Archives de Catégorie: Budget

Les élus de Gauche à Aulnay-sous-Bois passent au crible le budget

Le vote du Budget 2024 a eu lieu le 3 avril, au Conseil Municipal. Nous avons immédiatement signalé que les bilans 2023 et 2024 sont non conformes aux instructions comptables : l’excédent 2023 est FAUX, c’est 2 M et non pas 4 et le rééquilibrage effectué n’est pas permis.

Bilan 2023.

Recettes de fonctionnement 171, 8 M – Dépenses 169 M, léger excédent de 2, 037 M.

Mais après remboursement obligatoire de la part de la dette annuelle (l’annuité), l’épargne nette, qui doit financer les investissements (projets, travaux) devient fortement NEGATIVE à – 7,83M.

Cette année, plus que jamais, ce bilan montre les conséquences néfastes d’une politique d’emprunts à marche forcée depuis 10 ans. Alors que les recettes ont augmenté de 3,82 M€, l’annuité a augmenté de 7,11 M€ pour atteindre 20 M fin 2023.

Cette année encore, le remboursement de la dette de 20 M et une épargne largement négative, conduisent le budget dans une impasse : la majorité va recourir à nouveau à l’emprunt en 2024 pour financer les travaux.

 Budget 2024

Recettes de fonctionnement : 171 M – Dépenses 166 M

Les charges de personnel passeraient de 92,8 M à 92,1 M en 2024. Cet objectif semble bien utopique car il ne tient pas compte des mesures de l’État en faveur de la revalorisation des salaires. La baisse de 0,7 % est en réalité plus importante, de l’ordre de 2 % avec la hausse naturelle liée aux avancements d’échelon et de grade.

L’objectif de la majorité est de réduire le poste de dépenses le plus important, la masse salariale (55,54 % du budget de la ville) : réduction drastique des effectifs par des privatisations de services municipaux, le non remplacement des départs de retraite, peu ou plus d’embauches. Les agents municipaux feront les frais de cette politique d’austérité, avec des risques de surmenage, de maladies ou d’accidents. Les aulnaysiens subiront également les conséquences de services réduits.

Le programme d’investissements

Les dépenses pour les travaux et projets sont toujours inférieures à la moyenne des communes équivalentes : Aulnay ne consacre que 13% de ses recettes pour investir, contre 20 % pour les communes équivalentes.

Après 2 années d’investissements exceptionnelles pré-électorales 2019 – 2020, le budget pour les investissements chute encore. Il est plus bas que la moyenne de 22 M par an depuis 2014, déjà insuffisante puisqu’il faudrait 25 à 30 M de travaux par an.

Ainsi, 17,7 M en 2022 puis 18,2 M en 2023 (au lieu des 29 M prévus). Pour 2014, prévision de 22,5 M mais les programmes ne sont réalisés ces dernières années qu’à 50 à 60%.

Il est prévu : 13 M de projets dont 7,5 M pour « autres équipements » sans détails, la laiterie Garcelon 2,5 M, la vidéoprotection 1,2 M, l’antenne jeunesse Stade Berteaux 1,15 M.

Et pour le socle de travaux 9 M. Travaux divers 5,4 M, informatique 1,4 M, rénovation du bâti, une misère 1,9 M, et pour les espaces publics il n’y a que 81 600 €.

La dette : 160 M fin 2023 au lieu de 176M fin 2022, baisse en partie due à 0 emprunt mais la situation peut changer avec 10 à 12 M d’emprunt en 2024 et des taux bancaires en hausse.

Durée pour désendetter la ville : 22 ans et 6 mois au lieu de 6 ans et 1 mois pour les villes équivalentes. On dépasse largement le seuil critique de 15 ans.

Montant de la dette par habitant 1 848 €, contre 1 344 € dans les villes de même strate.

Les taux d’imposition :

Taxe Foncière communale sur le bâti : 30,69% contre 38,28% au national, et 39% au département. Taxe Foncière communale sur le non-bâti : 24,59% contre 50,4% au national, 40,89% au département.

