Seine-Saint-Denis : Le téléphone portable d’alerte a 4 ans
À l’occasion du 4ème anniversaire du lancement du téléphone portable d’alerte pour les femmes en très grand danger en Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, Président du Conseil général a reçu, le 9 décembre à l’hôtel du Département à Bobigny, Patrick Poirret, procureur général près la cour d’appel de Nancy, pour la présentation de son ouvrage Le téléphone de Grand Danger, Un téléphone pour sauver des vies de femmes.
Patrick Poirret, ancien procureur de la République adjoint à Bobigny, a participé à la mise en place de l’expérimentation du téléphone portable d’alerte en Seine-Saint-Denis suite à l’enquête sur les féminicides réalisée par l’Observatoire en 2008. Le premier téléphone portable a été mis en service le 9 décembre 2009 à l’initiative du Conseil général de la Seine-Saint-Denis en partenariat avec le Tribunal de Grande Instance de Bobigny, l’association SOS Victimes 93, Mondial Assistance, Orange et le Conseil régional d’Ile-de-France.
Le téléphone d’alerte, attribué par le/la Procureur(e) après évaluation du danger, comprend un bouton d’appel d’urgence préprogrammé, qui permet une mise en relation immédiate avec Mondial Assistance, qui évalue la situation de danger, et déclenche si nécessaire, une intervention des forces de police grâce à une ligne dédiée, ce qui permet leur intervention dans des délais très rapides.
Ce dispositif procure un sentiment de sécurité pour la victime en lui indiquant que le danger a été pris en compte par la Justice et favorise véritablement le travail d’accompagnement et de protection de la victime et de ses enfants.
Le plan de lutte contre les violences faites aux femmes, présenté le mois dernier par Najat Vallaud-Belkacem, prévoit la généralisation de ce dispositif à l’ensemble du territoire français au 1er janvier 2014.
Le téléphone portable d’alerte en chiffres :
136 femmes ont été admises au dispositif Femmes en Très Grand Danger
37 femmes en grand danger disposent actuellement d’un téléphone portable actif
12 femmes ont un téléphone portable d’alerte réservé en prévision de la sortie de prison de leur agresseur
65 femmes ont d’ores et déjà restitué leur téléphone portable d’alerte
210 enfants mineurs ont été concernés par la mise en protection de leur mère.
Publié le 16 décembre 2013, dans Actualité, et tagué Aulnay, Aulnay-sous-Bois, Femmes battues. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.
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