Censure et surveillance numérique caractérisent le mandat de Macron

Largement en tête des pays qui ont le plus demandé le retrait de contenus auprès de Facebook, Google, Microsoft, Twitter ou encore Wikimedia, l’éditeur de Wikipedia, la France par la mise en place du traçage numérique et la censure fait un démenti aux droits de l’homme et à la liberté d’expression qu’elle bafoue sans scrupules ni modération.

Selon les données regroupées par Comparitech, le gouvernement français et ses instances ont procédé à 49 971 demandes de retrait de contenus toutes plateformes confondues. Soit le 4e pays le plus actif derrière l’Inde (77 620), la Russie (77 162) ou la Turquie (63 585).

Si la Turquie se distingue pour ses demandes auprès de Twitter et la Russie auprès de Google, la France sort du lot en ayant multiplié les demandes de suppressions de posts et commentaires sur Facebook : 42 989 requêtes officielles de juillet 2013 à décembre 2018. Ces chiffres sont effectivement alarmants pour la liberté d’expression.

Selon le dernier rapport de Facebook, qui porte sur la période allant de janvier à juin 2018, la France était onzième (sur 66 pays) en termes de restrictions de contenus avec 443 blocages.

Une véritable question  se pose néanmoins : comment garantir la défense des libertés dans l’environnement numérique, sachant que les nouvelles technologies permettent désormais de surveiller et censurer tout et tout le temps.

Si Le bilan d’Emmanuel Macron est particulièrement lourd en matière de recul de la liberté d’expression, de surveillance numérique  et de censure, ce mouvement vers le tout sécuritaire et la surveillance des communications avaient déjà été amorcé par Nicolas Sarkosy dans les années 2000 puis poursuivi par François Hollande.

—    30 octobre 2017 : promulgation de la loi   » renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme  »    . Le texte intègre dans le droit commun plusieurs mesures de l’état d’urgence décidé depuis 2015 tout en prolongeant la durée de vie des « boîtes noires » de surveillance des télécommunications, ces sondes algorithmiques créées en 2015 pour surveiller automatiquement l’ensemble d’un réseau de télécommunications ;

 —    14 novembre 2017 : le gouvernement annonce avoir déployé une première « boîte noire » permettant la surveillance de masse des télécommunications

—    9 mars 2018 : promulgation de la loi  relative à l’orientation et à la réussite des étudiants , qui instaure de fait une sélection à l’entrée des études supérieures  et autorise les établissements supérieurs à recourir à des algorithmes pour trier les candidatures. Suite à une QPC de l’UNEF, le Conseil constitutionnel a réinterprété en 2020 la loi pour mettre partiellement fin à l’opacité de ces algorithmes de tri.

—    13 juillet 2018 : promulgation de la loi sur la « programmation militaire »  L’agence de cyber sécurité du gouvernement (l’ANSSI) gagne de nouveaux pouvoirs de surveillance en pouvant ordonner à un hébergeur ou un fournisseur d’accès à Internet de poser des sondes sur le réseau lui permettant d’analyser tout le trafic pour détecter des attaques informatiques – la suite directe des boîtes noires instituées par la loi Renseignement de 2015.

—    5 septembre 2018 : promulgation de la loi   » pour la liberté de choisir son avenir professionnel  » . Son article 58 permet une expérimentation obligeant toute personne en recherche d’emploi à déclarer en ligne à Pôle Emploi   » l’état d’avancement de sa recherche d’emploi « (sous peine de perdre le bénéfice de ses allocations).  Cette  » expérimentation  » n’est-elle pas déjà la porte ouverte à une forme de contrôle social ?  