Le taux particulièrement bas pour le non bâti prive depuis des années les aulnaysiennes et aulnaysiens de recettes complémentaires.

Conclusion :

La politique budgétaire du Maire et de ses élus ont mis notre ville dans une situation d’exception par rapport aux autres villes de même strate ! Une exception par une épargne nette chroniquement négative, par la faiblesse des investissements, par sa dette faramineuse, la 2ième ville la plus endettée du département.

Le budget 2024 est à peine équilibré mais le Maire et ses élus poursuivent la même politique qui mène à une quasi faillite financière sans répondre aux besoins des aulnaysiens : économies dans les services publics, réduction des effectifs des agents communaux – hausses successives des tarifs des services municipaux pour augmenter les recettes – de nouveaux emprunts pour financer les investissements (pourtant insuffisants), ce qui va pénaliser davantage les futures générations.

Les aulnaysiens méritent mieux !

Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

Débat d’Orientations Budgétaires Aulnay-sous-Bois 2024 : la position des élus PS, PCF et citoyens

Au cours du conseil municipal du 6 mars, le Maire et ses élus ont présenté le DOB 2024, Débat d’Orientations Budgétaires qui doit obligatoirement précéder le vote du budget. On a découvert un document bien creux ! seulement 5 pages sur 32 pour présenter la situation financière fin 2023, les investissements réalisés, la dette, les orientations et les perspectives pour 2024. On a vraiment le sentiment que tout a été fait pour en montrer le moins possible, « circulez, il n’y a rien à voir ! »

Stratégie financière et principales orientations de la commune :

Le Maire maintien des taux excessivement bas pour les taxes sur le non bâti, (24,5% à Aulnay contre 40% moyenne du Département) pour favoriser dit-il, les installations dans notre ville mais par cela il prive la population depuis des années de recettes complémentaires.

Ces recettes viendront, non pas de l’ensemble des contribuables mais seulement des usagers des services municipaux. Le Maire l’annonce déjà dans le DOB : « la commune a des services publics très développés et un coût pour l’usager qui n’absorbe même pas le coût de revient », la ville va mettre en place une politique tarifaire « plus juste ».

En clair, les tarifs des services publics vont augmenter une fois de plus et dans tous les domaines : enfance, jeunesse, seniors, éducation, culture, sport, loisirs …

Rétrospective 2023 :

Dépenses réelles 2023 : 156 M ; recettes réelles : 171 M

L’épargne nette, lorsque la ville a tout payé, notamment la part annuelle de dette à rembourser est encore négative cette année à – 6,5 M, -7, 5 M prévus en 2024.

Fin 2023, la dette toujours colossale malgré une baisse, atteint 161 M.

Dette de 1862 € par habitant contre 1330 en moyenne. Il faudrait 17 ans 8 mois pour se désendetter, pire en 2025 (23 ans et 7 ans). Moyenne des villes de même strate : 12 ans 9 mois. Quel héritage pour les générations futures ! Avec Bruno Beschizza, on rase gratis et après moi le déluge !

Au niveau des investissements, c’est dramatique, digne d’une ville sous-développée ! 18,5 M en 2023 ! Pour 2024 et les années à venir 15 M, 2 fois moins que ce qui serait nécessaire ! Conséquences : poursuite de la dégradation des bâtiments publics, des espaces publics, de la voirie. Mais tout coûtera plus cher à réhabiliter par la suite.

Les projets 2023-2024 : tout est dans la com’, toujours les mêmes projets, maintes fois répétés, ce qui laisse à penser qu’« Aulnay bouge » mais en réalité les réalisations sont infimes.

On y reviendra lors du vote du budget.

Quant aux aménagements cités dans le document, Bruno Beschizza, le Roi des études !

  • La ZAC des Aulnes : pour l’instant, rien de précis
  • Îlots du Galion : seulement des études et quelques travaux sur l’espace public
  • Mitry Princet : poursuivre les mutations engagées (c’est-à-dire bétonnage) et l’idée du bus à Haut Niveau de Service, la ligne Aulnay-Tremblay refait surface ?
  • Rénovation urbaine Mitry, Ambourget, Gros Saule : le gag ! En panne ! encore des études pour créer les conditions d’application du NPNRU
  • Val Francilia : encore de nouvelles études pour définir les secteurs d’aménagement !

