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Archives de Catégorie: Presse

A Aulnay-sous-Bois, la police veut renouer avec les citoyens selon un reportage

Affaire Théo, affaire Traoré, jeunes tués par balles lors d’interpellations musclées, policiers blessés… Comment faire pour pacifier les relations entre les jeunes des quartiers sensibles et les policiers ? A Aulnay-sous-Bois, ville où a eu lieu l’affaire Théo, les policiers municipaux ont décidé d’organiser une journée de rencontre avec les plus jeunes et la deuxième édition a eu lieu il y a quelques jours.

Source et reportage audio : RFI

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L’école musulmane Philippe Grenier très soutenue par le maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza selon Marianne

Difficile de ne pas voir dans les efforts du maire LR Bruno Beschizza un nouveau renvoi d’ascenseur.

Un établissement privé hors contrat a ouvert ses portes à la rentrée dans la ville de Seine-Saint-Denis, à l’initiative d’une association aux motivations douteuses, mais avec la bénédiction du maire LR, Bruno Beschizza.

C’est un bâtiment rectangulaire blanc, devant une cour et un parking, dans le quartier populaire de la Rose-des-Vents. A Aulnay-sous-Bois, les locaux de l’ancienne école primaire Bougainville – qui a fermé en 2007 – ont repris du service le 3 septembre, jour de la rentrée des classes. Mais ce ne sont plus les enseignements de l’école publique qui y sont dispensés. L’école Philippe-Grenier – du nom du premier député musulman de France, élu dans le Doubs à la fin du XIXe siècle – y a en effet installé ses quartiers cet été. Une initiative de l’Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF), une association confessionnelle très active à Aulnay, où elle est connue pour organiser des séjours pour jeunes, du soutien scolaire ou encore des cours d’arabe.

Elle concrétise là un projet de longue date, celui d’ouvrir une école privée hors contrat, qui ne reçoit donc pas de financement de l’Education nationale et n’est pas tenue de respecter les programmes officiels. Il faut dire que ses promoteurs n’en ont visiblement pas du tout l’intention…

Source et article complet : Marianne

En septembre, votre magazine « Oxygène » change de look

 En septembre, votre magazine « Oxygène » change de look !

J-1 avant le lancement 

Quand la presse française précise l’origine raciale des victimes aux USA…mais pas en France

Stephon Clark

Les bavures policières aux Etats-Unis ne sont pas banales. 987 personnes ont été tuées par la police en 2017, dont une soixantaine n’était pas armée. La police outre-atlantique a bien plus de pouvoir que dans la plupart des pays Européen : la moindre consigne non respectée et après une sommation (voire deux en fonction des états), le policier est en droit de tirer.

Dernièrement, des policiers ont tué un jeune homme dans le dos : Stephon Clark était dans son jardin à Sacramento lorsqu’il a été abattu par une patrouille qui le croyait armé. En fait, il tenait un Smartphone et les agents ont cru qu’il était armé. C’est un fait divers banal au pays de l’oncle Sam, mais ce qui peut surprendre, c’est que que la presse française (Le Monde, Le Figaro et 20minutes pour ne citer qu’eux) se mettent à en faire une affaire raciale en précisant « jeune noir » ou « jeune afro-américain ». Pour information, sur les 987 personnes tuées par la police américaine l’an dernier, 23% sont des « afro-américains ».

Ironie ou pas, l’un des membres de la patrouille qui a tiré était lui-même « Afro-américain ». Ce triste fait divers montre à quel point la police là-bas est zélée et, au nom du principe de précaution, applique le « Shoot first ».

On en sait plus dans la vidéo disponible ici : il faisait sombre, le jeune homme était dans son jardin, la police tire et l’abat car dans la pénombre, l’iPhone a été confondu avec une arme. Ces agents devront répondre de leurs actes, mais il y a de forte chance qu’ils soient acquittés.

