Coup de gueule d’Olivier Rimbert contre les Partis Politiques
De profondis mes frères humains la démocratie n’est plus. Et tout cela avec notre assentiment.
Qui peut ce targuer d’être porteur de la vox populi ? Alain, Nicolas, Manuel, Marine, Martine, François ou bien d’autres?
Non ! Aucun d’eux ne porte la légitimité du peuple pour l’avenir. Ils ne portent la légitimité que de leur parti, c’est à dire moins de 200 000 militant chacun ( sur près de 45 millions d’électeurs)
Nous acceptons que certains bafouent les règles de la démocratie , que certains descendent dans la rue pour protester contre des lois que LEURS représentants, élus, sont appelés à voter.
Nous acceptons que l’on remette en cause la légitimité d’un scrutin en demandant par ci, par là la démission d’un élu sous prétexte que les sondages ne seraient pas bons
Nous acceptons comme dirigeants des hommes ou femmes qui, pris avec les doigts dans le pot de confiture déclare » ben non ce n’est pas moi »
Nous acceptons aujourd’hui une élite dirigeante que l’on nous impose et que nous acceptons comme les animaux de monsieur Panurge.
Le parti politique n’est que la dernière étape avant la dictature.
Qui est aujourd’hui impliqué dans la vie de la cité? Qui aujourd’hui a exprimé son idée sur l’avenir? Qui a fait entendre sa voix, celle du peuple? certes pas la majorité silencieuse.
Je fus un homme de gauche, je fus et resterai un démocrate et un ardent défenseur de la république, la res publica, la chose commune.
Mais je deviens un révolutionnaire. Non pas pour le que la société tourne et revienne à son point de départ, comme la terre le fait, mais pour que la société change vraiment, mais pour qu’un homme puisse un jour dire: moi mon H est grand. Pour que l’humanisme redevienne la règle. C’est certes ambitieux, mais merde il me reste trente ans à vivre ( au mieux ) et si ce n’est pas maintenant que je le dis jamais je ne le dirais.
Debout les hommes libres et de bonnes mœurs, d’honneur et de probité !!! Reprenons le pouvoir.
Source : Tribune d’Olivier Rimbert
Publié le 12 novembre 2014, dans A vous la parole, Politique, et tagué Aulnay, Aulnay-sous-Bois, Partis Politiques. Bookmarquez ce permalien. 7 Commentaires.
@ Olivier,reprendre le pouvoir…
En effet,il faudrait bouter hors des partis,de tous les partis ceux qui pensent plus à leur carrière, aux avantages de leur poste qu’au bien être de leurs concitoyens.
Je comprends votre « coup de gueule ».
Ces « hommes libres » comme vous les nommez,il en existe dans des associations,des collectifs qui cherchent à rendre le monde qui les entoure plus humain.
D’un côté un régime démocratique qui vacille,de l’autre des femmes et des hommes pleins d’ardeur et de projets.
J’en connais,j’y participe tout en continuant à être « encarté » car,je pense qu’on ne peut pas se passer des institutions de notre République mais qu’il faut essayer de les rendre plus propres autant de l’intérieur que par nos engagements sur le terrain.
Je ne sais pas si cela permettra de « reprendre le pouvoir » mais comme dit Monsieur Rabhi,j’aurai fait ma part.
A chacun de faire la sienne,c’est la seule solution.
Au plaisir de vous rencontrer un jour…..
La démocratie est morte ? Vive la théocratie ?
Et si finalement, cet état de fait n’arrangeait pas tous le monde car depuis des décennies les mêmes partis alternativement sont élus, eux, démocratiquement. En effet, qu’est ce qui empêche les français de voter pour un autre parti que ceux qui sont traditionnellement représentés au sein du parlement.
De plus, beaucoup d’électeurs résument leur rôle politique uniquement en la participation ou l’abstention aux différents scrutins.
Encore une fois, qu’est ce qui empêche tels électeurs à déposer des recours contre telles décisions, de faire circuler des pétitions, de manifester ou recourir à d’autres actions diverses et variées.
Les « politiques » qui nous gouvernent, ne sont ils pas à l’image du peuple par qui ils sont élus?
En effet tous le monde a déjà entendu : « le crise, c’est la faute de l’autre, le chômage c’est la faute de l’autre, le trou de la sécu, c’est encore la faute de l’autre », alors que nous en sommes tous collectivement responsables.
Les recours déposés par les citoyens de la société civile n’ont aucune chance d’aboutir dans notre système de justice trop coûteux pour de petits et simples justiciables, trop élitiste car réservé aux riches, trop compliqué en raison de l’étendue et du contenu complexe des lois, trop illisible car le langage y est incompréhensible et parfois jargonneux et abscons, et surtout inaccessible à la très grande majorité des administrés sans pouvoir et sans appui bien placé.
