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Une liste de SDF morts en pleine rue en 2020 dont un homme de 48 ans à Aulnay-sous-Bois

535 personnes sont mortes dans la rue, sans domicile en France en 2020. Une liste a été publiée pour leur rendre hommage et faire en sorte à ce que l’on ne les oublie pas. A Aulnay-sous-Bois, un homme est mort le 22 août 2020, en pleine rue, oublié de tous. La chaleur accablante fut certainement l’une des causes de la mort de ce quarantenaire.

Plus de 40% sous le seuil de pauvreté dans le quartier des Beaudottes à Sevran ?

Ce sont des chiffres qui circulent suite à une étude réalisée en 2019. Avec la crise sanitaire et les difficultés économiques supplémentaires, il est fort probable que ce seuil soit dépassé aujourd’hui.

Manque de perspective, faiblesse sur le marché de l’emploi, problèmes d’éducation et de formation : tous les ingrédients sont réunis pour créer de la précarité. Le manque de logements et une population plutôt jeune finissent de noircir le tableau.

La création des gares avec le projet du Grand Paris et l’hypothétique relance économique pourrait soulager un quartier qui se trouve à deux pas de la ville – bien plus riche – d’Aulnay-sous-Bois.

Vidéo : Porte de La Villette à Paris, détritus, mendiants et pauvreté

Porte_Villette

Vidéo

Paris, ville de lumière et touristique, n’est pas forcément la ville rêvée tant vantée par nos organes touristiques. Ce sont aussi des portes où se concentrent pauvreté et mendicité.

La rédaction vous invite à découvrir cette porte en vidéo en cliquant sur l’image ci-contre.

5,60 euros par jour pour vivre…

pauvreC’est ce que des milliers de personnes ont après avoir payé et autres charges, selon le Secours Populaire. La pauvreté et les risques d’exclusion ne cessent de progresser dans une société qui se veut de plus en plus compétitive. Celles et ceux qui n’arrivent pas à suivre sont tout simplement exclus.

Augmentation des prix de l’immobilier et des charges courantes mettent des familles autrefois qualifiée de simplement « modeste » au bord du gouffre.

La ville d’Aulnay-sous-Bois n’est bien sur pas épargnée.

Communiqué du PCF Aulnay-sous-Bois « Être pauvre n’est pas un crime ! »

Communiqueě Etre pauvre n'est pas un crime_Page_1Bruno Beschizza, nouveau maire d’Aulnay-sous-Bois, a pris un arrêté anti-mendicité le 29 avril 2014 qui a pour but de répondre au climat délétère qu’il a fortement entretenu pendant la campagne des élections municipales.

La question de la mendicité et de la pauvreté est traitée sur un angle répressif et sécuritaire : c’est une façon de masquer les effets de la crise économique et politique qui traversent notre pays.

Cet arrêté accompagne la campagne d’expulsion forcée de la population « Roms » de notre ville.

Durant plusieurs mois, la droite aulnaysienne a fait croire qu’Aulnay-sous-Bois vivait chaque jour dans une insécurité galopante. Pour asseoir ce discours sécuritaire, Bruno Beschizza et ses co-listiers ont désigné le coupable idéal : le mendiant, les « Roms », l’étranger. C’est la population « Roms » qui est visée aujourd’hui. Cette population est rejetée et plongée dans une situation de précarité inhumaine.

Le maire d’Aulnay-sous-Bois emboîte le pas de la politique d’expulsion forcée et de déplacement de population mise en place par Nicolas Sarkozy et amplifiée par Manuels Valls. En 2013, les expulsions de « Roms » ont dépassé le nombre de la population « Roms » présente sur le territoire national. Ces mesures inhumaines et inefficaces ont été dénoncées par la LDH et Amnesty International.

Les communistes dénoncent l’existence des réseaux maffieux qui exploitent cette population. Ces réseaux doivent être combattus et démantelés, c’est le travail de la Police Nationale. Les expulsions forcées et les arrêtés anti-mendicité ne s’attaquent pas à ces réseaux.

La majorité de la population « Roms » souhaite vivre dignement et trouver un travail. Pour beaucoup d’entre eux, ils sont en situation régulière comme tout citoyen européen. Ils souhaitent vivre et s’installer dans un pays de la communauté européenne.

La population « Roms » dont de nombreux enfants doit être protégée, pas pourchassée.

En prenant un arrêté répressif, limitant la circulation dans 6 secteurs de la ville entre 8h et 20h et en les exposant à une amende de 38€, le maire d’Aulnay stigmatise encore plus ces personnes qui sont des victimes.

Pourtant, la mendicité et le vagabondage qui étaient des délits sont depuis 1994, une activité licite.
Les arrêtés « anti-mendicité » portent atteinte à la liberté de circulation.

 La liberté d’aller et venir inclut la liberté de circuler sur la voie publique, celle d’y stationner, et celle de son utilisation. La liberté ne peut être remise en cause qu’en cas de troubles graves à l’ordre public. La mendicité n’est pas de nature à engendrer de tels troubles.

Le Conseil constitutionnel a reconnu la liberté d’aller et venir comme une composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789.

La Convention européenne des droits de l’Homme protège également la liberté de circulation dans l’article 2 du protocole 4.

Beaucoup de troubles sont pour la plupart déjà réprimés par le code pénal

L’ivresse sur la voie publique, l’entrave à la circulation, les menaces et violences, la mendicité agressive et la divagation d’animaux sont déjà des délits prévus par la loi sans qu’il soit nécessaire de prendre des arrêtés pour cela.

Le maire dispose de moyens moins contraignants pour atteindre le même résultat

La possibilité de préserver l’ordre public autrement que par un acte de police administrative est possible. Avec le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), le maire peut mener une politique de prévention de l’exclusion, et imaginer des réponses sociales adaptées, seul ou en coopération avec l’Etat, le Département etc…

D’autres choix sont donc possibles ;
Placer les droits humains comme une priorité,
Créer des solidarités entre les populations,
Agir sur tous les leviers de la prévention et de l’accompagnement et non ceux de la répression et du rejet.

Source : communiqué du PCF d’Aulnay-sous-Bois

Le taux de pauvreté à 25% à Aulnay-sous-Bois.

LES CENTIMES D'EUROSLe Compas publie pour la seconde fois des données sur les taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France, des chiffres inédits. Les taux s’échelonnent de 7 à 45 % et montrent les écarts qui structurent la France des grandes villes. Cette année, nous mettons un coup de projecteur particulier sur les arrondissements des trois plus grandes communes de France : Paris, Lyon et Marseille.

Là aussi, les taux moyens masquent des inégalités considérables, avec des taux pouvant dépasser 40 % dans certains territoires. A Aulnay-sous-Bois, ce taux est à 25%. La ville se classe 26ème dans ce triste classement.

Pour obtenir l’étude, cliquer ici.

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