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Un Procès Verbal de la police à Aulnay-sous-Bois indique comment les dealers violent les indics Place Jupiter

Intox ou pas ? C’est le journal Marianne qui jette un pavé dans la mare : selon les journalistes , un PV transmis au commissariat central d’Aulnay, le lendemain de l’interpellation de Théo, indique que ce dernier aurait pu être violé par les dealers du quartier Jupiter (Rose des Vents). Les raisons ? Théo aurait été pris pour un indic, parce qu’interpellé le 15 janvier au niveau de cette même place Jupiter.

Selon quelques dealers, il est de coutume de procéder à des actes de torture contre des personnes qui nuisent au marché parallèle de revente  de stupéfiants.

Pour l’instant, il ne s’agit que d’une supposition dans un PV qui ne nomme pas Théo, et mis en lumière par Marianne. L’enquête est toujours en cours, un policier est a été mis en examen pour viol sur la même affaire.

Pour lire l’article complet, cliquer ici.

 

Nuit debout contre les dealers ou l’aveu d’impuissance des forces régaliennes

Sevran_Beaudottes_CiteUne fois de plus, des habitants de la cité Paul Eluard ont passé la nuit dehors en espérant faire fuir les dealers qui squattent le pied des immeubles. Excédés par les squats, les bruits et les désagréments, ces pères et mères de famille souhaitent par leur présence la nuit faire déguerpir ceux qui profitent des accrocs aux drogues douces et dures.

Cela n’est pas sans risque, puisque des voitures ont été vandalisées. Des représailles psychologiques ont été également entreprises, avec de la musique à fond jusque tard dans la nuit pour empêcher les enfants de dormir.

Alors que cette cité, comme tant d’autres dans l’hexagone, était connue pour son trafique de stupéfiants, les forces de police et encore moins la justice n’ont réussi à faire cesser ces activités lucratives. Les rares arrestations conduisent souvent à des sanctions légères, ce qui conduit les policiers à réduire leurs interventions.

Cet épisode montre à quel point les forces régaliennes sont impuissantes face à un fléau qui pourrit tout un quartier. Ce sentiment d’abandon ou d’impuissance n’est pas sans conséquence puisque :

  • Plusieurs personnalités politiques espèrent dépénaliser les stupéfiants pour briser les trafiques, au risque d’impacter significativement la santé de ceux qui en consomment
  • Plusieurs chercheurs et intellectuels estiment que ces trafiques apportent une certaine paix sociale : avec l’argent récolté, les jeunes et les caïds arrivent à « contrôler » les cités, qui n’explosent pas malgré les tensions sociales. Cela a quand même des désagréments puisqu’un filtrage est effectué et n’importe qui ne peut pas pénétrer dans la zone de deal
  • Les prisons étant surchargées, les arrestations ne conduisent souvent pas à l’incarcération. De ce fait, les forces de police sont plus réticentes à « prendre des risques » pour un résultat limité
  • Avec cet abandon, des associations cultuelles et d’autres organisations ont pris le dessus et tentent de ramener le calme et la sérénité, souvent avec l’appui des forces politiques locales. Si cela fonctionne sur le court terme, l’apparent non contrôle de ces associations et l’augmentation de leur influence provoquent des inquiétudes tant chez les riverains que chez certains sociologues et politologues.

Un échec qui risque bien, une fois de plus, de faire le jeu des abstentionnistes, nationalistes ou souverainistes, dont le poids ne cesse d’augmenter d’élection en élection. Il n’y a hélas aucune solution miracle, puisque même chez nos voisins, ce fléau semble s’accentuer d’année en année.

Bien entendu, on aurait tort de considérer l’ensemble de ces quartiers comme des zones de non droit : le tissu associatif existe, des familles tentent de s’en sortir, des activités sortent de terre et de nombreux talents ont été découverts tant sur le milieu sportif que culturel ou social. Hélas, le trafique de drogue et ce sentiment d’abandon poussent certains jeunes à basculer du mauvais côté, au grand désespoir de leurs parents.