—    11 septembre 2018 : promulgation de la   » Loi Collomb   »  relative à l’immigration, qui instaure un fichage forcé des empreintes digitales et des photos des migrants mineurs non-accompagnés. Suite à une QPC d’associations d’aide aux personnes migrantes, le Conseil constitutionnel a  validé ce fichage massif en 2019 ;

—      22 novembre 2018 :  Création  du « Comité Stratégique de Filière Industries de sécurité » qui réunit, sous la présidence de Marc Darmon, vice-président de Thalès et en coopération avec l’État, l’ensemble des sociétés sécuritaires françaises ;

—      22 décembre 2018 : promulgation de la loi    »  Fake news   »  relative à la manipulation de l’information. En plus d’obligations générales de transparence pour certaines grandes plateformes, la loi crée une procédure d’urgence pour faire cesser une « fausse information » dans les trois mois précédant un scrutin national.

—      14 janvier 2019 : le ministère de l’intérieur, via l’office central de la lutte contre la criminalité informatique, exerce une censure et demande le retrait  sur Internet d’une image caricaturant Emmanuel  Macron en général Pinochet .

—     21 janvier 2019 : le jour même où la CNIL  sanctionne Google à hauteur de 50 millions d’euros à la suite d’une plainte collective portée par LQDN, le gouvernement fait la  promotion de l’entreprise sur les réseaux sociaux ;

—     26 mars 2019 : adoption au Parlement européen de la directive Copyright Emmanuel Macron se félicite  sur Twitter de l’adoption de ce texte qui légitime les outils de filtrage et de censure automatisés mise en place par les grandes plateformes Internet pour « protéger » le droit d’auteur ;

—     31 mars 2019 : Emmanuel Macron nomme Cédric O comme secrétaire d’État au numérique,  Ancien salarié de Safran, entreprise française d’armement, ayant été notamment  la maison mère d’Idemia,  entreprise spécialisée dans la reconnaissance faciale .

—     13 mai 2019 : publication du décret « Alicem » qui autorise un dispositif d’identité numérique conditionnée à une reconnaissance faciale obligatoire, malgré l’avis négatif de la Cnil.

—     24 juillet 2019 : promulgation de la loi sur la « transformation du système de santé » qui autorise le lancement du « Health Data Hub ». Il s’agit d’une plateforme visant à centraliser l’ensemble des données de santé de la population française pour faciliter leur utilisation à des fins de recherche, via l’utilisation massive d’algorithmes

—     24 octobre 2019 : Emmanuel Macron nomme Thierry Breton commissaire à la Commission européenne.  Ancien PDG de la société Atos (société  œuvrant dans la surveillance biométrique aux frontières, ancienne maison mère d’Amesys), il sera en charge de pousser notamment en Europe la vision française de l’intelligence artificielle à travers plusieurs textes, notamment le règlement sur l’intelligence artificielle et le « Digital Services Act » ;

—     28 décembre 2019 : publication de la loi de finances 2020. Cette loi, validée par le Conseil constitutionnel, autorise l’administration  fiscale et les douanes à surveiller les réseaux sociaux pour y collecter les informations et ensuite les faire analyser par leurs algorithmes.

—    30 janvier 2020 : signature d’un partenariat  entre l’État et les principales entreprises sécuritaires françaises pour notamment financer la surveillance des prochains Jeux Olympiques de Paris en 2024 ;

—    20 février 2020 : publication du décret « Gendnotes » qui autorise la police à utiliser une application mobile facilitant la collecte de photos et d’informations sensibles et leurs transferts vers des fichiers extérieurs (comme le TAJ, qui permet la reconnaissance faciale).  Des  associations attaquent ce texte et gagnent partiellement devant le Conseil d’État qui interdit le transfert des informations vers d’autres fichiers .

—    29 mars 2020 : publication du  »  décret Datalust , qui autorise le ministère de la justice à collecter les données personnelles issues de décisions de justice, pour développer un obscur algorithme de justice prédictive.  Début 2022, le ministère annonçait toutefois l’abandon du projet .

—    1er avril 2020 : déjà utilisés sur plusieurs manifestations, la police nationale déploie en toute illégalité des drones sur tout le territoire pour surveiller le respect du confinement. La préfecture de Paris  est condamnée par deux fois par le Conseil d’État, avant que la CNIL puis le Conseil Constitutionnel viennent interdire leur utilisation au gouvernement. Les drones reviendront néanmoins dans un nouveau texte en 2022 .

