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Pour Bruno Beschizza, le gouvernement met la tension et laisse les casseurs blesser des policiers

Bruno_Beschizza_SarkozyAvec la manifestation imminente des policiers contre les violences à leur égard (des centaines de blessés depuis plusieurs mois) et les casseurs qui infiltrent les cortèges pour en découdre avec les forces de l’ordre, Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois, a réagi sur Europe 1 en dénonçant le laisser-aller du gouvernement et la quasi-impunité de ces casseurs. Regrettant le manque de soutien du gouvernement pour les forces de l’ordre, l’édile d’Aulnay estime que les policiers ne doivent pas devenir de la « chair à canon ».

Article complet : cliquer ici.

Nuit debout contre les dealers ou l’aveu d’impuissance des forces régaliennes

Sevran_Beaudottes_CiteUne fois de plus, des habitants de la cité Paul Eluard ont passé la nuit dehors en espérant faire fuir les dealers qui squattent le pied des immeubles. Excédés par les squats, les bruits et les désagréments, ces pères et mères de famille souhaitent par leur présence la nuit faire déguerpir ceux qui profitent des accrocs aux drogues douces et dures.

Cela n’est pas sans risque, puisque des voitures ont été vandalisées. Des représailles psychologiques ont été également entreprises, avec de la musique à fond jusque tard dans la nuit pour empêcher les enfants de dormir.

Alors que cette cité, comme tant d’autres dans l’hexagone, était connue pour son trafique de stupéfiants, les forces de police et encore moins la justice n’ont réussi à faire cesser ces activités lucratives. Les rares arrestations conduisent souvent à des sanctions légères, ce qui conduit les policiers à réduire leurs interventions.

Cet épisode montre à quel point les forces régaliennes sont impuissantes face à un fléau qui pourrit tout un quartier. Ce sentiment d’abandon ou d’impuissance n’est pas sans conséquence puisque :

  • Plusieurs personnalités politiques espèrent dépénaliser les stupéfiants pour briser les trafiques, au risque d’impacter significativement la santé de ceux qui en consomment
  • Plusieurs chercheurs et intellectuels estiment que ces trafiques apportent une certaine paix sociale : avec l’argent récolté, les jeunes et les caïds arrivent à « contrôler » les cités, qui n’explosent pas malgré les tensions sociales. Cela a quand même des désagréments puisqu’un filtrage est effectué et n’importe qui ne peut pas pénétrer dans la zone de deal
  • Les prisons étant surchargées, les arrestations ne conduisent souvent pas à l’incarcération. De ce fait, les forces de police sont plus réticentes à « prendre des risques » pour un résultat limité
  • Avec cet abandon, des associations cultuelles et d’autres organisations ont pris le dessus et tentent de ramener le calme et la sérénité, souvent avec l’appui des forces politiques locales. Si cela fonctionne sur le court terme, l’apparent non contrôle de ces associations et l’augmentation de leur influence provoquent des inquiétudes tant chez les riverains que chez certains sociologues et politologues.

Un échec qui risque bien, une fois de plus, de faire le jeu des abstentionnistes, nationalistes ou souverainistes, dont le poids ne cesse d’augmenter d’élection en élection. Il n’y a hélas aucune solution miracle, puisque même chez nos voisins, ce fléau semble s’accentuer d’année en année.

Bien entendu, on aurait tort de considérer l’ensemble de ces quartiers comme des zones de non droit : le tissu associatif existe, des familles tentent de s’en sortir, des activités sortent de terre et de nombreux talents ont été découverts tant sur le milieu sportif que culturel ou social. Hélas, le trafique de drogue et ce sentiment d’abandon poussent certains jeunes à basculer du mauvais côté, au grand désespoir de leurs parents.

 

Des riverains de la cité Paul Eluard à Saint-Denis passent la Nuit debout contre les dealeurs

Porte_Saint_OuenLe mouvement Nuit Debout fait des émules, mais cette fois-ci ce n’est pas pour protester contre le gouvernement ou la politique en général, mais pour exprimer un ras-le-bol contre les dealers qui pourrissent la vie de la cité. La scène se situe à Saint-Denis, cité Paul Eluard, non loin de la gare. Soutenu par les autorités locales, est-ce que ce mouvement obtiendra gain de cause ?

Source : Le Parisien

Un représentant politique et associatif à Aulnay-sous-Bois veut un vote Nuit Debout aux Présidentielles 2017

chalie_hebdo_manifestation_parisLe mouvement Nuit Debout, à l’image des mouvements qui ont eu lieu en Grèce et en Espagne, commence à prendre de l’ampleur en France. Des milliers de personnes se rassemblent dans le calme la nuit en prenant possession d’une place publique. Cela provoque cependant des débordements, puisque des casseurs en profitent pour s’infiltrer et s’en prendre aux commerces alentours.

Jean-Louis Karkides, personnalité politique locale (EELV, puis FLUO) et leader dans une association politique et écologiste (VME), réclame dans une pétition accessible en cliquant ici un vote pour le mouvement « Nuit Debout ». Interrogé par la rédaction, il affirme que son initiative est désintéressée, sans calcul politique ni tentative de récupération d’un mouvement qui rassemble autant à gauche qu’à droite

Quel avenir pour un mouvement citoyen à Aulnay-sous-Bois ?

Les citoyens ne votent plus qu’à 50% en moyenne aux différentes élections, lassés par les calculs politiques, les promesses irréalistes et finalement non tenues, les coups de poignard entre amis et les discours certes magnifiques à entendre mais dénues de fond. Différents mouvements citoyens ont vu le jour ces dernières années mais n’ont jamais vraiment décollé, faute de moyen et de coordination.

A Aulnay-sous-Bois, un mouvement avait tenté de voir le jour, le Mouvement des Citoyens Libres et Indépendants (MCLI), mené par Marc Masnikosa. Hélas, la plupart de ses soutiens se sont rangés auprès de Bruno Beschizza (UMP puis LR), vidant ce mouvement de sa substance.

Petit-Louis avait aussi tenté de faire émerger le mouvement « Pirate », un brin anarchiste mais qui souhaitait rebâtir une société plus juste. Là aussi, ses tentatives ont échoué.

On peut se poser la question si Marc Masnikosa, un peu plus à droite, Petit-Louis, un peu plus à gauche, et pourquoi pas Jean-Louis Karkidès, qui se réclame du militantisme écologique, ne pourraient pas s’allier dans un nouveau mouvement citoyen avec, pourquoi pas, la constitution d’une liste en 2020 ? Alain Amédro avait réussi à mettre derrière lui des personnalités aux convictions et intérêts divergents, alors pourquoi pas eux ? A moins que les partis et les grands ténors de la vie politique locale ne leur fassent une contre-proposition plus intéressante. Réponse dans quelques années…

 

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