Perspectives 2024 et les années suivantes

Le Maire et sa majorité rappellent leurs priorités : propreté, sécurité, éducation, culture, sport … ce sont, ni plus ni moins, les secteurs sur lesquels une équipe municipale doit agir. L’axe santé n’est pas cité ? Quant à leur engagement de « préserver le patrimoine », il y a de quoi rire ou d’être en colère ! Le patrimoine est dégradé et l’ « esprit village » cher au Maire est bel et bien enterré sous le béton.

Comme le budget est en grande difficulté, leur objectif principal pour 2024 sera de réduire de façon significative les dépenses de masse salariale (92,4 M en 2023, plus de 60% du budget communal.)

92 M dus à des effectifs importants, à des salaires très élevés pour certains et aux mesures gouvernementales en faveur de la revalorisation des salaires des agents du service public.

1ère mesure pour réduire les effectifs : privatisations en 2022 du service balayage et du secteur animation jeunesse mais ce sont de fausses économies car il faut payer les prestations. Depuis, la ville n’a jamais été aussi sale. Quant à l’animation jeunesse, la municipalité se décharge de ses responsabilités, ne pouvant réellement ni contrôler la qualité du service, ni insuffler des objectifs ambitieux pour la jeunesse.

Autres mesures : des départs en retraite non remplacés et recrutements limités en privilégiant les promotions internes. D’où une baisse de 218 personnes depuis janvier 2022.

Attention ! Le personnel risque de payer très cher cette politique d’économie : surmenage, douleurs, maladies ou accidents de travail, tous les secteurs sont concernés.

En conclusion,

Malgré un DOB lisse et creux qui ne donne que peu d’informations, une certitude apparaît : tous les ratios financiers montrent que la ville est en quasi faillite. Pour équilibrer le budget afin de ne pas être mis sous tutelle, le Maire poursuit la même politique de rigueur… payée par les habitants : des services publics de plus en plus chers, un patrimoine qui se dégrade d’année en année… et par les agents communaux visés par les économies de masse salariale.

Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

L’inflation : un défi majeur pour la ville d’Aulnay-sous-Bois

Aulnay-sous-Bois fait actuellement face à une situation économique difficile : l’inflation. C’est un phénomène qui, quand il est incontrôlé, finit par affecter le budget et le pouvoir d’achat de la commune et de ses habitants. Zoom sur cette situation au cœur d’Aulnay-sous-Bois.

Les dépenses de la ville s’envolent

Avec l’inflation qui sévit, les Aulnaysiens sont bien obligés de suivre de très près la hausse des dépenses qui s’effectuent au cœur de la ville. Elle a entraîné l’augmentation des coûts de l’énergie, de l’alimentation, des matériaux du bâtiment ou encore du matériel scolaire. Avec les infos disponibles sur www.argentauquotidien.com, on se rend bien compte que la situation n’est pas à prendre à la légère. Selon les dires de la mairie, ce sont neuf millions d’euros supplémentaires qui sont venus s’ajouter aux dépenses de la ville en cinq mois.

Dans les faits, la situation est encore plus inquiétante. Le budget de l’énergie aurait augmenté de 100 %, celui des denrées alimentaires de 80 % et celui du matériel scolaire de 17 %. Aulnay-sous-Bois distribue plus d’un million de repas par an, dont la majorité dans les cantines scolaires. Le seul problème, c’est que les coûts d’achat des produits alimentaires ont explosé, notamment à cause des frais de transport. Tous ces facteurs n’ont pas aidé à ralentir les dépenses de la ville.

Le maire interpelle l’État

Pour contrer ce phénomène, la mairie essaie tant bien que mal de mettre des mesures en place. Avec des résultats peu concluants, Bruno Beschizza, le maire d’Aulnay-sous-Bois, décide de sortir du silence. Il réagit en lançant une campagne d’affichage dans les rues de la commune pour dénoncer l’inaction de l’Etat face à la situation que traverse la ville d’Aulnay-sous-Bois. Dans sa démarche, Beschizza ne s’est pas limité à de simples manifestations.