 

Des riverains de la cité Paul Eluard à Saint-Denis passent la Nuit debout contre les dealeurs

Porte_Saint_OuenLe mouvement Nuit Debout fait des émules, mais cette fois-ci ce n’est pas pour protester contre le gouvernement ou la politique en général, mais pour exprimer un ras-le-bol contre les dealers qui pourrissent la vie de la cité. La scène se situe à Saint-Denis, cité Paul Eluard, non loin de la gare. Soutenu par les autorités locales, est-ce que ce mouvement obtiendra gain de cause ?

Source : Le Parisien

L’Omerta est toujours en vigueur dans les cités d’Aulnay-sous-Bois face au trafic de drogue

silenceLe trafic de drogue ne s’est jamais arrêté dans les cités d’Aulnay-sous-Bois. Tout au plus, il s’est déplacé en fonction des allées et venues des CRS qui, à certaines occasions et souvent sous une impulsion politique ou un fait divers alarmant, se sont positionnés à des endroits stratégiques.

La rédaction d’Aulnaycap a interrogé quelques résidents de ces cités qui n’ont pas souhaiter révéler leur identité. Si les dealers, les guetteurs et les hébergeurs de produits illicites ne sont pas forcément violents et casseurs comme certains l’imaginent (au contraire, le trafic illicite requiert une certaine discrétion), ils font la pluie et le beau temps dans leur quartier.

Ainsi, seuls les résidents « identifiés comme tels » peuvent partir et venir sans être réellement inquiétés. Les visiteurs doivent quant à eux montrer patte blanche. Le simple fait de prendre des photos peut paraître suspect et, à moins d’être fortement accompagnés, il n’est pas rare que des individus accostent et posent des questions avec insistance sur le pourquoi de ces clichés. Généralement sans violence, le photographe ou toute personne suspectée d’être de connivence avec la police est raccompagnée à l’extérieur du « point de deal », terme employé par la municipalité. Ces « points de deal » sont connus des services municipaux, des élus et de la police. Il y a même des consignes pour les éviter. Autant dire qu’il est pratiquement impossible de faire un reportage vidéo…

Certains halls d’immeuble restent occupées, à partir de 12h00 jusque tard dans la soirée. Selon les aveux même d’un résident de ces quartiers dits sensibles par les pouvoirs politiques, il y a une sorte d’accord tacite entre les habitants et les dealers : « On les laisse faire leur trafic, en échange ils ne nous agressent pas, ils n’importunent pas nos enfants, ne font pas de vague et ne nous cambriolent pas« . Pour d’autres, la peur empêche certaines personnes de les dénoncer, sous peine de représailles parfois physiques. Certains prétendent que la police est au courant de ces agissements mais n’intervient pas pour éviter une émeute. Pourtant, quelques descentes et perquisitions ont lieu, les filatures existent. Le manque de moyen de la police semble être un frein pour enrayer ce commerce parallèle qui fait vivre plusieurs dizaines d’individus.

Contrairement aux idées reçues, ces quartiers ne sont pas pour autant des zones d’ultra-violence, de peur et de non-droit. Au profit d’une Omerta, des actifs peuvent se rendre au travail sans avoir peur de trouver un jour, sur le parking, son véhicule brûlé. Les mamans peuvent ramener leurs enfants à l’école sans être inquiétées. Tout le monde semble s’être habitué à ce commerce parallèle, implanté pour durer. Toute personne souhaitant dénoncer ou contester cela est vite ravisée par ses voisins, toute dénonciation peut conduire à des actions parfois brutales.

Plusieurs riverains de ces quartiers ont toutefois remarqué que les patrouilles de police sont plus nombreuses depuis l’arrivée de Bruno Beschizza en 2014. Patrouilles qui rassurent mais qui ne permet pas encore de mettre à mal tout ce business. Certains affirment que les bobos et les enfants fortunés font le jeu des dealers en achetant de l’herbe et du cannabis « pour faire tendance ». Tant qu’il y aura des consommateurs, il y aura des dealers…

 

Vidéo : Pour TMC, Aulnay-sous-Bois est cernée par les dealers !

