Conseil Municipal du 14/12/2022 – délibérations : prises de position de Sylvie Billard 6/6

Sylvie Billard

Chères Aulnaysiennes, Chers Aulnaysiens,

Suite au Conseil Municipal du 14 décembre dernier, je vous prie de trouver ci-dessous les principales prises de position que j’avais préparées, mais que je n’ai pu présenter, l’horaire ayant été avancé de deux heures à la demande du Préfet.

Pour plus d’informations, vous trouverez les délibérations en cliquant ici.

 Délibération n° 60 : vœu porté par le groupe élus de gauche écologistes et citoyens Aulnay en Commun : maîtriser les coûts de l’énergie pour défendre l’exercice de libre administration de la commune par le conseil municipal afin de répondre aux besoins des habitants de la commune – page 1 296

Voici la proposition d’amendement que je souhaitais présenter :

La ville d’Aulnay-sous-Bois dénonce à juste titre l’explosion de l’inflation : jusqu’à 100% pour l’énergie dans un contexte de baisse continuelle des dotations d’État.

La crise de l’électricité actuelle a débuté fin septembre 2021 par une flambée des prix de l’électricité sur le marché de gros jusqu’à 600 % par rapport au niveau enregistré 12 mois précédemment. Cette flambée faisait suite à des augmentations continues depuis 10 ans.

Cette crise de l’électricité -ancienne- a une double dimension capacitaire et tarifaire.

  • Capacitaire, du fait de la réduction des capacités globales de production électrique, qui entraînera d’éventuels délestages à partir de fin janvier 2023 si le froid de l’hiver entraîne une consommation au-delà des capacités de production. Ce risque capacitaire est éventuel, il pourrait donc ne pas advenir.
  • Tarifaire : cette crise est réelle depuis 10 ans et atteint des niveaux insoutenables pour nos concitoyens, nos services publics, associations, commerçants, artisans, chefs d’entreprise.

N’oublions pas : l’économie c’est de la transformation d’énergie. Sans énergie, pas d’économie. Cette crise tarifaire oblige de plus en plus d’acteurs économiques à fermer leurs entreprises et à mettre leurs salariés au chômage technique. Dernier exemple en date : avec une facture annuelle pour les énergies passant de 4 à 40 millions d’euros, le groupe Cofigeo -à la tête des marques William Saurin, Panzani et Garbit – fermera début 2023 quatre de ses principales usines, représentant 80 % de sa production. Et ce weekend, nous avons appris que 80 % des boulangeries étaient menacées.

De plus en plus d’entreprises envisagent leur délocalisation, risquant de réduire à néant les relocalisations, alors que la France est devenue l’un des pays les moins industrialisés d’Europe. À cette destruction de notre économie, de nos emplois, s’ajoute le spectre de la crise alimentaire.

Face au risque d’un « black-out » connu et dénoncé depuis plusieurs années par les énergéticiens et les politiques courageux, notre capacité de production a été réduite sur la base de mensonges concernant notamment la centrale de Fessenheim présentée comme vieillissante alors que les investissements massifs qui y avaient été opérés permettaient de prolonger durablement son exploitation en toute sécurité.

Mais revenons aux tarifs puisque c’est là que se situent principalement la crise à résoudre de toute urgence et les possibilités d’action à très court terme.

Cette inflation aussi délirante qu’artificielle du coût de l’électricité s’explique par les modalités de calcul de son prix calé sur celui du gaz plus sensible à la spéculation et pire même sur le coût de production marginale par la centrale la moins compétitive d’Europe, ce qui conduit à une hausse artificielle des coûts de l’électricité pour les pays à faible coût de production comme la France.

On a bien vu l’absurdité de ce marché européen de l’électricité, puisqu’il a suffi que l’Espagne et le Portugal en sortent pour que le coût de leur électricité baisse immédiatement et fortement. Et l’on voit bien l’absurdité du « bouclier tarifaire » sur les prix de l’électricité qui consiste à jeter artificiellement les milliards par la fenêtre et donc à augmenter considérablement et encore une fois artificiellement notre endettement, ce qui nous a valu récemment un avertissement du FMI.

Pour réduire le coût de l’électricité, les solutions sont simples et connues : il suffit de sortir de toute urgence du marché européen de l’électricité et de pratiquer immédiatement un tarif régulé reflétant les coûts de production pour les particuliers, les entreprises et les services publics.

J’émets donc le souhait qu’Aulnay-sous-Bois demande au Président de la République la sortie urgente du marché européen de l’électricité et le rétablissement des tarifs régulés en attendant de trouver de nouvelles solutions acceptables au niveau européen. Cette décision peut être prise par les États. Certains l’ont fait. La France doit le faire.

Et vous, Chères Aulnaysiennes, Chers Aulnaysiens, qu’en pensez-vous ?

Cordialement,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tous les aulnaysiens et de toutes les aulnaysiennes

Publié le 22 décembre 2022, dans Conseil Municipal, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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