Archives de Catégorie: Santé

Une armée de médecins pour désengorger les urgences d’Aulnay-sous-Bois

Une maison de santé regroupant cinq médecins généralistes et dix spécialistes vient d’être labellisée par l’Agence régionale de santé. Objectif : freiner la désertification médicale… et décharger l’hôpital Robert-Ballanger, situé juste en face.

Alors que treize médecins de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, menacent de démissionner dans le cadre d’une démarche collective actée par 1200 praticiens dans toute la France pour dénoncer la crise de l’hôpital et demander des moyens, la nouvelle donne de l’espoir.

Dix-sept praticiennes, pour dix spécialités au total, sont installées dans une « Maison de santé pluridisciplinaire » tout juste labellisée par l’Agence régionale de santé (ARS) – avec une dotation de 90 000€ à la clé – à cinquante mètres à peine de l’établissement hospitalier, côté Villepinte.

« Cinq médecins généralistes, une gynécologue, une échographe, une sage-femme, une psychologue, deux orthophonistes, une psychomotricienne, une ostéopathe, une podologue, et trois infirmières, sans compter trois internes », égrène Nassera Jiar, la gérante de la structure, qui souligne que « toutes sont des femmes ».

Les patients des urgences étaient priés d’aller voir ailleurs

Échographe, elle fut la première en mars 2016 à s’installer dans cette ancienne bâtisse de stockage de remorques, installée le long du boulevard Ballanger et totalement rénovée et mise aux normes. « Je suis restée 18 mois toute seule, avant que petit à petit, d’autres praticiennes ne me rejoignent. Aujourd’hui, on a poussé les murs au maximum, mais ironie du sort : sans extension du bâtiment, on ne peut plus accueillir d’autres personnes. J’ai refusé deux podologues ! »

Cette MSP est une aubaine pour l’hôpital Ballanger tout proche. À commencer par le service des urgences : conçu pour 40 000 passages par an, celui-ci en a compté 73000 en 2018! Début 2019, l’établissement a demandé un « délestage », c’est-à-dire que les services de secours étaient priés de transporter les patients dans d’autres hôpitaux.

Un délai d’attente moyen de 4 à 6 heures à Ballanger

En cause, notamment : le trop-plein de patients qui se rendent aux urgences par défaut. « Ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés et les jeunes ne veulent pas venir. Donc, les gens n’ont pas d’autre choix que les urgences. On y retrouve de tout : des SDF, des gens qui n’ont pas vraiment de problème de santé, même des gens qui ont besoin de conseil pour leur couple… En fin de journée »,, témoignait récemment une cheffe de service. Délai d’attente moyen à Robert-Ballanger : 4 à 6 heures !

Ouverte de 8h30 à 20h30, la MSP consulte sur rendez-vous, mais prend aussi des urgences. « Dès 5 heures du matin, il y a 20 à 30 personnes qui attendent devant l’entrée », assure Nassera Jiar, qui illustre aussi ce succès par le délai d’attente pour un rendez-vous chez le podologue : 2 ans.

Source, photo et article complet : Le Parisien

Amandine, Morgane et Mohamed-Amine de l’école Ambourget à Aulnay-sous-Bois posent des questions sur la grippe

C’est la saison ! Après la gastro-entérite, c’est la grippe qui fait son chemin en France. Selon le dernier bulletin hebdomadaire de l’agence sanitaire Santé publique France, publié mercredi 8 janvier, 11 des 13 régions métropolitaines sont en phase pré-épidémique pour la grippe. Mais c’est quoi cette maladie et comment la soigner ? Ils sont élèves en CM1 à l’école Ambourget d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et vont poser leurs questions dans franceinfo junior sur ce sujet. Pour répondre aux interrogations d’Amandine, Morgane et Mohamed-Amine :  Bruno Lina, professeur de virologie au CHU de Lyon et au Centre international de recherches en infectiologie. 

Amandine démarre avec sa première question : « La grippe, ça se fait avec plein de microbes ? » demande l’écolière. Le professeur lui répond : « globalement il y a un seul microbe qui donne la grippe : le virus de la grippe. On l’appelle aussi influenz, c un nom qu’on revoit souvent; Un virus c’est un petit agent infectieux, petit parce qu’on ne peut pas le voir avec un microscope simple. (…) »

D’où vient la grippe ?

