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Michel Lefèbvre, militant du POID, fait le point sur la situation de l’hôpital Ballanger en interrogeant deux soignants CGT

Patrice Veteran, secrétaire de la section CGT de l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay et  Sylvie Falleyras, infirmière en consultation de chirurgie et militante CGT expose leur expérience de la situation  de l’hôpital Robert Ballanger auprès de Michel Lefèbvre, membre du Parti ouvrier indépendant et démocratique qui les a interrogé début mai dernier.

Sylvie Falleyras: Depuis le début de la pandémie, les conditions ont changé. Au début de la pandémie, on a eu davantage de moyens humains. Il n’y avait pas de gants, pas de masques en suffisance. Aujourd’hui le personnel est très fatigué, il y a beaucoup de malades, des démissions, il n’y a plus de remplaçants, plus de renforts. L’état d’esprit, c’est vraiment l’épuisement. On se demande quand ça va se terminer. Nous sommes inquiets sur la fin du confinement. Personnellement je pense que ça va faire comme l’année dernière. Cela va repartir cet hiver.  Certes il y a les vaccins, mais beaucoup ne sont pas vaccinés, et il y a les variants.

Patrice Vétéran : Lors de la conférence tenue il y a une quinzaine de jours, nous avons donné un certain nombre de chiffres : 40 postes d’infirmières ne sont pas pourvus à Ballanger. Et autant à Montreuil et Montfermeil. Aucune politique de recrutement et de fidélisation n’a été mise en place. Le gouvernement Macron parle beaucoup d’un « Etat fort » en Seine Saint Denis, mais dans un tract CGT nous parlons davantage  » d’un Etat fort en communication « . Aucune mesure prise. Sous le précédent premier ministre E. Philippe, avait été décidée une prime d’activité territoriale. Mais pas pour tous les départements. Et il ne fallait pas dépasser le salaire médian d’Ile de France qui est de 1800€. Certains personnels de santé n’ont pas été éligibles à cette prime, dont les A.S.H. Ce sont les personnels les moins bien payés, ce sont les femmes de ménage pour parler clair. Elles sont près des malades pourtant ! Les autres catégories l’ont perçue de façon inégale, en totalité ou à moitié. C’est une prime de 800€ versée une fois par an au début de l’année. Il y a eu le fameux Ségur de la santé où a été acceptée une augmentation des salaires de 183 euros alors qu’on demandait un minimum de 300 euros. Cela va entraîner le fait qu’avec cette augmentation de 183 €, certains agents vont dépasser le salaire médian et n’auront plus cette prime d’activité territoriale !

D’ici un an ou deux beaucoup d’agents ne seront plus éligibles à la prime de 183€. On a une difficulté dans nos métiers pour fidéliser et rendre l’hôpital attractif. En dehors du métier d’infirmière, le métier d’ASH est le plus important. Elles font la toilette, assurent le déplacement des patients. L’ASH peut rester contractuelle pendant 10 ans pour devenir fonctionnaire. Et ce qui fait l’évolution du salaire, c’est l’avancement d’échelon et il n’y a aucune évolution salariale pour les contractuelles !

Pour rendre attractif l’hôpital public, de surcroît dans le 93, il faut une revalorisation salariale et la mise en stage des contractuels.

Michel  Lefevbre  :   Y-a-t-il eu des fermetures de lits aux urgences pendant la pandémie, comme dans d’autres hôpitaux ?

Patrice Vétéran  : Avant la pandémie, le gouvernement avait prévu de fermer des lits, mais avec la crise sanitaire, il est apparu qu’il manquait des lits dans tous les hôpitaux d’Ile de France et en particulier dans le 93. Avec la crise sanitaire, on est passé de ce qu’ils appelaient les COPERMO (« coopération interministérielle ») à un plan de transformation et de modernisation de l’hôpital. On nous parle de lits virtuels, où les lits seraient ouverts en fonction des pandémies puis fermés. Avec quel personnel ? Quel personnel acceptera d’être recruté et licencié le lendemain ? Ils ne veulent pas revenir sur cette politique de fermetures des lits.

