers de la CAF , de la Métropole, du Département et de la Région pour aider les communes mais malgré ces coups de pouce non négligeables, vous prévoyez une baisse de près de 9 M suite apparemment à une baisse des impôts et taxes ? Ce sera à vérifier ultérieurement.

On s’attendait par contre à une explosion des dépenses dues à la crise mais en fait vous prévoyez une baisse de 3 M par rapport au CA de 2020.

Les charges à caractère général augmenteraient de 5,8 M suite au retour prévu des activités post- covid … ce qui signifierait donc pour 2020 une économie de près de 6 M ?

Concernant les subventions, vous octroyez 1 M pour l’exploitation du centre nautique mais pas de changement pour les subventions aux associations.

Les aides à la population durant la crise sanitaire ont été très inégales. Nous notons avec satisfaction la prime aux agents municipaux,la distribution de masques, 67 000 € d’aides exceptionnelles aux associations (on aimerait connaître la répartition des aides).

Par contre le CCAS n’a pas eu d’augmentation conséquente de sa subvention, (de 1 M à 1,1 puis une rallonge de200 000) au regard de sa mission durant la crise.

Si le travail des agents du maintien à domicile a été remarquable, nous nous interrogeons sur le bien fondé de la gratuité des repas à domicile sans tenir compte des revenus de la personne ? Même remarque concernant les 2 000 colis de fin d’année. Un coup de com’ risqué en cette période de contamination. Face aux situations dramatiques, il était plus urgent de faire davantage pour les personnes en difficulté, en lien avec les associations et le CCAS (bons ou colis alimentaires).

Les charges financières augmenteront en 2021 puisque vous continuez à emprunter : 23 M déjà prévus. La dette atteindra 172 M en 2021, 184 M en 2025. Et sur les 23 M empruntés, il faudra en consacrer 13 M pour rembourser la part annuelle de la dette.

Au niveau du programme d’investissements : après une moyenne entre 2014 et 2019 très insuffisante de 21, 5 M, il y a 2 années de gros investissements pour passer en force vos projets phare tels que la place et le parking ABRIOUX, et la piscine : 38 M l’an passé (à confirmer au CA), 35 prévus pour 2021. Puis les montants vont à nouveau baisser, 22 M en 2025.

Le tableau de la prospective budgétaire 2021 – 2025

Vous misez sur une maîtrise des dépenses et un dynamisme fiscal basé sur l’aménagement du site PSA pour dégager des marges et revenir à une épargne positive en 2024.

Ce ne sont que des prévisions car en comparant les tableaux depuis plusieurs années, on constate un décalage dans le temps, le bout du tunnel s’éloigne.

En conclusion, l’année 2021 verra, on l’espère, le retour à une situation normale, le retour de la vie dans nos quartiers.

Le DOB 2021 montre que vous poursuivrez une gestion en « bon père de famille » selon votre expression. C’est plutôt chaque année un exercice risqué puisque la stagnation des recettes et des dépenses ne vous donne aucune marge de manœuvre. Vous devrez continuer à emprunter, creusant davantage la dette, ce qui n’est pas un signe de bonne santé budgétaire.

Pour conclure ce rapport d’orientations budgétaires manque singulièrement de solidarité , de prise en compte de la crise sanitaire , d’engagement financier pour répondre à la crise climatique, à l’accessibilité des personnes en situation d’handicap…

Nous en sommes toujours convaincus, Aulnay et les Aulnaysien.ne.s méritent mieux . Cela doit nécessairement passer par une vision politique pour notre ville et par une gestion plus proche des Aulnaysien.ne.s, plus démocratique, plus transparente, plus juste et plus écologique de notre commune. De grâce évitez nous ce couplet arrogant des 60 %. Le disque est rayé !

Nous verrons plus précisément lors du vote du budget, les choix opérés dans la répartition des moyens financiers et dans le programme d’investissements.

Source : Elus Aulnay En Commun

Le débat d’orientation budgétaire vu par les élus d’Aulnay En Commun

La préparation annuelle des activités et du budget de notre ville est une occasion majeure d’exprimer les ambitions et les priorités pour notre Aulnay et les Aulnaysiens !

Nous tenons à remercier le service des finances pour le travail de préparation.

