Crise économique : Mais où sont donc passés les touristes ?

aide-vacancesLes Français partent moins, voire pas du tout. Les touristes, même étrangers, ne se bousculent pas à mi-parcours de la saison.

Le mois de juillet qui s’achève ne restera pas dans la mémoire des professionnels du tourisme, ou alors, comme un mauvais souvenir. Au moment où les aoûtiens s’apprêtent à partir — ce week-end s’annonce comme celui du grand chassé-croisé de l’été —, le bilan touristique à la mi-saison se révèle largement en deçà de leurs espoirs.

Toutes les enquêtes l’annonçaient. A cause de la crise, les Français partiraient beaucoup moins en vacances cette année (seulement 62% contre 70 l’an dernier). Mais le début du mois de juillet enfonce profondément le clou. « Le taux de fréquentation dans l’hôtellerie-restauration est en baisse de 10% en moyenne, et peut même atteindre jusqu’à 30% dans certaines zones éloignées du littoral, se désole Roland Heguy, président de l’Umih, principale fédération d’hôteliers et restaurateurs. Nous ne pourrons pas rattraper en août cette baisse de fréquentation constatée et donc de chiffre d’affaires. »

Aucune région n’est épargnée, même si les côtes atlantique et normande souffrent davantage que celles du sud de la France. Sur 840 hébergeurs touristiques interrogés par le cabinet d’études Protourisme, 64% ont ainsi vu leur activité baisser en juillet, 24% sont stables, et seulement 12% affichent une hausse de fréquentation.

Les campings ne sont pas épargnés

Le constat est tout aussi amer du côté des hébergements jugés plus abordables et qui auraient dû davantage attirer les touristes en mal d’économies. « Nous accusons une baisse de 7,9% des réservations sur les vingt-cinq premiers jours du mois, alors que nous misions sur seulement 6%, observe Christophe Maridet, porte-parole du réseau national des Gîtes de France. Le mois d’août est heureusement positif, à + 2,3%, mais ce sera malgré tout un petit mois qui ne rattrapera pas le début de saison. » Dans les campings, épargnés ces dernières années, la chute de fréquentation est moindre, de l’ordre de 2 à 4% selon les chiffres de la fédération des campings (FNHPA), grâce au beau temps qui a dopé les ventes sur la deuxième quinzaine de juillet.

Si la crise économique accentue bien entendu la frilosité des touristes, tant français qu’étrangers, la météo déplorable du printemps a aussi refroidi les ardeurs des vacanciers. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à réserver au dernier moment, histoire d’être sûrs de trouver le soleil, ce qui laisse encore un espoir aux professionnels pour août…

Source : Le Parisien du 31/07/2013

Publié le 31 juillet 2013, dans Actualité, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire