Archives de Catégorie: Solidarité

En Seine-Saint-Denis, un camion-école pour les enfants des squats et les enfants Syriens

© Radio France – Hajera Mohammad

En Seine-Saint-Denis, l’association ASKOLA propose aux enfants qui vivent dans des squats ou des bidonvilles, scolarisés ou non, de suivre des cours à bord d’un camion pour « maintenir le lien » avec l’école, même en pleine crise sanitaire. Reportage lors de son dernier arrêt à Saint-Denis.

Un camion aménagé en salle de classe

Dans le camion rose, une mini-classe a été aménagée avec des tables, des chaises, un tableau. Des pots de crayons et des cahiers sont à disposition. Deux fillettes écoutent attentivement Louis, l’un des éducateurs de l’association ASKOLA, qui leur propose ce matin un jeu de société pour réviser de manière plus ludique le calcul et le français.

Nana, 12 ans et Aeya, 10 ans, vivent avec leur famille dans un immeuble insalubre, à quelques mètres de là, qui a fait l’objet d’une inspection des services de la ville et de la préfecture en janvier dernier. Pour Nana, qui est scolarisée à Saint-Denis dans une classe pour élèves NSA (non ou peu scolarisés antérieurement), l’école à la maison imposée lors de cette crise sanitaire du Covid-19 a été difficile à gérer. « J’ai internet mais sur un téléphone et c’est très lent », nous explique-t-elle. 

Source et article complet : France Bleu

Insalubrité et mise en danger d’autrui selon la mairie d’Aulnay-sous-Bois

Les derniers évènements retentissants vécus à Aulnay ont mis en avant l’intervention de la police de l’urbanisme, notamment à l’occasion d’une perquisition musclée dans le lieu privé d’une association humanitaire et caritative portant secours aux femmes qui s’étaient involontairement retrouvées à devoir vivre dans la rue.

Dans le même temps, Hadama Traoré mais également Sylvie Billard, chacun à leur manière et de façon complémentaire, se sont portés au secours des centaines de familles qui vivent dans une énorme copropriété nommée la Morée, pour les aider à sortir de l’impasse dans laquelle un administrateur les a placés. A cette occasion et grâce au reportage photos édifiant publié sur Aulnaycap, nous avons pu mesurer les différences de traitements, de perception et de réaction de la mairie quand à la notion d’insalubrité, et à celle de mise en danger de la vie d’autrui !

L’association Un toit pour elles, dépendante des fonds versés généreusement par des particuliers acquis à la cause des femmes se retrouvant à la rue, avait loué sur proposition de son propriétaire un pavillon à Aulnay sous Bois, en attendant de réunir suffisamment de fonds pour acquérir un bâtiment pérenne plus grand susceptible d’accueillir jusqu’à environ 70 femmes, dont certaines avec de jeunes enfants !

Pendant que la Morée désespère de vivre dans un immeuble sain et sécurisé, UTPE s’est vue signifier son expulsion par la police de l’urbanisme de notre ville qui s’est introduit dans cette habitation privée sans commission rogatoire délivrée par un juge et sans la présence d’un officier de police judiciaire mandaté par le procureur de la république !

Hors, lorsqu’on compare les photos qui montrent l’état déplorable de la Morée avec celles du pavillon de l’association UTPE, on se demande pourquoi la remise en état de la Morée ne fait pas partie des priorités urgentes de la police de l’urbanisme, alors que cette même police s’est montrée excessivement zélée à éjecter ces malheureuses femmes de leur providentiel abri, tout de même plus salubre et sécurisant que la rue d’où l’association les avait sorties !

Comparons maintenant l’état d’insalubrité et celui de la mise en danger de la vie d’autrui, entre le pavillon UTPE et la copropriété La Morée :

Les escaliers de la Morée, non seulement pas neufs, mais sales, voire moisis !

 Les escaliers d’UTPE : D’accord, ils ne sont pas flambants neufs, mais ils sont propres !

Fils électriques apparents et sortant de partout à la Morée… Que fait la police de l’urbanisme ?

Une chambre de la maison du cœur, tout à fait correcte, propre et fonctionnelle

Une autre chambre de l’association UTPE avec des lits et matelas neufs, tout à fait correcte !

La Morée : local compteur gaz, canalisations, local internet …..

