Peut-on stopper la contrefaçon dans le bâtiment ?
Le phénomène de la contrefaçon touche l’ensemble du secteur. Face à des risques souvent sous-estimés, les acteurs de la filière ont décidé de se mobiliser et de sensibiliser les entrepreneurs.
Fléau silencieux, la contrefaçon est une bombe à retardement qui donne des sueurs froides au secteur du bâtiment. En janvier dernier, le service des douanes a saisi 122 000 contrefaçons de câbles électriques qui, au lieu d’être en cuivre, étaient composés d’alliage de fer. Le même mois, la DGCCRF a procédé au rappel d’un sèche-serviette électrique dont le risque de surchauffe pouvait « entraîner un éclatement du produit avec risque de brûlure ou d’autres dommages corporels ». Et c’est sans parler des détecteurs de fumée de marque Blyss ou Dhome rappelés pour risque de « non détection » ou une échelle de marque Dial dont le risque de déformation pourrait « provoquer la chute de l’utilisateur». Incontestablement, le phénomène de la contrefaçon progresse : « En 2012, sur une centaine de produits rappelés par la DGCCRF, cinq concernaient le Bâtiment. En mai 2013, sur 25 produits rappelés, huit sont liés à notre secteur », constate François Asselin, Vice-président FFB et président de la commission marché de la FFB. Ces produits non conformes et dangereux représenteraient en volume estimé 1,5 milliard d’euros en 2011.
Publié le 1 janvier 2014, dans Actualité, et tagué Aulnay, Aulnay-sous-Bois, Bâtiment. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.
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