100% des lits sont occupés dans le service d’urgence, le personnel épuisé craque. Lors de la première vague, on avait vu arriver pour prêter main forte des personnels venus par exemple d’Occitanie, là où la pression était moindre. Aujourd’hui tous les personnels des hôpitaux vivent la même situation

Et nous avons eu beaucoup de démissions, beaucoup de jeunes, d’élèves qui n’ont pas supporté, en particulier autant de décès en si peu de temps.

Des opérations prévues ont été reportées, mais on ne pourra les reporter indéfiniment. Les opérations prévues pour les cas graves comme le cancer ont été maintenues. Et beaucoup d’agents sont touchés par le COVID.

Michel   Lefevbre    :  Avez-vous  estimé à combien il faudrait de créations de postes pour assurer les meilleurs soins à Ballanger ?

Patrice Vétéran   On avait envoyé un courrier à l’ARS : au plan national, il faut 100 000 embauches, ce qui équivaut à la création de 50 postes d’ASH et d’infirmières à Ballanger.

Michel  Lefevbre     : Le POID avance le mot d’ordre de confiscation des 560 milliards d’aides aux entreprises versées aux entreprises, alors que celles-ci continuent à licencier, comme ADPà côté d’ici qui supprime 30 000 postes.  Qu’en pensez-vous ?

Patrice Vétéran   :   Ajoutons Carrefour qui a reçu cet argent ! D’ailleurs, les personnels de Carrefour BeauSevran en face de l’hôpital étaient en grève durant deux  samedis d’avril….

Sous Sarkozy et Hollande, et maintenant avec Macron, toutes les lois adoptées organisent le financement des patrons comme Bettencourt (l’Oréal). On est tout à fait d’accord pour confisquer tous ces milliards, réaffecter ces moyens financiers pour les besoins de la population.

On avait proposé à l’ARS, comme nous avons suffisamment de terrains, d’y ouvrir des structures médicales et sociales, accueil des handicapés, jeunes autistes, y implanter pourquoi pas une industrie pharmaceutique. Aucune réponse.

Article mis en forme le 10  juin  2021  par  Catherine  Medioni

Les personnels des services de réanimation de l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois en grève pour un meilleur salaire

Les personnels soignants des services de réanimation et de soins intensifs, épuisés par la lutte contre le COVID-19, sont en grève dans plusieurs hôpitaux français mardi pour réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail.

Selon la CGT, syndicat à l’origine de cet appel à la mobilisation, la crise du coronavirus a souligné la nécessité d’augmenter le nombre d’infirmières et de lits de soins intensifs dans les hôpitaux publics, ainsi que d’améliorer les conditions salariales.

À l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, où les 16 lits de soins intensifs disponibles sont occupés – presque tous par des patients atteints par le COVID-19 – les infirmières ont travaillé pendant la grève pour assurer le maintien des soins vitaux.

« On se bat depuis plusieurs années pour avoir cette revalorisation », explique Aurélie Lesueur, infirmière, les mots « en grève-burnout » griffonés au dos de sa blouse médicale.

Pour cette infirmière comme pour ses collègues, les compétences spécifiques d’une infirmière de soins intensifs devraient être reconnues, comme c’est le cas pour d’autres postes tels que la pédiatrie et l’anesthésie, et reflétées dans les salaires.

L’année passée en première ligne dans la lutte contre le COVID-19 a été éprouvante d’un point de vue mental et physique, déclare l’infirmière. Certains collègues ont démissionné et d’autres sont en arrêt maladie. Le manque de personnel a entraîné la fermeture de deux lits dans son service, précise Aurelie Lesueur.

Alors que la France sort progressivement de son troisième confinement national, la pression reste forte dans les hôpitaux. Le nombre de patients atteints du COVID-19 en soins intensifs est repassé cette semaine sous la barre des 5.000, seuil de saturation maximal.

Source et article complet : La Tribune

Il manque une quarantaine d’infirmières à l’hôpital Ballanger d’Aulnay-sous-Bois

Une centaine de soignants des hôpitaux publics du département se sont réunis à l’appel de la CGT devant l’hôpital Robert-Ballanger hier pour dénoncer leurs conditions de travail, à Aulnay-sous-Bois comme ailleurs.

Malgré la prime Segur de la santé de 183 euros net par mois, de nombreux soignants quittent ou menacent de quitter l’établissement où les salaires sont bien inférieurs par rapport au privé. Parmi les 2 060 agents que compte l’établissement, 600 ne bénéficient pas du statut de la fonction publique hospitalière et ne peuvent pas bénéficier de cette prime.

