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Aulnay-sous-Bois : Aulnay All Blues rend hommage à Muddy Waters
Le blues électrique est né à Chicago. Le jazz, le R & B et le funk ont éclos à la Nouvelle-Orléans. Et c’est à Aulnay que ces courants musicaux s’entrechoquent. La 8e édition du désormais célèbre festival Aulnay All Blues, qui a débuté hier et dure jusqu’à dimanche, va décliner tout au long de la semaine les rendez-vous musicaux.
Le point d’orgue de la manifestation prendra la forme d’un hommage de haute volée au père du blues électrique, Muddy Waters. « Nous serons les premiers à lui rendre hommage. Muddy Waters mentait par coquetterie sur son âge, et disait être né en 1915. En réalité c’était 1913. Les festivités du centenaire de sa naissance vont donc commencer à Aulnay », glisse fièrement Christophe Ubelmann, co-organisateur du festival. Pour célébrer la mémoire du musicien, le guitariste John Primer, qui l’accompagna durant des années, montera samedi sur la scène du théâtre Prévert, pour la création « Tribute to Muddy Waters ».
Concert gratuit au conservatoire ce soir
Mais, après la projection d’un documentaire hier, les festivités se poursuivent dès ce soir, avec un concert gratuit au conservatoire de musique. Un orchestre de douze musiciens de jazz va interpréter les standards des années 1920-1930. Demain mercredi, au Théâtre Jacques-Prévert, place à un virtuose de la basse électrique, Bill Dickens (qui a notamment joué avec Stevie Wonder), qui rendra hommage au trompettiste de légende Louis Armstrong. Lui succédera le Hot 8 Brass Band, tout droit venu de la Nouvelle-Orléans, au répertoire teinté de funk et hip-hop.
Vendredi, le Cap accueillera Keith B. Brown, chanteur sensible et guitariste de talent, voguant entre blues, soul et folk. Et pour finir sur une note de légèreté, le public pourra s’époumoner à son tour dimanche, avec une séance de ciné karaoké au cinéma Prévert. A l’affiche, la comédie musicale « Blues Brothers » (John Landis, 1980).
Jusqu’à dimanche, à Aulnay. Programmation détaillée sur www.aulnayallblues.com ou au 01.48.66.49.90.
Source et image : Le Parisien du 19/11/2013