Il a également pris l’initiative d’adresser une lettre au Premier ministre, Jean Castex, soulignant l’importance de l’augmentation des dotations aux communes qui ont baissé de 150 millions d’euros cumulés depuis 2013 pour Aulnay-sous-Bois. Le maire fait aussi d’autres demandes comme la suspension provisoire de la loi Egalim et l’assouplissement des règles encadrant les marchés publics.

Source : contribution externe

Un organigramme incohérent, surdimensionné et coûteux des services municipaux à Aulnay-sous-Bois ?

Le 24 juillet dernier, nous avons demandé au Maire de nous transmettre l’organigramme de la ville comprenant la Direction Générale, les Directeurs, Chefs de Service et Chargés de Mission.

Le Maire n’ayant pas daigné donner suite à notre demande, nous avons saisi à nouveau la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obtenir les informations.

Ainsi le samedi 28 octobre nous avons reçu un organigramme incomplet et partiel structuré autour de 8 pôles et 36 directions qui appelle plusieurs remarques et interrogations :

  • La Direction Générale des services comprend 9 postes : 7 Directeurs Généraux Adjoints (DGA) + 1 Directeur Général Adjoint des Services Techniques (DGAST) + 1 Directeur Général des Services (DGS) qui chapeaute l’ensemble de la direction générale.

C’est énorme en masse salariale ! Dans des villes de plus de 80 000 habitants telles que les villes Montreuil, Aubervilliers ou Saint-Denis, il y a en général 4 DGA , 1 DGST et 1 DGS.

Nous avons demandé au Maire de nous communiquer ce que coûte en masse salariale l’ensemble de sa direction générale, conformément à la loi sur la transformation publique du 6 août 2019.

  • Un service « affaires administratives » est rattaché au Directeur Général des Services (DGS). Comment est-il composé (profils de poste, missions) ? Est-ce un secrétariat classique ou un cabinet parallèle ? Un service qui double l’administration ? Bref à quoi sert-il ?
  • Le pôle finances n’est plus attaché au pôle ressources. Pourquoi les séparer et créer un second poste ?
  • Grande confusion entre 3 pôles et la direction finances, administration, commande publique.
  • Le pôle enfance et familles est réduit à deux directions. Pourquoi un pôle aussi petit ?
  • Quelles sont les missions de la direction (ou service) « politiques publiques » ?
  • Le pôle  « vie  publique  et  modernisation »  recouvre  largement  les  missions  des  pôles « développement territorial » et « développement local ». Quelle est la distinction entre les deux ?
  • La DGST (services techniques) semble éclatée entre plusieurs directions. Pourquoi ?

Pour résumer, l’organigramme montre un découpage inutile et coûteux des services avec des emplois

« doublons », une division des tâches poussée à l’extrême, des responsabilités diluées dans les différents pôles et par conséquent fragilisées.

Comment garantir avec cette organisation alambiquée, la cohérence et la transversalité entre les directions ?

Un organigramme surdimensionné assure-t-il un meilleur service à la population ?

La tâche doit être rude et complexe car des cadres partent et la ville n’arrive plus à recruter des responsables à des postes clés (plus de directeur des finances ni à la commande publique ni aux mobilités-transports).

Par ailleurs comment peut-on décemment avoir 9 membres dans la direction générale avec des salaires exorbitants, alors que dans certains services, des agents sont surchargés de travail et en souffrance par manque de moyens humains ?

Source : Oussouf SIBY Président de groupe, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Jean-Marie TOUZIN

Quelques astuces incontournables pour prendre des décisions financières éclairées et adaptées

Prendre des décisions financières éclairées est un art subtil. Quelques astuces clés peuvent transformer ce défi en une opportunité. Découvrez comment faire les choix judicieux.

Comprendre son environnement financier pour mieux agir

Prendre des décisions financières judicieuses commence par une compréhension approfondie de son environnement économique. Cela signifie être informé des tendances du marché, des taux d’intérêt et des évolutions réglementaires. En disposant de ces informations relayées souvent par Gotoinvest, vous pouvez anticiper les opportunités et les risques potentiels.

Il est également important de connaître la situation financière de votre propre entreprise ou de vos finances personnelles. Une analyse des revenus, des dépenses, des investissements et des dettes offre un aperçu clair de votre situation actuelle. Cela forme la base sur laquelle des décisions éclairées peuvent être prises.

Avoir une vision à long terme est tout aussi crucial. Les décisions financières ne doivent pas seulement répondre aux besoins immédiats, mais aussi aligner les ressources avec les objectifs futurs. Cela peut signifier, sacrifier des gains à court terme pour des bénéfices plus durables.

L’importance de l’éducation financière

L’éducation financière est un outil puissant pour prendre des décisions avisées. Elle implique d’acquérir des connaissances sur divers aspects des finances, comme l’investissement, la fiscalité, l’épargne et la gestion des risques. C’est un processus continu qui permet de rester à jour et de comprendre les implications de chaque choix financier. 

Les outils technologiques, comme les applications de gestion financière, peuvent également être des alliés précieux. Ils permettent de suivre les finances en temps réel, d’analyser les données et de planifier en conséquence. Par exemple, vous pouvez recourir à un simulateur de crédit en ligne, disponible sur ce site, avant de prendre une décision.

Les ateliers, les séminaires, les cours en ligne et les consultations avec des experts sont autant de moyens d’améliorer son éducation financière. En étant bien informé, vous pouvez poser les bonnes questions, évaluer les options disponibles et prendre des décisions qui correspondent à vos objectifs et à votre tolérance au risque.

Source : contribution externe

Pour la Gauche, la situation budgétaire d’Aulnay-sous-Bois est catastrophique

Les 4 pages d’Oxygène d’autosatisfaction du tandem Beschizza – Fleury à propos du budget appellent de nouveaux commentaires ! En couverture, reprise du « coup de com’ » affiché dans toute la ville :

La Ville se désendette pour la 1ère fois depuis 16 ans et toujours 0% d’augmentation d’impôts.

C’est une astuce, un tour de passe-passe pour masquer leur fiasco budgétaire car :

Pour la 1ère fois, la ville atteint le record historique d’une dette de 176,7 millions ! Pour la 1ère fois, Aulnay sur la 2ème marche du podium des villes les plus endettées du 93 !

 Nous l’avons expliqué dans notre tribune :

Aulnay a des recettes correctes : 1970 € par habitant en 2023 (communes équivalentes : 1575 €) mais des dépenses élevées : 1940 € par habitant (communes équivalentes : 1342 €). Conséquence : depuis 2015, les caisses sont vides en fin d’année. L’épargne nette qui doit financer les investissements (aménagements et travaux) est négative (- 5,7 M en 2022).

 Solution choisie par la municipalité pour pouvoir investir, l’ EMPRUNT : 22 M en moyenne par an.

Dette de 176,7 M soit par habitant : 2027 € (communes semblables : 1360 €)

Temps pour tout rembourser : 20 ans 5 mois (autres communes : 6 ans ). Seuil critique 12 ans.

17,7 M c’est la part annuelle de dette à rembourser en 2022 contre 9 M en 2013

Situation absurde : sur 20 M empruntés, 17 M remboursent la dette.

Pour sortir de cette fuite en avant, l’équipe Beschizza a choisi ZERO emprunt à partir de 2023. Avec le remboursement de l’annuité et 0 emprunt, la dette baisse forcément ! Beschizza et ses élus crient victoire pour une simple logique mathématique et une baisse insignifiante de 150 000 €. Rien à voir avec leur soi-disant prouesse budgétaire.

 La dette n’a jamais été aussi haute et les investissements aussi bas.

Aulnay : 203 € par habitant pour les investissements, 322 € moyenne des villes semblables.

L’adjoint aux finances M. Fleury annonce un programme d’équipement de 20 M en 2023.