 I – Le contexte :

Le DOB 2021 se déroule à nouveau dans un contexte difficile de crise sanitaire doublée d’une crise économique, sociale et environnementale. La crise a accentué les inégalités sociales dans notre ville comme ailleurs, pour les jeunes, les personnes âgées ou les familles en grande précarité. Autre élément de contexte, celui de la loi de finance 2021. En 2021, les villes ne percevront, pour la première fois, plus aucune recette de taxe d’habitation et recevront à la place l’intégralité de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) perçue jusqu’ici par les Départements. La taxe foncière constitue désormais la seule ressource fiscale des communes.

Le « quoi qu’il en coûte » risque de coûter aux communes puisque le gouvernement pourrait

« Reprendre la démarche contractuelle » afin de les associer à la relance.

On sent comme de la « rébellion » face à cette hypothèse, une attitude bien différente que lors de la signature de la contractualisation pour 3 ans entre la ville et M. Darmanin. C’était un engagement risqué alors que les incertitudes s’accumulaient. C’était un marché de dupe, signé avec zèle puisque vous vous étiez engagés à ne pas augmenter les dépenses de plus de 1,3 % au lieu de 1,5 demandé. C’était d’autant plus un marché de dupe que la crise sanitaire a tout bouleversé et que la commune a dû faire face à une situation imprévisible.

II- L’atterris s age d e l’ exercic e 2 020 :

Grande nouveauté cette année, il y a 2 responsables aux difficultés budgétaires de la commune : pour la 8 ème année consécutive, l’ancienne municipalité de G. Ségura et à présent, la covid – 19 !

Toujours les mêmes erreurs copiées collées : l’épargne brute de 12,9 M en 2008 au lieu de 22,4 M en 2007, c’est le résultat de G. Gaudron et non de G. Ségura puisque le budget avait été préparé par M.Gaudron , il n’avait pas pu être changé par la nouvelle équipe, suite au recours d’un an.

Mêmes constats pour l’épargne nette : vous rappelez les 18 M en 2007 mais pas la chute à 10 M en 2008, résultat de l’équipe G. Gaudron. Vous déplorez les emprunts pourtant indispensables pour réaliser le PRU, rattraper le retard de travaux et faire disparaître l’usine d’amiante.

Quant à l’impact de la crise de la covid, le DOB donne trop de données contradictoires pour connaître réellement l’impact financier de la crise mais à première vue, il semble limité.

Nous espérons avoir lors du vote du budget, le bilan économies, dépenses, aides extérieures.

Pour l’exercice budgétaire 2020, on note une augmentation des charges de près de 3 M par rapport à 2019 compensée par une hausse des recettes de près de 3 M .

Cette hausse est due essentiellement à l’augmentation des impôts et taxes, par l’actualisation des valeurs locatives pour la taxe foncière et taxe d’habitation. Près de 120 M contre 117 M en 2019. On voit clairement que le bétonnage de luxe largement pratiqué depuis 2014 rapporte !

Par ailleurs vous indiquez à qui veut l’entendre que vous n’augmentez pas les impôts, c’est le cas 

depuis 2003 et non 2014. Cependant vous gardez bien de dire que vous augmentez la Taxe Enlevement des Ordures Ménagéres.

Vous rendez la ville attractive par des taux sur le bâti et le non bâti extrêmement bas par rapport au département et en France. Pour autant, la stagnation de ces taux prive les aulnaysiens d’avantages tels que la baisse des tarifs des prestations ou des activités périscolaires. Une mesure qui serait nécessaire car Aulnay-sous-Bois a des tarifs plus élevés que dans les communes voisines.

Si l’épargne brute est de 11,5 M fin 2020, l’épargne nette redevient encore une fois négative suite au remboursement annuel de la dette qui ne cesse d’augmenter (162 M).

Les investissements sont exclusivement financés par les emprunts (23 M en 2020) à des taux très bas, heureusement pour vous, une moyenne de 1,73 % mais la dette atteint 162 M.

Ainsi, vous arrivez à équilibrer le budget 2020 de la même manière que les années précédentes, sans marge de manœuvre, sans dégager l’épargne nécessaire aux investissements. C’est un cercle infernal où les emprunts remboursent chaque année une partie de la dette, avant de financer les travaux.

Source : Elus Aulnay En Commun

Vidéo, Benjamin Giami alerte sur la situation financière désastreuse de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Dans le cadre du débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, Benjamin Giami, chef du groupe d’opposition Aulnay Plus fière, Plus Forte, a évoqué la crise sanitaire et économique que traverse le pays. Il a souligné cependant l’effort de l’Etat avec son plan de relance de 100 milliards d’euros, le plan de relance le plus important de l’Union Européenne. Il souligne également que 40 milliards ont été financés par l’Europe.