« Pourquoi la grippe, c’est qu’en hiver que ça vient ? » interroge Morgane, élève en CM1. « Il est probable que c’est dû à plusieurs causes : premièrement quand il fait froid, notre organisme se défend moins bien. Le virus infecte essentiellement le nez. Quand il fait froid, on a le nez froid » et donc le système immunitaire se défend moins bien, explique le spécialiste. Deuxième raison : en hiver, « on a tendance à se mettre tous ensemble à l’intérieur où il fait chaud, (…) on favorise la transmission des virus. » Résultat : l’an dernier, 2 millions l’ont attrapée en France. Une maladie qui peut être grave : 10 000 personnes sont mortes de la grippe l’an dernier. Symptômes et origine de la grippe, remèdes pour la soigner… Sur cette page, réécoutez en entier l’émission franceinfo junior du jour sur la grippe.

Source : France Info

Les dons pour sauver Hugo et Emma vont profiter à un troisième enfant malade

En récoltant plus d’1,5 million d’euros, les parents de ces deux enfants de Luzarches atteints d’une maladie mortelle ont pu financer une expérimentation médicale pour enrayer ses dégâts, dans laquelle a été intégré un 3e enfant.

Plus d’1,5 million d’euros : l’élan de générosité envers Hugo et Emma, un frère et une sœur atteints de la maladie de SanFilippo, a été telle qu’un troisième enfant touché par cette pathologie génétique mortelle va lui aussi bénéficier d’une expérimentation médicale.

La course contre la montre pour les sauver a démarré et les enfants enchaînent les séjours à l’hôpital. « Dieu sait à quel point c’est une période difficile pour moi », souffle Alicia, la maman d’Hugo et Emma, en exposant quelques photos de ses bambins bardés de cathéters.

Protocole médical expérimental

L’histoire a démarré au printemps 2018. Alicia et son mari Julien, employés à l’hôpital privé d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et habitants de Luzarches, dans le Val-d’Oise, lancent un appel aux dons pour tenter de sauver leurs enfants, Hugo et Emma, âgés à l’époque de 3 ans et 9 mois.

Ils sont touchés par une maladie génétique qui atteint leur système nerveux et les condamne à une mort prématurée. Aucun traitement n’existe. Avec des médecins spécialistes, le couple tente de lancer un protocole médical expérimental.

Mais le prix pour mobiliser les laboratoires est exorbitant : 4 millions d’euros. La cagnotte est lancée, mais n’augmente pas assez vite, plafonnant à 1,5 million d’euros début 2019.

Source, image et article complet : Le Parisien

La consommation de drogue dure à Aulnay-sous-Bois aurait explosé

La scène d’Aulnay/Sevran s’est implantée sur une zone urbaine prioritaire avec quatre cités dont certaines abritent des trafics de cannabis, cocaïne et héroïne, de grands espaces verts (parcs, parties communes de l’hôpital Ballanger), des terrains vagues, des bâtiments et des parkings désaffectés.

Ce secteur, qui était réputé pour abriter trafic et consommation d’héroïne dès le début des années 1980, s’était fait oublier au cours des années 1990. C’est courant 2005 que l’association Safe a remarqué une augmentation des seringues distribuées par l’automate implanté sur ce territoire. Une étude exploratoire confirma la constitution d’une scène d’injection de cocaïne et la décision fut prise d’implanter un Caarud (géré par Safe puis par Aurore) dans l’enceinte de l’hôpital. Depuis, la situation s’est amplifiée: le nombre d’usagers a largement augmenté, de nouveaux trafics se sont implantés dans les cités avoisinantes et à partir de 2009, l’héroïne a refait son apparition, gagnant du terrain depuis. En 2013, la scène a attiré le regard de la presse locale suite à un accident d’exposition au sang dans une école d’Aulnay. Et encore plus en 2018 quand, sous la pression de la mairie, l’ARS a décidé de supprimer les distributeurs de seringues à proximité du Caarud à titre «expérimental» pour une durée de trois mois! Finalement devant les protestations des associations, «l’expérience» n’a duré qu’un mois.