On peut croire que c’est beaucoup mais c’est insuffisant, il en faudrait 30 à 35 M par an, c’est ce qu’a réalisé l’ancienne municipalité de 2008 à 2014.

 Prévisions : 20 M dont 11 M pour les aménagements et 9,7 M pour les travaux courants . Belles photos dans Oxygène mais pour des aménagements réduits : poursuite de 2 projets (la structure rue du 8 mai, largement revue à la baisse, la laiterie Garcelon) et une nouvelle antenne jeunesse Stade Berteaux – Aménagement Concession Mitry Princet, 4,6 M non reconduits – 650 000 M pour les écoles : très insuffisant, 2 fois moins que pour les nouvelles caméras 1,4 M

Comment l’argent public est-il utilisé ? Pour 100 € dépensés, évolution par rapport à 2022 :

 Services généraux : 31 € au lieu de 27 € (inflation) – aménagements urbains : 15 € au lieu de 19 €

enseignement 12 € au lieu de 13 € – sport et jeunesse 12 € au lieu de 15 € – famille + culture

15 € – sécurité, salubrité 12 € au lieu de 5 € – santé, social, action économique, logement … 8 €

Constats : on voit bien que les économies portent sur les aménagements urbains. Le secteur sécurité salubrité fait un bond en avant (12 M pour la sécurité) – santé, social regroupés avec d’autres secteurs, en fait le secteur santé social ne représente que 5 €, c’est très faible.

L’arrêt des emprunts va au moins stopper l’explosion de la dette et la part annuelle à rembourser. Mais la situation reste catastrophique car l’équipe municipale ne dégage pas d’épargne nette, la différence entre recettes et dépenses étant infime. Rappelons aussi que le budget n’a été équilibré que par 10 M d’emprunts passés en fonctionnement ! Comment feront-ils l’an prochain ?

Le Maire et ses élus ont choisi de ne pas augmenter les impôts (en fait inchangés depuis 2003), pas même la taxe sur le foncier non bâti pour les entreprises, privant les aulnaysiens de recettes supplémentaires. Par contre, il augmente les tarifs des services (voirie, cantine, activités des seniors, péri et extra scolaires, sport, culture … et au territoire le ramassage des ordures ménagères…) ce sont des impôts déguisés supportés par les usagers.

 0% d’augmentation d’impôts mais des services publics réduits plus chers, certains privatisés. 0% d’augmentation d’impôts mais des investissements insuffisants : quartiers abandonnés, rénovations en panne, dégradation du patrimoine dont la voirie, plus rien pour la mise en accessibilité, l’adaptation de la ville au changement climatique …

On est bien loin de la présentation relookée et optimiste du budget 2023 par l’équipe municipale !

Source : communiqué opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois

Budget 2023 de la Ville d’Aulnay-sous-Bois, analyse des conseillers municipaux de Gauche

Le budget, comme on le pressentait, est structurellement déséquilibré mais un emprunt mobilisé sans raison en 2022, affecté par un tour de passe-passe à la section de fonctionnement assure l’équilibre budgétaire. Or, le Maire et sa majorité n’ont pas inscrit d’emprunts en 2023. Ils seront coincés pour équilibrer le budget 2024, il leur faudra ou augmenter les recettes (impôts ?) ou amener les finances vers une tutelle préfectorale !

Pourquoi ont-ils décidé ZERO emprunt à partir de 2023.

Dès 2014, le Maire et ses élus ont pris l’engagement de ne pas augmenter les impôts mais les recettes étaient insuffisantes pour compenser des dépenses excessives. Ils n’ont donc jamais réussi à dégager l’épargne qui permet de financer les investissements (travaux et aménagements). Ils ont emprunté sans compter, plus de 20 M par an pour réaliser des projets coûteux dont la piscine, la Place Abrioux, les investissements sécurité … Les emprunts ont fait grimper la dette et la part annuelle à rembourser est partie en flèche (17, 6 M en 2022). Ils ont pourtant continué à creuser le trou, pris dans un engrenage absurde puisque pour rembourser la dette tout en finançant de maigres investissements, ils ont dû encore et toujours emprunter ! Il est temps de couper le robinet de l’emprunt d’autant plus que les taux remontent.

