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Les boulangeries d’Aulnay-sous-Bois bientôt au secours des femmes battues ?

C’est un concept qui est né à Noisy-le-Sec suite à l’impulsion de l’adjointe au Maire à l’égalité homme-femme, Sandrine Louet. Pour sensibiliser aux violences conjugales, des messages sont imprimés sur les sacs à pain qui accompagnent les baguettes vendues en boulangerie.

L’idée est simple mais efficace : au recto est imprimé un « violentomètre », baromètre de la violence verbale et physique qui peut exister au sein d’un couple, et au verso des numéros d’aide, dont le 39 19. Cela permet aux femmes qui souffrent des violences à la maison de pouvoir alerter les autorités et faire valoir leurs droits.

Pourquoi la boulangerie ? Tout simplement parce que ce type de commerce fonctionne toujours même pendant le confinement, et que c’est un lieu de vie où les personnes peuvent se confier. Ce concept pourrait peut-être arriver à Aulnay-sous-Bois et aider ainsi les pauvres femmes qui subissent les violences de leur conjoint.

La ville d’Aulnay-sous-Bois auprès des femmes battues

À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la Ville d’Aulnay-sous-Bois lance aujourd’hui une nouvelle campagne de communication et de sensibilisation intitulée « N’attendons pas que ça vire au bleu ».

Le bureau d’aide aux victimes (BAV) reçoit et accompagne dans leurs démarches sociales, juridiques et/ou psychologiques, toutes les personnes victimes d’infractions pénales (agression, accident de la circulation, viol, vol, violences, violences conjugales, etc.) et également toutes les personnes rencontrant des problèmes familiaux (divorce, séparation, garde d’enfants…).

Ce service est anonyme et gratuit.

Une avocate effectue des consultations gratuites une fois par semaine sur rendez-vous.

BUREAU D’AIDE AUX VICTIMES
19/21, rue Jacques Duclos, 3è étage

Tél. : 01 48 79 40 22

Horaires : sur rendez-vous uniquement

Du lundi au vendredi : de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30

VOIR LE PLAN D’ACCÈS
Source : site de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Les enfants, victimes oubliées des violences conjugales à l’hôpital Ballanger Aulnay-sous-Bois

En Seine-Saint-Denis, un protocole unique en France prend en charge ces victimes. Direction le service pédiatrie de l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois. C’est entre ces murs que les enfants sont hospitalisés quand leur père a tué ou tenté de tuer leur mère. Dans le jargon on parle du « protocole féminicide ». Un sas de huit jours, 24 heures sur 24 pour gérer le traumatisme et aborder la suite car l’impact est comparable à celui des victimes de guerre.

La perte « de deux figures d’attachement »

Clémentine Rappaport, la cheffe du service de pédopsychiatrie les accompagne dans un moment « où les enfants sont souvent soit très agité, soit très triste, où ils manifestent beaucoup de symptômes ». Ces enfants « vont exprimer tout de suite l’absence de leur mère et de leur père puisqu’ils perdent les deux figures d’attachement avec la mère qui est morte, et le père qui est incarcéré, explique Clémentine Rappaport. Ils l’expriment beaucoup avec le jeu mais ce n’est pas jouer au sens de s’amuser, c’est jouer pour exprimer ce que l’enfant a à dire. »

Je pense que ce sas de huit jours est vraiment important pour passer cette première période si douloureuse. Les traumatismes sont d’autant plus impactant sur le développement de l’enfant qu’il était petit.

Clémentine Rappaport

En cinq ans, une trentaine d’enfants ont été pris en charge. Rachid Lamara lui n’a rien eu de tout ça. Il avait 5 ans quand son père a tué sa mère, à coup de couteau, en 1982. Aujourd’hui, il a 40 ans, et il a l’impression d’être passé à côté de sa vie. « La prise en charge d’un orphelin c’est tout de suite après, faut pas le lâcher, alerte-t-il. J’ai réussi à me marier. Je ne sais pas comment ça s’est fait. J’ai réussi aussi à avoir deux garçons mais rien de tout ça ne me faisait plaisir. C’est le bonheur d’avoir une femme, des enfants et un foyer mais rien n’avait de goût pour moi. Il y a toujours cette tache noire quelque part, ma vie a été volée. »

Source et article complet : FranceInfo

L’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois auprès des femmes battues

La préfecture de police nous informe de l’ouverture de la permanence des fonctionnaires de police à l’Hôpital Robert Ballanger à destination des femmes victimes de violences.