—    9 avril 2020 : le ministère de l’Intérieur décide l’extension du décret de « système de contrôle automatisé » (ou ADOC pour « accès au dossier des contraventions). Permettant à l’origine la conservation des informations relatives aux délits routiers, le ministère de l’intérieur vient légaliser a posteriori l’extension de ce fichier à toutes les infractions réprimées par une amende forfaitaire avec une conservation étendue entre 5 et 10 ans.

—    11 mai 2020 : promulgation de la loi  prorogeant l’état d’urgence sanitaire et complétant ses dispositions . Ce texte accentue la surveillance sanitaire et permet au gouvernement de mettre en place un système de recensement et de traçage des personnes contaminées, à travers deux fichiers, le fichier SIDEP et le fichier Contact Covid ;

—    29 mai 2020 : le gouvernement autorise par décret  le lancement de l’application StopCovid visant à pister, grâce au Bluetooth des téléphones des personnes l’ayant installée, les personnes ayant été infectées par le Covid ou susceptibles de l’être.

—    24 juin 2020 : promulgation de la  loi sur les contenus haineux sur internet  (dite « loi Avia »). Alors qu’au départ, la proposition de loi (fortement soutenue par le gouvernement) voulait notamment imposer la censure en 24 heures pour les contenus « haineux » et en une heure pour les contenus « terroristes » ainsi que déléguer de grands pouvoirs de régulation au CSA, le Conseil constitutionnel  censure une très grande partie du texte pour n’en laisser que quelques dispositions mineures. Plusieurs dispositions se retrouveront néanmoins dans d’autres textes, le règlement européen de censure terroriste et la loi dite « Séparatisme »

—    6 juillet 2020 : nomination de Gérald Darmanin comme ministre de l’intérieur. Après avoir accentué la surveillance par l’administration fiscale lorsqu’il était ministre de l’action et des comptes publics, son arrivée à Beauvau marque un serrage de vis sécuritaire supplémentaire .

—    30 juillet 2020 : promulgation de la loi « visant à protéger les victimes de violences conjugales ». Son article 22 (anciennement article 11) impose aux sites qui hébergent des contenus pornographiques de recourir à des dispositifs de vérification d’âge (et donc d’identification forcée) pour empêcher que les mineurs y aient accès .

—    13 octobre 2020 : un rapport  du Sénat révèle qu’en 2019, la police a utilisé plus de 375 000 fois à des fins de reconnaissance faciale, le fichier du « Traitement des antécédents à des fins judiciaires ».

—    16 novembre 2020 : le ministère de l’Intérieur  publie le livre blanc de la sécurité intérieure. Ce document dévoile les velléités sécuritaires pour les prochaines années pour faire passer la surveillance et le contrôle de la population par la police à une nouvelle ère technologique.

—    2 décembre 2020 : publication de 3 décrets qui étendent et aggravent les fichiers PASP, GIPASP et EASP. Ces fichiers facilitent le fichage massif des militantes et militants politiques et de leur entourage, en étendant cette surveillance aux réseaux sociaux, aux manifestations, et aux « opinions » politiques (non plus les seules « activités » politiques). En décembre 2021, le Conseil d’État  annule  une partie de ces fichiers relative notamment aux opinions politiques.

—    24 décembre 2020 : promulgation de la loi dite « petite loi Renseignement » Le gouvernement fait passer en urgence une loi pour prolonger les expérimentations de plusieurs mesures sécuritaires adoptées en 2017 (mesures renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme – fermetures des lieux de culte, perquisitions administratives…) et la prolongation de la surveillance des réseaux par algorithmes votées en 2015 (ou boîtes noires) ;

—    29 décembre 2020 : promulgation de la loi de finances pour l’année 2021 . Au détour d’un amendement n’ayant fait l’objet d’aucun débat, il est donné aux agents chargés de la fraude à Pôle Emploi la possibilité d’obtenir près des banques, fournisseurs d’énergie, opérateurs de téléphonie toute information nécessaire pour détecter des « situations frauduleuses ». ce sont les premiers jalons d’une surveillance sociale accrue.