Alors que la majorité municipale s’émeut des dépenses de l’état et de la dette de la France, Benjamin Giami rappelle lès grandes dépenses de la région Île-de-France, dirigée par la Droite (Valérie Pécresse), et celles du département de la Seine-Saint-Denis, dirigé par la Gauche (Stéphane Troussel).

Mais M. Giami rappelle aussi que la dette de la ville d’Aulnay-sous-Bois devrait atteindre 184 millions d’euros en 2025, soit 31 millions d’euros de plus de ce qui était prévu initialement ! Il émet des doutes sur la fiabilité sur la projection du budget et sur le réelle sincérité dans les débats d’orientation budgétaire. Monsieur Giami estime que la ville est dans une impasse financière dramatique (160 millions d’euros de dette en 2020 au lieu de 100 millions d’euros en 2014 à l’arrivée de M. Beschizza à la tête de la ville). Une moyenne de 10 millions d’euros d’augmentation par an est constatée, sans réel infléchissement.

Enfin, Benjamin Giami fait observer que l’épargne nette de la ville est négative. La Ville doit désormais emprunter pour rembourser la dette. Et pour compléter le tableau, la ville n’a plus de capacité d’investissement propre. 

L’épargne nette serait négative pour les 3 prochaines années et la capacité de désendettement va empirer (14 ans en 2020,  30 ans en 2021). M. Giami estime que les jérémiades de la majorité municipale qui se plaint que la faute en incombe à l’ancien Maire Gérard Ségura ou à l’Etat doivent cesser et qu’une solution doit être trouvée.

Pour voir la vidéo, cliquer sur ce lien.

Aulnay-sous-Bois l’une des villes les plus dépensières de France avec une dette qui s’affole

Certains diront que pour une fois, la ville d’Aulnay-sous-Bois est dans le peloton de tête d’un classement national. Mais ce classement, la ville aurait pu s’en passer. Selon Le Parisien, Aulnay-sous-Bois est classée à la 18ème position des villes les plus dépensières de France. Il s’agit principalement des dépenses de fonctionnement.

Si la majorité actuelle avait accusé la majorité socialiste de 2008-2014 de dépenses folles, il semblerait que l’équipe actuelle a beaucoup de mal à revenir dans une situation un peu plus tenable. Avec la crise sanitaire et les dépenses supplémentaires, le budget 2021-2022 fait craindre le pire.

Pour palier à ces dépenses et à l’augmentation de la dette, l’urbanisation des terrains de PSA serait la solution la plus simple pour obtenir de nouveaux revenus.

Aulnay Flus Pière Plus Forte ne valide pas le compte administratif 2019

Merci Monsieur le Maire.

Ce compte administratif de l’année 2019 dresse le bilan des réalisations et nous donne une vision de la situation financière de la ville.
Ce soir, nous ne pouvons que nous réjouir de la réforme sur la taxe d’habitation décidée par le gouvernement, puisque ce sont près de 20 000 Aulnaysiens qui en ont bénéficié en 2019.

Deuxièmement, sur un plan strictement local, nous constatons que la ville d’Aulnay dispose de peu de marges de manoeuvre au regard des recettes qui ont peu évolué.

La commune vit donc très clairement au-dessus de ses moyens, et elle continue de s’endetter.
Je vous rappelle pourtant un principe de base de la gestion publique : la dette d’aujourd’hui constitue les impôts de demain !

Sans investir plus que les autres, vous avez donc dépensé sans compter et engagé notre ville dans un endettement inconsidéré.
On passe de 1564€ de dette par habitant en 2018 à 1750€ en 2019, sachant que la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€.

Sous votre mandat, la dette de notre ville continue d’exploser : le compte administratif 2019 montre que le recours à l’emprunt reste encore très élevé cette année. Un tel niveau d’endettement n’est pas justifié. Rappelons que la dette a augmenté de 50% en l’espace de six ans.

Par conséquent, le groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte » ne peut approuver de tels résultats financiers.