L’établissement manque d’infirmières (environ 40) et de matériel. Les soignants en on ras-le-bol de n’être pas considéré.

Source : Le Parisien

Des salariés de Carrefour en grève au centre commercial O’Parinor à Aulnay-sous-Bois

Hier, plusieurs employés de Carrefour à O’Parinor étaient en grève pour réclamer une hausse des salaires et des embauches. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte national dans la mesure où la CGT et la CFDT avaient appelé à la grève dans les enseignes Carrefour partout en France.

Cela n’a cependant pas eu d’impact pour la clientèle qui a pu se rendre dans l’enseigne sans trop de difficulté.

Un EQUILIBRE à la dérive chez L’Oréal à Aulnay-sous-Bois

Si tout est en ordre dans votre service et que vous êtes satisfait de votre EFA, PARFAIT, vous pouvez tout de même lire la suite cela nous concerne TOUS.

Rendez-vous compte, il y a de quoi se réjouir des 27,9 milliards de chiffre d ’affaires , de l’agilité, de la responsabilité et de l’éthique que prône notre Entreprise et cela grâce à l’investissement de tous dans un contexte de transformation et de crise sanitaire mondiale.

Cependant, à l’usine Soproreal, nouvelle vitrine du Luxe, il en est autrement !

 Une charge de travail qui ne cesse d ’augmenter dans toutes les catégories : cadres, employés, agents de maîtrise et ouvriers avec de nouvelles tâches imposées aux opérateurs logistiques, de conditionnement, de fabrication, de qualité, etc…sans avoir au préalable évalué la pénibilité et l’impact sur nos métiers au quotidien.

Pas de recrutement du personnel pour les services en souffrance et aucune analyse terrain. Pour les travailleurs de l’usine, le résultat des EFA est socialement une catastrophe :

67 salariés sur 228 ont eu une augmentation soit 29 % de l’usine et pour les ouvriers seulement 21 sur 81 soit 27 % avec des pourcentages d’augmentation dérisoires.

DEMORALISANT ! Tous ces facteurs engendrent un climat anxiogène qui dégrade nos conditions de travail et augmente les RPS (risques psycho-sociaux)

Ceci n ’est pas une fatalité .

Heureusement, nous avons le savoir-faire, les compétences, que nous avons notre conscience professionnelle et notre exigence qui pallient  cette totale désorganisation.

Nous sommes légitimes, nos demandes sont légitimes ; ainsi naturellement l’action devient nécessaire.

On nous doit la justice salariale, l’équité et la reconnaissance de notre labeur.

Vos représentants CGT ont alerté la Direction dans l’ensemble des instances et a rendu compte au  personnel de l ’usine de cette situation anormale.

Nous interpellons la Direction une nouvelle fois et leur soumettons nos revendications :

  • L’embauche en CDI pour les services en surcharge de travail (35 équivalents temps plein en moyenne)
  • Une augmentation de 200 €
  • Mise en place de la subrogation pour éviter les situations financières précaires
  • Plan de cessation anticipée d’activité pour les salariés proches de la retraite comme cela se fait partout dans le groupe L‘Oréal.
  • Plan de reclassement ou d’aménagement de poste pour tous les salariés handicapés ou en maladie professionnelle
  • Un réajustement des coefficients en cohérence avec nos métiers.

En conclusion, chacun d’entre nous doit se poser les bonnes questions. Sommes-nous rémunérés à notre juste valeur ? Sommes-nous prêts à continuer à subir cette pression ? Avons-nous les moyens de travailler dans de bonnes conditions ?

Nous reviendrons vers vous dans un délai de 15 jours avec la réponse (ou pas) de la DIRECTION sur nos revendications et aviserons ensemble de l’ACTION à mener.

Source : les élus CGT de l’usine SOPROREAL à Aulnay-sous-Bois

La CGT en Seine-Saint-Denis ne veut pas que tous les commerçants puissent travailler le dimanche

Le tribunal administratif de Montreuil doit se prononcer ce jeudi 11 février sur une attaque de la CGT de la Seine-Saint-Denis en référé pour contester contre l’ouverture systématique des commerces le dimanche. Soutenue par la  CGT des hôpitaux d’Avicenne à Bobigny, de Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois et de Delafontaine à Saint-Denis, ainsi que la CGT de grosses enseignes du département, L’union départementale de la CGT 93 estime que les salariés ont assez donné.