—     10 mars 2021 : publication du décret « Datakalab » qui autorise l’entreprise de surveillance Datakalab à déployer dans les transports en commun son logiciel de détection de port du masque. Un an auparavant, la Cnil avait pourtant critiqué le dispositif.

—     mars-avril 2021 : dans le cadre du contentieux contre la surveillance de masse mise en place par les services de renseignement français, le gouvernement, mis au pied du mur par la Cour de l’Union européenne, demande au Conseil d’État de déroger au droit de l’Union européenne pour violer nos libertés fondamentales.

—     29 avril 2021 : adoption au Parlement européen du règlement de censure antiterroriste. Avec ce texte, dont l’adoption a été précipitée par l’action du gouvernement français, l’ensemble des acteurs de l’Internet devront maintenant censurer en une heure un contenu qu’une autorité administrative (et non un juge) aura qualifié de « terroriste » sous peine de lourdes sanctions. Le Conseil constitutionnel avait  pourtant censuré la même disposition dans sa décision sur la loi Avia un an auparavant ;

—     25 mai 2021 : promulgation de la loi « Sécurité globale ». Comme pour la loi Avia, le Conseil constitutionnel est venu censurer, à la suite d’un engagement et de la pression des militantes et militants, de nombreuses dispositions initialement prévues dans la proposition/projet de loi du gouvernement  Pas de drones ou d’hélicoptères de surveillance donc, mais une extension des pouvoirs de vidéosurveillance de la police, de la RATP/SNCF et la transmission en temps-réel des images des caméras-piétons de la police à un centre de commandement avec leur possible utilisation par des gardes-champêtres. Comme pour la loi Avia, plusieurs de ces dispositions reviendront rapidement dans d’autres textes ;

—     31 mai 2021 : promulgation de la loi   » relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire. Ce texte, incarnant l’orientation autoritaire de la gestion de crise et le rejet de toute tentative de dialogue et de respect envers les personnes non-vaccinées met en place le passe sanitaire, qui sera officiellement lancé en juin 2021, puis étendu à de plus en plus de domaines par diverses réformes postérieures.

—     30 juillet 2021 : promulgation de la  loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement  » .  En plus de pérenniser et d’étendre les dispositifs de « boîtes noires » de surveillance des télécommunications, le texte confirme, malgré un arrêt contradictoire de la Cour de Justice de l’Union européenne, l’obligation de conservation généralisée des données de connexion. Il autorise par ailleurs la surveillance des communications satellitaires, facilite les échanges entre services de renseignement entre eux et avec d’autres services de l’État et intensifie les obligations de coopération avec les opérateurs et fournisseurs de communications électroniques.

—     5 août 2021 : promulgation de  la loi  étendant le passe sanitaire à de nombreuses activités quotidiennes.

—     24 août 2021 : promulgation de la loi   » séparatisme   »  (renommée loi « confortant le respect des principes de la République »). Parmi d’autres dispositions liberticides (notamment une version remaniée de l’article 24 de la loi « Sécurité Globale »), le texte donne de nouveaux pouvoirs à l’administration pour réguler les grandes plateformes et lutter contre les contenus dits « haineux ».

—     26 octobre 2021 : promulgation de la loi de de lutte contre le piratage audiovisuel .  Elle renforce les pouvoirs de l’administration (en fusionnant le CSA et la HADOPI dans une nouvelle autorité administrative dénommée « ARCOM ») contre le libre partage des œuvres audiovisuelles en lui donnant différents pouvoirs pour bloquer encore plus rapidement qu’avant un site internet qui lui paraîtrait illégal

—      24 janvier 2022 : promulgation de la  loi  » responsabilité pénale et sécurité intérieure  »  qui, malgré les multiples censures du Conseil d’État, de la CNIL et du Conseil constitutionnel, autorise notamment la police nationale à déployer sur le territoire des drones de surveillance. La loi vient également valider la vidéosurveillance en cellule de garde-à-vue et les caméras embarquées sur les véhicules de police.  C’est une nouvelle étape  franchie dans la  surveillance de masse….