Salle à manger et salle d’activités Un toit pour elles

UTPE : Cuisine correcte et fonctionnelle

UTPE : salle de bain propre, correcte et fonctionnelle

Après avoir énoncé quantité de motifs tous plus abracadantesques les uns que les autres, la mairie a fini par déclarer que le lieu était insalubre et qu’il mettait la vie de ces femmes en danger ! Eh bien franchement, en tant que femme, je préfèrerais vivre dans la maison du cœur qui n’est ni insalubre, ni dangereuse plutôt que de devoir vivre et dormir dans les caves, les parkings, les portes cochères ou la rue, exposée à tous les dangers et à toutes les saletés !

Comme peuvent le constater les Aulnaysiens, la perception de la mise en danger d’autrui et de l’insalubrité est tout aussi relative que subjective, et relève parfois d’un point de vue uniquement à charge pour des motifs dissimulés que la mairie ne peut décemment pas invoquer sans se mettre hors la loi et sans mettre en évidence son rejet évident de toutes les formes de pauvreté et de précarité, son absence d’empathie et d’humanisme, son inexcusable défaut de solidarité et de fraternité.

Les 8384 électeurs qui soutiennent cette équipe municipale de privilégiés et nantis devraient avoir honte de se ranger dans le camps des persécuteurs qui veulent exclure de la ville, tous ceux qu’ils jugent  » indésirables  » : Les mendiants, les non imposables, les femmes mises à la rue, et toutes catégories de population marquées au fer rouge pour leur situation économique et sociale. Cet apartheid mis subtilement en place par une équipe municipale clairement extrême-droitiste sans l’assumer est insupportable dans le pays fraternel des droits humains et citoyens.

Photos Sylvie Billard ( La Morée ) et Catherine Medioni ( La maison du cœur )

Article rédigé les 27 et 28 avril 2021 par Catherine Medioni

 

Soutien et cagnotte en ligne pour la famille décimée par un chauffard à Aulnay-sous-Bois

Nous parents d’élèves du groupe scolaire Le Parc-République, enseignants, voisins, aulnaysiens, avons été choqué d’apprendre la tragédie qui a touché cette famille aulnaysienne dans la nuit du samedi 24 avril : un père, une mère, un garçon de 3 ans et une fille de 7 ans, victimes d’un chauffard.

La maman et le garçon sont décédés sur le coup et le papa et la fille sont toujours hospitalisés.

C’est toute une famille, une communauté, une ville qui est en deuil.

Au nom des parents d’élèves du groupe scolaire Le Parc-République, du corps enseignants, au nom de tous les parents, nous présentons nos sincères condoléances à la famille.

Nous ouvrons cette cagnotte par solidarité pour la famille.

L’argent récolté sera reversé à la famille afin de les soutenir notamment pour les frais médicaux.

Les paiements par Carte Bancaire sont 100% sécurisés.

Si vous ne pouvez pas participer financièrement, partagez cette cagnotte autour de vous au maximum. MERCI !

Pour participer à la cagnotte, cliquer ici.

L’association Un Toit Pour Elles recherche 10 000 donateurs de 50 euros

Une image vaut souvent mieux que 10 000 mots !

Catherine Medioni : pétition pas en mon nom !

La mairie d’Aulnay sous Bois a osé le 9 mars 2021, soit le lendemain de la journée consacrée aux droits des femmes, s’attaquer à une association humanitaire et caritative nommée « un toit pour elles » en perquisitionnant sans fournir le document qui l’y autorisait, un pavillon privé qu’elle avait loué pour y loger des femmes violentés qui s’étaient retrouvées à la rue et qui ne trouvaient pas de places dans d’autres centres !

Le choc et le traumatisme pour les pensionnaires accueillies et pour les bénévoles fut incommensurable ! Après avoir justifié son intrusion par une suspicion de squat, des plaintes de riverains, un problème de succession et désormais des normes de sécurité non conformes aux lois, le président s’est trouvé contraint, sous la menace d’une plainte au pénal, de fermer le lieu d’hébergement après avoir relogé en urgence les femmes aux quatre coins de l’île de France et pour certaines en province, mettant ainsi brutalement fin à quatre ans d’activités pourtant utiles qui avaient fait leurs preuves, et qui suppléaient aux manquements des pouvoirs publiques et des collectivités territoriales !

En tant que citoyenne de la société civile et contribuable de la ville, j’exprime mon indignation et mon incompréhension devant les pouvoirs excessifs d’élus qui au lieu d’attaquer, d’anéantir, de persécuter et de s’acharner, devraient au contraire soutenir et apporter une aide logistique et matérielle pour que cette association réinsérant les femmes poursuivent ses activités de bienfaisance. Je demande donc à la ville qu’elle fournisse un lieu d’hébergement remplaçant le pavillon loué, conforme à toutes les exigences de sécurité qu’elle impose et j’invite tous les citoyens qui approuvent cette demande à m’emboîter le pas en signant ci-dessous !