Aujourd’hui, le Maire annonce que la ville se désendette pour la 1ère fois depuis 16 ans ! Un coup de BLUFF de plus et certainement pas le résultat d’une bonne gestion ! la dette va automatiquement tomber à 161 M au lieu de 176 M grâce au remboursement annuel et ZERO emprunt mais il se garde bien de dire qu’il faudra près de 30 ans pour TOUT rembourser au lieu de 20 ans 5 mois en 2022 ! Les villes de même strate peuvent tout rembourser en 6 ans.

L’essentiel sur le bilan 2022 :

Les recettes ont augmenté de 5, 6 % contrairement à ce que dit la majorité (161 M contre 155 en 2021), grâce notamment à des dispositifs spécifiques de l’État.

Les charges ont progressé de 5 % (152 M contre 145 en 2021) à cause des 9 M de chauffage et électricité mais les documents fournis par l’administration indiquent la compensation du « filet protecteur de l’État » soit 7 M en 2022 et 7 M pour 2023.

L’épargne nette est négative. Il manque 5, 6 M et ils prévoient un trou de 10 M en 2024.

La dette est de 176 M, la part annuelle à rembourser grimpe à 17, 26 M. Aulnay est la 2ème ville la plus endettée du Département.

La dette par habitant est montée en flèche : 2015 € en 2022, quasi le record en Seine St Denis. C’est 1360 € / habitant en 2021 dans les communes de même strate.

Pourtant les opérations d’investissement n’ont été que de 17,7 M au lieu des 30 M nécessaires pour maintenir un patrimoine en bon état et faire de nouveaux aménagements. On investit nettement moins que les villes équivalentes, 204 €/habitant contre 322 €/h.

Budget 2023 :

L’analyse des ratios montre au 1er coup d’œil qu’Aulnay va forcément dans le mur. Aulnay reçoit pour son fonctionnement par habitant 1 970 € mais en dépense 1 940 €, preuve d’un budget qui dérape depuis des années, en contradiction totale avec une gestion de « bon père de famille » !

Les villes de même strate reçoivent 1574 € de recettes/hab et en dépensent 1342 € soit un écart plus confortable de 232 €, ce qui leur permet de construire plus facilement de l’épargne.

Les recettes 2023 augmentent de près de 10 M (171M ) 3 M de plus d’impôts des ménages (hausse de la valeur locative) + 683 000 € services petite enfance et cantine (plus d’enfants après la crise sanitaire et plus de recettes avec la hausse des tarifs de 12 % sans prévenir les familles !)

Les dépenses augmentent aussi de 13 M (168, 5 M contre 155 M en 2022) . Les charges de personnel, 94 M en 2022 soit 62% du budget devraient selon la majorité baisser mais on en doute car la ville n’a pas intégré le stock de compte épargne temps, en moyenne + 1000 € par agent permanent soit une dette potentielle de 2 M. Ce sera obligatoire en 2024.

La dette devrait baisser mais la part de la dette à taux fixe ne représente que 53, 3 % (93,8 M), livret A 7,2% et le reste 39,4% près de 70 M à taux variable.

Secteur investissements :

Le programme d’équipement ne sera que de 20 M.

11 M pour les projets dont 2,2 M pour l’équipement rue du 8 mai 1945, 1,5 M pour la laiterie Garcelon, 1,3 M pour des caméras, 900 000 € pour la nouvelle antenne jeunesse Stade Berteaux.

9,7 M pour les travaux dont 3,4 M pour la rénovation des bâtiments publics, 300 000 pour les travaux dans les écoles (soit une moyenne de 5555 € pour les 54 écoles) , une misère au regard des besoins.

Répartition des moyens financiers : un énorme bond pour les services généraux 76,6 M, la sécurité 12 M (montée régulière) enseignement 25 M, (stable) culture 13,5 M (stable) sport 23,5 M (en hausse), santé social 9,5 M (en baisse), famille 13,5 M (stable),

logement 400 000 €, (stable mais très insuffisant), aménagements urbains et environnement 20 M (baisse de moitié), action économique 2 M (stable).