Elles peuvent ainsi déposer plainte à l’endroit même où elles sont prises en charge médicalement, sans avoir à se rendre au commissariat.

En Seine-Saint-Denis, une prise en charge inédite des enfants de victimes de violences conjugales

Le «protocole féminicide» s’attelle à créer un cocon pour entourer et soigner les enfants dont l’un des parents est victime d’un homicide par conjoint.

«On ne peut pas faire plus de mal à un enfant qu’en tuant sa mère»: c’est pour cette raison qu’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis, a eu l’idée de mettre en place un «protocole féminicide» pour prendre en charge les enfants dont la mère est tuée par son (ex)conjoint. Un dispositif unique en France dont la généralisation a été discutée dans le cadre du Grenelle des violences conjugales organisé par le gouvernement.

Dès 2008, l’Observatoire des violences envers les femmes s’inquiétait du traumatisme subi par un enfant confié à des proches- parents, frères, sœurs, amis du coupable ou de la victime – souvent sous le choc, et qui n’ont «pas forcément la disponibilité psychique nécessaire à l’enfant», explique Clémentine Rappaport, cheffe du service pédopsychiatrie de l’hôpital intercommunal Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois. «La plupart des enfants sont jeunes et ils manifestent leur souffrance par le jeu traumatique, développe la spécialiste. Certains rejouent la scène en boucle, d’autres s’expriment verbalement» sur le sujet, en continu.

Source et article complet : Le Figaro

L’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-bois possède une unité pour aider les femmes battues à soigner leurs traumatismes

À l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, une unité spécialisée soigne les traumas des femmes victimes de violences conjugales pour les aider à « ne plus se sentir coupable » et à « retrouver leur féminité ».

« J’ai vécu 30 années de calvaire, ça fait deux ans que j’ai été sauvée d’un presque féminicide et me voici devant vous, résiliente et militante », lance Lynda au groupe de parole, installé à l’hôpital Robert-Ballanger.

Une fois par mois, des femmes aux profils différents se retrouvent au sein de l’Unité spécialisée d’accompagnement du psychotraumatisme (Usap) pour « poser des mots sur les maux », explique une fonctionnaire de police victime de trois compagnons violents.

Ce jour-là, en écho au Grenelle contre les violences conjugales, 18 femmes partagent leurs récits autour d’une table sur laquelle une boîte de mouchoirs côtoie une théière encore fumante et des madeleines.« Mon mari m’a dit « si tu vas voir la police, tu ne seras plus ma femme et ce n’est pas une gifle qui fait de moi un homme violent«  », raconte Ariane.

Source et article complet : Ouest France

Téléphone portable d’alerte : protéger les femmes en très grand danger

violence_femme_aulnayCe dispositif expérimenté depuis 2009 dans le département a été généralisé au reste de la France en 2014.

Historique

En Seine-Saint-Denis, l’Observatoire départemental des violences envers les femmes a mis, depuis sa création, l’accent sur la grande dangerosité des hommes violents et la nécessité de mieux protéger les femmes victimes de violences. Pour définir la notion de « femmes en très grand danger », une étude des 24 ‘féminicides’ (homicides volontaires de femmes par conjoint ou ex-conjoint) entre 2005 et 2008 a été effectuée. Les résultats de cette étude faisaient apparaître que certaines de ces femmes auraient pu être mieux protégées. Il a alors été proposé de doter les femmes victimes de violences en très grand danger d’un téléphone portable d’alerte. Ce téléphone est délivré sur décision du Parquet. Il permet à la bénéficiaire de déclencher l’alerte auprès de Mondial Assistance, qui dans les cas prévu par le dispositif, relaie l’information aux services de police pour intervention. Le téléphone portable d’alerte est un outil qui fait partie d’un dispositif global de protection pour les femmes victimes de violences en grand danger.