Catherine Medioni, le 11 Avril 2021

Genèse et émergence de l’association un toit pour elles et son éradication d’Aulnay sous Bois

Inlassablement, sur leur compte Facebook, l’association  » un toit pour elles  » affiche son projet d’ouverture d’un centre social et d’hébergement en direction des femmes ! On comprend au travers de leurs publications régulières que l’accent est placé d’office sur la mise à l’abri et en sécurité des femmes qui se retrouvent sans logements, parfois avec des enfants….

Les raisons qui ont jeté ces femmes à la rue sont aussi diversifiées que remplies de péripéties parfois surprenantes, soudaines et imprévisibles, mais toutes ont un dénominateur commun une fois dans la rue : leur vulnérabilité extrême aux agressions, aux rackets, aux arnaques, aux abus de confiance, au marchandage et aux viols ! Cette réalité là est celle de la société que nous avons construite et à laquelle il faut apporter des réponses pérennes.

Le 13 janvier 2020 UTPE déplore l’invisibilité des femmes sans domicile fixe et révèle qu’entre 2013 et 2018 « elles font face à des difficultés particulières liées au genre, et subissent durant leur vie à la rue, des violences multiples spécifiques. » 280 femmes « SDF » sont décédées durant cette période, dont 24 mineurs parmi elles…Des enfants de moins de 9 ans !  Un tiers des disparues étaient mères d’un ou deux enfants…. Ce drame de société ne peut perdurer et puisque les hébergements existants sont saturés et insuffisants à répondre à l’ampleur des besoins, les bénévoles d’UTPE tentent d’apporter concrètement des solutions sans l’aide des pouvoirs publics.

Ils ont donc développé quantité d’idées pour récolter des dons par la création de cagnottes en ligne, par la vente de tirelires estampillées UTPE ou de Roses pour la Saint valentin dont les bénéfices étaient intégralement reversés à la cagnotte ! Dans les débuts de leurs activités, UTPE qui ne disposait pas d’un logement à proposer, utilisait les fonds récoltés pour payer des nuits d’hôtel ou demandait à des particuliers femmes volontaires de bien vouloir héberger d’autres femmes, parfois avec enfants, partout en France en créant des alertes. C’est ainsi que plusieurs d’entre elles ont trouvé un toit en attendant d’accomplir les démarches administratives qui les rendraient de nouveau indépendantes et autonomes.

Cependant selon UTPE, le système de l’hébergement à la nuitée et le principe de la trêve hivernale, entraine la discontinuité de l’accompagnement social et fragilise davantage encore des personnes ayant déjà vécu nombre de ruptures qui impactent leur santé mentale et physique. Une solution pérenne d’hébergement serait par conséquent plus à même d’apporter des solutions durables et une réinsertion définitive à ces femmes. C’est la raison pour laquelle  » un toit pour elles  » a dans un premier temps loué un pavillon à Aulnay sous Bois pour accueillir et aider une dizaine de femmes avec leurs enfants lorsqu’elles en ont, tout en continuant à solliciter les dons dans le but d’acheter un lieu définitif plus grand qui leur permettra à la fois d’héberger ces femmes mais également d’y avoir des locaux abritant toutes les activités collectives utiles à la réussite de leur réinsertion.

Mohamed Jemal, président de l’association, aidé et soutenu de Monia, vice-présidente, ainsi que de tous les bénévoles anonymes qui sont convaincus que l’ouverture d’un centre plus grand et pérenne leur évitera de perdre des loyers dont l’argent sera directement investi dans la réinsertion des femmes, sont les artisans de ce projet auquel tout le monde peut participer en apportant sa propre contribution et à sa façon !

Il serait donc souhaitable que cette association humanitaire et caritative dont l’objectif est de sortir toutes les femmes de la rue, indépendamment de leur race, de leur statut social, de leur couleur politique ou leur religion, ne se retrouvent pas prise en otage dans des guéguerres politiciennes qui les exposent à la vindicte des LR actuellement à la tête de la mairie  juste parce que Aulnay en commun et les Aulnaysiens qui ont le cœur à gauche lui ont apporté leur soutien ! Certains trolls de droite qui se sont exprimé dans les commentaires des blogs ont clairement affirmé récemment qu’ils ne voulaient pas de pauvres à Aulnay et que tous les Aulnaysiens ou citoyens qui seraient soutenus par les opposants politiques seraient automatiquement considérés « comme des ennemis qu’ils écraseraient » (SIC) !

Dans le pays des droits de l’homme dont la devise nationale est « liberté, égalité, fraternité », est-il concevable qu’à Aulnay sous bois des élus en position de pouvoir s’arrogent le droit avec notre argent, d’occasionner des tracas à une association qui ne fait que du bien, au point qu’elle soit obligée de rompre le bail et de quitter Aulnay après avoir dispatché et trouvé des hébergements à ses pensionnaires, juste parce que cette équipe municipale mène une guerre sans merci aux invisibles et aux précarisés de notre société et qu’elle refuse, en se faisant passer pour de fallacieux  bons samaritains, la mixité sociale en trouvant toutes les astuces et excuses légales de principe pour les décourager de rester à Aulnay  ?  

Nous ne sommes pas dupes ! 

Chacun doit se poser ces questions fondamentales et ne plus laisser faire ces élus qui font honte à notre devise nationale ! Adopter la politique de l’autruche, rester impassible face à une telle persécution sous couvert de respect des lois pour débouter ces femmes hors de notre ville, sont des actes indignes du pays des droits humains et citoyens et parjurent notre devoir de solidarité et de fraternité envers les plus fragilisés par la vie.

Article Rédigé le 20 mars par Catherine Medioni et remis à jour le 9 avril 2021, date anniversaire de la perquisition musclée dans un lieu privé.

Reportage photos des ateliers d’habiletés manuelles prévues pour les pensionnaires de l’association « un toit pour elles »

La perquisition surprise et musclée infligée par la ville à l’association humanitaire et caritative nommé « un toit pour elles » qui avait obtenu un bail en bonne et due forme du propriétaire qui le leur avait spontanément proposé, s’était donné pour objectif d’accueillir les femmes qui avaient perdu leur logement et de les accompagner jusqu’à leur totale et pleine réinsertion.

Il faut rappeler que les femmes qui se retrouvent à la rue, plus que les hommes SDF, subissent des violences inouïes que personne ne souhaiterait avoir à endurer : rackets, agressions, menaces, chantages, viols…. Dans lesquels les hommes sont majoritairement impliqués ! Depuis cette intervention choquante pour les pensionnaires traumatisées qui a eu lieu il y a très exactement un mois, toutes les activités préparées et mises en place depuis des mois par les bénévoles sont stoppées, et si des solutions pérennes ne sont pas trouvées, ne verront jamais le jour !

Je reproduis ci-dessous les photos de ces ateliers d’habiletés manuelles qui ne peuvent plus avoir lieu depuis cette intrusion violant le lieu de vie de ces femmes, parce que les conditions imposées par la mairie ne pourront probablement être remplies faute de ressources financières suffisantes. Cette équipe municipale préfère ériger des obstacles plutôt que d’aider à maintenir ouvert le centre d’hébergement, et bien évidemment elle préfère dilapider notre argent dans des procès-baillons inutiles plutôt que d’apporter une aide financière afin qu’un toit pour elles poursuive ses activités !

Pots à ustensiles fabriqués avec des matériaux multiples recyclés

Couronne florale fabriquée avec des matériaux recyclés

Boîte récupérée décorée avec des fleurs en tissus recyclées

Boîte, papier de soie et aluminium recyclés

Récupération de bolducs crochetés sur des anneaux récupérés

Boites en fer transformées avec des matériaux recyclés

Pompons fabriqués avec les sacs multicolores du marché

Trousses de coutures réalisées par les femmes de la maison du cœur

Confection de fleurs imputrescibles avec des bouchons recyclés

Tous ces ateliers d’habiletés manuelles visent à enseigner aux femmes le faire soi-même et à acquérir différentes techniques de bricolage qui pourront plus tard se décliner dans leur vie quotidienne et leur être utiles dans la vie de tous les jours. Ces ateliers permettent à ces femmes de se découvrir des aptitudes qu’elles ignoraient et de retrouver une confiance en elles en développant créativité et ingéniosité pour affronter les défis ou les accidents de la vie.

Il est impérativement souhaitable que tout ce qui a été si courageusement et durement mis en place depuis plusieurs années par les bénévoles au bénéfices de ces femmes que la société ne doit pas abandonner, ne soit pas stupidement et arbitrairement anéantie par une municipalité qui n’a même pas levé le petit doigt pour leur apporter une aide logistique et matérielle qui facilite l’installation pérenne et indispensable de ce centre, et qui n’a jamais alloué une aide financière abondée par les impôts de tous les Aulnaysiens qui ont bien plus de cœur, de solidarité et de fraternité que cette équipe rigidifiée dans ses prérogatives d’extrême droite et cristallisée dans des alibis de faux bons samaritains !