Nos libertés individuelles, notre vie privée et nos droits fondamentaux sont de plus en plus menacés en raison du développement des entreprises de surveillance numérique et du recours de l’état auprès de ces sociétés pour surveiller et contrôler les citoyens. Nous sommes face à l’avènement d’une société dystopique si bien décrite par Georges Orwell…. A moins que…

Dossier réalisé  les 26, 27 et 28  avril  2022  par  Catherine  Medioni

Publié le 28 avril 2022, dans Non classé, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 9 Commentaires.

  1. C'est moi, oui c'est bien moi.

    Ouais… Mais il a été réélu, et ce démocratiquement, il va falloir faire avec. Vous auriez peut-être préféré le chaos, l’anarchie, la ruine de la France : Mélenchon ?

    Je tiens à préciser que je suis loin d’être un fan de Macron, mais vu que le PS et les LR les français n’en veulent plus… En ont marre de toutes leurs combinés, c’est comme Pince-Me et Pince-Moi, il reste que le remplaçant pour finir le match…

    Pas sûr qu’on gagne… Hé hé

  2. C'est moi, oui c'est bien moi.

    * combines

  3. Coucou, merci de donner le lien de l’infographie de comparitech car sur le site, je ne le trouve pas (https://www.comparitech.com/about-us/).
    Bien sûr, si la source est foireuse, tout le raisonnement qui en découle est nul et non avenu!
    Encore une étude bidon comme celle sur le témoignage du responsable de pompes funèbres anglaises?
    Merci d’inclure dans votre charte, la vérification des informations!!!!!

  4. Tiens, pourquoi mon commentaire n’est pas publié? Je le reposte:
    Sérieusement, vous n’avez pas lu l’article original?
    A quel moment peut-on reprocher cela:
    France : « Suite aux attentats terroristes de novembre 2015 à Paris, nous avons reçu une demande de l’Office Central de Lutte Contre la Criminalité Liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC), une division des forces de l’ordre françaises, de supprimer un certain nombre d’exemples d’une photo prise à l’intérieur de la salle de concert du Bataclan représentant les restes de plusieurs victimes. La photo violerait les lois françaises relatives à la protection de la dignité humaine. »?

    Non, vous n’avez pas lu l’article, cela ne concerne qu’une dizaine de réseaux sociaux alors qu’il en existe pléthore, en aucun cas ne sont évoqués les réseaux chinois, russes….

    Non, vous n’avez pas lu l’article car rien n’indique que comparitech est un organisme habilité pour ce travail ni quels sont ses agréments pour cela!

    Non, vous n’avez pas lu l’article car il est écrit aussi:
    « Mais contrairement au Mexique, les demandes de la France ont continué de baisser d’année en année avec seulement 298 demandes soumises en 2020. Ce pic spectaculaire des demandes de renvoi coïncide avec les attentats terroristes de novembre 2015 à Paris. »

    Non vous n’avez pas lu l’article et vous lâchez une logorrhée anti Macron alors que la majorité des demandes sont effectuées avant son élection!

    Un peu de sérieux, svp, Mr Kubacki!!!!!!!!

    • Catherine Medioni

      @ Lola | 29 avril 2022 à 21 h 25 min

      Si votre commentaire n’a pas été publié, c’est probablement parce qu’il s’est retrouvé dans les indésirables dont nous vidons les contenus de manière groupée tellement ils sont nombreux et kilométriques ( Beaucoup sont à caractère pornographique et / ou en langue étrangère et n’apportent rien au blog, excepté des pollutions et des pertes de temps et d’énergie ).