Même si le travail le dimanche doit se faire selon le consentement des salariés, les pressions patronales seraient trop fortes selon la CGT. Réponse du tribunal aujourd’hui à 14h.

L’Oréal censure un élu CGT à Aulnay-sous-Bois

Depuis plusieurs années, le syndicat CGT Soproréal remporte les élections professionnelles et pour la dernière de 2019, les salariés lui ont donné la majorité absolue (66%) de représentativité et cela ne semble pas plaire à la Direction de  l’Oréal !

Aujourd’hui, l’Oréal s’attaque à un élu , le délégué syndical CGT, M. Pascal Robache en utilisant des méthodes de déstabilisation, d’intimidation. Dans un courrier du 15 Décembre 2020, la Direction de l’Oréal l’accuse nominativement d’avoir porté gravement atteinte à l’image du groupe pour des propos tenus dans des articles du journal Le Parisien qui n’engage que son auteur et qui faisaient suite à des tracts de la CGT.

Les interventions publiques de M. Robache ont toujours été faites dans le cadre de son mandat d’élu et de délégué syndical et ces paroles représentent un syndicat : la CGT Soproréal.

Au nom de la liberté d’expression, la CGT dans son ensemble, Union Locale des syndicats CGT d’Aulnay sous-bois, la coordination des syndicats CGT l’Oréal SA et la Fédération nationale des industries chimiques condamnent fermement les manœuvres et menaces contre un délégué par la Direction de l’Oréal.

S’agissant des propos tenus, la CGT Soproréal revendique ses prises de position et réfute les critiques et interprétations de la Direction du groupe l’Oréal.

La CGT Soproréal a toujours défendu les intérêts des travailleurs tout en respectant les principes et règles du droit français.

Nous ne laisserons jamais personne mettre en doute notre volonté d’améliorer les conditions de travail notamment sur le plan de la sécurité, de la santé et de l’hygiène ! Nous ne transigerons jamais sur ces principes fondamentaux !

La Direction de l’Oréal a de nouveau utilisée ces méthodes en diffamant M. Robache dans une affaire de justice prud’homale ne le concernant pas. M. Robache est élu depuis plus de 25 ans et a même été représentant du personnel au conseil d’administration du groupe l’Oréal auprès des présidents M. Owen Jones  et  M. Agon !!!!!

Pour faire constater l’acharnement de la Direction de l’Oréal envers M. Robache, nous avons saisi l’inspection du travail qui est intervenue et a demandé à la dite Direction de l’Oréal de cesser ce type de comportement envers le représentant syndical.

La CGT demande à la Direction de l’Oréal de stopper immédiatement ces attaques personnels et infondés contre M. Robache et à l’avenir sera particulièrement vigilante à tous les niveaux de son organisation pour qu’aucun autre militant CGT ne soit inquiété dans l’exercice de ces mandats.

Source : communiqué CGT Soproréal Aulnay-sous-Bois

Hold up social à l’Oréal !

Dans nos derniers tracts, nous avions alerté la Direction sur le mal être des salariés et le besoin de reconnaissance après avoir vécu sans aucun doute l’année la plus difficile de leur carrière.

En effet, durant cette année 2020, les salariés de l’usine ont beaucoup enduré, avec d’un côté une crise sanitaire sans précédent et toutes ses contraintes et de l’autre la pression de la Direction pour continuer malgré le contexte la transformation de l’usine vers le  luxe.

Grâce à l’effort de l’ensemble des salariés, nous pouvions espérer légitimement un juste retour en fin d’année, mai s c’est la douche froide, la désillusion la plus complète, un mépris total et assumé, RIEN, vous n’aurez RIEN !

Voilà comment l’Oréal considère ses salariés : des outils de production au service des actionnaires.

A l’usine la colère monte ; de nombreux salariés ne sont plus augmentés depuis des années ; le niveau de vie baisse, la Direction appelle ça « la conscience économique », traduction : exploitation des classes laborieuses.

Pire encore, l ’Oréal ampute le salaire des personnes en arrêt maladie alors qu’elles n’ont pas touché les indemnités de sécurité sociale (IJSS) et leur provoque de graves problèmes financiers qui les rendent ainsi encore plus vulnérables !

Ce n’est pas faute de leur demander de mettre en place le principe de subrogation qui réglerait définitivement le problème comme à l’usine l’Oréal de BRI !!!!!

Une entreprise milliardaire, une usine représentant le luxe et des ouvriers sous payés sans perspectives d’évolutions !  Indécent !

 A l’usine, nous avons le pouvoir de changer les choses et obtenir des avancées ; en se rapprochant des élus CGT nous pourrons mettre en place des actions pour voir nos revendications aboutir.

Sinon ça ne fera qu’empirer !!!

La CGT revendique :

  • 300 euros d’augmentation net
  • La mise en place du principe de subrogation
  • Un plan de CAA

Nous souhaitons que la Direction du groupe l’Oréal entende nos revendications  faute de quoi il faudra que les salariés prennent une décision lourde de conséquence : UN DEBRAYAGE,  UNE GREVE !

Vos délégués CGT porteront votre parole à la prochaine NAO puis selon le résultat nous aviserons ensemble de l’action ou pas à mener.

Source : communiqué CGT Soproréal

 

CGT Soproréal à Aulnay-sous-Bois, parce que nous aussi nous le valons bien !

La crise sanitaire liée au virus COVID-19 a complètement déstabilisé l’économie mondiale et l’industrie cosmétique n’y a  pas échappé.

Dans ce contexte, l e groupe l’Oréal a dû s’adapter et par la mobilisation de ses équipes, de tous ses salariés, réalisé d’excellentes performances.

Grâce à l’effort et l’engagement de tous depuis plusieurs années maintenant et malgré une situation sanitaire compliquée, l’action l’Oréal a grimpé jusqu’à atteindre 25 % de progression avec une moyenne sur  l ’année 2020 de +20% comme le montrent le schéma et le tableau ci-dessous (source : L’OREAL FINANCE).

L’Oréal est une des entreprises qui a versé le plus d’argent à ses actionnaires dans le monde (15ème) malgré la crise et maintenu le niveau du dividende à 3,85 euros par action ; le paiement aux actionnaires est intervenu le 7 juillet.

La famille Bettencourt a en 2020 annoncé une fortune de 50 milliards d’ euros EN H AUSSE  Le chiffre d’affaires de l’O réal , au 30/09 est déjà de 20,11 milliards d’ euros.

De notre côté, à l’usine Soproréal, le projet de mutation vers le LUXE « EQUILIBRE » a continué à se mettre en place malgré des contraintes sanitaires drastiques et la pression exercée par la hiérarchie. Les salariés ont été malmenés tout au long de l’année et la plupart sont épuisés, au bout du rouleau ! Ce sacrifice de leur santé a-t-il une valeur pour l’Oréal ?

La Direction du site a fait beaucoup d’économies pendant cette période ; suppression de tous les événements festifs, fête de fin d’année, fête des anciens, réunions news café, mais aussi des coupes budgétaires sur le budget amélioration des conditions de travail et sur celui d’entretien des locaux ou encore sur le budget restaurant, fermé pendant le confinement, etc… ; tout cela mis bout à bout ce sont plusieurs centaines de milliers d’euros économisées !

Nous fondons beaucoup d’espoir sur les gratifications de fin d’année ; les EFA sont très attendus, avec, nous le souhaitons, des augmentations de salaire conséquentes en corrélation avec les bons résultats du groupe ; il ne peut en être autrement.

En tant que syndicat « partenaire social », nous proposons à la Direction une liste de revendications qui nous le pensons récompenserait la forte implication des salariés dans un contexte anxiogène et contraignant :

  • Une augmentation collective de salaire de 150 euros
  • Une prime intégrée COVID de 50 euros
  • La mise en place du principe de
  • Un salaire d’embauche à 2000 euros
  • Un premier coefficient d’embauche à
  • Un coefficient minimum de 205 pour les salariés de plus de 10 ans d’expérience.
  • Une dotation supplémentaire annuelle aux œuvres sociales du CSE de 20000

Cette liste n’est pas exhaustive et peut être complétée mais ces demandes sont légitimes. La Direction ne peut fermer  les yeux car  au  vue  des bons chiffres du  groupe l’Oréal , il y a  beaucoup d’argent dans les caisses, et il faut le partager équitablement !!!