Notre démocratie est illusoire et sert de façade en carton pâte à des activités peu glorieuses et pas du tout éthiques de la plupart des partis et des politiques qui nous gouvernent ! Les administrés font beaucoup trop régulièrement les frais des excès de pouvoir de leurs élus, plus avides de reconnaissance et de prérogatives conférées par leur position, d’indemnités grassouillettes, et de pouvoir sans partage que réellement préoccupés par le service désintéressé dû à leurs administrés !
Ou bien ces mêmes administrés découragés par la complexité et la lenteur des procédures administratives renoncent au recours, ce qui permet à ceux qui s’affranchissent des lois de ne jamais être inquiétés ni poursuivis … et de continuer à violer les lois pour privilégier des intérêts personnels dans lesquels les conflits d’intérêt sont forcément présents !
Ou bien lorsqu’ils tentent ce recours , se retrouvent victimes d’une justice absurde qui ne remet pas en cause des actes pourtant illégaux perpétrés par des représentants de la puissance publique, donc accomplis en violation totale et délibérée des lois, et font hélas l’expérience tôt ou tard et souvent plusieurs fois au cours de leur vie, d’une justice qui non seulement ne punit pas les coupables, mais les encourage ainsi à continuer à violer les lois chaque fois que cela les arrange, puisque le délais de forclusion ( 2 mois ) est excessivement court pour qu’un justiciable néophyte puisse exercer un recours, ce qui est bien une preuve manifeste et incontestable du déni de démocratie et du fait que la justice ne sert, non pas les intérêts de chaque membre du peuple, mais essentiellement et uniquement les intérêts de ceux qui les gouvernent !
C’est ainsi que notre justice et nos juges couvrent des actes illégaux … en toute légalité !!!
Comment voulez vous que les français qui n’évoluent pas dans les hautes sphères du pouvoir, puissent faire confiance aux représentants de ce pouvoir et à ceux qui l’exercent ?
Comment voulez vous qu’ils adhèrent à un système judiciaire qui légitime les fraudes lorsqu’elles sont commises par des élus ? Comment peuvent-ils ne pas être révoltés et indignés devant un telle mansuétude à l’égard d’élus et de représentants qui devraient être les premiers à donner l’exemple irréprochable du respect des lois ?
La justice financée par les contribuables s’autorise à mettre parfois plus de 20 ans à rendre un verdict et à prononcer un jugement, et elle n’accorde que deux petits mois à un justiciable non professionnel du droit, pour dénoncer la violation de lois et de droits !
Où se trouve la justice et la démocratie dans un système aussi déséquilibré et inique ?
Chère madame
Permettez moi de vous dire que vous êtes dans l’erreur
Réfléchissez à ceci
» Ce ne sont pas les politiques, les élites, qui font ce qu’ils veulent, mais les citoyens qui les laissent faire »
Alors faire un constat et laisser les choses dans l’état n’est que jérémiades
Il n’y a pas de tyran pour des hommes libres ( la Boétie )
Monsieur RIMBERT,imaginons une seconde que tous les citoyens soient allés remplir leur devoir civique les semaines passées.
Sommes nous certains que cela aurait changé notre démocratie et mis au pouvoir de meilleurs représentants?
Deux conditions me semblent nécessaires pour avoir une démocratie digne de ce nom.
La volonté de chacun à prendre en charge sa part dans la vie politique au sens large du terme,c’est à dire l’implication dans la cité:ne pas être un simple consommateur,voir un simple critiqueur mais un rouage de l’ensemble.
La nécessité d’informer et de s’informer sur les faits politiques,les alternatives:ne pas être manipulable mais conscient de ses choix.
Alors,peut être nous serons des hommes plus libres.
@ Olivier Rimbert
» Ce ne sont pas les politiques, les élites, qui font ce qu’ils veulent, mais les citoyens qui les laissent faire »
Je suis tout à fait d’accord sur ce point.
Cependant, il faut reconnaitre qu’à partir de l’instant où un désaccord ou bien une injustice survient entre un citoyen et un politique au pouvoir, le rapport de force est totalement déséquilibré et beaucoup trop à l’avantage du dernier et au détriment du premier.
Personnellement je n’ai jamais laissé faire, et j’ai toujours tenu tête face aux dysfonctionnements abusifs ou au détournement de nos pouvoirs, mais il est à constater que les personnes telles que moi provoquent involontairement et malgré elles des collusions pour les empêcher de dénoncer les irrégularités commises, et sont souvent, grâce à la lâcheté et à l’indifférence de leurs concitoyens, très seules à mener des combats pour des causes qui sont pourtant utiles à tous et à la démocratie, afin que l’équité, la non discrimination, l’égalité des chances, la neutralité, la loyauté, la probité, le respect des lois et des règles, la liberté, la fraternité, la solidarité, la dignité, les droits humains et citoyens ne restent pas lettres mortes ou belles paroles, ne recouvrant aucune réalité.