      Bien sûr que j’ai lu l’article mais il ne s’agissait pas de répliquer l’article du parisien et donc seul le tableau reproduit était utile à mon propos : toutes les mesures attentatoires aux libertés publiques sont en effet nombreuses et listées dans la suite de l’article qui en constitue le principal sujet. Je constate que vous les éludez, parce que en effet il ne dresse pas forcément un portrait flatteur de Macron que vous adulez et qui est un faux démocrate.

      Donc pas la peine de vous focaliser sur ce qui n’est pas le sujet !

      Retenez bien toutefois que le 1er tour de la présidentielle a clairement indiqué que Macron est détesté et désavoué par plus de 70% d’électeurs et que son score au 2ème tour n’est dû qu’au barrage fait à Le Pen. Ce n’est donc pas glorieux. Macron est un président fort mal élu et n’incarne aucunement le président souhaité par les français. 5 ans supplémentaire de son régime totalitaire risque de très mal passer….

    • Mme Médioni, je parle de l’article original, celui de comparitech, pas de la reproduction du parisien. Quand on veut informer, on va à la source! Il ne faut pas se contenter du racontard de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme… qui a vu l’ours!

      ( NDLR : Je n’ai que faire de vos conseils et de vos injonctions de faire. Pour qui vous prenez-vous ? La parole d’un troll prétentieux et condescendant aux multiples adresses IP n’a aucune valeur, n’est pas respectable et n’a aucune chance d’obtenir quoi que ce soit, à fortiori lorsqu’il ne se place que dans le dénigrement et la critique systématique, ce que vous faites en permanence depuis que vous êtes arrivée sur ce blog comme une sangsue pour lui nuire et le squatter. Vous êtes pitoyable et manifestement le lectorat ne vous suit pas, par contre il est indéfectiblement fidèle. Qui espérez vous convaincre avec vos  » idéaux  » frelatés et moisis que personne ne partage et que beaucoup de citoyens rejettent ? Vous n’avez pas le pouvoir d’influencer la ligne éditoriale ni même de faire modifier les articles. Retournez d’où vous venez et fichez nous la paix. Bon vent ! )

      Il faut vérifier ses sources et les croiser, c’est la base!
      Merci

  5. Mme Médioni,

    Je me suis déjà exprimé sur la 1° partie de votre article. Je n’y reviens pas.

    Pour la 2° partie, elle me semble être une reprise d’un article de la « Quadrature du Net » ?

    Voici mes remarques sur cet article :

    – Sur la forme je le trouve confus.
    Les 41 faits cités mettent sur le même plan, la critiques de Loi, ou Décret, et la référence à des nominations de personnes, ou à de simple parution de rapports?
    De même, la plus part des Lois ont une durée illimitée. Elles sont mises sur le même plan que des « expérimentations » ou des décisions temporaires ou ponctuelles.
    Je trouve ces mélanges pas clairs.

    – Sur le Fonds :
    * je suis d’accord avec l’association « Quadrature du net » pour dire qu’en matière de liberté publique, les éventuelles sanctions suite à un manquement constaté doivent être prises par un Juge et pas par une autorité Administrative.
    C’est un peu ce qui se passe actuellement car le Conseil d’Etat vient de donner tord par 2 fois à l’Administration suite à des décisions prises dans le cadre de la loi contre le « séparatisme ».

    * L’association « Quadrature du net » semble opposée à toute introduction de technologies numériques dans la législation française.
    Je peux comprendre certaines craintes. La CNIL est d’ailleurs missionnée pour y veiller.
    Il y a cependant 4 thèmes qui me surprennent dans la longue liste présentée.
    Ces thèmes méritent sans doute un débat pour savoir s’il est opportun de permettre aux différentes Administrations d’avoir recours aux outils numériques pour améliorer leur efficacité. Il s’agit notamment de :
    – la lutte contre la fraude,
    – la lutte contre les violence conjugales,
    – la lutte contre les propos « haineux »,
    – la protection des victimes.

    Cordialement

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