Source : Benjamin Giami, président du groupe « Aulnay Plus Fière, Plus Forte »

Oussouf SIBY s’inquiète de la dette qui explose à Aulnay-sous-Bois

Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les conseillers municipaux,

Nous tenons tout d’abord à vous dire, Monsieur le Maire que nous trouvons inadmissible de ne recevoir l’ensemble des documents du Budget accompagnés de nombreuses délibérations, que le jeudi précédent le vote, à 23 h 30. Comment peut-on croire que les documents ne soient pas prêts avant ? Je précise que je ne remets aucunement en cause l’administration, cette responsabilité incombe aux élus.

Jusqu’en 2018, il était d’usage de transmettre les documents du budget aux conseillers municipaux une bonne semaine avant le vote, ce qui leur laissait le temps nécessaire à une analyse détaillée.

A présent, et tout particulièrement cette année, tout laisse penser à une volonté délibérée d’entraver le travail de l’opposition.

Le Compte administratif 2019

Vous terminez le compte administratif 2019 avec un excédent de 8 millions d’euros. Cet excédent est la conséquence logique d’une hausse de près de 4 M des recettes (169 M contre 165 en 2018) accompagnée de la baisse des dépenses de 1,2 M.

Rappelons que la ville bénéficie de conditions plus favorables depuis 2018 : une nouvelle pause dans la participation au redressement des comptes publics et une situation qui lui permet d’être exonérée de participations financières comme le Fonds de solidarité des communes de la région Ile- de-France (FSRIF) et du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC).

Par ailleurs, les recettes sont en augmentation :

1,4 M de plus en impôts et taxes (117 M au lieu de 115, 5)

Augmentation des différentes dotations : Fonds de Solidarité, Dotation de Solidarité

A propos des charges :

Les charges, 154 M, ont encore baissé de 1M par rapport à 2018, c’est maintenant 9 M de moins qu’en 2014. On mesure ici la politique d’austérité sur l’ensemble du 1er mandat qui touche forcément l’ensemble des secteurs, tout particulièrement l’enseignement/formation, les interventions sociales, la santé et la culture.

A cette baisse des moyens s’ajoute une hausse continue des tarifs des services municipaux, non visible dans ce document mais régulièrement soulignée par les familles aulnaysiennes.

L’épargne nette, négative pendant 4 années est enfin redevenue positive mais c’est bien sûr dérisoire pour financer un programme ambitieux de 45,7 M.

En effet, alors que les 5 premières années du mandat se caractérisent par une moyenne à minima de 22 M par an, vous avez voulu achever en 2019, l’année des élections municipales, les réalisations phares de votre mandat. D’où un programme d’équipement brusquement pharaonique de 45,7 M.

Pour le financer, là aussi, vous avez bénéficié de facteurs favorables : des augmentations du Fonds de compensation de la TVA, de la taxe d’aménagement et des subventions.

A ces recettes s’ajoutent 2,6 M de vente de propriétés communales et surtout un emprunt à des taux encore très bas de près de 28 M qui finance à lui seul près de 61 % des investissements.

Mais malgré un programme d’investissement en hausse, le socle, partie consacrée à l’entretien des bâtiments, des espaces publics, des espaces / propreté est faible (en dessous des 10 M ). Par ailleurs, nous n’approuvons pas vos choix : 8 M pour la construction du stade nautique (pratiquement la somme consacrée au récurrent) – la place Abrioux (7,5 M) , une place qui révèle aujourd’hui, à peine inaugurée, des problèmes qui nécessitent de nouveaux travaux.

Les sommes sont dérisoires pour le PRU, l’aménagement du site PSA, la Fosse à la Barbière, la rénovation des quartiers Gros Saule, Mitry et la Cité de l’Europe …

Au niveau des dépenses par fonctions, mêmes tendances que les années précédentes :

  • baisse des moyens pour les services généraux au moins 5 M par rapport à 2014,
  • baisse pour l’enseignement/formation, la culture
  • des moyens dérisoires pour le secteur social et santé (11 M en 2013, mais 9 en 2019.) sans oublier la chute radicale des moyens pour la mise en accessibilité
  • le poste sécurité, lui, continue d’augmenter…pour un résultat peu probant

A propos de la dette :

L’encours de dette explose, 149 M suite aux 28 M nouveaux emprunts soit 1 750 € par habitant. Même si la ville est sortie du seuil critique de 12 ans pour se désendetter, sa capacité de désendettement de 9 ans et 10 mois est bien supérieur aux villes de même strate (6 ans et 7 mois)

En conclusion, le compte administratif 2019 montre un excédent réalisé grâce à une hausse des recettes pour la ville conjuguée à la poursuite d’une politique d’économies dans l’ensemble des services municipaux, des services devenus inaccessibles pour certaines familles suite aux augmentations successives.

Après 5 ans de faibles investissements, vous avez voulu réaliser à marche forcée, l’année des élections, vos quelques projets phares de votre mandat en empruntant massivement.

Des projets coûteux et contestés par bon nombre d’aulnaysiens qui aspirent plutôt à d’autres investissements en lien avec la rénovation du bâti, l’aménagement des voiries ou de déplacements doux, la lutte contre le changement et pour l’adaptation climatique.

Source : Intervention Oussouf SIBY, Président du groupe des élus de gauche, écologistes et citoyens sur le budget à Aulnay-sous-Bois

Intervention de Benjamin Giami au conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois concernant le budget de la ville

Merci Monsieur le Maire.

Ce soir, nous devons adopter le budget et faire par conséquent une analyse de vos dépenses de ces dernières années, qui s’avèrent très mauvaises.

Après un mandat de mauvaise gestion, nous ne verrons pas grand-chose de ce prochain mandat, à part une dette qui s’alourdit de plus en plus, passant de 100 millions d’euros à 151 millions d’euros durant votre mandat.

Et pourtant, les investissements baissent ! Nous allons passer de 39 millions d’euros à 21 millions d’euros d’investissement. C’est-à-dire que tout ce que vous avez annoncé durant votre campagne électorale ne verra pas le jour.

De plus, cette année, sur le programme d’équipements de 39 millions d’euros, vous allez mettre 8 millions d’euros pour le stade nautique. C’est la plus grosse part. Et c’est absolument insensé.

Pour le reste, on est bien loin des annonces de candidat, à savoir rénover toutes les écoles et les crèches.

Ce qui nous coûte, et ce qui va nous coûter pendant des années, et donc qui va purement et simplement annuler les autres dépenses pourtant indispensables, c’est votre centre nautique.

Qui bien sûr, ne verra pas le jour cet été comme vous l’aviez promis. Et cela, tout le monde le savait depuis de nombreux mois. Et vous verrez, les enfants vont être privés d’une année scolaire supplémentaire de natation.

Mesdames et Messieurs les élus, une bonne gestion, c’est prendre les bonnes décisions en prenant compte de l’intérêt général. Nous allons nous retrouver dans une impasse : ceux qui vont subir les conséquences de cette dette, ce sont les Aulnaysiens. Et on y est aujourd’hui. Avec encore une augmentation des tarifs à la cantine, une augmentation du prix des activités des centres de loisirs, des tarifs culturels, et même des tarifs pour les seniors.

Avec des hausses allant jusqu’à 35% en une année.

Pour ce qui est des charges de personnel, elles augmentent alors que nous sommes dans une situation financière et budgétaire calamiteuse. Aujourd’hui, vous avez multiplié par deux le nombre de DGA, les faisant passer de 4 à 8, avec des salaires très élevés, alors que les transferts de compétences se font désormais de la ville vers le territoire Paris Terre d’Envol. Mais nous aurons l’occasion d’en parler ultérieurement quand nous aborderons le point relatif au rapport de la chambre régionale des comptes.

Sur l’encours de dette, il est désormais de 1 757 € par habitant. Il augmente, rien qu’en une année, de 11,38% puisque l’an dernier il était de 1 577 €. Une dérive que l’on dénonçait déjà ! Car la moyenne nationale pour une ville de même strate est de 1 447€. Vous n’avez plus aucune marge de manœuvre et vous n’aurez donc pas d’autre choix que de continuer à vous défausser sur les autres pour justifier votre gestion de bon père de famille.

Enfin, vous justifiez la dette par la baisse des dotations de l’Etat. Mais même si le montant de ces dotations avait été maintenu, vous auriez laissé filer la dette, les chiffres étant sans équivoque. Bercy a donc raison d’agir de la sorte, oui l’Etat a parfaitement raison d’agir de la sorte au regard de votre gestion budgétaire et financière parfaitement désastreuse.

Par conséquent, bien évidemment, le groupe « Aulnay Plus Fière Plus Forte » votera contre ce budget.

Source : Benjamin Giami, président du groupe d’opposition « Aulnay Plus Fière Plus Forte »

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