La dette n’a jamais été aussi haute et les investissements aussi bas. Le patrimoine et la voirie se dégradent. Par souci d’économies, les services municipaux sont mis à mal ou passent au privé et les tarifs augmentent. Mais qu’on se console, on détient le record de caméras !

A cause d’une gestion financière « hors sol » et irresponsable, les caisses sont vides ! L’équipe municipale vend une à une toutes les propriétés communales à des particuliers ou des promoteurs. On peut s’en inquiéter car une ville doit garder obligatoirement des réserves foncières pour de futurs établissements publics. Ces ventes et l’extrême bétonisation apportent des recettes supplémentaires mais est-ce vraiment souhaitable pour le devenir de la ville et le bien-être de ses habitants ?

Source : communiqué de l’opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois

Les dotations globales de fonctionnement de l’Etat progresse à Aulnay-sous-Bois

Les dotations globales de fonctionnement (DGF) augmentent de 2,76% en 2023 à Aulnay-sous-Bois. Un bol d’air pour le budget de la ville. Si cela reste inférieur à l’inflation, Aulnay-sous-Bois s’en tire plutôt pas mal par rapport à d’autres villes du département.

Plus d’information en cliquant ici.

Le tour de passe-passe du Maire d’Aulnay-sous-Bois pour cacher sa mauvaise gestion !

Le Maire a annoncé par une campagne de communication qu’il y avait un trou dans le budget à hauteur de 9 000 000 €. Ce gouffre financier serait les conséquences de l’inflation actuelle sur les finances de la ville.

Une fois de plus, Bruno Beschizza travestit la réalité pour ne pas assumer la responsabilité de sa gestion.

S’il est vrai que la Ville d’Aulnay n’échappe pas comme les 36 000 communes de France à des surcoûts liés à la situation économique actuelle il est cependant faux de dire que l’inflation est responsable de tout.

En effet la gestion du budget de la ville par B. Beschizza est aussi l’une des raisons de ce trou énorme :

            – La multiplication des délégations de services publics et les privatisations coûtent très cher.

            – Lors du vote du budget de la ville en avril dernier nous avons alerté le Maire sur l’insincérité de son budget. En effet il n’a pas prévu l’augmentation de la masse salariale alors que chaque année celle-ci augmente automatiquement avec le déroulement de carrière statutaire.       De plus cette année E. Macron avait annoncé le dégel du point d’indice des fonctionnaires, qui sert à calculer le salaire de ces derniers. Tout le monde le savait sauf Bruno Beschizza.

            – Concernant les évolutions des taux d’intérêt de la dette, malgré nos alertes le Maire n’a rien prévu comme provision. Or aujourd’hui il se retrouve avec des surcoûts qui se chiffrent en plusieurs centaines de milliers d’euros.

Pour résumer dans les 9 000 0000 €, il y a les surcoûts liés à l’inflation mais surtout les conséquences des mauvais choix budgétaires opérés par Bruno Beschizza, tels que le budget sécurité en constante augmentation 12 000 000 d’euros, une piscine pharaonique, des frais d’avocats onéreux contre ses opposants politiques, des opérations de communication démesurées, propagande à la gloire du Maire, des salaires de proches collaborateurs indécents.

Cette campagne de communication de Bruno Beschizza n’est pas destinée à interpeller l’État mais à préparer les esprits des Aulnaysiens sur l’augmentation de la taxe foncière en 2023 ainsi que les tarifs des prestations des services publics municipaux !

Source : groupe d’opposition de Gauche à Aulnay-sous-Bois

Aulnay-sous-Bois au bord de la banqueroute à cause de l’inflation

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois tire la sonnette d’alarme : hausse des prix des matières premières, explosion de la dette, dotations qui stagnent, la ville est au bord du gouffre.

La ville demande à l’Etat une aide exceptionnelle pour éviter le pire. Ci-dessous le communiqué de la ville :