Source et article complet : vih.org

L’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois appelle à l’aide en direction du Docteur Buzyn

@peaudhareng75

Cela peut paraître insolite, mais si les usagers de l’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois regrette l’absence ou le manque de médecins dans l’établissement, le personnel les invite à en faire part au Dr. Buzyn (Agnès Buzyn est Ministre des Solidarités et de la Santé).

Saturée, la gériatrie de l’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois en grève

Dénonçant un manque d’infirmiers sur deux unités de 24 et 28 lits, les syndicats veulent des embauches. Le directeur de l’ARS s’est déplacé ce mardi.

Après les urgences, le service de gériatrie de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, est en grève. En cause : « Un manque cruel d’infirmiers, qui met en danger les patients », résume Patrice Vétéran, délégué syndical CGT. Cette grève reconductible coïncide avec la venue, ce mardi après-midi, du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) à l’hôpital Robert-Ballanger.

Sont concernés : le service des soins de suite et de réadaptation (SSR) et celui de court séjour, soit 24 et 28 lits. « La tension est à son comble depuis des semaines, assure le syndicaliste. Samedi dernier, par exemple, il n’y avait pas d’infirmiers en SSR — alors que c’est un service qui nécessite une prise en charge importante des patients ! » Selon les mécontents, la direction de l’établissement « ne prend pas la mesure du problème ».

La CGT tacle le plan hôpital du gouvernement

Ce qu’ils demandent? « A minima une infirmière de plus sur l’unité de court séjour, ainsi qu’un renfort de nuit en SSR et court séjour », dit la CGT. Qui, au passage, tacle le plan hôpital du gouvernement. Celui-ci prévoit des primes pour certains agents, la reprise d’un tiers de la dette des hôpitaux et 1,5 Mds€ sur trois ans. « Un pansement, déplore Patrice Vétéran. Attribuer des primes à certains, et pas à d’autres, cela va diviser! »

Source et article complet : Le Parisien

Colloque sur la contamination par l’amiante du CMMP d’Aulnay-sous-Bois à Aubervilliers

En 1990, une petite usine de broyage de minerais située au coeur d’un quartier pavillonnaire, à Aulnay-sous-Bois Seine-Saint-Denis, cesse ses activités. Quelques années plus tard, un riverain, Pierre Léonard, âgé de 49 ans, décède d’un mésothéliome, un cancer de la plèvre dû à  l’amiante. Sa soeur et son beau-frère, Nicole et Gérard Voide, parviennent à identifier la responsabilité du du Comptoir des Minéraux et matières premières (CMMP) et d’autres victimes. Ils alertent alors dès 1998 les pouvoirs publics et les autorités sanitaires, revendiquant notamment la sécurisation du site, sa déconstruction et dépollution des sols, la recherche de toutes les personnes exposées et la mise en place d’un dispositif de suivi médical et social.
Ils initient ainsi, en lien avec un collectif d’associations, une mobilisation toujours en cours aujourd’hui, dont ce colloque veut rendre compte, interrogeant les logiques d’acteurs dans la mise en visibilité de ce désastre sanitaire – à l’origine des maladies et décès de plus de 240 personnes – et sa gestion.
Ce colloque conclut un programme de recherche « Pollution industrielle, contamination environnementale Amiante par le Comptoir des Minéraux et Matières Premières d’Aulnay-sous-Bois 93 : enjeux citoyens et scientifiques », mené dans le cadre d’une convention entre le GISCOP 93 Université Paris 13 et le Conseil Régional d’Ile-de-France, en réponse à l’Appel à projet « partenariats institutions – Citoyens pour la Recherche et l’Innovation ». Ce colloque a reçu le soutien de l’IRIS/Université Paris 13, de l’IDHES/Université d’Évry, du Campus Condorcet et de la Région Île-de-France.
Ce colloque clôture l’ action menée depuis 24 ans qui a vu le désamiantage et la démolition du site sous confinement total, la recherche par les associations des victimes de cette catastrophe sanitaire qui, elle,  malheureusement n’est pas close.
Reste à régler la question de la stèle en hommage aux victimes qui doit être érigée sur le parking actuel de l’entrée de l’école maternelle.
Centre de colloques Campus Condorcet
Place du Front Populaire 93300 Aubervilliers
Mardi 12 Novembre 2019 de 9h à 18h.
Source : Ban Asbestos

L’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-bois possède une unité pour aider les femmes battues à soigner leurs traumatismes

À l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, une unité spécialisée soigne les traumas des femmes victimes de violences conjugales pour les aider à « ne plus se sentir coupable » et à « retrouver leur féminité ».