Article rédigé le 9 avril 2021 par Catherine Medioni

Une cagnotte leetchi pour la petite Kayna tuée par une voiture à Aulnay-sous-Bois

Kayna n’avait que 6 ans lorsqu’elle a été fauchée mortellement par une voiture samedi soir, route de Mitry à Aulnay-sous-Bois. C’est évidemment une famille endeuillée et tout un quartier choqué par cette histoire terrifiante.

Une cagnotte est ouverte pour aider la famille à surmonter cette épreuve. Vous pouvez faire un don en cliquant ici.

Quels dépôts de plainte justifient la perquisition musclée dans le pavillon de Un toit pour elles ?

Quelques photos des activités joyeuses, utiles et conviviales de  UTPE

Atelier de Self défense offert par Djihène le 8 mars 2021 aux femmes UTPE

 

Bien des questions demeurent et se posent….

Que reproche-t-on au juste à l’association « un toit pour elles » pour qu’elle se soit retrouvée sans égards ni préavis l’objet d’une intrusion intempestive et musclée dans le pavillon qu’elle loue depuis plusieurs mois à un propriétaire qui leur a spontanément proposé, afin de pouvoir héberger les femmes et leurs enfants qui n’ont plus de logement ?

Quels délits aurait-elle supposément commis pour que la municipalité déploie un dispositif aussi disproportionné, terrorisant les pensionnaires sommées de justifier leur identité au lendemain de la perquisition comme si elles étaient des délinquantes soupçonnées d’être en situation irrégulière dans notre pays ?

Cette traque ordonnée et organisée par la municipalité avec le concours ou la complicité de la police municipale et non point de la police nationale, sur des motifs donnés à postériori qui apparaissent pour le moins nébuleux et contradictoires est-elle conforme au respect des droits de l’homme ?

Quelles entités supposément « lésées » auraient déposé plainte à l’encontre de cette association dont les objectifs et les activités ont toujours été clairs et communiqués régulièrement au grand jour, à la fois sur leur site, sur leur compte Facebook et dans les articles publiés sur les blogs ?

Les plaignants qui ont déclaré que le pavillon était un « squat » ont-ils fourni des preuves irréfutables de leurs dénonciations calomnieuses ? Quelles bénéficiaires hébergées en ce lieu auraient déclaré en mairie que ce pavillon loué était insalubre ?

Car il ne suffit pas d’user d’un droit de réponse à postériori à l’émoi provoqué par cette intrusion forcenée sans qu’à aucun moment le président de l’association n’ait été préalablement contacté pour donner à minima son accord à la vérification du bien fondé ou du caractère calomnieux et malveillant de ces plaintes pour qu’elles soient conformes aux procédures en vigueur !

Pour la société civile choquée par la manière déloyale de procéder, cette perquisition est ressentie comme un excès de pouvoir et de prérogatives fonctionnelles. Elle réalise soudainement que sur la seule foi de dénonciations calomnieuses proférées par des riverains malintentionnés et non fraternels, elle peut voir la police municipale débarquer chez elle et forcer le pas de porte pour filmer et prendre des photos de votre espace intime et privé !

Est-il admissible et concevable que dans le pays dit des droits de l’homme, la vie privée et la dignité des humains soit ainsi violentée et déballée sur la place publique, sur les seuls dires d’individus qui ne veulent pas de cette association à proximité de leur pavillon ?

Qui a pris la responsabilité d’effectuer cette intrusion et sur quels faisceaux de preuves irréfutables, étayées et vérifiées ? Un juge ? Un officier de police judiciaire ? Ou simplement une équipe municipale qui poursuit sa politique de chasse aux pauvres et aux vulnérables à Aulnay sous Bois ?

La municipalité doit rendre des comptes et justifier les accusations portées à l’encontre de « un toit pour elles » !

Article rédigé le 14 mars 2021 par Catherine Medioni

 

Intervention musclée de la police municipale d’Aulnay-sous-Bois dans local de l’association Un Toit pour Elles

Pour des raisons qui restent assez floues, la police municipale d’Aulnay-sous-Bois est intervenue au sein de la maison du coeur, local de l’association « Un toit pour elles ». Selon l’un des responsables de cette association, la police municipale serait rentrée sans autorisation ni document officiel.

Le cause de cette intervention serait une occupation illicite des locaux, ce que dément l’association, bail à l’appui. De source officieuse, ce serait la présence de femmes en difficulté dans un local situé dans un quartier pavillonnaire qui serait la réelle cause de ce conflit

Ci-dessous, la vidéo du témoignage :

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