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Agressions sexuelles en Seine-Saint-Denis, les jeunes filles sont éduquées mais pas les garçons

Bobigny, une salle d’audience au rez-de-chaussée. Dans le prétoire : une présidente, des assesseures, une greffière, des avocates – en défense comme en partie civile – et une procureure. Un seul homme : celui qui, à la barre, comparaît pour agression sexuelle, devant cette 14e chambre devenue, par la force des choses, quasiment spécialisée dans ce type d’affaires.

Celle-ci est d’une banalité terrible. L’histoire d’un anniversaire surprise, organisé par le prévenu pour les 18 ans de sa petite amie. La soirée réunit les amis du couple, ses petits frères à lui, sa meilleure amie à elle. Le tout dans la maison familiale d’Axel, le prévenu.

Sa mère est partie se coucher, son père travaille de nuit. Les jeunes, eux, continuent à danser dans le garage. Et à boire. Beaucoup. La procureure rappelle d’ailleurs que l’alcool est une circonstance aggravante de l’infraction d’agression sexuelle. Avant de poursuivre,  dans une volonté manifeste de pédagogie :

– Dans votre esprit, c’est quoi une agression sexuelle?, demande-t-elle au jeune homme.

– J’évite de penser à ça, lâche le prévenu, dans un murmure

– Mais, il faut y penser maintenant. Les viols, ce n’est pas la nuit par un inconnu dans un parking. Ça, c’est dans les films. Dans 95% des cas, la victime connaît son agresseur et elle le connaît bien. Dans 50% des cas, c’est même son petit-ami. Et ça se passe souvent dans des soirées normales ».

Source et article complet : France Inter

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