Est-ce une affaire raciste ? Peut-être, peut-être pas. Il s’agit vraisemblablement d’une violence policière américaine, si courante et banale. Les victimes sont de « toutes races » (au fait, on pensait que les races n’existaient pas ?). Un « homme blanc » (pour se mettre au niveau d’une partie de la presse française) en a fait les frais il y a quelques temps. La vidéo ci-dessous montre comment les policiers américains zélés n’hésitent pas à tirer au « moindre danger » (le jeune homme à moitié saoul ne faisait que remonter sa culotte qui descendait lorsqu’il a été abattu) :

Maintenant, en remontant un peu plus d’un an, quelques recherches assez édifiantes sur les articles de presse française montrent qu’il y a deux poids deux mesures : lors de l’affaire Théo, en reprenant le même ton employé que pour l’affaire Stephon Clark, on aurait pu s’attendre à : « Un jeune noir violemment interpellé par la police à Aulnay » ou même « Un jeune français d’origine africaine subsaharienne blessé par des policiers blancs à Aulnay ». Mais ce ne fut pas le cas. Jamais l’origine ethnique des individus n’a été mentionnée (sauf dans les commentaires, souvent malheureux). Ce qui prouve bien que la presse française saute dans la carte raciale…quand ça l’arrange !

Dans nos quartiers, qui n’a pas été en garde à vue pour rien, reportage édifiant à Aulnay-sous-Bois à découvrir

Vous pouvez vous procurer un numéro d’Ebdo avec un reportage édifiant sur la relation entre les jeunes et les policiers dans les quartiers Nord d’Aulnay-sous-Bois.

« Dans nos quartiers, qui n’a pas été en garde à vue pour rien? » par MatPalain Hervé Lequeux à découvrir en kiosque jusqu’à jeudi soir.

Selon Charente Libre, un docteur quitte Aulnay-sous-Bois…dans le Val-de-Marne

Charente Libre

On critique souvent les blogs pour leurs incohérences, le manque d’investigation et parfois les erreurs grossières. Mais on passe souvent sous silence quelques erreurs cocasses que l’on peut trouver dans la presse classique.

Ainsi, Charente Libre se félicite de la venue d’un docteur (Jérôme Chevalier), à Ansac-sur-Vienne (Charente). Une victoire pour cette commune de moins de 1000 habitants, dont la désertification médicale est devenu un challenge national.

On lit ainsi :

« Depuis ces quinze dernières années, le docteur Jérôme Chevalier exerce à Aulnay-sous-Bois dans le Val de Marne. Avec son épouse, il revient régulièrement en Charente et plus précisément à Manot où le couple possède une résidence secondaire. L’épouse du docteur Chevalier, secrétaire médicale, native d’Angoulême, prenant sa retraite, le médecin a décidé de quitter la région parisienne et de poursuivre son activité en Charente. »

Première nouvelle, Aulnay-sous-Bois a quitté la Seine-Saint-Denis pour le Val-de-Marne. Pourtant, le code postal est toujours 93600.

Après quelques recherches, il s’avère que le docteur en question à exercé à Fontenay-sous-Bois, qui est bien une ville située dans le Va-de-Marne. Une relecture aurait pu éviter cette bourde…

Il ne fait pas bon vivre à Aulnay-sous-Bois selon Le Parisien

Le Parisien a récemment sorti un classement dans la région Île-de-France sur les villes où il fait bon vivre. Le classement comporte 385 villes, et Aulnay-sous-Bois, 3ème ville du département, se situe à la 379ème place. La lanterne rouge est Goussainville.

Malgré de multiples efforts de communication, il semblerait que les habitants d’Aulnay ne se sentent pas bien où il sont.

Un passager avec un bébé qui reçoit un coup de poing d’un employé de l’aéroport de Nice : Quand le Figaro s’emballe

Vidéo

Les aficionados des informations à sensation forte ont certainement entendu parlé du pauvre touriste anglais qui a été frappé au visage par un agent de sécurité dans l’aéroport de Nice, alors que ce touriste portait son bébé.

Le Figaro, qui est pourtant un quotidien très sérieux et qui reçoit même une subvention de l’état de plusieurs millions d’euros, s’en est fait l’écho. Le titre est très accrocheur, comme tout blogueur de talent saurait le faire : « un passager avec un bébé reçoit un coup de poing d’un employé de l’aéroport« .

En lisant le titre de cet article, on comprend qu’un pauvre passager a reçu un coup de poing d’un employé irascible, sans raison apparente. En lisant le détail de l’article, on apprend :

« Alors qu’il attendait le départ de son avion EasyJet depuis plus de douze heures, un passager portant un bébé dans ses bras s’est fait violemment frapper au visage par un employé de l’aéroport« 

Tout de suite le ton est donné. Le pauvre père de famille attend une demi-journée son vol retour, avec un bébé qui plus est. Et d’un seul coup, sans prévenir, un employé de l’aéroport le frappe au visage.

Encore plus loin dans l’article, on peut apprendre un peu plus sur les circonstances de cette « altercation » :

« Excédés par l’attente et le manque d’informations, le père de famille britannique ainsi que sa compagne se seraient plaints auprès de l’employé de l’aéroport« 

Puis on apprend enfin ce qui s’est passé, enfin en apparence tout du moins :

« C’était le chaos. Plusieurs enfants pleuraient. On devait attendre debout. Quand la famille a protesté pour savoir quand l’avion allait enfin décoller, l’agent n’a rien dit, n’a montré aucun intérêt ou préoccupation pour la famille, il a simplement souri d’un air dédaigneux», raconte une des passagères, Arabella Arkwright, dans les colonnes du Sun. «J’ai vu ensuite le salarié lever la main sur l’homme et le frapper au visage alors que ce dernier tenait dans ses bras son bébé de neuf mois. C’était horrible, je n’arrive pas à croire que des gens peuvent se comporter comme cela», a-t-elle ajouté sur CNN« 

Non seulement l’agent de sécurité ricane du malheur des touristes, mais en plus, il frappe pour se faire plaisir.

Ce qui se serait réellement passé

Alicia Paulet du Figaro a rédigé cet article larmoyant, accrocheur, qui accuse sans nuance les agissements du vigile. Pourtant, dans une vidéo accessible en cliquant sur l’image ou ci-dessous, la réalité semble toute autre :

Après enquête et en se basant sur différents témoignages, l’histoire est déjà bien moins rose pour le passager papa :

  • D’une part, l’agent de sécurité en question n’est pas un employé de l’aéroport de Nice, mais un employé d’une société sous-traitante. Le travail de journaliste a ici été bâclé d’emblée
  • S’il est vrai que le père qui porte un bébé dans ses bras est venu se plaindre auprès de l’agent de sécurité, le ton est vite monté. Il est vrai qu’après 12 heures d’attente, il y a de quoi devenir aggressif
  • Devant l’agressivité du passager, le vigile fait un mauvais geste et fait apparemment tomber le téléphone portable du passager
  • Le passager réplique et frappe en premier le vigile
  • Le vigile répond et le frappe au visage

Certes, cela ne dédouane pas le comportement de l’agent de sécurité. Mais les faits rapportés par Alicia Paulet sont erronés.

On critique souvent les blogueurs, qui travaillent bénévolement, à cause des erreurs qu’ils font. Mais que dire des journalistes, payés, qui non seulement font des erreurs, mais tardent à les reconnaître ?

En lisant les articles d’Alicia Paulet, il y aurait tant à dire. Le summum de l’ignominie étant « États-Unis : une femme noire enceinte abattue par la police« . Comme si la couleur de peau était le motif d’un assassinat orchestrée par la police américaine. Pour rappel, peu de quotidiens français relatent les origines ethniques des personnes abattues ou violemment interpellées par la police en France. Deux poids deux mesures ?

Détritus dans les cages d’ascenseur, pannes d’ascenseurs et dealers, le quotidien de la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois

La Cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois est réputée comme difficile. Malgré de multiples rénovations et l’arrivée de la CAF et de commerces à proximité, le quartier souffre de plusieurs maux, dont le trafic de drogue, l’insécurité et les pannes d’ascenseur à répétition.

France Info revient dans un reportage complet sur cette situation où l’on voit que les locateurs sont confrontés régulièrement aux pannes d’ascenseur, parfois dégradés volontairement, avec des détritus qui jonche les cages. Article complet disponible en cliquant ici.

Hanane Charrihi, Aulnaysienne et victime de l’attentat de Nice et des préjugés

La mère d’Hanane Charrihi a été tuée lors de l’attentat au camion à Nice, le 14 juillet 2016. Celle qui est venue à Aulnay-sous-Bois après son mariage il y a 7 ans n’a jamais réellement été gênée par le regard des autres par rapport à son voile. Mais depuis les attentats, cela a changé.

Le Parisien est allé à sa rencontre et a rédigé un article disponible en cliquant ici.

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