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Vidéo

TMC diffusait hier soir un reportage édifiant sur la situation sécuritaire à Aulnay-sous-Bois et l’action des forces de l’ordre. Drogue, cambriolages, insécurité, tous les ingrédients étaient réunis pour choquer l’audience.

Certaines cités sont complètement sous le joug des dealers, des guetteurs sont partout, une partie de la population des cités profite de ce commerce parallèle (perquisition chez des bénéficiaires du RSA qui possèdent un mobilier qui rendrait jaloux certains foyers de la classe moyenne). 

Notons la présence dans ce reportage du commissaire Vincent Lafon, que nous avions interviewé et qui montre encore une fois son efficacité.

Pour revivre ce reportage, cliquer sur l’image ci-contre.

Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, critique la justice trop laxiste vis-à-vis des dealeurs

Bruno_Beschizza_SarkozyLes auditeurs de France Info ont certainement écouté l’interview de Bruno Beschizza suite à la décision de l’état de renforcer le dispositif de sécurité à Saint-Ouen. Cette ville, plaque tournante du commerce souterrain de la drogue en région Parisienne, va recevoir le renfort définitif de plusieurs unités de CRS.

Si cette décision semble réjouir le Maire de Saint-Ouen William Delannoy, Bruno Beschizza semblait nettement plus sceptique au micro de France-Info. Le Maire d’Aulnay-sous-Bois indiquait en effet que, si la Police faisait son boulot, la justice était trop laxiste pour que cela soit suivi d’effet. Il cite ainsi deux cas :

  • Un dealeur arrêté à Aulnay-sous-Bois en possession de plusieurs dizaines de kilos de cannabis. Présenté au juge, il est relâché de suite
  • Un autre dealeur, toujours arrêté à Aulnay-sous-Bois pour le même motif. Présenté au juge, il est relâché de suite

Bruno Beschizza dénonce l’impunité de ces voyous à cause de juges trop complaisants à leur égard. Il est vrai que ces jugent n’habitent certainement pas dans les quartiers sensibles de la Seine-Saint-Denis.

Nicolas Sarkozy souhaite expulser les dealers de leur logement, applicable même à Aulnay-sous-Bois ?

Nicolas_SarkozyExpulser de leur logement les trafiquants de drogue des quartiers sensibles: la « solution » proposée par Nicolas Sarkozy mercredi à Marseille, n’est pas nouvelle, et fait déjà partie de l’arsenal anti-drogue dans les cités.

— Ce que Nicolas Sarkozy a dit
« Quand un trafiquant est pris sur le fait et convaincu de trafic, on doit lui retirer l’appartement où lui et sa famille vivent, organisent leur activité délictuelle et terrorisent l’ensemble de l’immeuble (…) Ce sont souvent des familles tentaculaires et quand ce n’est pas le frère, c’est l’autre », a affirmé le candidat à la présidence de l’UMP dans un entretien à La Provence.

— Pourquoi ce n’est pas nouveau

« Nicolas Sarkozy invente le fil à couper le beurre », raille le président socialiste du conseil général de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, à ce titre également président de l’un des gros bailleurs sociaux de région parisienne, l’OPH 93. Les bailleurs sociaux du département « ont déjà engagé des procédures contre des familles » condamnées, rappelle-t-il.

En Seine-Saint-Denis, « à plusieurs reprises, le juge d’instance a prononcé l’expulsion de la personne ou de ses enfants pour trouble anormal de voisinage », soulignait début 2014 la procureure de la Seine-Saint-Denis Sylvie Moisson, citant des affaires à Saint-Ouen et Saint-Denis.

Si des trafiquants condamnés au pénal « ont utilisé l’appartement qu’ils louaient, y compris auprès d’un bailleur social, pour entreposer des produits, des armes, des matériels de découpe, de conditionnement, pour effectuer une activité de nourrice ou plus », le parquet transmet au bailleur social le jugement de condamnation pour qu’il « sollicite la résiliation du bail » devant la justice civile, détaillait-elle.