« J’ai vécu 30 années de calvaire, ça fait deux ans que j’ai été sauvée d’un presque féminicide et me voici devant vous, résiliente et militante », lance Lynda au groupe de parole, installé à l’hôpital Robert-Ballanger.

Une fois par mois, des femmes aux profils différents se retrouvent au sein de l’Unité spécialisée d’accompagnement du psychotraumatisme (Usap) pour « poser des mots sur les maux », explique une fonctionnaire de police victime de trois compagnons violents.

Ce jour-là, en écho au Grenelle contre les violences conjugales, 18 femmes partagent leurs récits autour d’une table sur laquelle une boîte de mouchoirs côtoie une théière encore fumante et des madeleines.« Mon mari m’a dit « si tu vas voir la police, tu ne seras plus ma femme et ce n’est pas une gifle qui fait de moi un homme violent«  », raconte Ariane.

Source et article complet : Ouest France

A Aulnay-sous-Bois, les élèves autistes trouvent leur place au collège

Six jeunes vont pouvoir suivre des cours dans leur propre classe, tout en partageant des temps de vie scolaire avec les autres élèves.

En passant devant la classe, on ne remarque pas tout de suite la différence. Il faut y pénétrer pour voir les changements, comme ces bureaux individualisés placés contre les murs, afin de permettre aux enfants de travailler au calme, et de limiter leurs stimuli sensoriels. Ou cette table ronde autour de laquelle ils peuvent réfléchir en groupe.

Ce lundi matin, Boubakar, Adam, Rafi et leurs camarades ont fait leur rentrée en 6e au collège Le Parc d’Aulnay-sous-Bois. Ils intègrent la première Unité d’enseignement externalisée pour enfants souffrant de troubles du spectre autistique (UEEA) ouverte en France dans l’enseignement secondaire.

Cantine et récréation avec les autres élèves

Grâce à ce dispositif, ces six adolescents vont pouvoir suivre leur scolarité dans un collège classique. Si le conseil départemental de Seine-Saint-Denis a réalisé quelques aménagements pour qu’ils aient leurs propres locaux, ils partageront leur repas à la cantine et leur récréation avec les autres élèves.

Source et article complet : Le Parisien

Les médecins de Ballanger à Aulnay-sous-Bois craignent une rupture de stocks de médicaments

La situation financière de l’établissement est critique, les impayés se multiplient. Les médecins s’inquiètent notamment d’un risque de pénurie de médicaments.

L’hôpital Robert-Ballanger va-t-il bientôt manquer de médicaments ? Dans une lettre adressée au directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), quatre-vingts médecins, dont l’ensemble des chefs de service, sur les quelque 300 que compte l’établissement à Aulnay-sous-Bois, s’inquiètent de la multiplication des impayés.

« Les ruptures de stock constituent une réelle menace, s’alarme Bernadette Coret-Houbart, chef du service pharmacie depuis neuf ans. Toutes les références sont concernées. Jusqu’à présent, les patients, ou les médecins, ont toujours eu les médicaments dont ils avaient besoin. »

Les biologistes du laboratoire d’analyses médicales craignent que certains examens de routine ne puissent plus être réalisés. Comme l’ionogramme sanguin, l’un des plus couramment demandés par les médecins, qui vise à surveiller l’équilibre de l’organisme.

« Nous passons notre journée au téléphone pour négocier »

Pour ne pas manquer de médicaments, les médecins harcèlent les laboratoires, demandent à la direction un paiement prioritaire pour libérer en partie une commande, se tournent vers d’autres fournisseurs pour obtenir des produits équivalents à des prix plus élevés, en attendant de régler le premier… « Nous passons notre journée au téléphone pour négocier. Nous en sommes presque à nous prostituer, ironise un médecin, désabusé. Un jour, ça va craquer. » L’ARS, qui a pris connaissance du contenu de la lettre, dit « avoir conscience des inquiétudes exprimées » par le corps médical.

Source et article complet : Le Parisien

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