Description du téléphone portable d’alerte

Le dispositif fonctionne sur la base du service de téléassistance mobile proposé par Orange. Il s’agit d’un téléphone mobile comprenant un bouton d’appel d’urgence préprogrammé. Si celui-ci est actionné, une mise en relation avec un téléassisteur (Mondial Assistance) se déclenche automatiquement, la victime a alors la possibilité de dialoguer avec les conseillers qui évalueront la situation de danger, et déclencheront si nécessaire, une intervention des forces de police grâce à une ligne dédiée au Centre d’Information et de Commandement de la DTSP 93. Ces téléphones disposent également de 3 numéros pré-programmés afin de pouvoir dialoguer en cas d’inquiétude.

Source : Conseil Général 93. Bilan : cliquer ici.

Seine-Saint-Denis : Le téléphone portable d’alerte a 4 ans

violence_femme_aulnayÀ l’occasion du 4ème anniversaire du lancement du téléphone portable d’alerte pour les femmes en très grand danger en Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, Président du Conseil général a reçu, le 9 décembre à l’hôtel du Département à Bobigny, Patrick Poirret, procureur général près la cour d’appel de Nancy, pour la présentation de son ouvrage Le téléphone de Grand Danger, Un téléphone pour sauver des vies de femmes.

Patrick Poirret, ancien procureur de la République adjoint à Bobigny, a participé à la mise en place de l’expérimentation du téléphone portable d’alerte en Seine-Saint-Denis suite à l’enquête sur les féminicides réalisée par l’Observatoire en 2008. Le premier téléphone portable a été mis en service le 9 décembre 2009 à l’initiative du Conseil général de la Seine-Saint-Denis en partenariat avec le Tribunal de Grande Instance de Bobigny, l’association SOS Victimes 93, Mondial Assistance, Orange et le Conseil régional d’Ile-de-France.

Le téléphone d’alerte, attribué par le/la Procureur(e) après évaluation du danger, comprend un bouton d’appel d’urgence préprogrammé, qui permet une mise en relation immédiate avec Mondial Assistance, qui évalue la situation de danger, et déclenche si nécessaire, une intervention des forces de police grâce à une ligne dédiée, ce qui permet leur intervention dans des délais très rapides.

Ce dispositif procure un sentiment de sécurité pour la victime en lui indiquant que le danger a été pris en compte par la Justice et favorise véritablement le travail d’accompagnement et de protection de la victime et de ses enfants.

Le plan de lutte contre les violences faites aux femmes, présenté le mois dernier par Najat Vallaud-Belkacem, prévoit la généralisation de ce dispositif à l’ensemble du territoire français au 1er janvier 2014.

Le téléphone portable d’alerte en chiffres : 
136 femmes ont été admises au dispositif Femmes en Très Grand Danger 
37 femmes en grand danger disposent actuellement d’un téléphone portable actif 
12 femmes ont un téléphone portable d’alerte réservé en prévision de la sortie de prison de leur agresseur 
65 femmes ont d’ores et déjà restitué leur téléphone portable d’alerte 
210 enfants mineurs ont été concernés par la mise en protection de leur mère.

La région Ile-de-France se dote d’un observatoire des violences faites aux femmes

violence_femme_aulnayLa décision a été actée hier en commission permanente : l’Ile-de-France dispose désormais d’un observatoire des violences faites aux femmes. « La création de cet observatoire nous permettra d’améliorer significativement les dispositifs existants », insiste Abdelhak Kachouri, vice président à la région en charge de la citoyenneté. Depuis 2004, plus de 15 M€ ont été investis dans la lutte contre ces violences, rappelle la région, citant la réalisation de programmes d’hébergement pour les femmes victimes ou les formations sanitaires et sociales pour les futurs travailleurs sociaux.

« On espère que l’exemplarité de la Seine-Saint-Denis sera utile », commente Ernestine Ronai, présidente de l’observatoire du 93 et chargée d’une mission de coordination nationale par la ministre des Droits des femmes. Constatant l’efficacité de l’expérience menée depuis onze ans dans le département avec le déploiement de téléphones d’alerte, la région a déjà décidé de doubler le financement des appareils mis en place à Paris. Il y en aura donc une quarantaine au total. Ces appareils sont attribués par le parquet pour une durée de six mois renouvelables à des femmes victimes de violences conjugales et qui ont porté plainte. Le numéro d’une centrale d’urgence est préenregistré et permet à la femme en danger de donner l’alerte à tout moment. Depuis son entrée en vigueur, en 2009 en Seine-Saint-Denis, plus d’une centaine de femmes ont été provisoirement équipées.

Source : Le Parisien du 12/07/2013

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