La procédure existe mais elle n’est « quasiment jamais appliquée », regrette toutefois Bruno Beschizza, le maire d’Aulnay-sous-Bois, un proche de Nicolas Sarkozy qui dénonce la « frilosité » de certains édiles. Lui-même n’a toutefois pas eu l’occasion de demander une telle expulsion depuis les municipales.

Source et article complet : Le Parisien

Aulnay-sous-Bois, Gros Saule : Les dealers sautent par la fenêtre et se font arrêter !

drogueLe trafic de drogue ne connaît pas la crise. C’est ce qui ressort de l’intervention de police, hier midi à Aulnay-sous-Bois, à une adresse bien connue : 26-28, allée du Docteur Schweitzer., dans le quartier du Gros Saule. Malgré les interventions régulières des forces de l’ordre, le trafic y persiste. Il peut se déplacer d’un numéro, d’un bâtiment, mais il attire toujours les acheteurs. Hier midi, convaincus que la vente s’opérait de nouveau dans les étages, les policiers en civils d’Aulnay se sont engouffrés dans l’immeuble, prenant de vitesse les guetteurs qui n’ont manifestement pas donné l’alerter assez tôt.

Dans les étages, deux hommes se sont sauvés, allant jusqu’au deuxième avant de s’engouffrer dans un appartement de repli, croyant sans doute échapper aux policiers. Ils ont sauté par la fenêtre, se fracturant le bassin, pour l’un, un bras pour l’autre, qui s’est en outre blessé aux poumons. Ils ne pensaient peut-être pas que c’était si haut et qu’une dizaine de fonctionnaires étaient présents hier pour les arrêter. C’est à l’hôpital qu’ils ont été transportés, ce qui ne leur fera pas éviter la garde à vue.

Dans leur chute, ils ont emporté un sac contenant de la drogue : quelque 700 grammes de cannabis en résine et en herbe, une trentaine de doses de cocaïne et quelques doses d’héroïnes.

Source : Le Parisien du 09/07/2014

Seine-Saint-Denis : L’un des dealeurs roulait en Ferrari

Jed Leceister Audi Q3 White blueC’est à Noisy-le-Sec, dans l’appartement d’une nourrice (NDLR : personne chargée de stocker la drogue), que les policiers ont retrouvé, mardi, 2,3 kg de cocaïne et 4 kg de poudre blanche dont la composition exacte et la qualité sont en cours d’analyse en laboratoire. La sûreté territoriale et le groupe d’intervention régional de Seine-Saint-Denis ont interpellé six suspects en région parisienne et saisi au passage… une Ferrari, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Mardi, au terme de sept mois d’investigations, une cinquantaine de policiers ont participé à l’opération conjointe d’arrestations menées dans six villes d’Ile-de-France, à Noisy-le-Sec, Rosny-sous-Bois, Montreuil, Paris, Athis-Mons (Essonne) et Levallois. Six personnes ont été placées en garde à vue et une septième était, hier, toujours recherchée, dans le cadre d’un dossier ouvert pour trafic de produits stupéfiants en bande organisée. Les enquêteurs vont également travailler sur des faits de blanchiment d’argent et se pencheront sur la façon dont les dealeurs présumés ont acquis leurs biens.

Les policiers ont donc saisi une Ferrari California stationnée dans un garage de Levallois. Sur l’ensemble des perquisitions qu’ils ont réalisées mardi, ils ont retrouvé un gilet pare-balles, un pistolet, un chargeur de munitions et deux presses hydrauliques utilisées pour mettre la drogue en brique. Une balance, du matériel de conditionnement, une toute petite quantité de résine de cannabis ainsi que 1500 € en liquide ont par ailleurs été dénichés.

Le degré de pureté de la cocaïne sera connu aujourd’hui et permettra de donner une idée de la valeur marchande de la drogue. Les six suspects, dont certains étaient déjà connus des services de police, « donnaient l’image d’être bien insérés socialement », précise une source proche du dossier. L’un d’entre eux venait d’investir dans un commerce.

Source : Le Parisien du 23/05/2013

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