Débat d’orientations budgétaires 2026 à Aulnay-sous-Bois : vos élus de Gauche déjà au combat !
Le DOB 2026, le Débat d’Orientation Budgétaire a été présenté au cours du 1er conseil municipal depuis les élections, une obligation avant le vote du budget.
Cette année, il bat tous les records de non-conformité ! les prévisions budgétaires et les orientations prises par la municipalité tiennent en 4 pages sur 31 au total.
Au niveau des recettes, on cherche en vain les données chiffrées des différents postes tels que les recettes fiscales. Par contre, les baisses de recettes sont longuement exposées, notamment 2,6 M de baisse de la taxe de compensation de la réforme de la taxe professionnelle.
Montant des recettes de fonctionnement : 172,1 millions contre 173,4 en 2025 soit -1,3 M Montant des dépenses : 167,3 millions contre 164,6 soit + 3,7 M
L’épargne brute, différence entre les recettes et les dépenses est très faible, 4,8 millions.
L’épargne nette est passée sous silence ! C’est ce qui reste lorsque les intérêts et la part de dette à rembourser sont payés, qui servira à payer les investissements (travaux, projets). On devine le pire.
Depuis 12 ans, la municipalité arrive tout juste à équilibrer les budgets. Les recettes stagnent (augmenter les tarifs des services ne suffit pas) et les dépenses restent élevées, en hausse pour 2026.
Pour payer leurs investissements, Bruno Beschizza et ses élus ont donc emprunté massivement. La dette a grimpé, entraînant une part de dette à rembourser de plus en plus importante.
Ainsi avec une dette de 150 millions fin 2025, une part de dette à rembourser de 14,7 millions, on peut estimer une épargne nette négative à moins de 10 millions.
Il leur faudra donc à nouveau compenser le manque de ressources par un emprunt, 5,7 M déjà acté.
Conséquence : les investissements sont extrêmement limités, équivalents à une ville de 30 000 habitants ! En 2025 il était prévu 29 millions de travaux mais ces montants sont trompeurs ! Sur les 29 millions, il y avait 14,7 M de dépenses financières (dette) et 14,7 M de travaux dont 6 M pour le boulevard de Strasbourg (21 prévus au total) – 2,3 M pour la laiterie Garcelon, 2 M pour les berges du canal de l’Ourcq. Des choix discutables, pas forcément urgents pour la ville alors que des familles vivent dans des quartiers dégradés depuis 12 ans.
Seulement 3,7 M pour les bâtiments publics, la voirie… alors qu’il faudrait au minimum 11 millions.
Pour 2026, on trouve 16,3 millions de ressources pour payer 14,7 M de remboursement de la dette. Il ne reste donc qu’1,6 M pour faire les investissements.
Comment vont-ils financer leurs travaux ? Nous n’avons pas eu de réponse à cette question.
Pour faire baisser les dépenses, la municipalité poursuit la stratégie des années précédentes : diminuer la masse salariale, en 2025 près de 96 millions soit 58 % du budget.
- les départs en retraite ne sont pas remplacés (d’ici la fin du mandat, les départs en retraite sont estimés à 28% de l’effectif communal). Les services risquent d’être en sous – effectif d’où une fatigue supplémentaire pour les agents voire des accidents. Il est noté d’ailleurs une hausse de 8537 d’heure supplémentaire (2025/2024)
- la privatisation des secteurs animation jeunesse et propreté. La ville s’est désengagée au profit du privé alors qu’elle devrait avoir un projet global pour garantir une qualité de service pour tous les enfants et partout. Mais ce n’est pas fini, l’objectif est de privatiser d’autres services.
Conclusion :
Ce DOB ne donne pas les informations nécessaires pour pouvoir connaître les choix politiques de la majorité encore moins en débattre ! Plus que jamais la municipalité explique le désastre financier par les ponctions de l’État ! C’est un fait indéniable mais les autres communes sont également touchées et elles n’ont pas toutes une épargne négative.
Les aulnaysiens paient les conséquences d’une gestion identique depuis 2014, sans remise en question de Bruno Beschizza et ses élus, du manque d’investissements et des choix faits par la municipalité. Certains quartiers ont été privilégiés, d’autres totalement délaissés, pour exemple les chaussées refaites à la halte au sud de la ville mais pas au nord.
Le boulevard de Strasbourg coûte cher en rénovation alors que les bâtiments scolaires, les bibliothèques, les antennes jeunesse ou encore la voirie manquent d’entretien. Le patrimoine se dégrade d’année en année, la dette laissée aux générations futures est un boulet pour les finances de la ville mais Bruno Beschizza et ses élus rejettent toute la responsabilité sur l’État sans chercher à changer leur mode de gestion.
Elus du groupe Aulnay Rassemblée :
Oussouf SIBY, Sarah KASSOURI, Guy CHALLIER, Carole POURVENDIER, Mehdi CHTIOUI
Publié le 9 avril 2026, dans Budget, et tagué Aulnay-sous-Bois, Budget, Orientation. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.
je me suis arreté sur 1 phrase : « on cherche les recettes fiscales » dans une ville ou seulement 40 % des gens paient des impots, et où la gauche veut tout leur donner gratuitement,c’est plutot marrant. Dans cette ville, le peu de gens qui paient des impots ne peut pas subvenir aux autres, merci la mairie actuelle de tenir le budget ! la gauche s’en fiche si els impots locaux augmentent, c’est pas leurs petits protégés qui n’en paient pas qui seront impacté. Cette gauche est un scandale. J’ai dejà du mal à payer ce que je dois payer, et en plus il faut que je paie pour les autres ? dehors cette gauche pourrie