50 milliards pour la famille Bettencourt, 25% d’augmentation de l’action l’Oréal, et déjà plus de 20 milliards de CA, et combien pour les salariés ?

Sans les salariés, l’Oréal ne serait RIEN, c’est pour cela que nous sommes en droit de demander une juste répartition des bénéfices. Notre implication dans cette période de crise et les risques encourus à venir travailler malgré la pandémie doivent être salués et récompensés par la Direction du groupe d’une manière exceptionnelle !

Nous ferons ensemble les comptes en janvier pour savoir si notre entreprise est juste avec ses salariés.

 La CGT souhaite de bonnes fêtes à tous les salariés, et surtout une bonne santé.

Source : Communiqué CGT Soproréal Aulnay-sous-Bois

Covid-19, la CGT Soproréal en a ras-le-bol du masque au travail !

Avant toute chose, nous voulons que les salariés sachent que leur sécurité est notre priorité ! Malgré cela, pour nous syndicat CGT Soproréal, le port du masque imposé par le groupe l’Oréal est exagéré et surréaliste.

Notre réflexion s’appuie sur des études sérieuses comme par exemple celle publiée « MASKS DON’T WORK » qui ont conclu que le masque n’a pas d’efficacité contre la transmission de virus. Le professeur Denis Rancourt parle d’une illusion de sécurité ! De nombreux spécialistes mettent en avant les problèmes de nocivité du port du masque de façon prolongée avec des pertes de capacité respiratoire ! D’ailleurs, le témoignage des salariés est éloquent : migraines, syncopes, boutons, grande fatigue, oppression.

Bien sûr, notre opinion n’a pas été prise en compte et aucune concertation n’a eu lieu avant la prise de décision de la Direction, ce qui rend inutile ensuite l’avis défavorable à l’unanimité prononcé pas le CSE sur ce protocole.

La Direction, elle, nous dit qu’elle s’appuie sur le protocole national pour les entreprises face à l’épidémie COVID-19 ; sur le masque nous n’avons pas la même lecture, il y a des dérogations de pouvoir le retirer pour respirer : seul dans un bureau, dans un atelier, sur une ligne, etc… Nous demandons à la Direction de nous présenter l’expertise de terrain sur laquelle elle s’est basée pour évaluer les risques.

Nous faisons remarquer à tous que pendant l’épidémie, le groupe l’Oréal a fait travailler ses salariés SANS MASQUES et aussi que les pouvoirs publics, le gouvernement dont le ministre de la santé affirmaient que le masque n’était pas utile, de qui se moque-t-on ? Un jour blanc, un jour noir, on ne peut définitivement pas leur faire confiance !

Il ne faut pas se laisser faire, tout cela est une atteinte à nos libertés ; cela doit rester un principe de précaution, mesuré et réfléchi et pas un dictat.

Malgré la généralisation du port du masque de façon obligatoire, les chiffres des cas de COVID 19 sont en hausse constante, comment est-ce possible ?

Même le ministre de l’économie, personne surprotégée et masquée en permanence, est positif au COVID 19 !
« Phénomène étrange » à noter, la Suède n’a jamais imposé le port du masque, ni le confinement et ne s’en porte pas plus mal !
Et que dire du personnel soignant qui a payé un lourd tribut pendant l’épidémie et pourtant lui il porte le masque tout le temps !
Pour nous salariés de l’Oréal, nous devons continuer à pouvoir respirer quand les circonstances s’y prêtent et refuser d’être muselés !!!!

Notre seule responsabilité est de respecter et protéger les personnes vulnérables en portant de façon stricte le masque en leur présence ; d’ailleurs, pour la plupart d’entre elles, elles ont perdu ce statut de vulnérabilité, ce qui doit nous interroger sur la motivation de cette décision ? L’épidémie n’est-elle plus la même qu’auparavant ? Ou bien le profit est-il plus important que la santé ?

En conclusion, la position de la CGT Soproréal est de ne pas imposer le masque de façon systématique et contrainte, seulement quand il est nécessaire, et bien sûr laisser le libre choix de le porter en permanence ou pas !

La CGT se tient à côté des salariés dans cette épreuve et se battra pour faire valoir ce droit fondamental de pouvoir respirer librement.

Source : communiqué CGT Soproréal

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